Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le beau juif de Ali Al-Muqri

Couverture de Le beau juif de Ali Al-Muqri

Bienvenue en arabe pioche-en-bib.jpgLe défi sur le monde arabe organisé par Schlabaya est en principe terminé, mais j’ai encore quelques livres en stock, alors, je poursuis un peu sur ce thème (en alternance avec d’autres livres). J’ai trouvé ce livre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Le beau juif de Ali Al-Muqri, traduit de l’arabe (Yemen) par Ola Mehanna et Khaled Osman, collection Littérature étrangère, éditions Liana Levi, 2011, 157 pages, ISBN 978-2867465802.

L’histoire : au Yemen vers 1660. Salem, le « beau juif », adolescent, rencontre Fatima, la fille du mufti. Celle-ci lui apprend à lire et écrire l’arabe, pour plaire à son père, habile artisan, Salem apprend l’hébreu avec le rabbin, puis transmet à son tour son savoir à Fatima… Et ce qui devait arriver arriva, les deux jeunes gens tombent amoureux… Le frère de Salem meurt, puis son père et sa mère lors d’une mystérieuse épidémie. Peu après, Salem et Fatima s’enfuient, Fatima tombe enceinte, un fils naît mais la mère meurt en couche… Salem poursuit seul sa longue vie, rejeté par les deux religions…

Mon avis : un roman d’amour qui aborde aussi la tolérance et l’intolérance religieuse, transposé au 17e siècle pour aborder des questions toujours d’actualité… Un texte court pour aborder une question qui déchire cette région depuis des siècles, avec beaucoup de poésie. En revanche, la partie sur le « nouveau messie » m’a moins convaincue…

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre du Yemen.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson.

Une miniature … pas vraiment miniature!

Une miniaturure rouge estivale Pour Mamazerty, que j’ai vue à Nantes, j’ai brodé sur une toile pas vraiment à broder une miniature tirée du livre Miniatures au point de croix de Françoise Prax, dans laquelle j’ai déjà réalisé plusieurs modèles… celui-ci, Capucine O le réalise aussi en ce moment! Un peu de patience pour la finition… Je n’ai pas mis d’échelle, je dirai une douzaine de centimètres de large (ce n’est pas du 1 fil sur 1 fil)…

Couevrture de miniatures au point de croix de Françoise Prax

Dans le même livre, j’ai aussi brodé:

Poitiers, le clocher de Saint-Porchaire restauré

Poitiers, église Saint-Porchaire, 1, sous bâche Le clocher-porche de l’église Saint-Porchaire à Poitiers, que je vous ai déjà présenté avec une série de cartes postales anciennes, a passé quelques mois en restauration… Un seul regret, les guirlandes de leds en tube plastique qui éclairent l’intérieur du clocher-porche.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 2, façade restaurée Il a été dévoilé il y a peu, le résultat est impressionnant, je vous en montrerai d’autres détails dans les prochaines semaines, et vous montre aujourd’hui des détails des chapiteaux du portail, dont la sculpture date de la fin du 11e siècle.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 4, chapiteaux gauches du portail, oiseaux à la coupe et lions A gauche, les deux chapiteaux portent des lions et des oiseaux buvant dans une coupe, un thème que je vous ai déjà présenté sur la façade de Notre-Dame-la-Grande.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 3, chapiteaux gauches du portail, lion et oiseau Voici une autre vue prise de face…

Poitiers, église Saint-Porchaire, 5, chapiteaux gauches du portail, détail inscription LEO / NES Et une vue de détail des lions du chapiteau interne, avec l’inscription LEO / NES (lions) de part et d’autre de l’arbre stylisé qui sépare les deux lions.

Poitiers, église Saint-Porchaire, chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions De l’autre côté, sur le piédroit gauche, je vous ai déjà montré avant nettoyage Daniel dans la fosse aux lions (voir ce premier article pour l’histoire de Daniel, ou bien dans l’ancien Testament, Daniel 6, 2-29).

