Archives par étiquette : chien

Une marionnette chien

Marionnette de doigt, le chienJ’ai choisi la même laine que pour les souris grises, pour réaliser le chien, avec de grandes oreilles plates… Il mesure 11 cm de haut.

Marionnettes de doigt : trois souris, un potiron, un singe, un chienDans le numéro spécial Doudous et petits jouets, n° 8 avril-juin 2012 de la revue Passion crochet, j’ai réalisé:

Des reliefs en remploi sur le chevet de l’église Saint-Pierre de Chauvigny

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, emplacement du relief avec saint PierreCela fait longtemps que je ne vous ai pas emmené à Chauvigny, dans la Vienne… Retour à l’extérieur de l’église Saint-Pierre , en ville haute (revoir à l’intérieur les chapiteaux avec l’Enfance de Jésus, avec des scènes de l’Apocalypse), avec des photographies de juillet 2012. Sur le toit en pierre du chevet, trois reliefs sont des remplois de sculptures plus anciennes que l’église actuelle, peut-être du début du 11e siècle. Au sud, au-dessus de la deuxième travée de l’abside a été posé un relief représentant saint Pierre.

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, relief avec saint Pierre

Il est représenté debout, sous un décor architecturé, vêtu de ses vêtements sacerdotaux. Il bénit de sa main droite et tient la clef (du Paradis) dans sa main gauche. Le relief architecturé se compose de deux colonnes avec des bases moulurées et des chapiteaux à feuilles plates, sur lesquels prend place un arc en plein cintre orné de S. Un oiseau, tête repliée vers la queue, a pris place dans chaque angle supérieur.

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, emplacement du relief avec le SagittaireAu-dessus de l’absidiole sud est incrusté un relief représentant un Sagittaire. Les signes du zodiaque sont assez souvent sculptés ou peints sur les églises romanes, plus souvent sous la forme des signes alternant avec les travaux des mois, plutôt sur le portail.

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, relief avec le Sagittaire

Comme cela est souvent le cas, le Sagittaire est figuré sous les traits d’un Centaure (corps de cheval et tête humaine) bandant son arc.

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, emplacement du relief avec la scène de chasse

A l’est, un peu décalé vers la droite par rapport à la fenêtre axiale ont été insérées deux pierres sculptées qui évoquent une scène de chasse, là aussi un thème récurrent dans l’art roman.

Chauvigny, chevet de l'église Saint-Pierre, relief avec la scène de chasse

La pierre de gauche est complète, avec à l’avant un animal aux grandes oreilles (lièvre ou lapin?) poursuivi et mordu par un chien avec la gueule ouverte montrant des dents bien acérées. La pierre de droite est incomplète. Il lui manque sa partie gauche et il est donc impossible d’identifier l’animal qui s’y trouvait, lui aussi mordu par un chien qui est complet sur la droite du relief.

Sur Chauvigny, voir ou revoir

Quelques représentations de saint Pierre

Halte à la douane! Revue « enfantines » sur Mouchin (1935). 8. Pauvre chien

Couverture de la revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à MouchinJe continue à vous faire découvrir le numéro n° 67 de la revue Enfantines Halte à la douane sur , dans le Nord, paru en 1935. Le numéro est certes publié en ligne, mais c’est en mode image, avec une couverture différente de la mienne. Après les douaniers, la circulation, la fraude en auto, la fraude avec les chiens, les gendarmes, une belle ruse et le passage à niveau, il est à nouveau question d’un chien… Une histoire qui a visiblement choqué les garçons de l’école primaire.

