Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Confolens, l’église Saint-Maxime

Confolens, l'église Saint-Maxime, 1, le portail occidental Nous retournons à Confolens avec, ce mois-ci, l’église Saint-Maxime, sur la rive droite de la Vienne, dépendant du diocèse de Limoges. Il s’agissait d’un prieuré dépendant de l’abbaye de Lesterps (à découvrir ici). Vous trouverez un dossier plus complet sur l’église Saint-Maxime de Confolens ici. La seule partie ancienne concernée est le portail occidental, construit en granite.

Confolens, l'église Saint-Maxime, 2, détail du portail limousin avec chapiteaux à crochets Il date probablement de la transition de l’époque romane et de l’époque gothique, autour de 1200. Il s’agit de ce que l’on appelle un portail limousin, qui se caractérise par une voussure composée d’un ensemble de rouleaux en arc légèrement brisé, quatre dans le cas présent, reposant sur des chapiteaux ornés de crochets, ces sortes de boules cannelées que vous voyez sur la photographie de détail.

Confolens, l'église Saint-Maxime, 3, le côté nord Le reste de l’église a été reconstruit au fil des siècles. D’importants travaux ont lieu lorsque, après des années d’abandon pendant la Révolution, l’édifice a été rendu en mauvais état au culte.

Confolens, l'église Saint-Maxime, 4, les maisons adossées au nord Mais des travaux importants avaient déjà eu lieu au 15e siècle, comme on le devine aux ouvertures du côté nord de l’église.

Confolens, l'église Saint-Maxime, 4, les maisons adossées au nord De ce côté, de nombreuses échoppes étaient adossées à l’église. Elles ont été progressivement démolies dans le dernier quart du 19e siècle, même s’il reste encore cette maison à pans de bois, avec des fenêtres en pierre à couverture en accolade (du 15e ou plus probablement du 16e siècle, plus de détails ici), qui a échappé aux démolitions.

Confolens, l'église Saint-Maxime, 5, l'élévation sud et le clocher Le côté sud est plus difficile à voir, il y a le presbytère et diverses maisons accolées. Allez, courage, on monte vers la porte de Ville, puis le donjon et on redescend vers la rue de la Cure, pour réussir à voir le mur sud de la nef et le « joli » clocher des années 1850. De là haut (non, vous n’y monterez pas… et j’en connais qui ont de méchants souvenirs de la descente) il y a une très belle vue sur Confolens et surtout sur la Salle, ancienne porte de ville et tribunal médiéval qui du bas, est difficile à prendre en photographie tant il est enserré dans le bâti…

Confolens, l'église Saint-Maxime, 6, l'intérieur Un petit tour à l’intérieur, pour lequel je vous reparlerai du mobilier religieux contemporain qui inclut des éléments romans provenant de l’église détruite Saint-Michel de Confolens.

Des violettes à Confolens, vues de prèsQuelques précisions : en mars 2010, j’ai profité d’une belle journée printanière à Confolens (pour un colloque) pour faire une série de photographies et partager avec vous quelques-une d’entre elles, comme ces violettes près de l’église Saint-Barthélemy (revoir ici sa façade). Pour plus d’informations sur Confolens et la communauté de communes du Confolentais, deux livres sont toujours en librairie, Parcours du patrimoine n° 325 consacré à Confolens, ou encore l’image du patrimoine Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin.

PAL – Quilt mystère d’automne (3), début

Mystère d'automne, 2011, troisième étape, première série de blocs Pour la troisième étape du projet à long terme patchwork (patch a long/PAL), Mamoune/Baboupatch nous propose de réaliser deux fois deux blocs en log-cabin… Voici déjà les deux premiers, canards au centre, tissus peut-être un peu trop printanier pour le thème de l’automne?

Toutes les étapes du PAL

Contes à points comptés de Brigitte Sadonnet

Contes à points comptés par Brigitte Sadonnet

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com Pour la dernière opération Masse critique de Babelio, j’ai reçu (parmi ceux que j’avais sélectionnés) un livre de loisirs créatifs.

Le livre : Contes à points comptés, de Brigitte Sadonnet, illustré par Karine Bourgeois, collection Frimousse, éditions À contresens, 32 pages, 2010, ISBN 9782953106152.