Poitiers, église Saint-Porchaire, 6, chapiteaux droits du portail, lion et Daniel Après nettoyage… voici l’ensemble, avec les lions dressés sur le chapiteau interne et Daniel dans la fosse aux lions sur le chapiteau externe.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 7, chapiteaux droits du portail, Daniel dans la fosse aux lions

Daniel est représenté au centre de la face principale du chapiteau, debout, bras ouverts. Sur la mandorle (la forme en amande qui l’entoure), l’inscription n’est guère plus lisible qu’auparavant, mais elle a été publiée « Hic Daniel Domino vi[ncit] coetum leoninum » (voir le Corpus des inscriptions médiévales, département de la Vienne, R. Favreau et J. Michaud, 1974). De chaque côté, en bas, un lion vaincu vient lécher la mandorle. En haut à gauche, la main de Dieu émerge des nuées.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 8, chapiteaux droits du portail, Habacucq Sur la droite, tout en haut, un ange est figuré tête vers le bas. Il tient par les cheveux le prophète Habaquq qui apporte à Daniel un pain rond et un autre objet. La représentation d’Habaquq dans la scène de Daniel dans la fosse aux lions se retrouve par exemple sur une chapiteau de la façade de l’église de Mons, en Charente ou sur le chapiteau déjà cité plus haut dans le chœur de l’église Sainte Radegonde à Poitiers.

Poitiers, église Saint-Porchaire, 9, chapiteaux droits du portail, lions de Daniel À gauche se trouve un curieux monstre, avec un buste humain, un arrière-train de lion et une queue terminée par une tête de serpent.

Chaumont-sur-Loire 2012 (5), que d’eau!

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins (sur le thème Jardins des délices, jardins des délires, voir le site du domaine de Chaumont-sur-Loire) le 15 juin 2012 avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise. Comme d’habitude, nous y sommes allées en train, arrêt en gare d’Onzain puis traversée de la Loire à pied (par le pont!)… Pas de grand soleil, mais pas de pluie non plus… Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page.

Pas de bon jardin sans siège (il y en a dans presque tous), sans allée et sans… eau qui clapote ou qui stagne… Je vous présente aujourd’hui trois jardins avec des bassins.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 16, 1, l'entrée Je commence avec le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons. Une entrée un peu surprenante par un grand mur camouflé…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 16, 2, bassin et mur camouflé Au revers du mur, les plantes commencent à grimper sur le plastique de camouflage… Autour du bassin, les diverses plantes s’épanouissent… la lumière joue sur les feuilles, notamment sur les feuilles de sauge.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 16, 3, les renards rouges ici et là Les renards errent ici et là, isolés ou par groupes.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 4, 1, vue de l'entrée Je poursuis avec le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally (suivre le lien pour découvrir l’équipe complète et voir une vidéo de la mise en place du jardin).

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 4, 3, plein de menthes et de recettes Celui-ci, il me plaît bien, il a réussi à concentrer sur sa petite surface plein de légumes et surtout une grande variété d’aromatiques et notamment de menthes. Et comme dans le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, il y a des plates-bandes surélevées, soit sur les bordures en hauteur, soit sur les structures en forme de cloche, et des recettes, un peu plus longues que dans le premier jardin….

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 4, 2, cloches et boules

En revanche, j’ai été moins convaincue par les sortes d’aquarium suspendus, peut-être une réutilisation des lampadaires-boules si nuisibles à la faune nocturne? pour rappel, il en reste encore en centre-ville à Poitiers… Des plantes flottent à l’intérieur, mais les algues s’y multiplient, l’équilibre écologique ne doit pas être parfait. La reproduction d’un grand tableau d’Arcimboldo met de la couleur dans toute cette verdure. Bon, la description officielle parle de vapeur d’eau qui sort du sol, et de boules qui émergent de la brume… mais aucune vapeur lors de notre visite, il faut peut-être une certaine température extérieure pour que le mécanisme fonctionne?

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 4, 4, une grenouille dans le bassin... Avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, nous l’avons entendue plonger… pas facile de la distinguer au milieu des lentilles d’eau, mais Miss Grenouille est bien là… dans l’un des petits bassins suspendu (et il y a des têtards dans la rigole d’eau)…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 3, 1, vue générale Je termine avec son voisin, le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Benjamin Jardel et Nicolas Epaillard de l’atelier d’architecture RuralTACTIKS et Yohimbé, agence crée par Julien Massé. Le public n’a pas accès directement au jardin aux dominantes rouges…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2012, jardin 3, à travers la grille Il peut juste l’observer depuis la passerelle ou à travers les hublots aménagés dans la cage métallique au centre du bassin. Esthétique, mais pas vraiment ce que je préfère comme jardin, pour moi, on doit pouvoir s’y promener, toucher, sentir…

