Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Les derniers jours du monde

Affiche du film les derniers jours du monde Et voilà, je suis en vacances, aussi un peu de mon ordinateur. J’ai commencé ce week-end en passant à nouveau mon samedi au jardin, puis le dimanche au marché et enfin sans bouger, pour éviter les conséquences de la chaleur, qui peut-être très dangereuse pour un diabète insipide central… Ce matin, gros orage à l’aube… En ce début de semaine, le programme est stage d’encadrement, puis j’irai à Chaumont-sur-Loire, mais jeudi et non mercredi, car mercredi, il risque encore de pleuvoir, d’après la météo, et il vaut mieux du beau temps pour visiter ces jardins. J’irai en train jusqu’à Onzain, avec changement à Saint-Pierre-Corps. En attendant, samedi soir, je suis allée au cinéma, je n’y étais pas allée depuis juste un mois, ce qui est rare pour moi de laisser un tel écart entre deux films… J’ai hésité entre Neuilly sa mère, au cinéma commercial, qui bénéficie d’un bon bouche-à-oreille (et bien sûr d’une mauvaise critique), et Les derniers jours du monde, qui a une critique partagée (dans le dernier Télérama, Jacques Morice a aimé et Pierre Murat pas du tout). J’ai finalement opté pour ce dernier…

Le film : Les derniers jours du monde, des frères Jean-Marie et Arnaud Larrieu.

L’histoire : Il y a un an, Robinson Laborde (Matthieu Amalric, un de mes acteurs préférés de ces dernières années) a trompé sa femme lors de leurs vacances à Biarritz avec une prostituée de luxe, Laetitia ou Lae. Aujourd’hui, il est séparé de sa femme, il a une prothèse à la place de la main gauche, et il règne une ambiance de fin du monde, avec pluies de cendres, pollution, menaces d’attaques dans le monde entier, pénurie de papier…Que s’est-il passé il y a un an ? Que se passe-t-il aujourd’hui ?

Mon avis : il y a de belles images, de Biarritz, où je suis allée il y a moins de deux mois), de belles images du vieux port, des fêtes de Pampelune (qui avaient lieu quand j’étais à Biarritz), des quais et du centre ville de Toulouse, d’un site au Japon, d’une expédition au Québec, d’un château dans le Lot, près des grottes de Pech-Merle (si vous n’arrivez pas à avoir de place pour la visite de la grotte à l’occasion, n’hésitez pas à aller visiter la grotte voisine de Cougnac), de Paris… Le film n’arrête pas de passer d’il y a un an à aujourd’hui… Mais je ne suis pas du tout rentrée dans cette histoire apocalyptique. J’aurais sans doute mieux fait d’aller voir Neuilly sa mère ou, à la séance précédente, The times that remains, de Elia Suleiman (mais celui-ci, je suis sûre d’y aller très prochainement). Les nombreuses scènes d’amour, entre couples (légitimes ou non), hommes, femmes, mixtes, ne m’ont pas gênées, contrairement aux quatre dames qui étaient devant moi, car filmées avec pudeur, mais sachez que ces scènes existent…

PIF avec Anne-Lise

Insecte en tissu et fil de fer Je vous ai montré la mini pendouille que j’ai envoyée à Milkinise / Anne-Lise pour son anniversaire. Le colis contenait surtout ma participation au PIF, pour lequel elle m’avait envoyé un superbe album scrappé il y a des mois.

De mon côté, j’ai choisi un modèle d’insecte en tissu et fil de fer que j’avais repéré depuis longtemps dans Maison Idées magazine n° 37 (avril-mai 2009). Il ressemble beaucoup à une cigale, et j’ai pensé qu’il serait idéal pour Milkinise / Anne-Lise qui observe de si près les papillons, les libellules et autres bébêtes de son jardin. Quant à la carte, elle est ici.

Quatorzième nuit de la chauve-souris

Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, chauve-souris Pour vous annoncer la quatorzième nuit européenne de la chauve-souris qui aura lieu samedi prochain, 29 août 2009 (programme auprès des associations de défense de la nature), j’ai choisi de vous montrer cette très belle chauve-souris qui étend ses ailes sur toute la surface du quatrième écoinçon des stalles nord de la cathédrale Saint-Pierre à Poitiers.

Admirez la finesse du travail, le détail du corps, des pattes, mais aussi des membranes… des oreilles etc. Un travail tout en finesse, bravo à l’artiste du 13e siècle !

