Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Et avec qui je veux, de Jeanne Puchol et Anne Baraou

Couverture de Et avec qui je veux, de Jeanne Puchol et Anne Baraou

Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgUn titre trouvé dans les bacs de la médiathèque, une auteure que j’ai découverte dans l’ouvrage collectif En chemin elle rencontre…

Le livre : Et avec qui je veux de Jeanne Puchol (dessin) et Anne Baraou (scénario), éditions Casterman, 1999, 48 pages, ISBN 9782203399235.

L’histoire : dans les années 1990 à Paris et en Bretagne… Judette Camion déprime… Elle agace son compagnon, le provoque, réussit à se faire virer du boulot parce qu’elle a pris des initiatives, retrouve en vacances en Bretagne (un temps pourri) des amis qui tous voient un psy pour régler les problèmes nés des relations avec leurs parents…

Mon avis : dans cet album en noir et blanc et bavard (beaucoup de texte dans les bulles), les deux auteures (scénariste et dessinatrice) tourne autour de leur « héroïne », Judette Camion, en histoires plus ou moins courtes (de une page à quelques-unes) qui toutes ont pour thème son mal-être… Mais contrairement à ses amis, elle ne va pas voir de psy, d’ailleurs, ceux-ci n’ont pas vraiment l’air d’aller mieux en allant en voir un. Une déprime ordinaire, mais avec quelques situations cocasses… Au final, un avis un peu mitigé…

Pour aller plus loin : voir le blog officiel de Jeanne Puchol.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

L’église de Gigny (3) : le sol

L'église de Gigny brodée, étape 3, avec la rosace et le sol Pour faire une surprise à Marlie, un petit groupe de brodeuse a comploté cet été (lors de la rencontre à Ruffey-sur-Seille). En plus des enveloppes brodées, nous lui avons confectionné une mini bannière… pour ma part, j’ai choisi la grille de l’église de Gigny, parue dans Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici). La toile est une toile de lin. Je vous ai déjà montré l’église et la rosace. Après avoir hésité pour le remplissage du fond (laissé au choix de chacune), j’ai choisi de remplir la partie inférieure, soit plus ou moins le sol, en DMC 94, en choisissant les parties les plus claires. J’ai brodé en bandes verticales sur 3 points, pour obtenir un petit effet…

Voir la suite : l’ensemble terminé.

L'église de Gigny Et voici la même église pris à peu près dans le même axe lors de mes vacances cet été (fin juillet 2012).

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Le pain de Albert-Lefeuvre à Parthenay

Parthenay, Le pain de Albert Lefeuvre, 1, vue lointaine

La ville de Parthenay a reçu en dépôt de l’État un certain nombre d’œuvres d’art dont certaines sont dans le jardin public autour du monument aux morts de 1914-1918, et celle-ci, Le Pain, sur la place du Drapeau, la grande place devant le palais des congrès. Il s’agit d’un groupe sculpté en marbre il a été présenté au salon des artistes français de 1882 sous le n° 4054 et inauguré le 28 octobre 1887, qui représente une mère et ses deux enfants installés sur un socle aussi haut que les sculptures. Il aurait besoin d’un nettoyage (par un professionnel de la sculpture, en évitant « l’erreur d’appréciation » du kärcher poitevin).

Le musée d’art et d’histoire de Parthenay (Musée municipal Georges Turpin ) a acquis en 1986 un modèle en plâtre de 40cm de haut de ce groupe sculpté.

Parthenay, Le pain de Albert Lefeuvre, 2, signature du sculpteur et date 1886 Ce groupe porte la signature du sculpteur et la date de sa réalisation :  » Albert-Lefeuvre / 1886″. Il s’agit du sculpteur Louis Albert-Lefeuvre (Paris, 1845 – Neuilly-sur-Seine, 1924).

Parthenay, Le pain de Albert Lefeuvre, 3, vue de face et de dos La femme est représentée en tenue de tous les jours, avec un fichu sur la tête et un tablier noué par des rubans. Elle découpe une grosse miche de pain. Les deux enfants portent également des vêtements de tous les jours.

Parthenay, Le pain de Albert Lefeuvre, 4, détail de la mère et des deux enfants

Les enfants s’agrippent aux jambes de leur mère, le garçonnet est coiffé court, la fillette a les cheveux longs tressés.