Pour retrouver les articles de 2012 / Jardins des délices, jardins des délires

  • La Loire haute en 2012 comparée aux années précédentes
  • le jardin n° 1, Coulisses d’un festin, conçu par Étienne Rivière, Aline Gayou, Mathilde Coineau, Marion Delage, Pauline Bertin et Laura Yoro
  • le jardin n° 2, Le jardin bleu d’Absolem, conçu par Jérôme et Christian Houadec
  • le jardin n° 3, Lèche-vitrine, conçu par Ben
    jamin Jardel et Nicolas Epaillard et Yohimbé
  • le jardin n° 4, Le potager, conçu par le bureau d’études de Gally
  • le jardin n° 4bis, Liberté, Egalité, Fraternité, conçu par Sim Flemons et John Warland
  • le jardin n° 5, Un jardin psyché-délice, conçu par Christophe Baerwanger, Léa Dufour, Richard Mariotte, Sara Moreau et Charles Clément
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise
  • le jardin n° 7, Le jardin de la Belle au Bois Dormant, créé par Niels De Bruin et Nevena Krilic
  • le jardin n° 8, d’un mode à l’autre, conçu par Dominik Scheuch et Edina Massàny, de l’agence Yewo landscape.
  • le jardin n° 9, Locus genii : le génie est partout, conçu par GIGA-G (Genius Inspired Garden Admirers-Group)
  • le jardin n° 10, Toi et moi, une rencontre, conçu par Nicolas Degennes
  • le jardin n° 11, En pâtisserie, tout est permis, conçu par Simon Tremblais et Matthieu Gabillard et leurs professeurs
  • le jardin n° 12, Delirium tremens, conçu par Marine Vigier, Émilie Delerue, Marie-Laure Hanne, Jérôme Jolyet Frédéric Delcayrou
  • le jardin n° 13, Cordon bleu / Le Jardin d’Alain Passard et du jury
  • le jardin n° 14, Orange mécanique, conçu par Rudy Toulotte et Carola Iglesias Garcia De Sola, de l’AtelierDT
  • le jardin n° 15, Paradis terrestre / Mag mell, conçu par Rita Higgins et Peter Little
  • le jardin n° 16, Le jardin des renards rouges, conçu par Katya Crawford, Susan Frye et Veree Parker Simons
  • le jardin n° 17, émeraude , conçu par Dauphins architecture
  • le jardin n° 18, sens dessus dessous, conçu par Adrien Defosse, Damien Roidot et François Bosset
  • le jardin n° 19, Jardin des délires délicieux, conçu par Guillaume Vigan et Alexandre Granger
  • le jardin n° 19bis, En vert, créé par la superstructure, un collectif de créateurs
  • le jardin n° 20, Le délire des sens, conçu par l’école supérieure d’environnement de Nürtingen-Geislingen, en Allemagne
  • le jardin n° 21, Le calendrier des sept lunes, conçu par l’agence RCP
  • le jardin n° 22, Les chrysadélires, conçu par Laurent Fayolle et Noël Pinsard
  • le jardin n° 23, Fruit de l’imagination, conçu par l’institut national d’horticulture
  • le jardin n° 24, le jardin de la bière, conçu par Joost Emmerik
  • le jardin de sorgho, une création de Michel Blazy
  • Dans le parc : oeuvres de Giuseppe Penone (et de nouvelles photos des celles de Rainer Gross, Tadashi Kawamata et Erik Samakh), d’autres artistes (François Méchain, Bob Verschueren, Alex MacLean, Patrick Douherty)
  • Les Prés du Goualoup et les oeuvres de Pablo Reinoso

Merci Flo pour ces cartes!

Cartes à publicité reçues de Flo en 2012, 1 En faisant le tri de mes photographies il y a quelques semaines, j’avais retrouvé quelques images que j’avais oubliées de publier… la mini-bannière que je vous ai montrée récemment, mais aussi ces cartes à publicité reçues de Flo, qui n’a pas de blog mais poste souvent de gentils commentaires, courriers et messages! Merci à toi, Flo!