Photographie remplacée en septembre 1914 et carte postale ancienne d’après un cliché de Jules Robuchon.

Les écoinçons des dorsaux des stalles nord, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’ouest (à gauche quand on les regarde), je vous les montrerai tous un jour ou l’autre :

Les écoinçons des dorsaux des stalles sud, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’est (à gauche quand on les regarde)

  • écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes, comme sur la rangée nord
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, un lion terrasse un dragonécoinçon 2 : un lion mange un dragon
  • écoinçon 4 : deux avants-corps de chien
  • écoinçon 6 : deux lutteurs
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, dosseret, tuerie du cochonécoinçon 8 : un charcutier avec ses outils et une tête de cochon
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, architecteécoinçon 10 : un architecte
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'avariceécoinçon 12 : l’avarice
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, l'orgueilécoinçon 14 : l’orgueil
  • Stalles de la cathédrale de Poitiers, la gourmandiseécoinçon 16 : la gourmandise
  • écoinçon 18 : un basilic ou un cocatrix
  • écoinçon 20 : un homme assis et un animal fantastique

Pour aller plus loin :

  • un schéma de stalles et un vocabulaire normalisé de description des stalles en français et en anglais, ont été établis par l’université Paris 4-Sorbonne (mais il manque les écoinçons…).
  • Un article ancien, mais intéressant : Amédée Boinet (1913) – Les stalles de la cathédrale de Poitiers, Compte-rendu du LXXVIIIe Congrès archéologique de France tenu en 1912 à Angoulême, 1913, p. 325-338. Consultable dans la bibliothèque numérique / Gallica de Bibliothèque nationale de France par ce lien
  • un beau livre récent avec quelques éléments sur les stalles : Collectif (Claude Andrault-Schmitt, Christian Barbier, Yves Blomme, Jean-Pierre Blin, Bernard Brochard, Marie-Thérèse Camus, Robert Favreau, François Jeanneau, Françoise Perrot, Yves-Jean Riou, Albert Rouet, Jean-Pierre Roussel), La cathédrale de Poitiers, éditions Le Temps qu’il fait, 2007, 176 pages (ISBN : 978-2-86853-415-6).

Bon anniversaire, Cathdragon !

Marque-page dragon Certaines ont lu cet article que j’ai publié par erreur dimanche… alors que le colis n’était pas arrivé, même pas parti, j’avais oublié que la poste était fermée samedi… Désolée pour celles qui avaient mis des commentaires, j’ai supprimé le premier article en espérant que Cath ne l’a pas lu dimanche, LOL!

Lundi, c’était l’anniversaire de Cathdragon. Je lui ai brodé un marque-page avec un dragon trouvé dans 200 motifs motifs pour enfants au point de croix, que j’avais vu encarté avec une revue de broderie il y a quelques mois… J’ai changé un peu les couleur, et utilisé ce fil métallique que je déteste mais qui a un si joli rendu…

Je lui ai joint une carte (patience…) et un livre avec une histoire de dragons que j’avais acheté en double, en prévision, à l’occasion de l’anniversaire de Zazimuth. Pas de jaloux au pays des dragons… Retrouvez aussi la carte.

SAL amitié chez Tezca (3)

La troisième étape du SAL amitié Voici la troisième étape du SAL de l’amitié organisé par Tezca sur une grille créée par Blacky Rose. J’ai poursuivi avec les mêmes fils (Vent d’automne de l’atelier du Pic Vert, que Emmanuelle m’avait offert il y a quelques mois, et DMC vert 733 et orange 740). La semaine prochaine, ce sera déjà la fin de ce SAL…

Toutes les étapes de ce SAL :

La Bar-Mitsva, le chat du rabbin, de Sfar

Sfar, le chat du rabbon, l'intégrale tome 1 pioche-en-bib.jpgJe vous ai parlé de la cité de la bande dessinée à Angoulême, mais je m’aperçois que je ne vous ai presque jamais parlé de celles que je lis. J’ai découvert l’univers de Joann Sfar l’année dernière lors du feuilleton BD de l’été dans Télérama, une adaptation du Petit Prince de Saint-Exupéry, parue depuis chez Gallimard. En début d’année, j’ai reçu en cadeau le tome 1 de l’intégrale du Chat du Rabbin, soit les trois premiers épisodes de la série. Je vais vous parler aujourd’hui du premier.

Le livre : la Bar-Mitsva, de Joann Sfar, colorisé par Brigitte Findakly, tome 1 de la série du chat du rabbin, paru en 2002 (dans l’édition intégrale 1, collection Poisson pilote, éditions Dargaud, 2008, ISBN 978-2205062533).

