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Du mieux et du dangereux pour les piétons à Poitiers…

Poitiers, novembre 2012, 01, nouvelle passerelle

Je vous avais montré cette nouvelle passerelle il y a quelques semaines, alors que son tablier était juste posé… Elle est ouverte maintenant depuis une quinzaine de jours aux piétons de franchir le Clain entre le quartier de Montbernage (et la rue de la cueille aigüe) et le centre-ville en passant par la rue des Pouples. Très pratique et déjà bien fréquentée, malgré ses abords boueux (mini-crue il y a une dizaine de jours quand j’ai pris la photographie).

Poitiers, novembre 2012, 02, nouvelle passerelle dans les deux sens

Elle s’intègre bien dans le paysage, une rampe de chaque côté et des barres antidérapantes au sol permettent son accès à tous les handicaps… quand les abords seront aussi achevés…

Poitiers, novembre 2012, 03, aménagements aux abords de la nouvelle passerelle L’évacuation d’eau pluviale, qui parfois ressemblait à un égout ou un dépotoir à ciel ouvert, est également en cours d’aménagement…

Poitiers, novembre 2012, 04, l'ancienne vespasienne disparue près de l'ancienne passerelle … mais les vespasiennes (photographiées en avril 2012) en ont fait les frais… Y aura-t-il des WC publics dans ce secteur prochainement? Si la promenade devient agréable aux bords du Clain avec les aménagements réalisés depuis un an, un petit coin « pause pipi » serait le bienvenu…Je ne vous mets pas de nouvelles photographies de la passerelle des Rocs, le puzzle continue à s’assembler doucement au sol…

Poitiers, novembre 2012, 05, arrêt de bus à la ZUP, danger pour les piétons

En revanche, pour les piétons, le marché de la ZUP du dimanche (photographies prises dimanche dernier, 11 novembre 2012, mais c’est ainsi depuis plusieurs semaines) est un vrai danger pour ceux qui y viennent (nombreux) en bus. Il n’y a aucun passage laissé libre de chaque côté de l’arrêt de bus, les marchands ne laissent pas le moindre espace pour rejoindre les allées… En théorie, il faudrait prendre le trottoir vers l’arrière (puisque devant, il y a des massifs… pas encore fleuris). Mais le trottoir est envahi par les camionnettes des marchands, la seule issue pour les piétons est de passé sur la chaussée jusqu’au passage protégé plus loin (derrière la voiture qu’on aperçoit à droite). cet aménagement est un beau ratage et pas du tout prévu pour les piétons et ceux qui prennent le bus!!!

Poitiers, novembre 2012, 06, borne du marché de la ZUP

Par ailleurs, des bornes ont été posées pour les branchements en eau et en électricité… Ce qui fait qu’il y a des câbles qui trainent partout, et à chaque fois, j’y vois des personnes âgées, qui ont parfois du mal à lever les pieds, trébucher…

Poitiers, novembre 2012, 07, voitures sur les trottoirs en ville Retour en centre-ville, toujours dimanche dernier, mais c’était la même chose les dimanches précédents et quasiment tous les soirs en semaine depuis que les bistrots ont rangé leurs terrasses. Rue Carnot, le trottoir est devenu un vaste parking, sans aucun PV en vue le dimanche (j’en ai vu quelques-uns en semaine)… Il y avait pourtant des places au parking juste en face, à 50 centimes la demi-journée le dimanche ou après 19h en semaine… Quant à la rue du Petit-Bonneveau, avant cœur d’agglomération, cœur de pagaille, il y avait d’étroits trottoirs, du stationnement et la chaussée, mais les piétons pouvaient passer sur les trottoirs… Maintenant, il y a de larges trottoirs qui servent de parking et une chaussée qui sert… de trottoir! Place Lepetit, la fontaine devant le palais de justice fait fonction de laverie automatique presque chaque soit et chaque dimanche, sans compter le lavage des voitures de police et de gendarmerie en semaine!

Quant aux autres points noirs de stationnement sauvages que je vous ai montrés ces derniers mois, ils existent toujours… Est-il possible de faire quelque chose, mesdames et messieurs les élus, pour que les piétons (dont je suis en permanence, je n’ai pas de voiture) trouvent en sécurité la place qui leur était promise avec Cœur d’agglo??? Que fait la police pour faire respecter les trottoirs, les passages protégés, etc. ?

Pour revoir des voitures garées n’importe où, voir le stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), ou l’effet du printemps 2012…

Poitiers, coeur d’agglo, faut pas regarder dans les détails…

Poitiers, septembre 2012, 01, sous le clocher de Saint-Porchaire Puisque nous sommes en pleines Journées européennes du patrimoine 2012, j’ai eu envie de faire une promenade en centre-ville de Poitiers, en plein secteur sauvegardé, dans et aux abords immédiats d’édifices protégés au titre des monuments historiques, dans un rayon de moins de 5 minutes à pied autour de l’hôtel de ville. Depuis le début de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, il y a deux ans, il y a eu des destructions irrémédiables, la dernière en date étant la destruction du square de la République, dessiné par le grand architecte paysager Édouard André, destruction assumée par l’architecte Yves Lion… Les pavés, c’est pas mieux que les plantes??? Je vous mets ici des choses dont je ne vous ai pas encore parlé, mais vous ai préparé une mosaïque d’images en fin d’article, clic sur les vignettes pour retrouver les articles où je parle des problèmes, ainsi que quelques repères bibliographiques. Un bon point quand même, cette opération a été l’occasion d’agrandir la zone piétonne et de nettoyer beaucoup de façades très noires jusqu’alors…

Il y a peu, je vous ai montré la très belle restauration du clocher de l’église Saint-Porchaire. Il y avait un spot qui éclairait le soir à côté de ce qui était visé (tiens, ça me rappelle aussi cette façade), les électriciens sont intervenus vendredi dernier en début d’après-midi, quelques heures avant l’inauguration officielle de la restauration… En revanche, ils ont laissé sous le clocher la guirlande de leds, façon tube en plastique pour éclairer les maisons à noël, c’est vraiment dommage, parce que le clocher débarrassé de son sas en bois a vraiment belle allure…