Cartes à publicité reçues de Flo en 2012, 2

Mon voyage à Nantes (2): on embarque…

Nantes 2012, croisière, 01, le pendule de Signer à Rezé Je vous ai donné l’autre jour un petit aperçu de mon voyage à Nantes, voir le site du VAN / Voyage à Nantes pour avoir le descriptif officiel et parfois le texte audio du commentaire de l’œuvre qui est diffusé sur le bateau… Le samedi, j’ai navigué de Nantes à Saint-Nazaire, je vais vous montrer aujourd’hui la première partie, après la sortie de Nantes, et avant l’arrivée d’un gros grain atlantique… Donc des nuages, mais pas de pluie pour cette première partie… histoire de donner envie à Mamazerty qui n’a pas encore fait cette croisière de s’embarquer… et à vous aussi! N’hésitez pas à cliquer sur les liens sur les noms d’artistes, ils mènent soit vers leur site officiel, soit vers des sites qui parlent d’eux… Beaucoup sont en anglais, mais la plupart ont beaucoup d’images qui vous feront découvrir leurs créations. Toutes ces œuvres peuvent aussi se découvrir par un parcours à vélo (c’est bon pour l’environnement et vos mollets) ou en voiture (beaucoup moins « fun »).

Donc, à peine embarqués, voici déjà à la sortie de Trentemoult à Rezé, voici le pendule de Roman Signer, avec juste un grand battant noir qui oscille (sauf par grand vent) sur l’ancienne centrale à béton… Je vous reparlerai de cet artiste, une exposition lui est consacrée sur l’île de Nantes, dans la galerie HAB (du hangar à bananes). Et pour ceux qui iront à Nantes mais ne pourront pas faire la croisière, vous pouvez embarquer pour le prix d’un ticket de transport en commun (ou avec le forfait journée à 4,4 €) sur un batobus à partir de la gare maritime de Nantes…

Nantes 2012, croisière, 02, les colons de Sarah Sze à Bouguenais - Port Lavigne, ours et carrelets Sur la rive sud, à Bouguenais / Port Lavigne, Sarah Sze a installé dans trois arbres The Settlers (Les Colons), des animaux qui se détachent en noir sur le vert feuillage. Dans le premier arbre en venant de Nantes, des ours surveiller les carrelets (photographie du bas).

Nantes 2012, croisière, 03, les colons de Sarah Sze à Bouguenais - Port Lavigne, guépard

Dans l’arbre suivant, une panthère noire est à l’affût sur une grosse branche…

Nantes 2012, croisière, 04, les colons de Sarah Sze à Bouguenais - Port Lavigne, singes … alors qu’un groupe de singes semble voler de branches en branche dans la dernière installation. Voir d’autres commentaires et les photographies prises depuis la « terre », y compris le chemin d’approche, par Mamazerty en suivant ce lien direct.

Nantes 2012, croisière, 05, serpentine rouge de Durham à Indre Sur la rive sud à Indre, mais à voir d’abord depuis la rive nord à Basse-Indre (quitte à prendre le bac…), Jimmie Durham (par ailleurs Cherokee et militant de la cause des indiens) a installé sur un ponton Serpentine rouge, un grand tuyau rouge qui semble surgir de la Loire…

Nantes 2012, croisière, 06, maison dans la Loire de Courcault à Couëron La Maison dans la Loire de Jean-Luc Courcoult a déménagé par rapport à 2007, elle se trouvait alors en bordure des marais de la commune de Lavau. Elle se trouve désormais du côté sud, à Couëron. Elle a un air beaucoup moins penché qu’en 2007… Voir d’autres commentaires et les photographies prises depuis la rive par Mamazerty en suivant ce lien direct.

Nantes 2012, croisière, 07, château du Pé à Saint-Jean de Boiseau et ancien emplacement fontaine On aperçoit de loin le château du Pé, à Saint-Jean-de-Boiseau, où il est possible de dormir dans des chambres créées par des couples d’artistes Bevis Martin et Charlie Youle; EVA & ADELE; Frédéric Dumond et Emmanuel Adely; John Giorno et Ugo Rondinone; Mrzyk et Moriceau (dont je vous reparlerai pour une autre œuvre à Nantes) et Sarah Fauguet et David Cousinard. Dans la cour, la fontaine (Did I miss something ? / Ai-je raté quelque chose ?) de Jeppe Hein a été déménagée… En 2007, elle se trouvait devant la mairie de Couëron (la photographie du bas, prise la semaine dernière), mais je ne l’avais pas vue fonctionner: il faut que quelqu’un s’assoie sur un banc pour déclencher le jet d’eau…

Je vous montre très vite la suite de la croisière… sous le déluge!