L’histoire : au début du 20e siècle à Alger. Le chat du rabbin a croqué le perroquet et ainsi acquis la parole, racontant des mensonges ou des vérités qui blessent. Du coup, le rabbin craint une mauvaise influence sur sa fille Zlabya, il les sépare et décide d’enseigner à son chat la Torah, le Talmud. Mais le chat ne cesse de le contredire, de discuter des concepts… et veut faire sa bar-mitsva…

Mon avis : j’aime beaucoup le graphisme, le traitement des grisés, le dessin du chat gris et un peu maigre… surtout quand le rabbin le trimbale par la peau du dos. Côté histoire, la dialectique et la discussion sur la Torah sont fondamentales dans le judaïsme, j’en ai déjà parlé à l’occasion de ma lecture de L’intranquille. Autoportrait d’un fils, d’un peintre, d’un fou de Gérard Garouste.

Retrouvez toute la série du chat du rabbin de :

  • tome 1 : la Bar-Mitsva (2002) ;
  • tome 2 : le Malka des lions (2002) ;
  • tome 3 : l’exode (2003) ;
  • tome 4 : le paradis terrestre (2005) ;
  • tome 5 : Jérusalem d’Afrique (2006)
  • l’adaptation au cinéma
  • et j’ai aussi lu dans la série La vallée des Merveilles le tome 1, Chasseur cueilleur

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Digne-les-Bains

Digne-les-Bains, archives départementales Il y a déjà un moment, plus de deux mois en fait, comme le temps passe, je vous promettais un article sur Digne-les-Bains… Le trajet est long… Poitiers, Paris-Montparnasse, Paris-Gare de Lyon, Aix-en-Provence-TGV, puis un bus… Le trajet passait par Manosque, super, je m’étais dit… Mais non, Manosque, c’est un péage, une zone commerciale, des ronds-points, le parking de la gare, retour à l’autoroute ! Rien vu du Manosque de Giono et d’aujourd’hui… Les formations sur le patrimoine rural, ça se mérite ! Le stage cette année avait lieu à Digne-les-Bains : l’année dernière, c’était à Chaumont-sur-Loire, carrément plus près de chez moi, sur le thème de la ferme-modèle. Je n’y étais pas allée il y a deux ans, j’ai aussi, à l’occasion de ce cycle, visité Carentan et l’architecture de terre dans les marais du Cotentin, et Pierre-de-Bresse en Bresse bourguignonne ! Cette année, bingo, un chef-lieu de département… et nous étions accueillis dans le bâtiment des archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, bâtiment neuf créé en 1996 (impossible de trouver le nom de l’architecte sur le site des archives). Le thème? L’architecture rurale des zones de moyenne montagne et les systèmes d’exploitation agricole.

Digne-les-Bains, les maisons en bordure de l'ancien rempart Si Digne-les-Bains a été fondée à l’époque romaine et est mentionnée en 78 par Pline l’Ancien (Dinia, capitale des Bodiontici)… la ville a subi de nombreux dommages au fil des siècles, il ne reste rien de la splendeur de ses thermes romains, les guerres de religion ont fait des ravages, puis le soucis de  » modernité  » du 19e siècle, sans compter le bombardement américain du 16 août 1944… Le rempart de la ville haute, autour de l’ancien château devenu prison, reste lisible dans le bâti et la forme des rues, mais guère au-delà.

Digne-les-Bains, la cathédrale Saint-Jérôme À l’extrême fin du 15e siècle, la cathédrale est déplacée du bourg de la vallée (actuelle église Notre-Dame) vers la ville haute, mais l’actuelle cathédrale Saint-Jérôme a été en grande partie reconstruite au 19e siècle et est encore en cours de travaux. la ville est plutôt morte sur le plan commercial, de nombreuses boutiques sont fermées (même la mercerie, pour cause de retraite, dit le panonceau), nous n’avons même pas croisé de curistes…

Digne-les-Bains, l'ancienne cathédrale Notre-Dame-du-Bourg Si vous passez par là (mais passe-t-on à Digne-les-Bains ?), jetez quand même un coup d’œil à l’ancienne cathédrale devenue église Notre-Dame-du-Bourg (quand même classée sur la première liste de monuments historiques de 1840) et visitez la crypte si possible (fermée aux heures où je fus libre)…

Digne-les-Bains, la fontaine monumentale Et aussi à la fontaine monumentale, pas très loin, inscrite monument historique en 1927, qui date du 19e siècle.