L’histoire : ce livre réunit trois contes, Barbe-Bleue, Blanche-Neige et le Petit¨Poucet illustrés chacun d’aquarelles de Karine Bourgeois et de six petites broderies (la photographie de la réalisation et la grille) à monter en cube. Des grilles d’une auteure, Brigitte Sadonnet, que nous (les brodeuses et blogueuses qui passent par ici) connaissons mieux sous son pseudo les Chroniques de Frimousse et ses maisons de Frimousse-ville.

Mon avis : de belles illustrations pour ces trois contes… à raconter aux enfants en leur brodant ces petits cubes! Bon, je pense que je broderai vite au moins une de ces grilles, mais pour une finition différente…

Ensemble pour courrier (2)

Ensemble pour courrier, les deux premières grilles brodées Je vous ai déjà montré ici la broderie en deux fils de ce semi-kit de histoires à broder acheté au salon de Moncoutant 2010. Avant d’attaquer le cartonnage, il me reste à faire la troisième broderie…

Ensemble pour courrier, la deuxième grille brodée Ah, voici la vue de détail de cette deuxième étape…

Toutes les étapes de cet ensemble

Poitiers l’expo! Visite et propagande

Poitiers l'expo, sur la parvis du TAP Samedi dernier (14 mai 2011), j’ai passé la plus grande partie de ma journée dans le cadre de la nouvelle exposition Poitiers ! L’expo… Le matin, une visite en ville avec quatre cabinets d’architecture et une cinquantaine de personnes (après un accueil bien sympathique avec café, jus d’orange et viennoiseries), l’après-midi, un débat à la la maison de l’architecture, et en fin d’après-midi, l’inauguration de l’exposition dans les locaux du théâtre et auditorium de Poitiers (elle y sera jusqu’au 25 juin 2011)… Le matin donc, visite en ville, je reviendrai dans les prochaines semaines sur chacun des sites visités, même si je vous ai déjà parlé de ceux-ci dans le passé (suivre les liens…). Nous nous sommes arrêtés :
– à la crèche du marronnier rue Théophraste-Renaudot, commentée par son architecte Patrick Vettier (je n’ai pas trouvé de site internet),
– à la médiathèque présentée par les frères Baudouin (avec un discours assez critique et différent de celui tenu lors d’une conférence sur place il y a deux/trois ans),
– sur la place d’Armes ou place Leclerc, où Étienne Lénack, des ateliers Lion (chargé de l’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… – je maintiens la pagaille), s’est défendu comme un petit lion (oups, mauvais jeu de mot!) face à un public et des passants pas toujours contents (je crois sans problème que la pierre blanche de la place va se patiner… mais actuellement, même avec des lunettes de soleil, il est pour moi – et bien d’autres quand j’en parle – désagréable et gênant de traverser la place ultra-réfléchissante)
– au TAP/théâtre auditorium de Poitiers, dont l’architecte portugais João Luís Carrilho da Graça, très fier (à juste titre je trouve) de cet équipement…

Merci beaucoup à vous cinq, messieurs (la profession manquerait-elle de femmes?), pour cette passionnante visite!

La conférence était, à mon avis, à côté du sujet. Pour moi, un sujet comme Patrimoine et architecture contemporaine aurait dû aborder au moins la question de construire et détruire en secteur sauvegardé… Bon, nous avons quand même vu de beaux projets ici et là, replacés dans le contexte de leur conception…

Poitiers l'expo, vue sur la vallée L’exposition Poitiers ! L’expo se tient dans la salle du restaurant qui n’a jamais ouvert au théâtre et auditorium, dommage, la vue est très belle, regardez (bon, la grande passerelle va disparaître dans un an, j’ai un article programmé pour bientôt sur le sujet). Nous entrons là dans ce qui m’a paru (même si M. le Maire s’en est défendu dans son discours) dans une exposition de propagande sur les aménagements de l’agglomération, sur le plateau et autour, dans un passé et un futur récents… Des gadgets technologiques (maquette virtuelle en 3D sans lunette de la future nouvelle grande passerelle, promenade en centre-ville avec un système qui ressemble à du Google street moins facile dans la navigation), des choses invisibles (divers témoignages avec casque mais aussi des images sur de petits écrans justement affrontés à la grande baie vitrée sur la vallée de la Boivre), bon, pour ceux qui connaissent mal la ville, cela peut être un moyen de la découvrir (même si le traitement des quartiers périphériques aurait mérité mieux). Ah, si, pour ne pas être taxée de trop de partialité, je vous mets le lien vers la présentation de l’exposition sur le site de la ville.