Mon voyage à Nantes en 2012:

– un premier aperçu,

– croisière de Nantes à Saint-Nazaire : le début et la fin du trajet

– à Saint-Nazaire

– ça grimpe : trois plates-formes et le mont Gerbier de Jonc

– au jardin des plantes : avec des plantes et des œuvres contemporaines

– sur l’île de Nantes : à l’ouest et au centre

– en ville : le début et la suite du parcours, de l’art dans la rue

– le mémorial de l’esclavage

Tchernobyl mon amour de Chantal Montellier

Couverture de Tchernobyl mon amour de Chantal Montellier

Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgUn album trouvé à la médiathèque en cherchant des albums de cette auteure engagée. Zazimuth avait parlé de cet album il y a déjà un bon moment… mais je l’avais inscrit dans le petit carnet offert par Emmanuelle. J’ai poursuivi la découverte de cette auteure avec Les damnés de Nanterre puis Paris sur sang, mystère au Père Lachaise.

Le livre : Tchernobyl mon amour de Chantal Montellier (scénario et dessin), et C.T. Monteson (couleurs), éditions Actes sud BD, 2006, 130 pages, ISBN 978-2742760435.

L’histoire : à Paris en 2006. Chris Winckler, journaliste indépendante, a reçu du journal de gauche La Vérité la commande d’une série d’articles pour les vingt ans de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. Elle se plonge dans les documents de l’époque, dont le fameux arrêt du nuage aux frontières de la France, la minimisation par les diverses autorités, l’évacuation tardive des populations les plus contaminées. En allant à l’inauguration d’une exposition destinée à lever des fonds pour les victimes, elle tombe sur un homme qui dénonce les organisateurs, qui ne lèveraient les fonds que pour eux… il finit battu par les sbires des Organisateurs. Intriguée, Chris réussit à le faire parler, c’est un ancien ingénieur, qui état présent sur place le jour de la catastrophe… Est-il si simple d’en parler vingt ans après? Chris va devoir affronter aussi la censure par son propre journal…

Mon avis sur la BD : dans le contexte de Fukushima, il est indispensable de lire cet album… et de voir qu’aucune leçon n’a été tirée ni de la catastrophe par elle-même, ni pour la gestion de la crise, la chaîne de prises de décisions est aussi défaillante aujourd’hui! Du côté de la bande dessinée, j’ai eu un peu de mal avec ces dessins très noirs, et l’utilisation de couleurs vives. Toutes les citations en russe ne sont pas traduites (mais compréhensibles avec un niveau très basique et rouillé en russe, en fait)… Aucune révélation pour qui s’intéresse un peu au sujet, mais pour ceux qui n’ont suivi que de loin cette catastrophe ou cru les autorités, sans regarder les divers témoignages, documentaires et synthèses de contre-enquêtes, alors cet album est une bonne base pour mieux comprendre Tchernobyl, ses causes et ses conséquences.

Sur le nuage radioactif qui contourne la France, je préfère le dessin proposé par Grégory Jarry et Otto T. dans Village toxique.

Mon avis sur le sujet : Quand on lit les rapports de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), notamment sur la gestion des incidents avec des chaînes de décision également approximative (revoir l’épisode de la fuite de tritium à la centrale de Civaux dans la Vienne en janvier 2012, la suite de cette fuite en février 2012, incident certes mineur mais très mal géré, ça serait pareil avec un accident plus important), ou la qualité déplorable du béton pour la construction de l’EPR de Flammanville (voir la page de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) sur l’EPR), on ne peut qu’être inquiet sur la construction du super sarcophage de Tchernobyl, qui doit recouvrir l’actuel, plein de fissures et de fuites par le même mastodonte du BTP qu’à Flammanville… sans l’ASN pour contrôler et faire casser tout ce qui est trop approximatif, comme du béton avec des cailloux mais sans ciment (voir les lettres de suite d’inspection du réacteur EPR de Flamanville de l’ASN, notamment une intéressante série en 2010 et 2011, ça semble un peu mieux en 2012)…

Pour aller plus loin : voir le site officiel de Chantal Montellier et voir le mini-reportage sur Arte TV.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Une tour Eiffel brodée (2) : le haut

Une tour Eiffel brodée, 2, la tour en entier Après le bas, voici l’ensemble de la tour Eiffel d’après un modèle d’Isabelle Leloup, dans Accessoires, vêtements et autres bricoles pour les tout-petits au point de croix… Je poursuis très vite avec le début et la fin de l’alphabet…

Et pour répondre à Dalinele, oui, j’ai déjà brodé des tours Eiffel, mais beaucoup plus petites, aucune pour moi… elles ont toutes rejoint des amies :

– une carte tour Eiffel adaptée du modèle pour un meuble

– une tour stylisée terminée en trousse

– deux petites tours Eiffel brodées finies en ATC

– deux marque-pages tour Eiffel, accompagnés chacun d’une ATC en collage, à voir ici et .