Poitiers, actualité juillet 2012, canapés colorés devant l'hôtel de ville

Puisqu’il est question de sas, déplaçons nous de quelques dizaines de mètres… là aussi, la façade restaurée a belle allure, la suppression de l’escalier monumental qui y mène ne lui donne plus son ampleur symbolique, sur son socle, mais permet l’accès de tous, y compris les personnes à mobilité réduite, par le même cheminement. Il y a quelques semaines en revanche, gros couac, un sas hideux a été installé derrière la porte, si peu en accord avec le bâtiment inscrit parmi les monuments historiques et non conforme au projet qu’il a été démonté quelques jours plus tard…

Poitiers, septembre 2012, 02, dans le hall de l'hôtel de ville, carrelage et moulures cassées … non sans dommages collatéraux, comme l’éclatement de nombreux carreaux de marbre au sol et l’entaille des moulures…

Poitiers, septembre 2012, 03, hôtel de ville, spots en plastique Et puisque nous sommes dans le hall, interrogeons-nous aussi sur la pertinence de poser des spots en plastique bas de gamme…

Poitiers, septembre 2012, 04, problèmes de poubelles et benne à verre Ressortons, et là, il est visible qu’il y a un énorme souci d’hygiène. Nos urbanistes super pensants (toujours le cabinet d’Yves Lion) ont juste oublié l’évacuation des poubelles, ce qui est un comble… Au bout de la rue des Grandes Écoles, les bistrots du secteur sortent et amoncellent leurs poubelles dès 18h… Elles y restent jusqu’au lendemain matin (je suis sympa, j’ai pris la photo le matin…). La ville a annoncé qu’elle allait installer un local collectif pour les restaurants dans le parking de l’hôtel de ville, je veux bien que ce soit utile pour les restaurants de la place, mais je vois mal ceux de la rue des Grandes écoles parcourir une telle distance avec leurs ordures (et ça ne résout pas la question de l’hygiène pour eux…). Juste à côté, c’est une benne à verre qui déchaîne depuis plusieurs semaines les passions (les messages humoristiques sont enlevés chaque matin par le service propreté, mais vous pouvez les voir chez M. Echo, ici et là), et à juste titre… Au lieu d’être installée par exemple rue Claveurier, entre les arbres (qui mettront des années à pousser) et les arceaux à vélo, elle a été mise sur la terrasse (au mètre-carré concédé fort cher par la mairie) d’un bistrot rue de l’Éperon, absurde!

Poitiers, septembre 2012, 05, un panneau qui empêche la fermeture du volet Puisque nous sommes là, traversons juste la rue… Les riverains de la rue de l’Éperon m’ont signalé il y a quelques jours (enfin, presque deux semaines) ce panneau de sens obligatoire à la limite de la rue de l’Éperon et de la rue de Puygarreau, posé quelques centimètres trop haut, il n’est plus possible de fermer les volets du rez-de-chaussée… Je suis repassée par là hier (visite du chantier de fouilles dans le cadre des journées du patrimoine), le panneau est maintenant tordu, mais pas sûre que le volet passe quand même…

Poitiers, septembre 2012, 06, des végétaux en plastique

Éloignons-nous un peu et quittons les réalisations communales pour voir quelques exploits privés… mais qui devraient faire l’objet d’un contrôle par la ville, au titre de l’urbanisme en secteur sauvegardé… Il y a quelques mois, de hideux murs végétaux en plastique ont fleuri dans le centre commercial (à gauche de l’image, le mur est celui de la chapelle des cordeliers, reprise dans un magasin de vêtements)… Pas de doute, je préfère les vrais (voir les murs végétaux de Patrick Blanc à Chaumont-sur-Loire, par exemple, celui du musée du quai Branly fonctionne moins bien). Et puisque le plastique a été toléré là, il est apparu il y a quelques jours sur une terrasse de brasserie rue Carnot…

Poitiers, septembre 2012, 08, bien restauré mais mal fini, enseigne et store

Son voisin et concurrent avait plutôt bien amorcé sa restauration, le dégagement des fenêtres du bâtiment à gauche de leur coffrage de bois est plutôt réussi… Mais ensuite, il y a des détails approximatifs, par exemple la pose du store ou l’enlèvement de l’ancienne enseigne après le départ de l’entreprise de restauration, qui laisse donc une marque très disgracieuse sur la façade…

Poitiers, septembre 2012, 07, des autocollants criards en façade Si on traverse juste la rue, à l’angle de la rue Saint-Nicolas, un magasin de jeux vidéos a ouvert il y a quelques semaines. Il a maculé sa façade d’autocollants criards… D’après un article lu dans la presse, ils sont bien non conformes à la réglementation des enseignes en ville, mais ils sont toujours en place (vendredi, un échafaudage était en cours d’installation sur l’immeuble). [PS: le magasin a fait faillite en avril 2013, exit les autocollants].

Poitiers, septembre 2012, 09, un support pour drapeaux à travers une porte protégée En même temps, pourquoi forcer un privé à respecter la réglementation, alors que l’État s’en moque complètement? Nous nous éloignons un peu, et allons rue Théophraste-Renaudot, juste à l’angle de la rue Victor-Hugo (je vous ai montré la façade rue Victor-Hugo). Juste à l’arrière se trouve un hôtel particulier dont l’orthographe varie selon les documents, mais qui figure ainsi dans la base Mérimée :  » Hôtel Joulard-d’Iversais (ancien) / la porte cochère y compris ses vantaux (cad. BL 61) : inscription par arrêté du 5 mars 1970 « . Les services de la préfecture ont dû oublier de demander une autorisation avant de visser ce porte-drapeaux en plein dans un « monument historique », sans aucune précaution (et sans doute sans demande d’autorisation).