.

Minuit à Paris de Woody Allen

Affiche de minuit à Paris de Woody Allen Il y a des moments où je vais peu au cinéma, d’autres où j’y vais plus souvent… deux fois la semaine dernière donc (revoir ici Où va la nuit de Martin Provost). Il faut dire qu’après des mois de travaux rendant le TAP-cinéma difficilement accessible le soir (plein de trous et peu d’éclairage), ceux-ci sont en train de se déplacer, toujours des trous, de la poussière, du bruit, mais plus au même endroit… Et puis, je ne rate jamais « le » Woody Allen annuel (je vous ai parlé de Magic in the Moonlight, Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu, de Whatever Works et de Vicky Cristina Barcelona, Blue Jasmine, et aussi de son livre L’erreur est humaine). Beaucoup de monde à la séance de samedi soir, le public semble préféré la version en VO de la salle d’art et essai que la version en VF dans le cinéma commercial à côté.

Le film : aujourd’hui à Paris. Un entrepreneur américain est à Paris avec sa femme pour affaires, ils ont amené dans leurs bagages leur fille Inès (Rachel McAdams) et leur futur gendre, Gil (Owen Wilson), auteur de scénarios à Hollywood qui est en train d’écrire son premier roman. Ils croisent un couple d’amis d’Inès, dont Paul (Michael Sheen) le pédant qui vient donner un cours à la Sorbonne. Las de supporter leur présence, Gil décide de les abandonner à leur soirée et de rentrer à pied à l’hôtel. Minuit sonne, une vieille voiture passe, et le voilà qui atterrit dans le Paris des années 1920, entre Pablo Picasso, Scott et Zelda Fitzgerald, Ernest Hemingway, Gertrude Stein, Salvador Dalí… et Adriana (Marion Cotillard), que se disputent Picasso et Hemingway… et dont Gil tombe amoureux… Chaque jour, il revient avec sa future belle-famille, et chaque nuit, à minuit, il s’échappe dans le passé…

Mon avis : si vous n’aimez pas les films de Woody Allen, vous n’aimerez pas non plus celui-ci, qui est presque une caricature de ses propres films… Un homme qui va se marier et qui doute de son amour, voilà un thème récurrent de l’auteur… Une comédie légère qui nous montre peut-être plus le Paris des années 1920 que le Paris d’aujourd’hui (quoique…). Dans les petits rôles secondaires, j’ai préféré Gad Elmaleh (détective chargé par le père de la fiancée de trouver où Gil va la nuit) à Carla Bruni-Sarkozy (deux très brèves apparitions comme guide du musée Rodin, que l’on voit près du Penseur presque à l’endroit que je vous ai montré sur la dernière photographie de cet article).

Pour Woody Allen, vous pouvez relire mes articles

Concours Loups 2011: un autre loup finitionné

Tablier avec un loup, l'ensemble

Edit de 20h30: j’ai reçu cette meilleure photographie de Défi de toile, qui a bien reçu mon envoi, la voici pour ouvrir cet article…

Le premier loup brodé pour le concours loups de Mafra de 2011

Comme je vous l’ai déjà annoncé, un nouveau concours loup est organisé en 2011 par Défi de toile, j’y avais déjà participé en 2009 et en 2010 (retrouvez d’autres liens en fin d’article). Les ouvrages seront vendus au Centre de Récupération du Loup ibérique, CRLI, à Mafra au Portugal.

Tablier avec un loup, l'ensemble Pour le premier loup de cette année, j’avais choisi un modèle du n° 124 (octobre 2006) des idées de Marianne, que je vous ai déjà montré ici. Le modèle du tablier vient de Sew! de Cath Kidston, acheté lors de mon séjour à Londres.Dans le même livre, j’ai aussi réalisé un sac à pinces à linge avec une pince à linge brodée.