Et un grand merci à mon père qui est parti en reportage dans le village de Mouchin pour illustrer les lieux avec des photographies!

revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à Mouchin, pages 12 et 13

Pauvre chien
L’année dernière, un dimanche après-midi, les douaniers ont réussi à surprendre un petit chien de fraudeur. Il avait sur son dos une charge de tabac.
Depuis un moment déjà, les douaniers le poursuivaient. Le petit chien ne tenait plus sur ses pattes, il n’en pouvait plus. Il vint se réfugier dans un jardinet où il fut cerné. Il se cacha derrière un vélo. Un douanier arriva et jeta brusquement le vélo en arrière.
Aussitôt il sortit le revolver de son étui et, pointant dans la direction de la tête du chien, il tira: pan! pan!
Alors le chien se coucha. Le sang coulait de sa gueule. Il leva ses bons yeux qui semblaient implorer la pitié!
Un second douanier saisit le revolver des mains de son camarade. Il tira, logea la balle dans le mur. Pendant ce temps, le chien râlait toujours.
Claude, qui était avec nous, était parti à sa maison en pleurant. Les gens arrivaient de toutes parts. On disait:
– Ce n’est pas bien de faire souffrir cette pauvre bête! Faut-il qu’ils soient méchants pour tuer ce pauvre chien qui n’en peut mais! Tuez-le tout de suite qu’on ne l’entende plus crier!… etc., etc…

revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à Mouchin, illustration page 13, deux douaniers tapent un chien

 Un douanier tira un troisième coup. Alors, le brave chien, rassemblant ses dernières forces, bondit sur le revolver et en mordit le canon.
Un douanier retira vivement son arme; le chien sauta une seconde fois et planta ses crocs dans la main de son ennemi.
Puis, hurlant de douleur, couvert de sang, le pauvre chien s’affaissa. Nous, on pleurait, tous les gens criaient. Les douaniers disaient: « C’est la faute des fraudeurs, nous faisons notre service ».
Puis, le petit chien ferma ses yeux. Il eut encore quelques soubresauts, puis ce fut tout. Un douanier, avec son grand couteau, lui coupa une patte. On est parti pour ne pas voir ça.
Puis on a été enterrer cette pauvre bête au fond du jardin.
C’était un beau petit chien blanc et noir qui ne voulait pas mourir.

Voir les dernières pages consacrées à d’autres ruses.

Halte à la douane! Revue « enfantines » sur Mouchin (1935). 4. La fraude avec les chiens

Couverture de la revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à MouchinJe continue à vous faire découvrir le numéro n° 67 de la revue Enfantines Halte à la douane sur , dans le Nord, paru en 1935. Le numéro est certes publié en ligne, mais c’est en mode image, avec une couverture différente de la mienne. Après les douaniers, la circulation et la fraude en auto, voici la fraude avec les chiens… avec une « prime au rendement » pour les douaniers. Âmes sensibles s’abstenir. L’illustration est un bois gravé par les enfants (enfin, les garçons!). Et un grand merci à mon père qui est parti en reportage dans le village de Mouchin pour illustrer les lieux avec des photographies! J’en ai aussi ajouté sur les précédents articles, n’hésitez pas à aller les (re)lire, je ferai aussi un article complet pour vous présenter les lieux après la transcription de toutes les pages de la revue! Pour aujourd’hui, la flèche indique la ligne d’arbres qui borde l’Elnon, le ruisseau qui marque la frontière tout au long du village depuis 1713 (avant les traités d’Utrecht, Tournai était en France et la frontière différente, vivent les guerres de Louis XIV)…

revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à Mouchin, pages 6 et 7

La fraude avec les chiens.
C’est la petite fraude.
Les fraudeurs utilisent des petits chiens, car il est interdit de franchir la frontière avec de grands chiens (taille autorisée: 3m325).
Le fraudeur résident en France se rend plusieurs fois, accompagné de ses chiens, en Belgique, chez des amis.
Après quelques passages, les chiens connaissent la route. Alors, un jour, le fraudeur laisse ses chiens en Belgique sous la garde de son complice et retourne seul chez lui.
La frontière franco-belge au bas-préau à Mouchin, photographie de Lucien DujardinLe soir venu, on met sur le dos des chiens une charge de tabac (une « blatte » ou ceinture) et on les lâche.
Comme ils ont faim (on les laisse quelquefois plusieurs jours sans manger, ils rentrent à toute vitesse, galopant à travers champs et ruisseaux avec leur charge sur le dos (de 1 à 2 kg, suivant leur force et leur entraînement).