Photographies de février 2012.

Ma tortue au tricot au concours Fleurus…

Une tortue au tricot : vue de face

Rappel, votes jusqu’au 30 novembre 2012…. ce mode d’évaluation (nombre de mention j’aime la photo sur une page facebook) réservé à ceux qui ont un compte facebook, et complètement déconnecté toute évaluation au mérite…

J’ai été invitée par les éditions Fleurus à participer à un concours avec une photographie de ma tortue au tricot (leur suggestion) ou tout autre projet tiré de l’un de leurs ouvrages… J’ai mis le temps à répondre… mais ça y est, la photo est en ligne et les votes sont ouverts via Facebook il faut avoir de compte)…

La gagnante (je ne pense pas que beaucoup de messieurs participent) sera celle qui aura le plus de votes… Il faut cliquer sur participer, reconnaître la tortue, cliquer sur le bouton du haut qui apparaît après survol de l’image (pouce) pour voter, sur le F pour partager ensuite avec vos « amis »… Une seule participation par votant… jusqu’au 30 novembre 2012 seulement.

Un fou médiéval…

Carreau médiéval avec un fou, la broderie Après avoir brodé l’oiseau, je me suis attaquée au Fou, qui lui vient d’un carreau conservé au musée national de la céramique de Sèvres. Le modèle est tiré de Sacs brodés au point de croix, motifs de carreaux de faïence, de Catherine Auguste et Odile Baudron chez Edisud. J’ai ressorti une des toiles qui ressemblent à du canevas de lin (tissu d’ameublement), en version jaune, avec le fil Terre d’Afrique, de Annick Abrial / les fils de morphée. Il est parti avec une finition à découvrir bientôt chez Capucine O.

PS: voir la finition en trousse.

Le jeu des 1000 euros par Bertrand Bossard au TAP

Poitiers, le théâtre et auditorium,12, vu depuis la grande passerelle J’avais commencé ma saison 2012-2013 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP par la visite déguidée (hors abonnement) et une lecture de Bertrand Bossard, j’ai poursuivi avec son jeu de Mille euros.

Le spectacle : il s’inspire du jeu des 1000€ sur France-Inter. Deux acteurs en tenue d’astronomes arrivent sur scène, la culture a disparu, ils veulent la remettre au goût du jour grâce à une résurrection du célèbre jeu, sélection dans la salle et métalophone compris…

Mon avis : j’ai plutôt aimé la première partie, mais après l’intermède musical, je me suis ennuyée dans les longueurs, le spectacle partant dans tous les sens… dommage!

Ce soir, je retourne au TAP, cette fois pour voir The Four Saisons Restaurant de Roméo Castellucci. Je n’avais pas pris Sur le concept du visage du fils de Dieu (pas envie de voir un spectacle sur la déchéance d’un vieil homme), joué sous protection policière (contrôle avant l’accès au parvis) la semaine dernière suite à des menaces de perturbations d’extrémistes soit-disant catholiques, sans la scène avec les enfants (dérogation refusée pour la première fois en France)… et en présence de l’archevêque de Poitiers, Mgr Wintzer, mardi dernier (voir compte rendu de la presse locale)… Mais finalement, contrairement à ce qui s’est passé ailleurs depuis un an, les intégristes (80 environ) se sont réfugiés dans leur chapelle.

Des concours passés et à venir…

Rangement de rubans, 2, le dessus du couvercle avec les oiseaux Je viens d’être recontactée par Zéliane, pour le salon de Fleury-les-Aubrais en septembre 2013, l’association de Fil en idées organise un nouveau concours… Il s’agira de broder une gourmandise sur un format 21×29,7, toutes les techniques de broderie sont acceptées… tous les renseignements par les liens précédents, et vous pouvez revoir ma participation à l’édition 2011 avec une chouette, une deuxième chouette, un petit piaf et un hibou, l’ensemble est revenu ici avec un petit bonus. Vous pouvez découvrir aussi la finition en boîte à ruban.