Tablier avec un loup, la poche centrale J’ai juste mis le loup au centre au lieu de choisir un tissu unique pour les trois poches. Il a accompagné dans mon envoi l’étui à lunettes avec un tissu plein de loups…

Tous les loups que j’ai réalisés

pour 2009

pour 2010

pour 2011

Défi photo: par temps sec, faisons couler l’eau…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 1, place Lepetit Par temps sec, c’est sûr… Un petit « pipi d’oiseau hier matin », le gros orage d’il y a quinze jours est loin, quelques éleveurs de Poitou-Charentes commencent à abattre des vaches pour pouvoir nourrir le reste de leur troupeau… Bon, de l’eau, des fontaines, Poitiers en est pauvre, pas de grande fontaine monumentales comme à Toulouse (à redécouvrir pour la fontaine Belle-Paule, les Gloires de Toulouse ou encore la fontaine Boulbonne). Seule la fontaine aux Amours de Durenne dans le parc de Blossac à Poitiers pourrait avantageusement concurrencer les fontaines Wallace… Bon, sauf mention contraire, mes photographies datent du vendredi 13 mai 2011, le matin ou le soir… Je commence par la fontaine-lavage de voiture, fontaine abreuvoir, fontaine jeux d’enfants… devant le palais de justice (l’ancien palais des ducs d’Aquitaine). Bien sûr, le stationnement n’est pas autorisé ici, mais il y a toujours des voitures, le soir (comme ici) ,sans doute des riverains, dans la journée, des voitures de gendarmerie qui viennent au tribunal… (n° 1 sur le plan en fin d’article). Cette première photographie date d’une quinzaine de jours, je voulais faire quelque chose sur la laverie automatique gratuite en temps de pénurie d’eau, j’ai pris presque la même vendredi soir, mais il y a plus de passants à cacher… Pour les plaques d’immatriculation, je les laisse, ça fera les pieds à tous ces conducteurs inciviques (comme quoi la campagne de publicité sur panneaux et cartes à publicité ne sert à rien)…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 2, place Lepetit Tôt vendredi matin, il ne restait qu’un seul véhicule… Cette fontaine pose quand même un problème de santé pour tous les enfants qui vont y jouer notamment le samedi après-midi et le dimanche, l’eau est en circuit fermé, alimentée en permanence par les déjections canines et les hydrocarbures des voitures…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 3, place du marché Nous avons aussi beaucoup de fontaines à sec, au moins jusque ces dernières semaines… Un genre de grand abreuvoir (n° 2 du plan) près du le marché Notre-Dame, depuis presque 20 ans que j’habite à Poitiers, je ne pense pas y avoir vu d’eau…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 4, place Charles-VII D’autres viennent d’être remises en état… Je vous ai montré celle-ci, place Charles VII, lors du défi sur les bancs publics (n° 4 de ce précédent défi), la voici de plus près (n° 3 du plan de cet article)…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 5, devant Saint-Porchaire Une autre fontaine (n° 4 ici), près de l’église Saint-Porchaire, a une forme de gargouille et ne fonctionnait plus depuis longtemps… remise en eau en mars, j’ai bien cru vendredi matin qu’elle était à nouveau en panne, avec des algues qui se développent dans le bassin…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 6, devant Saint-Porchaire Mais ouf, le soir, elle marchait ou plutôt crachait son eau. Ce sont juste les horaires annoncés (elle est censée cracher de 7h à 22h, mes photos ont été prises à 8h25, pas d’eau qui coule) qui sont faux…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 7, place Leclerc J’en arrive à la dernière née (n° 5), pas encore en marche… dans l’angle le plus moche de la place d’Armes, avec les deux seules façades non rénovées ou en cours de rénovation (mais qui ont connu de meilleurs jours, surtout pour les bâtiments qui les ont précédés, à revoir ici pour le grand magasin et là pour l’ancien théâtre). Quant à la fontaine, pour l’instant, je la trouve moche, certains m’ont dit « attends, il va y avoir des jets d’eau », certes, mais pas en hiver, et si elle reste comme ça, elle sera aussi dangereuse pour les personnes au champ visuel restreint (et l’on sait le nombre de personnes âges en ville), basse et blanche sur blanc, cela va être comme pour les bancs devant l’office de tourisme, gare aux chutes… Coccinelle vous l’a montrée en cours d’installation il y a quelques jours… Pourtant, il y a un an et demi, en octobre 2009, lors d’une réunion publique à l’hôtel Aubaret (la veille du déchaînement des casseurs en ville), le cabinet Lion, chargé de cœur d’agglo, nous annonçait une belle fontaine devant le printemps, insistant, l’eau, c’est important dans une ville… Qu’en est-il aujourd’hui??? Un machin rond, bas, ridicule dans un coin de la place.