revue Enfantines, n° 67, halte à la Douane à Mouchin, illustration page 7, un douabier tire sur un chien

Malheureusement pour elles, ces pauvres bêtes se font souvent prendre. Les douaniers les poursuivent et les tuent au revolver.
Ils leur coupent ensuite une patte afin de pouvoir prouver à leurs gradés qu’ils ont capturé un chien (à chaque chien tué, les douaniers touchent une prime de 15 francs).
C’est bien malheureux de voir ces pauvres petits chiens utilisés à cette triste besogne.

Voir la suite: les gendarmes, une belle ruse, le passage à niveau et un pauvre chien et les dernières pages consacrées à d’autres ruses.

Audouin-Dubreuil et la croisière noire à Saint-Jean-d’Angély par Henri Bouchard

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 1, le monument

Né à Saint-Jean-d’Angély en 1887 (et mort en 1960), Louis Audouin-Dubreuil a participé à plusieurs missions Citroën, croisière jaune et croisière noire. C’est à cette dernière qu’est consacré ce monument commémoratif, ainsi qu’en témoignent les inscriptions : en haut,  » Raid Citroën / Mission / G.M. Haardt – Audouin-Dubreuil « , en bas,  » Partie de Toucourt une mission organisée par André Citroën / arrivée à Tombouctou ayant pour la première fois / en automobile franchi le désert du Sahara / 7 décembre 1922 – 7 janvier 1923 « .

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 2, la signature Bouchard Le bas-relief pour la signature « H. Bouchard Sr ». Il s’agit de Henri Bouchard (Dijon, 1875 – Paris, 1960), voir le site qui lui est consacré… Ses collections ont été transférées récemment de son atelier parisien au musée de la Piscine à Roubaix [PS: initialement prévue en 2012, l’ouverture de la collection est annoncée en 2014, voir dans mon article sur l’exposition Marc Chagall à la piscine à Roubaix; du même artiste, voir aussi le monument au Poilu libérateur de la Moselle à Metz].

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 3, le relief Le monument représente la première grande expédition menée par Louis Audouin-Dubreuil, alors adjoint de Georges-Marie Haard : la première traversée du Sahara en voiture, qui a précédé la croisière noire de 1924-1925 puis la croisière jaune en 1931-1932.

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 4, inscription et caravane de voitures Sur le bas du monument se trouve la caravane des cinq voitures / autochenilles.

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 5, le relief principal Au centre du relief, l’autochenille, avec ses passagers (dont un chien), casque colonial sur la tête, est accompagnée d’un nomade à dos de chameau (ou de dromadaire?).

Saint-Jean-d'Angély, la croisière noire de Audouin-Dubreuil, 6, le musée et l'autochenille Le musée des Cordeliers à Saint-Jean d’Angély a restauré il y a quelques années à grands frais une des auto-chenilles B2 qui a participé à ces expéditions… une ouverture dans le mur permet aux visiteurs de la voir depuis l’extérieur.

Pour aller plus loin, voir

L’autochenille Citroën. Le Croissant d’Argent, par Caroline Antier, dans Le Picton, n° 192, novembre-décembre 2008, p. 61-62.

Archive de l’INA sur le départ de la croisière noire…

Photographies d’octobre 2010.