Quelques commerces et magasins autour de 1900 à Niort

Niort, magasin de 1898 près du pilori, 1, la façade Après les deux commerces de Georges Lasseron, A la ménagère (1906) et le grand café (1908) (revoir ici ces deux commerces), je vais vous montrer d’autres magasins créés dans les mêmes années dans le même secteur. Une architecture de transition, qui tire tantôt vers la tradition du 19e siècle, tantôt vers l’art déco. Nous commençons rue Berthomé avec ce magasin qui porte la date de 1898 sur le fronton tout en haut.

Niort, magasin de 1898 près du pilori, 2, détail de la façade Un entresol, deux étages réunis par une même très large baie couverte en anse de panier partagée en trois par deux colonnes. Cet immeuble qui utilise encore largement la pierre de taille reste dans une tradition du 19e siècle.

Niort, les galeries parisiennes, 1, vue de trois quarts En face ou à peu près, les Galeries parisiennes sont construites à partir de 1906, dans un îlot qui permet trois façades, la principale rue Victor Hugo, une dans la montée de la rue Berthomé et la façade postérieure rue du Faisan. Une architecture qui fait encore la part belle à la pierre de taille, la structure métallique est limitée à la façade principale. Les formes courbes chères à l’art nouveau (et que l’on trouve la même année au Grand Café) ne sont pas retenues (sauf pour l’angle à peine arrondi), donnant un aspect de grande rigidité…

Niort, les galeries parisiennes, 2, montage de trois vues La marquise (l’auvent vitré au-dessus de l’entrée) de la façade postérieure a été conservée. En revanche, il est très dommage que le lanterneau (partie surélevée du toit permettant le passage de la lumière), qui devait fournir un bel éclairage soit masqué à l’intérieur par un horrible faux plafond. L’intérieur du bâtiment est d’ailleurs complètement déprimant, sans fenêtre et avec une lumière artificielle blafarde.

Niort, un magasin de 1906 près des halles, 1, la façade La même année, en 1906, est construit cet immeuble d’habitation avec magasin en rez-de-chaussée tout au bout de la rue Victor Hugo, sur la place devant les halles.

Niort, un magasin de 1906 près des halles, 2, montage de photographies du décor

Ici, nous sommes complètement dans une tradition d’au moins 30 ans auparavant, avec le monogramme MN sur le fronton, des têtes de lion portant un cartouche avec la date, un décor résolument issu de la deuxième moitié du 19e siècle pour les linteaux des fenêtres.

Niort, Au gagne petit, 1, la façade Rue Victor-Hugo, à côté ou presque de la Ménagère, se trouve le magasin « Au Gagne-Petit »…

Niort, Au gagne petit, 2, la signature de l'architecte Mongeaud et la date 1910 …signé et date « P. Mongeaud / Archte 1910 ». Pierre Mongeaud est l’architecte des ailes de la préfecture des Deux-Sèvres.

Niort, Au gagne petit, 3, montage de quatre photographies avec le décor Ici, nous avons un curieux mélange de vocabulaire architectural. S’il n’y avait pas le premier étage, les panneaux sculptés avec le caducée du commerce, les baies et les lucarnes tendraient à attribuer ce bâtiment au dernier quart du 19e siècle. Mais le propriétaire, F. Foucher, qui a fait mettre son nom dans la travée d’angle, a fait quelques concessions à la modernité au premier étage avec l’utilisation d’huisseries métalliques et une baie en anse de panier sur la travée d’angle.

Niort, le passage du commerce vu des deux côtés Enfin, voici le passage du commerce, percé en biais entre la rue Ricard et la place du Temple. Ici, il s’agissait d’accueillir des boutiques de luxe, le passage était d’ailleurs à l’origine fermé par des grilles, sur le modèle des passages couverts des grandes villes (Paris, Nantes, etc.).

Niort, le passage du commerce sur une carte postale ancienne Sur une carte postale ancienne, ce n’est pas plus mal…

Un nouveau tricot mystère (1)

Tricot mystère, étape 1 Voici un nouveau tricot mystère… Qui devinera le modèle? Quelques indices:

– c’est un modèle récent

– même si c’est la même laine, ce n’est pas une boule de noël

– c’est tricoté en 3,5, et il y a au maximum 68 mailles sur les aiguilles…

Je vais avoir du boulot pour rentrer tous les fils…

PS: la solution est ici… et maintenant, ils sont terminés.