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 8, jet d'eau de Blossac Même le jet d’eau de Blossac (n° 6) est moins ridicule en dépit de sa grande banalité…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 9, bornes-fontaines Nous avons aussi quelques bornes-fontaines avec de l’eau potable, en voici trois exemples pris au le jardin des plantes (n° 8), sur le mur nord de Notre-Dame-la-Grande (n° 7) et dans le parc de Blossac (n° 9).

La fontaine du légat et son lavoir, près du pont Joubert à PoitiersJe vous remets deux photographies que je vous ai montrées il y a déjà un certain temps… clic sur les liens pour les redécouvrir avec leur histoire… D’abord la fontaine du légat (n° 10)…

Le 29 janvier 2011 à Poitiers, 3, la fontaine aux amours de Durenne dans le parc de Blossac… et puis la fontaine aux Amours de Durenne (n° 11), dont je vous parlais au début de cet article…

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, plan du défi Et voici la position de ces fontaines…

Une grenouille anglaise pour Emmanuelle

Grenouille anglaise, juste cousue Pour l’anniversaire d’Emmanuelle, qui aime bien les grenouilles, j’avais emporté pour coudre dans le train pour Londres ce modèle Purl Frog de Hilaire Belloc, chez Purl Soho (et aussi sur la page de son blog)… en laissant l’ouverture en bas. J’ai choisi le même tissu que pour le dos de la trousse avec une grenouille à lire que je lui avais envoyée pour noël 2010.

Grenouille anglaise, rembourrée de riz Je l’ai terminée à mon retour…

Grenouille anglaise, assise …avec un rembourrage de riz (au lieu des haricots secs mentionnés sur le modèle)… J’en ai mis un peu partout, je n’ai pas vu que mon cône en papier était sorti du corps de la grenouille! En principe, elle doit tenir assise toute seule. Je l’ai accompagnée d’une carte grenouille trouvée à l’Ashmolean museum à Oxford… et d’un modèle spécial « wedding« … à découvrir bientôt! Bon anniversaire encore, Emmanuelle !

Où va la nuit de Martin Provost

affiche de Où va la nuit de Martin Provost Parce que j’avais beaucoup aimé Séraphine de Martin Provost, je me suis précipitée au cinéma voir Où va la nuit (adapté de Mauvaise Pente de Keith Ridgway) avec dans le rôle principal Yolande Moreau, qui était Séraphine dans le précédent film.

Le scénario : dans la campagne belge et à Bruxelles, de nos jours (enfin, plus précisément, après 2009, à cause du musée Magritte que l’on entraperçoit et qui a ouvert en juin 2009). Depuis longtemps, Rose Mayer (Yolande Moreau) est le puching ball de son mari. Un jour (plutôt une nuit), celui-ci, ivre, a renversé et tué une jeune fille sur une route de campagne. Il a écopé de six mois de prison, d’un retrait de permis. Rose a géré seule la ferme, le sert comme une esclave, et un jour, les coups de trop. Elle hésite à fuir, et puis, finalement, elle décide d’assassiner son mari avec sa voiture à l’endroit même où il a tué la jeune fille. Après l’enterrement, où elle semble plus affectée sur la tombe d’un enfant que sur celle de son mari, elle va retrouver Thomas (Pierre Moure), son fils homosexuel, à Bruxelles. Sans lui avouer le crime, bien sûr, mais un journaliste et des policiers sont sur sa trace…

Mon avis : j’ai passé une agréable soirée, même s’il y a un petit quelque chose que je ne sais pas exprimer… Le dénouement, peut-être? Mais pour une fois, nous voyons un couple homosexuel comme un couple hétéro, amour et dispute voire violence conjugale compris! La (re)découverte de la ville par l’agricultrice, ou le personnage de l’inspecteur, ou encore la veuve qui tient une pension de famille et trouve un moyen d’échapper à son train-train-quotidien, ont beaucoup de présence, de même que la transformation de la mère tout au long du film.