Le monument aux morts de Skikda (Philippeville) à Toulouse

Le monument aux morts de Skikda (Philippeville) à son emplacement d'origine, carte postale ancienne Le monument aux morts de la guerre 1914-1918, inauguré en 1926 à Philippeville, aujourd’hui Skikda en Algérie, transféré en 1969 à Toulouse, ville avec laquelle elle était jumelée, à l’initiative de Pierre Baudis, le maire de l’époque et son adjoint aux anciens Combattants Pierre Maubec. Cette carte postale ancienne montre son emplacement initial. Le socle est resté sur place, seul le bronze a été démonté et transporté.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 1, vue générale Il a été déplacé donc dans le cimetière de Salonique à Toulouse : il faut remonter la côte après le cimetière de Terre-Cabade, traverser le petit chemin, entrer dans le cimetière de Salonique et longer le mur de l’autre côté du chemin, vous ne pouvez pas le rater.Il fait face, au bout de l’allée, au monument des Toulousains morts pour la France, dont je vous reparlerai.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 3, signature Alaphilippe et date Le bronze de grandes dimensions (plus de 8m de long sur 3 de large) est signé et daté « C. Alaphilippe / 1922 », soit quatre ans avant la date de l’inauguration du monument. Je vous ai déjà parlé du sculpteur Camille Alaphilippe pour les mystères douloureux dans le parc Mirabeau et la messe miraculeuse de saint Martin dans la basilique Saint-Martin à Tours ou encore le Premier miroir dans le jardin des plantes de Nantes. Il a réalisé tout un ensemble de monuments aux morts de 1914-1918 après s’être installé en Algérie dans les années 1920, au moins ceux de Aïn Témouchent, Batna, Béjaïa (ancienne Bougie), Bordj Bou Arréridj, Bordj el kiffan,Guelma, Mostaganem, Saïda, Tebessa, Tipaza…

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 2, deux vues de la Victoire centrale Le centre du monument est dominé par une grande Victoire ailée, les seins dénudés, le bas du corps drapé dans un grand tissu, bras largement ouverts, vers laquelle semblent se hisser deux groupes de soldats disposés de part et d’autre.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 4, deux vues du côté gauche Sur la partie gauche du monument, un groupe de soldats (souvent torse nu) et de chevaux tractent du matériel.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 5, deux détails de chevaux A gauche (photo du haut), des chevaux peinent à tirer une lourde pièce d’artillerie. A droite (photo du bas), des soldats des « troupes indigènes » (celles si mal récompensées par la France, qui ont donné leurs vies mais jamais reçu les mêmes compensations que les soldats de métropole) se tiennent près d’un autre groupe de chevaux.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 6, deux vues du côté droit, dont un chien Tous les détails sont très soignés, ici la partie droite du monument. En bas, on peut voir ce soldat avec un brassard de la croix rouge qui caresse son chien…

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 7, deux groupes de soldats

Les deux groupes de soldats, à droite et à gauche de la Victoire, cherchent à atteindre la grande Victoire centrale… La position de leurs corps et de leurs bras accentuent l’impression de pyramide qui s’élève vers la Victoire.

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 8, deux détails de la partie centrale

Ces deux détails de la zone centrale montrent les soldats qui s’agrippent ou cherchent à atteindre la Victoire, mais aussi le mauvais état des soudures réalisées lors de la reconstruction du monument, qui aurait bien besoin d’une restauration ou au moins d’une stabilisation avant qu’il ne soit encore plus endommagé. Sur le détail, on voit aussi le soldat blessé au centre, avec sa chemise à moitié déchirée…

Monument aux morts de Skikda/Philippeville à Toulouse, 9, détail de la Victoire
Cette dernière image vous montre la force de la sculpture de Camille Alaphilippe, regardez notamment les cheveux et les mains de la Victoire…

Pour en savoir plus:

Monuments en exil, de Alain Amato, éd. de l’Atlanthrope, Paris, 1979, p. 211.