J’arrête là, j’ai encore du stock pour de prochains articles (en s’éloignant un peu en particulier), en attendant, je vous invite à relire mes articles précédents sur divers problèmes soulevés ces derniers mois…. clic sur les vignettes pour accéder aux articles…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles Poitiers, consoles de la banque populaire, 2, détail de l'erreur du sculpteur Poitiers, ville inaccessible au handicap, 09, les fameuses boules casse-gueule
Poitiers, fin mai 2012, 7, chapelle Saint-Louis, rampe peinte en blanc puis en gris Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 04, spot mal positionné rue de la Marne Nouvelle plaque de rue pour la rue de Blossac à Poitiers
Poitiers, balcon rue Charles-Gide, problème de restauration Poitiers, place d'Armes, fin novembre 2011, 1, dégradations Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le kärcher, le 21 février 2012 dans l'après-midi
Poitiers, l'intérieur de la poste, 1, avant travaux en 2011, cliché A.C. La plaque de la rue Scheurer-Kestner à Poitiers, avec trois fois un c manquant Poitiers, coeur d'agglo, 3 septembre 2010, 17h15, vue 4, troncs abattus
Poitiers, fin mai 2012, 5, deux détails de la pharmacie Carnot avec façade défoncée Poitiers, actualité juillet 2012, grilles du square de la République avant et après coeur d'agglo Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 03, poubelle décolée, enfin, la colle

 

Poitiers, arbres sur un mur, rue Saint-Hilaire, détailsSi vous allez visiter l’église Saint-Hilaire, vous pouvez toujours admirer l’invasion de la végétation sur les murs à proximité, je n’ai rien contre les plantes, au contraire, sauf quand elles menacent l’intégrité des murs…

Et quelques lectures utiles sur les bâtiments cités (en pdf)… voir les articles de Grégory Vouhé parus dans la revue L’Actualité Poitou-Charentes:

– Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, n° 95, janvier 2012, p. 45

– Édouard André, jardins pour Poitiers, n° 96, avril 2012, p. 42-44.

– La place d’armes rénovée, n° 95, janvier 2012, p.46-47

– Théâtre de Poitiers, pour Pansart et Lardillier, n° 97, juillet 2012, p. 25

– Louis XIV à Poitiers, n° 91, janvier 2011, p. 42-43

– Une blancheur de marbre, n°86, octobre 2009, p. 45 [sur la construction de l’hôtel de ville]

– Poitiers hausmanien, n°83, janvier 2009, p. 46-47

– Le chef-d’œuvre d’Hilaire Guinet, n° 94, octobre 2011, p. 20-23.

– Et sur l’hôtel de ville: le catalogue de l’exposition Un Louvre pour Poitiers La construction du Musée – Hôtel de ville
1867 – 1875, par Anne Benéteau Péan et Grégory Vouhé, édition des Musées de la ville de Poitiers, 2010.

Les enfants de Belle Ville de Asghar Farhadi

Affiche des enfants de Belle Ville de Asghar Farhadi Je suis allée voir Les enfants de Belle Ville de , un film réalisé en 2004 mais qui n’avait pas trouvé de distributeur, et qui sort grâce au succès l’année dernière de Une séparation (depuis, j’ai aussi vu Le passé et Le client). Et sur un sujet finalement assez voisin, également sur l’Iran, n’hésitez pas à lire Je ne suis pas celle que je suis de Chahdortt Djavann.

Le film : à Téhéran en Iran de nos jours (enfin, il y a dix ans…). Dans le quartier de Belle Ville, un centre de détention pour mineurs. Akbar (Hossein Farzi-Zadeh) y est enfermé depuis deux ans pour le meurtre de sa petite amie, qui devait s’accompagner aussi de son suicide: il ne supportait pas le mariage forcé annoncé de celle-ci avec un autre. Aujourd’hui, il a dix-huit ans, il est transféré vers un centre pour adultes et peut désormais être exécuté… Il ne pourrait être gracié que si les parents de la victime lui accordent le pardon. Avec l’aide du chef de détention pour mineurs (Farhad Ghaiemian), son ami, Ala (Babak Ansari), sort de prison et va rencontrer Firoozeh, la sœur d’Akbar (Taraneh Allidousti). Un seul objectif, réussir à obtenir le pardon du père (Faramarz Gharibian)… et trouver l’argent pour le rachat du sang de la victime.

Mon avis : un très beau film, qui montre la complexité de la loi islamique: Akbar a tué une fille, le prix d’un homme étant de deux fois celui d’une femme, le père de la victime doit payer la différence à la famille de l’assassin… Cette même famille, si elle peut obtenir le pardon du père de la victime, doit aussi s’acquitter du prix du sang (en l’occurrence, la seconde épouse du père accepterait la somme qui couvrirait l’opération de sa fille gravement handicapée). Et l’imam (excellent!) essaye de justifier la justice de cette loi islamique, tout en expliquant au père que Dieu est favorable au pardon. Les acteurs sont excellents, le scénario nous amène à réfléchir sur la complexité de la loi islamique et les bonnes raisons de chacune des parties prenantes, la photographie est superbe… Un film à voir absolument, dont on ne sort pas indemne…

Poitiers, un peu d’actualité…

Poitiers, fin mai 2012, 1, contournement de borne place d'Armes Les voitures ne pourront plus contourner la borne de la rue du Marché, comme je vous l’avais montré dans « est-ce l’effet du printemps 2012? ». J’avais aussi envoyé la photographie au service Pictavie, des poteaux empêchent désormais la manœuvre… Bravo à la ville pour la réactivité sur ce point (ce contournement était dangereux pour les piétons…).

Poitiers, fin mai 2012, 2, panneau rigolo en haut de la Grand'Rue Et juste à côté, à la limite avec le haut de la grand’rue, ce panneau routier qui a été agrémenté d’un bonhomme en autocollant à la manière (ou est-ce un original?) de CLET (et d’un autocollant de parti politique)… Plutôt rigolo, j’avoue que ce n’est pas moi qui l’ai vu le premier, mais Monsieur Écho de Centre presse, qui en a repéré deux autres, un sens interdit emporté par le bonhomme et un autre qui traverse la rue avec sa guitare…

Poitiers, fin mai 2012, 3, voiture ventouse sur le trottoir rue des Trois-Rois Le stationnement anarchique (voir dans le même article sur l’effet du printemps 2012 ou précédent article). Ainsi, un ami m’a envoyé cette photographie: la voiture est restée à l’angle de la rue des Trois-Rois pendant tout le week-end de l’Ascension, sans aucun PV… Il faut quand même être honnête, dans certaines rues, par exemple rue Magenta, les PV pleuvent, mais sans grand effet sur les incivilités des stationnements sur les trottoirs pour l’instant…