Je regrette vraiment de ne pas avoir pu visiter le musée Gassendi et surtout la réserve géologique et ses refuges d’art (site web en construction, dommage), plus grande collection des œuvres d’Andy Goldsworthy, dont j’ai vu de nombreuses photographies… et plus près d’ici, celle qui a réalisé dans le parc de sculpture du centre d’art et du paysage de Vassivière en Limousin.

Une pochette chien de noël…

Le dos de la trousse chien/noël Avec la carte, j’ai envoyé à Anne-So des post-it aux couleurs de Hello Kitty (pas de photo)… Pour les couleurs de noël, j’ai trouvé un tissu qui pouvait convenir et l’ai monté au dos d’une trousse avec le le chien brodé.

Le devant de la trousse chien/noël À bientôt pour la suite de l’échange anniversaire organisé par Vivi / Jujuraph.

Bon anniversaire Anne-Lise!

Broderie pour la mini-pendouille aux coeurs C’est l’anniversaire de Milkinise / Anne-Lise, n’oubliez pas d’aller jouer chez elle, vous avez jusqu’au 31 pour participer… Je vous montre aujourd’hui ma toute petite participation pour son anniversaire…

Minipendouille avec coeurs en fils métallisés …une minuscule pendouille à ciseaux tirée du n° 15 (janvier 2009) de Anna Burda… Côté fils, j’ai choisi un fil métal bleu et un fil métal doré, fils que j’avais utilisés pour la broderie pour la petite Emma… née le 15 août, félicitation à la Petite fée Nougat, et mes vœux de bonheur à toute sa famille. J’ai utilisé deux fils pour le remplissage orangé, cela donne un petit effet de relief.

Quant à l’enveloppe partie chez Milkinise / Anne-Lise, elle contenait aussi une carte, bien sûr, et ma part pour le PIF, Anne-Lise avait envoyé son paquet il y a des mois… Retrouvez aussi la carte.

Mon vieux, de Thierry Jonquet

Couverture de Mon vieux, de Jonquet pioche-en-bib.jpgComme je vous l’ai dit, samedi, j’ai eu envie de lire un livre de Thierry Jonquet, décédé trop jeune de 9 août 2009 des suites d’une crise d’épilepsie. Après un tour du rayon de la médiathèque médiathèque, j’ai choisi ce livre.

Le livre
: Mon vieux, de Thierry Jonquet, Collection seuil policier, éditions du Seuil, 323 pages, 2004, ISBN 2-02-055790-8.

L’histoire
: Paris, quartier de Belleville, en 2003, à la veille de la canicule. Daniel Tessandier, R-miste, violent et raciste, perd le logement pas cher qu’il avait chez une vieille dame : elle doit récupérer la chambre de bonne pour sa petite-fille qui arrive faire ses études Paris. Tombera-t-il au même niveau que la bande de clodos menée par Nanar sur le trottoir ? Dans son petit appartement qu’il va bientôt devoir quitter, pour cause d’opération immobilière, Alain Colmont n’arrive plus à écrire de scénarios alors qu’il dépense des fortunes pour sa fille Cécile, victime d’un terrible accident de scooter il y a trois ans, dépressive et défigurée, il se ruine pour une clinique privée sur l’île de Groix et des opérations que la sécu considère maintenant comme esthétiques et non plus réparatrices. Depuis trois ans aussi, un vieillard retrouvé errant sur la voie publique croupit dans un mouroir (centre de long séjour) de banlieue, sans identité. Seul Mathurin Debion, aide-soignant antillais, alcoolique, réussit à lui faire passer une ou deux heures de calme en promenade. Qu’est-ce qui unit ces personnages, présentés brièvement en quelques pages au début du livre ? À vous de le découvrir…

Mon avis
: j’ai eu du mal à rentrer dans l’histoire, plutôt dans les histoires, qui au début semblent indépendantes. Le passage de l’une à l’autre est déconcertante. Et puis, peu peu, je suis entrée dans ce monde de Belleville, vu par les yeux des clodos comme par celui du prof devenu scénariste. Je ne regrette pas de ne pas avoir abandonner vers la page 80… Mais je déteste abandonner les livres, même si certains résistent

Comme toujours chez Jonquet, les portraits sont très justes, très bien tracés.

Post-scriptum : de Thierry Jonquet, décédé en août 2009, j’ai lu et parlé de :