Les monuments aux morts de Toulouse dont j’ai déjà parlé ou dont je parlerai prochainement:

le monument aux morts de Haute-Garonne (inauguré en 1928) : vue générale de l’œuvre de l’architecte Jaussely, les reliefs de André Abbal, de Henri Raphaël Moncassin, et ceux de Camille Raynaud

– le monument aux morts de Toulouse en 1914-1918 dans le cimetière de Salonique

– le monument aux morts de Indochinois, au dos du précédent, dans le cimetière de Salonique

– le monument aux morts de Skikda (Philippeville) dans le cimetière de Salonique

– le monument aux sportifs morts (Héraklès archer d’Antoine Bourdelle)

– le monument aux morts des quartiers Bayard-Matabiau-Concorde-Chalets, non loin de la gare

– le monument aux morts des quartiers Colone, Arago, Juncasse, Marengo, près de l’observatoire

– le monument aux morts du quartier Saint-Michel, allées Jules Guesde, non loin du muséum

– et pour la guerre de 1870, le monument du Souvenir français dans le cimetière de Terre-Cabade

Bienvenue en arabeUn article qui entre dans le cadre du défi sur le monde arabe organisé par Schlabaya.

Corgi… THE dog ???

Le chien tricoté avant assemblagePour le jubilé de la reine d’Angleterre, je republie cet article de l’année dernière… Un livre de tricot sur la famille royale édité pour le mariage de l’année dernière, acheté à Londres bien sûr, en avril 2011…

Article du 18 mai 2011 : Il y a quelques semaines, Emmanuelle avait failli se faire mal (voir ici) en se tordant de rire à cause du livre Knit your own Royal Wedding de Fiona Gobble rapporté de Londres, je l’avais menacée de lui tricoter le couple royal ou la reine… Finalement, vu les délais pour son anniversaire, c’est un Pembroke Welsch corgi que je lui ai tricoté avec des restes de laine tous de la même épaisseur… un peu trop orangé, du coup…

Le chien au tricot assemblé Aïe, gros problème à l’assemblage, impossible de lui rendre la même tête que sur le modèle. Pas sûre qu’il ait bien une tête de chien royal… je dirai qu’il ressemble plus à une antilope saïga, LOL! En plus, il a refusé de prendre la pause de face…Il était accompagné d’une grenouille.

Chien blanc de Romain Gary

Couverture de légendes du je, de Gary et Ajar Logo des coups de coeur de la blogosphère Je poursuis la lecture des légendes du je, sélection de romans de Romain Gary/Émile Ajar (liste ci-dessous).

Je l’ai lu dans le cadre des coups de cœur de la blogosphère, challenge organisé par Theoma (clic sur le logo pour accéder à la liste).

Le livre : Chien blanc de Romain Gary. Première édition en 1970. Je l’ai lu dans Romain Gary, Émile Ajar, Légendes du Je, récits, romans, collection Quarto, éditions Gallimard, 2009, 1428 pages (pages 561-726), ISBN 978-2070121861.

L’histoire : à Beverly Hills, puis à Nice et Paris, à partir du 17 février 1968, date d’arrivée de Batka, un grand berger allemand qui fait irruption dans la vie de l’auteur et de sa femme, l’actrice Jean Seberg. Batka se révèle très vite être un « chien blanc », un chien élevé par des blancs dans un états du sud des États-Unis et dressé à attaquer spécifiquement les noirs. Romain Gary ne peut se résoudre à le faire piquer et décide de le « rééduquer », avec l’aide de Keys, un grand black jusqu’alors employé dans un centre d’extraction des venins de serpents. Y arriveront-ils ?

Mon avis : Garry écrit ce livre en pleine lutte des noirs Américains pour leurs droits civiques. Le chien arrive en février 1868, le 4 avril 1968 est assassiné Martin Luther King. C’est l’époque aussi de la guerre du Viêt Nam et des « évènements » de mai 68 à Paris. Jean Seberg était très impliquée dans ce combat contre le racisme des blancs. Romain Gary entend, par ce beau récit, dénoncer tous les racismes : celui des blancs envers les noirs, mais aussi le racisme en retour des noirs envers les blancs, ou l’hypocrisie de certains artistes hollywoodiens engagés dans la lutte pour la déségrégation avec des arrières pensées bien mercantiles… Un texte à lire et relire, dans le contexte de l’époque, mais aussi dans celui d’aujourd’hui, avec l’intolérance, le racisme et le populisme qui re-fleurissent partout en Europe ces derniers mois.