Poitiers, fin mai 2012, 6, panneaux rue carnot Toujours au rayon incivilité (et automobilistes exaspérés par Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… depuis presque deux ans), de nombreux automobilistes décident de s’engager malgré les panneaux dans la rue Carnot certes, il y en a beaucoup sur deux carrefours successifs, mais en zone de travaux, on va au pas, on peut regarder, et un sens interdit (sauf riverains) et un panneau d’impasse (photo du bas), ça devrait être clair. Pourtant, de nombreuses voitures (plutôt des grosses et des 4 x 4, qui doivent se sentir plus forts que les autres) s’engagent, encore ce soir, alors que ça fait un presque un mois qu’on ne peut pas passer au bout, les paveurs sont à l’œuvre… Du coup, les voitures font demi-tour dans deux propriétés riveraines au bout…

Poitiers, fin mai 2012, 4, pharmacie Carnot avec façade défoncée … voir carrément dans la belle façade de la pharmacie, que j’ avais montrée dans cet article sur les façades en bois…

Poitiers, fin mai 2012, 5, deux détails de la pharmacie Carnot avec façade défoncée La partie droite est déboîtée, et nécessitera l’intervention d’un ébéniste plutôt spécialisé en monuments historiques pour être correctement réparée… Et les pharmacies semblent être particulièrement visées… je n’ai pas pris de photo, mais l’enseigne clignotante (verte et moche) de la pharmacie de la rue Magenta a été à moitié emportée par un camion…

Poitiers, fin mai 2012, 7, chapelle Saint-Louis, rampe peinte en blanc puis en gris La rampe blanche (en fin d’article) mise en place devant la chapelle Saint-Louis a été repeinte en gris… pas parfait comme intégration, mais plus discret…

Poitiers, fin mai 2012, 8, fontaine derrière l'hôtel de ville Enfin, derrière l’hôtel de ville, côté rue de Puygarreau (non loin de l’hôtel de Jean Beaucé daté de 1554), le mécanisme de la fontaine (qui sera aussi ridicule que son alter ego sur la place d’Armes) a été mis en place… dans la fontaine antique qui a été découverte à l’occasion des travaux (après deux semaines de fouilles et la préservation partielle des vestiges, conformément à la prescription archéologique).

Handicap : un cabinet dentaire adapté à Châtellerault

Logo de l'association Valentin ApacIl y a quelques semaines, Roselyne Bachelot est venue dans la Vienne inaugurer notamment un cabinet dentaire spécifique pour les personnes en situation de handicap à Châtellerault. Mes fidèles lecteurs se souviennent sans doute que je suis secrétaire de l’association Valentin Apac s’occupe d’anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre ou des anomalies de structure, voir plus ici, dans cet article sur la remise du prix Femme actuelle en 2010 à la présidente, Isabelle Marchetti. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus d’information sur l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques (ou contactez directement l’association par le dernier lien). Et nous aurons un stand le 23 septembre 2012 à la journée des associations de Poitiers, réservez la date!

Les soins dentaires sont très problématiques en cas de handicap, et encore plus en cas de handicap mental lourd ou de polyhandicap. J’étais donc particulièrement intéressée par cette structure… mais au lieu d’en parler, le journaliste local a fait une description de la tenue vestimentaire et du maquillage de la ministre… Ni une, ni deux, je proteste en ligne sur ce sexisme, en disant que j’aurais préféré une présentation du cabinet… et ma protestation est parue dans le courrier des lecteurs, puis quelques jours plus tard, une réponse de M. Fronty, avec les informations utiles. Il a aussi pris contact directement avec moi, puis envoyé cette présentation qui paraîtra prochainement dans le bulletin de notre association, et que je publie aussi ici, elle peut être utile à beaucoup de monde!

Voici donc la présentation de la structure, texte de M. Pierre Fronty, président de l’OASIS .

Depuis plus d’un an, à l’hôpital de Châtellerault dans la Vienne, fonctionne en hospitalisation de jour un service spécifiquement réservé aux patients atteints de handicap.

L’idée de regrouper toutes les pathologies dans un même service permet d’établir un bilan de santé complet, associé à une offre thérapeutique globale et sur le même site avec un personnel spécialement formé.

L’accès aux principales spécialités médicales est possible, y compris aux soins dentaires.

Dans ce cabinet dentaire d’exception, une douzaine de praticiens libéraux interviennent selon le cas, sous anesthésie locale, analgésie de courte durée, si nécessaire sous anesthésie générale du fait de la proximité des blocs opératoires. Ce travail d’équipe est géré par un médecin coordinateur au profit de la santé des patients souffrant d’un handicap physique ou mental ; il est issu d’une fructueuse collaboration entre pratique libérale et pratique hospitalière.

Renseignements :

Pour les prises de rendez-vous, contactez le secrétariat du service au 05 49 02 56 35.

Hôpital de jour pour personnes handicapées avec troubles du comportement
Rue du Docteur Luc Montagnier (rocade Est)
86100 CHATELLERAULT

Horaires d’ouverture:
Du lundi au vendredi de 8h30 à 17h30

Médecin coordinateur : Docteur Agnès MICHON

Chirurgien dentiste coordinateur : Docteur Didier GRIVELET

Secrétaire de l’association Aide Odontologique de Suivi Itinérant de Soins : AOSIS

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 01, arrivée des poubelles Pas d’article sur le patrimoine aujourd’hui, mais une petite visite du nouveau mobilier urbain de Poitiers, celui qui peut nous améliorer (ou pas) la vie au quotidien en ville… Je vous ai quand même semé des liens tout au long de l’article, pour revoir d’anciens articles… La ville a été livrée en nouvelles poubelles, stockées dans feu le square de la République, près du monument aux morts de 1870-1871, qui a ensuite perdu ses grilles et ses aménagements paysagers, puis sa patine. Voilà un nouveau modèle pour enrichir encore la variété des poubelles photographiées il y a quelques mois en ville…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 02, les poubelles en place Ces poubelles sont soit collées au sol, soit, sur la place d’Armes (Leclerc), mises sur de petits socles moches et pour pouvoir être déplacées…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 03, poubelle décolée, enfin, la colle Colle extra-forte pour poubelles indécollables… Mais rue de la Marne (tout en haut, à côté de l’ancien théâtre), il reste la trace de colle, et plus de poubelle… Il faudrait maintenant enlever ce ciment-colle qui dépare sur les pavés…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 04, spot mal positionné rue de la Marne Juste en face, toujours rue de la Marne, des spots sont censés éclairer les consoles (revoir le vocabulaire pour une façade de maison) qui soutiennent le balcon d’une maison du 19e siècle assez décorée (il faudra que je vous la montre de jour)… Mais le spot de gauche a été mal positionné… Il éclaire surtout la gouttière et la corniche sans intérêt de la maison voisine…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 05, repose-fesses dans la Grand'Rue Dans la grand’rue (qui monte et qui descend fort), un repose-fesses a été installé il y a quelques mois… je passe devant quasiment quatre fois par jour pour aller et revenir du bureau, je ne l’ai vu occupé qu’une fois, par un couple de personnes âgées (la « cible » de ce pseudo-banc), qui a eu beaucoup de difficultés à se relever… Et pour cause, il est installé beaucoup trop bas, et il n’y a pas de barre pour faciliter le relevage… L’assise devrait être à la hauteur des fesses, un peu comme dans le métro à Paris (où ils se réduisent parfois à une simple barre)…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 06, bancs et lampadaires place d'Armes Sur la place d’Armes (Leclerc), je vous ai déjà montré les bancs lors de leur installation et les lampadaires… A comparer aux autres bancs publics de la ville… De ce côté là de la place, ils sont trop près des terrasses, dès qu’il fait humide, ils restent longtemps humides, et non fréquentables, sauf par les BMX (ces vélos urbains), leurs tranches sont déjà chargées d’épaufrures (voir les photographies ici)…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 07, lampadaires boules place de la Cathédrale Surprise, je croyais que tous les lampadaires boules, si nuisibles pour les insectes et autres animaux nocturnes, qui envoient plus de lumières dans l’espace que dans la zone à éclairer, avaient tous été remplacés… Seul un est d’un nouveau modèle près de la cathédrale, tous les autres, de plusieurs modèles (!), sont encore des boules dans ce secteur… Pour revoir toute la variété des lampadaires, suivre le lien…

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 08, les nouvelles attaches à vélo Les nouveaux cadres où il est possible d’accrocher les vélos, ici juste à côté de l’hôtel de ville. Quelques vélos y étant attachés, je suppose qu’ils sont utiles (en tout cas, ils étaient très attendus), mais sont-ils vraiment pratiques?

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 09, les anciennes attaches &#xE<br /><br />
0; vélo Les anciennes attaches à vélo n’étaient pas non plus très belles, ici au bout de la rue du trottoir, près de la statue de la Liberté.

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 10, trucs pour faire grimper les plantes Non, ce ne sont pas les sens interdits que je voulais vous montrer, mais l’alibi de verdure dans la rue Édouard Grimaux… Vous ne les voyez pas? Les mâts à leur droite doivent accueillir des plantes grimpantes… Au moins le rosier à droite a survécu, pour le reste, les plantes ne semblent pas trop vivaces… Au bout de la rue, d’un côté, il y a la maison du Dr Letang, à l’autre extrémité, le théâtre et auditorium (TAP).

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 11, bornes Les nouvelles bornes sont censées empêcher le stationnement anarchique dans les rues piétonnes, en délivrant dans les prochaines semaines un ticket avec une heure d’entrée… les automobilistes ne pourront alors plus se garer que pendant 30 minutes en bas de chez eux. Je suis sceptique sur le fait que ça limite le stationnement anarchique dans ces rues… Au passage, le service voirie va poser un potelet pour éviter le contournement de la borne que je vous ai montré l’autre jour (vers la fin de cet article).

Négatif de voiture mal garée rue de la Cathédrale

Au passage, voici ce que ça donne, les voitures mal garées… Les pavés de briques ont été nettoyées… en contournant justement l’une de ces voitures, un beau rectangle sale pour les mois à venir… (rue de la cathédrale).

Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 12, distributeurs de sacs à crottes Je termine avec du mobilier déjà ancien, mais mal positionné… Les distributeurs de sacs à crottes de chien, qui n’empêchent pas d’avoir une ville semée de déjections canines, et ces deux là sont positionnés dans des zones interdites au chien… Donc si vous en avez besoin, en promenant votre chien, vous n’avez pas le choix, vous y aller avec lui… Le premier est situé square des Cordeliers, près de statue et la plaque en bronze (1929) de Maxime Réal del Sarte, le second près de la fontaine du légat au bout du pont Joubert.

Est-ce l’effet du printemps à Poitiers???

Poitiers, rue des Trois Rois le 6 avril 2012, chaussures suspendues Après de petites promenades en ville cette semaine, j’ai reporté l’article patrimoine prévu pour vus montrer ces quelques photographies prises à Poitiers… Tout d’abord vendredi, rue des Trois-Rois… Est-ce un effet des soirées estudiantines trop arrosées le jeudi soir? [PS: il paraît que c’est une sorte de nouveau rituel estudiantin (fin d’études, etc.), mais cela cause des courts-circuits et d’autres ennuis aux villes… j’en ai aussi trouvé à Nantes].

Poitiers, rue des Trois Rois le 6 avril 2012, chaussures suspendues, vue rapprochée Voici de plus près… chaussures suspendues… Peut-être un geste artistique, après tout…

Avril 2012, dégradations des étudiants, rétroviseurs cassés Des étudiants bourrés peuvent aussi arriver à commettre des délits… dans la nuit de vendredi à samedi (du 6 au 7 avril 2012), un groupe d’étudiants de l’Escem (l’école supérieure de commerce de Tours et Poitiers, ils en portaient les couleurs) s’est défoulé en hurlant à tue-tête et en cassant les rétroviseurs de voitures garées dans la rue de la Cathédrale et de la rue Montgautier… riverains réveillés, arrestations (pour une fois, la police est intervenue), comment cette école (qui a perdu certains labels internationaux) peut-elle justifier le débordement de ses étudiants apparemment rassemblés ce week-end à Poitiers??? Le service vie associative et ouverture sociale de cette école a du boulot, j’espère que ces étudiants répareront l’intégralité des dégâts, y compris le coût de remplacement des rétroviseurs, et qu’ils auront droit à une journée de prévention de l’alcoolisme la prochaine fois qu’ils se retrouveront en groupe… Une condamnation pénale avec peine d’intérêt général et mise à l’épreuve leur feraient peut-être enfin prendre conscience de la gravité de leurs débordements.