Les titres du volume :

Je l’ai lu dans le cadre des coups de cœur de la blogosphère, challenge organisé par Theoma dont je regroupe mes articles sur cette page. Il était recommandé par Praline.

Le Grand-Rond à Toulouse (2) : la chienne de Rouillard

Le Grand Rond à Toulouse, la chienne et la louve de Rouillard, tête tournée vers le bassin, carte postale ancienne À l’entrée nord du Grand-Rond à Toulouse, vous serez accueillis par ces deux statues d’une chienne et d’une louve qui se font face. La tradition toulousaine veut que ce face-à-face soit le symbole de la lutte de l’Alsace et de la Lorraine contre l’ennemi, le loup, mais elles ont été acquises avant la guerre de 1870 et cette explication est donc plus qu’improbable. En effet, elles ont été acquises à l’occasion de l’exposition de 1865. Elles ont été réalisées par Pierre Louis Rouillard et coulées en fonte de fer par les fonderies Durenne à Sommevoire en Haute-Marne (je vous en ai déjà parlé à propos des œuvres de Durenne dans le parc de Blossac à Poitiers, la fontaine aux amours et aux nymphes, un Amour sur un griffon, le Faune soufflant dans une corne, le Faune au coquillage).

Le Grand Rond à Toulouse, la chienne et la louve de Rouillard, tête tournée vers l'entrée, carte postale ancienne Pierre Louis Rouillard (1820-1881), dont vous pouvez lire une biographie ici, a surtout produit des sculptures animalières assez monumentales, après avoir été sculpteur pour le Muséum d’Histoire naturelle à Paris. Il a notamment réalisé des sculptures pour le Trocadéro (le monumental Cheval à la herse qui trône aujourd’hui devant le musée d’Orsay), l’Opéra et la Fontaine Saint-Michel à Paris. Revenons aux sculptures de Toulouse.

La louve et la chienne ont été présentées tantôt avec la tête tournée vers l’espace intérieur (occupé lui aussi de manière variable, comme nous avons vu), tantôt la tête tournée vers l’entrée du parc. C’est encore le cas aujourd’hui, je ne sais pas à quelle date elles ont été tournées… Je commence par vous présenter la chienne.

Le Grand Rond à Toulouse, la chienne de Pierre Rouillard, vue de face Elle vous accueille la gueule ouverte, menaçante malgré son collier.

Le Grand Rond à Toulouse, la chienne de Pierre Rouillard, les chiots Elle allaite ses chiots…

Le Grand Rond à Toulouse, la chienne de Pierre Rouillard, les mamelles Bien que reliée à une chaîne et les mamelles gonflées de lait, il n’y a rien de paisible en elle.

Pour information, suite à de nombreux actes de vandalisme, la ville de Toulouse a remplacé la plupart de ses statues dans les lieux publics par des copies, et mis à l’abri les originaux…

Les autres articles sur le Grand-Rond : le jardin et le kiosque (avec cartes postales anciennes) ; la chienne et la louve de Rouillard, le monument à Clémence Izaure ou les gloires de Toulouse (détruit).

Frédéric Vaghi m’a signalé en commentaire sur l’article de la chienne la mise en ligne de sa vidéo sur la présentation en langue des signes française / LSF de ces deux sculptures…  Suivre le lien si le visualiseur ne fonctionne pas.

Une pochette chien de noël…

Le dos de la trousse chien/noël Avec la carte, j’ai envoyé à Anne-So des post-it aux couleurs de Hello Kitty (pas de photo)… Pour les couleurs de noël, j’ai trouvé un tissu qui pouvait convenir et l’ai monté au dos d’une trousse avec le le chien brodé.

Le devant de la trousse chien/noël À bientôt pour la suite de l’échange anniversaire organisé par Vivi / Jujuraph.