Avril 2012, dégradations des étudiants, sacs poubelles sur un toit Encore dans la rue Montgautier, des sacs poubelles ont été balancés sur un toit assez bas… mais qui va aller les chercher? Sûrement pas la propriétaire âgée, un petit geste de réparation des étudiants est-il envisageable?

Avril 2012, dégradations des étudiants, enseigne cassée Rue Scévole-de-Sainte-Marthe, juste à côté, je vous avais montré cette enseigne d’Arsène couture avec d’autres enseignes du même artiste… Des étudiants s’y sont suspendus (la barre était déjà dessoudée vendredi matin, ce n’est donc pas le même groupe qui est l’auteur de cette dégradation, ou bien ils étaient passés aussi le jeudi)… Une autre du même artiste a lui eu un accident de chantier: l’enseigne de Roberte et Julienne a été en partie emportée par un engin de chantier…

Poitiers, recépage des berbéris près du musée (3 avril 2012), vue générale Cette fois, c’était mardi en fin d’après-midi… le matin, Monsieur Echo avait fait état d’un étrange communiqué de presse de la mairie, sur le recépage de la haie de béribéris près du musée Sainte-Croix, qui avait gelé cet hiver…

Poitiers, recépage des berbéris près du musée (3 avril 2012), vue rapprochée C’est peut-être parce qu’ils ont été coupés très ras et recouverts de copeaux de bois que la ville a pris des précautions pour dire qu’elle ne les avait pas coupés… Il a fallu que je regarde de très près pour découvrir les touffes… reprendront ou pas? A suivre… (PS: la plupart ont bien repris)

Contournement des plots voitures rue du Marché à Poitiers Comment dépasser les bornes? Au rayon incivisme à nouveau, une pratique que j’avais observée plusieurs fois ces derniers mois, mais je n’avais pas réussi à photographier… Puisqu’une borne bloque la rue le long de la place du Marché (place de Gaulle de son vrai nom), le nouveau sport consiste à la contourner en montant sur le trottoir, la bordure est haute, en accélérant fort, au moment du passage de la bordure, j’ai vu une fois un piéton frôlé par ces abrutis qui pratiquent ce nouveau sport… Espérons que la ville trouvera vite la parade à cette pratique dangereuse… [PS : la ville de Poitiers a mis en place des poteaux qui empêchent désormais cette attitude dangereuse].

Voitures mal garées rue Sainte-Radegonde à Poitiers, 3 et 7 avril 2012 Enfin, je suis passée rue Sainte-Radegonde, à deux pas de chez le maire, le 3 (en haut) et le 7 avril (en bas)… toujours une voiture mal garée… à comparer avec celle de ce précédent article.

Retour sur Poitiers, bilan des derniers mois…

Poitiers, avril 2012, 01, nouveaux meubles à la médiathèque Je vous ai beaucoup parlé de problèmes et travaux à Poitiers, il est temps de faire le point et de vous montrer les avancées ou pas de quelques endroits…

Du côté de la médiathèque

A la médiathèque, les nouveaux meubles en polystyrène inflammable (vous vous souvenez, ceux qui tenaient avec des serre-joints) ont été enlevés et remplacés par d’autres (la commission de sécurité est passée un peu après mon article…), mais ils étaient bien cachés pendant la dernière exposition, qui vient d’être démontée, je vous montre le nouvel agencement… Matériau ininflammable et plus costaud, mais les modules restes flottants, non fixés au sol mais reliés entre eux par de grosses attaches transparentes. Les personnes en fauteuil roulant n’ont plus les genoux dans la banque d’accueil, une tablette prolonge maintenant la partie surbaissée. Devant l’un des robots de prêt, la cloison a été aussi enlevée, ce qui leur permet aussi de se glisser sans problème pour atteindre le robot.

Poitiers, ville inaccessible au handicap, 13, WC handicapé de la médiathèque Il reste à attendre le réaménagement des toilettes (chasse d’eau trop haute, barre d’appui mal positionnée, lavabo trop haut, savon et bouton poussoir du lavabo inaccessibles…).

Dans le square de la République (Magenta)

Poitiers, avril 2012, 03, le monument aux morts de 1870 entouré d'une tranchée Il n’y a pas grand-chose de nouveau du côté du monument aux morts de 1870-1871, qui a perdu ses grilles puis sa patine, un marché est en cours de passation par la ville pour réparer les dégâts du décapage (j’espère que cela concerne tout le monument, le bronze bien sûr, mais aussi la pyramide de marbre du 17e siècle, qui semble avoir bien souffert aussi du « traitement » ; PS: Sa restauration a commencé en juin 2012). L’aménagement du square s’annonce toujours aussi minéral… Vous pourrez dans les prochains jours découvrir l’article de Grégory Vouhé sur ce square et d’autres jardins dans le nouveau numéro de l’Actualité Poitou-Charentes, et en particulier une vue sur une carte postale ancienne où l’on voit, au fond (en avant du mur peint) une cascade et une végétation luxuriante. Seule avancée visible, le niveau de sol d’origine a été marqué par une rigole autour du monument… cerné du béton qui va recevoir les pavés.

Poitiers, avril 2012, 02, le muret du square de la République … et le muret qui est en cours de remontage est très moche, avec des moellons récupérés sur une démolition voisine et des joints beaucoup trop larges…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles …absolument pas avec les pierres du muret d’origine que l’on voit ici sur une photographie de décembre 2011.

Du côté de la Passerelle des Rocs…

Poitiers, avril 2012, 09, démolition de la maison Rolland La maison Rolland est maintenant complètement démolie, ainsi que le petit morceau de passerelle qui restait du côté ouest (pour les nostalgiques, il est encore possible de revoir la passerelle des Rocs ou grande passerelle avant sa démolition, mais le viaduc qui va la remplacer s’annonce plus fonctionnel). Sur la photographie du haut, il y a un bon mois, il y avait encore des gravats, sur la photographie du bas, qui date de lundi dernier, il ne reste plus rien…

Poitiers, avril 2012, 08, démolition de la passerelle des Rocs, côté est Du côté est (vers la gare), un pilier trône toujours tout seul au bord du boulevard, les morceaux déposés ont été complètement broyés et évacués, il reste encore un petit bout accroché au boulevard Solférino…

Poitiers, avril 2012, 07, passerelle des Rocs, côté est et au centre Pour la partie qui passe au-dessus de la voie ferrée et des caténaires, les piliers viennent d’être équipés d’échafaudages… La démolition est toujours prévue avec une coupure du trafic ferroviaire entre Paris et Bordeaux / la Rochelle pendant 45h (information recueillie en off) au cours du week-end de l’Ascension (entre le 17 et le 20 mai 2012) pour deux travées… puis à nouveau du 6 au 8 juin pour la dernière travée. Poitiers Magazine ne parle que de quelques heures de fermetures, et de quelques kilomètres en bus pour les usagers du train, mais cela m’étonnerait que la SNCF accepte de décharger les voyageurs des TGV en dehors des gares à quai assez long, soit la gare du Futuroscope au nord, mais Ruffec au sud vers Bordeaux et Saint-Maixent à l’ouest vers La Rochelle. Sur la photo de gauche, on devine (entouré) la partie où la passerelle était connectée au boulevard à l’ouest. [Voir la suite avec la démolition de deux travées sur les voies].

[Les étapes de la démolition : la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies, la dernière travée sur les voies, la fin de la démolition et le début de la reconstruction].

Au rayon accessibilité…

Poitiers, avril 2012, 05, bandes de guidage dégradées devant la gare Du côté de Poitiers ville inaccessible, il n’y a pas eu beaucoup de changement depuis le point que j’avais fait début novembre 2011. A la gare, les bandes de guidage pour les aveugles et mal-voyants se dégradent de plus en plus, et il n’y a toujours aucun système pour leur permettre de traverser la place d’Armes (place Leclerc).

Guidage pour aveugles devant le théâtre d'Angers Lors de ma visite à Bouchemaine, j’ai pris une photographie devant le grand théâtre d’Angers, qui montre qu’il est possible de faire un aménagement pérenne et bien intégré. La bande relie la sortie du tramway à l’escalier qui mène au théâtre, juste dans l’axe de la rampe… Au passage, vous voyez aussi la bande podotactile (les clous que l’on sent du pied) bien positionnée par rapport aux marches et le nez des marches indiquées en contraste (pour les mal voyants qui distinguent le clair du sombre) et rugueuses, ce que l’on n’arrive pas à avoir sur la place d’Armes (Leclerc) à Poitiers… revoir la première photographie et le texte d’accompagnement dans cet article.

Un aménagement hideux

Poitiers, avril 2012, 04, rampes devant la chapelle Saint-Louis Sans doute pour faciliter l’accès à la chapelle Saint-Louis, une rampe a été posée récemment… L’accès handicapé à la chapelle se situe dans la cour du collège Henri-IV. Cette double rampe est moche, blanche sur le fond noir de la chapelle (qui aurait besoin d’un bon nettoyage, pas au kärcher , mais par une entreprise spécialisée), scellée n’importe comment avec du ciment, un matériau qui en principe n’est pas autorisé sur les monuments historiques… ( La chapelle, la sacristie et le pavillon central du collège Henri-IV ont été classés monuments historiques par arrêté du 18 mai 1908). L’architecte des bâtiments de France aurait-il autorisé cela, ou bien la ville a-t-elle encore une fois oublié de le consulter??? L’accès handicapé par la cour pose certes problème le soir (le collège est alors fermé et il faut prévoir une logistique), mais ces rampes ne serviront pas à grand chose car les marches demeurent, et les rampes ne sont pas aux normes pour les mal-voyants, elles devraient déborder des marches, mission impossible vue l’étroitesse du trottoir. Il aurait peut-être encore une fois fallu mieux réfléchir à nouveau avant de se lancer dans ces travaux? La photographie date du 23 mars 2012, le ciment de scellement était encore frais… [PS, en mai 2012, les rampes ont été peintes en gris].

Au rayon plaques de rue

Poitiers, avril 2012, 06, plaque corrigée de la rue des Frères Lumière Dalinele est repassée rue des frères Lumière(s), où elle avait repéré il y a longtemps un S en trop sur l’une des deux plaques… Il y a maintenant une nouvelle plaque neuve et sans faute… quoique, pourquoi avoir mis une majuscule à Frères? Il reste encore quelques plaques à corriger comme celles de la rue de Blossac, mais ça progresse (voir aussi la rue Montgautier corrigée) en attendant de voir d’autres erreurs… et de voir les plaques avec des scotchs à leur tour corrigées (comme celles de la rue du Souci(s) ou la rue Sainte-Radegonde). Et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë, également avec une rustine bleue… Une rue qui monte bien, je vous l’avais montrée ici.

Au rayon stationnement…

Poitiers, avril 2012, 10, voitures mal stationnées de nuit rue des Trois-Rois Suite à mon dernier article, j’ai reçu d’un ami ces photographies de la rue des Trois-Rois. Depuis le grand bouleversement et le changement de sens de circulation il y a un an et demi, cette rue est l’une de celles où le trafic automobile a le plus augmenté, alors que c’est une rue étroite et très en pente. le soir, elle devient un grand parking…

Poitiers, avril 2012, 11, véhicule municipal sur le trottoir rue des Trois-Rois … mais dans la journée, les trottoirs servent aussi au stationnement des véhicules municipaux…Certes, ils sont tout petits pour se faufiler dans les étroites rues du centre-ville, mais pas faits pour bloquer le passage des piétons…

Poitiers, avril 2012, 12, voitures mal garées dans les rues piétonnes En rentrant d’une conférence au musée mardi dernier (3 avril 2012), j’ai aussi pris cette photographie dans la partie piétonne de la rue de la Cathédrale (en haut) et rue Saint-Porchaire (en bas), ce n’est guère brillant…

Poitiers, avril 2012, 13, piquets rue Augouard Faudra-t-il arriver à une forêt de piquets partout en ville pour garder les trottoirs aux piétons? Ceux posés récemment Rue Augouard semblent avoir résolu le problème dans cette rue…

J’ai encore quelques couacs de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… à vous montrer, mais je les garde pour la semaine prochaine, cet article est déjà long…

Ras le bol des voitures garées anarchiquement à Poitiers…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 1, rues des Flageolles et des Gaillards Je vous en ai déjà montré à de multiples reprises, par exemple ici ou dans l’article sur Poitiers ville inaccessible, je mets d’autres liens au fil de l’article. Si ici et là, des plots et des potelets ont rendu la vie plus difficile aux automobilistes indisciplinés (n’ayant pas de voiture, je ne suis pas concernée…), mais en quelques minutes vendredi 23, samedi 24 et dimanche 25 mars 2012, j’ai repéré des dizaines de voitures mal garées. Celles que je vous montre ici n’avaient pas de PV, pas de badge handicapé, pas de moteur chaud ni de feux de détresse qui pourraient signaler un bref abandon du véhicule pour décharger des courses. Comme dans les articles précédents, je ne floute pas les plaques des voitures en infraction, elles n’avaient qu’à ne pas se garer là!

Je commence samedi matin, à deux pas du marché, devant le square des Flageolles et sur le trottoir de la rue des gaillards… Et cinq voitures en infraction sur moins de 100m…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 2, place de la cathédrale et Grand'Rue Place de la cathédrale (à gauche), une voiture occupe illégalement la place pour personne en situation de handicap et comme d’habitude, une voiture bouche le trottoir de la grand’rue. Je la prends tous les jours (deux fois dans chaque sens), quelle que soit l’heure, impossible de remonter la rue d’un bout à l’autre sur ce trottoir, il y a toujours un ou plus souvent plusieurs véhicules qui font obstacle.

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 3, rue Sainte-Radegonde J’ose espérer que la voiture mal garée vendredi (photo de gauche) et samedi (photo de droite) rue Sainte-Radegonde n’est pas celle de M. le Maire (qui est riverain) et qu’en tant que premier magistrat de la ville, il respecte le stationnement légal, comme ses proches et ses visiteurs… Sinon, il n’aura plus aucune crédibilité en disant à longueur de réunions qu’il y a assez de places de stationnement en ville, en surface ou dans les parkings municipaux… Il y avait d’ailleurs vendredi une place légale juste derrière cette voiture, et samedi matin sur la place de la Cathédrale…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 4, zone 20 rue Sainte-Radegonde La rue Sainte-Radegonde est la seule que je connaisse pour l’instant en zone de rencontre dans le centre ville de Poitiers… Limitation à 20km/h, priorité aux piétons sur les vélos eux-mêmes prioritaires sur les voitures… mais les panneaux ne me semblent pas conformes aux prescriptions du code de la route… Ils devraient être dans le sens de la lecture quand on suit le trajet normal d’un véhicule… En entrant (photo de gauche), il est posé de trois quarts et décalé par rapport à la rue, en sortant (à droite), il est carrément invisible quand on roule, même à 20km/h.

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 5, plaque de la rue Sainte-Radegonde La plaque de la rue Sainte-Radegonde est encore pire que d’autres que je vous ai montrées ces derniers mois… La trace de l’ancienne plaque arrachée de l’enduit est hideuse, ce n’était déjà pas terrible sur la deuxième plaque reposée rue Montgautier ou celle de la rue cité de la traverse (sic)… Et le scotch bleu remplace complètement « Ste Radegonde », bien pire que le « s » caché de la rue du Souci(s). Quelqu’un a-t-il vu ce que cache ce scotch? A l’autre bout de la rue, il n’y a pas de plaque…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 6, place Lepetit Le record du jour pour l’incivisme est remporté par la place Lepetit, sept voitures stationnées ce dimanche sur la place piétonne (contre trois sur une précédente photographie dans l’article sur les fontaines). Et encore, j’aurais pu vous montrer les rues piétonnes le soir, elles sont devenues un gigantesque que parking gratuit…

Incivilités à Poitiers, mars 2012, 7, place de Gaulle Seul bon point, grâce à une poubelle et à un banc, les voitures ne peuvent plus se garer sur la bande lisse qui évite aux personnes handicapées (ou avec une poussettes ou des talons) de crapahuter sur les pavés irréguliers du marché… Je vous ai déjà montré des voitures garées ici avant le grand bouleversement du 30 août 2010 et en octobre 2011 dans Poitiers ville inaccessible. Grâce aux plots et aux potelets, il n’y a plus de voiture non plus rue Saint-Hilaire comme je vous l’avais montré en septembre 2010 ou encore en mars 2011, avant la mise en place de nouveaux plots…

Intouchables en attendant une semaine de cinéma

Affiche du film Intouchables En attendant le festival télérama qui commencera mercredi (j’ai vu quatre des films sélectionnés et souhaite en voir six…), je suis allée voir hier soir le film que la moitié de la France (si on enlève les très jeunes et les très vieux)… Intouchables, réalisé par Olivier Nakache et Éric Toledano, j’avais voulu le voir peu après sa sortie, mi novembre, mais il y avait trop de monde et je m’étais rabattue sur Toutes nos envies de Philippe Lioret. Puis j’avais à plusieurs reprises voulu y aller, annulé pour diverses raisons…

L’histoire : (communiqué officiel) « A la suite d’un accident de parapente, Philippe (François Cluzet), riche de aristocrate, engage comme aide à domicile Driss (Omar Sy), un jeune de banlieue tout juste sorti de prison.. Bref la personne la moins adaptée pour le job.
Ensemble ils vont faire cohabiter Vivaldi et Earth Wind and Fire, le verbe et la vanne, les costumes et les bas de survêtement…
Deux univers vont se télescoper, s’apprivoiser, pour donner naissance à une amitié aussi dingue, drôle et forte qu’inattendue, une relation unique qui fera des étincelles et qui les rendra… Intouchables« .

Mon avis : j’ai passé une bonne soirée, un film qui sait éviter mieux que je ne l’avais craint les trop gros clichés et ne cache pas trop la réalité de la vie du tétraplégique (cf. les gants en plastique)… et la difficulté de recruter des assistants de vie! Même si ici, les trottoirs semblent tous accessibles, que l’argent aide beaucoup à aménager sa vie, qu’avoir un fauteuil électrique n’est pas donné à tout le monde (même pour un tétraplégique, la prise en charge est très incomplète)…