La broderie pour le concours de Nans-sous-Sainte-Anne en 2012, 7, l'ensemble Il est toujours temps de vous inscrire au concours de vous inscrire au prochain concours de Nans-sous-Sainte-Anne (organisé par Marlie)… je réfléchis à nos « vertes prairies »… qui succèderont aux Vaches dans le rouge que j’aime en 2012. Vous pouvez aussi revoir le motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours de 2011. Renseignements et inscriptions par ce lien direct

Grille reçue pour Moncoutant 2012 Enfin, ma boîte à couture, est revenue de Moncoutant accompagnée d’un lot de consolation, un kit « Qu’est que ceci veut bien dire » de Il était une fois.

Des mitaines terminées…

Des mitaines terminées Et voici mes mitaines terminées, elles sont assez longues pour monter presque jusqu’au coude…

Modèle qui vient de sortir dans le Modes et travaux spécial fêtes (H5, novembre 2012)… La laine est la même que pour le gilet pour mon père.

Revoir la première et la deuxième juste tricotées.

Dans la même revue, j’ai réalisé un autre modèle de mitaines et adapté un point fantaisie pour un carré au tricot et un chat rigolo au tricot.

Merci à l’amie qui a pris la photo…

Les affreux de Chloé Schmitt

Couverture de Les affreux de Chloé Schmitt

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Les affreux de Chloé Schmitt, éditions Albin Michel, 2012, 189 pages, ISBN 978-2226242990.

L’histoire : de nos jours dans une grande ville indéterminée. Un homme, Alphonse, a été victime d’un accident vasculaire cérébral. Il survit, reste lucide mais est incapable de bouger ni de parler. Il insiste avec impuissance à la vie qui continue, la lamentation de sa femme Clarisse, l’impossibilité de signaler son état à son amante, les amis qui viennent en visite mais ne savent pas comment s’y prendre… et la déchéance du corps, la bave, l’impossibilité d’exprimer ses besoins.

Mon avis : ce livre est le premier d’une toute jeune auteure de 21 ans. Le récit se fait à la première personne dans la bouche du narrateur. J’ai eu beaucoup de difficulté avec le style trop familier à mon goût, des phrases courtes, parfois grammaticalement incomplètes, avec beaucoup de gros mots, l’emploi assez systématique d’adjectifs à la place d’adverbes… La dépression de la femme vue par le mari, qui aboutit à son suicide quand elle découvre l’amante de son mari, est décrite avec dureté… La deuxième partie n’est guère plus gaie, le narrateur est alors recueilli par son frère violent avec sa compagne… Ce livre a eu beaucoup de critiques favorables, de mon côté, je suis passée à côté, que ce soit pour le style ou pour l’histoire.

Logo rentrée littéraire 2012

Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

 

Du Guesclin délivre Poitiers des Anglais en 1372 (plafond de Brunet)

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 1, vue générale

Après vous avoir montré le plafond de la salle du blason par Émile Bin et avant de vous montrer celui de la salle des mariages par Léon Perrault , voici le plafond de la salle des fêtes de l’hôtel de ville de Poitiers (un édifice dont je vous ai déjà abondamment parlé : avant rénovation, en cours de rénovation et après rénovation, l’ancien musée dans l’hôtel de ville, la science et l’agriculture de Louis Ernest Barrias sur le fronton, les tigres chimères d’Auguste Cain)… Si la construction l’hôtel de ville est achevée en 1875, la réalisation du décor intérieur va encore prendre plusieurs années. Ce plafond représente la libération de Poitiers par Du Guesclin en 1372… enfin, libération, ça reste à voir, les clefs de la ville lui ont été offertes par les Poitevins!

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 2, signature de Jean Brunet 1885 Ce plafond est signé du peintre poitevin Jean [Baptiste] Brunet (1849 – 1917) et daté de 1885… Pour mes amies tricoteuses qui trouveraient celui-ci trop guerrier, je vous invite à découvrir sur le site du musée Sainte-Croix de Poitiers une Tricoteuse (1873). D’autres œuvres conservées au Louvre sont davantage dans la veine de ce plafond…

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 3, Du Guesclin à la tête de ses troupes En pleine guerre de Cent Ans, Bertrand Du Guesclin, à la tête de ses troupes à pied sonnant des cors et protégé par une Victoire, fait une entrée triomphante à cheval dans la ville le 7 août 1372 (Poitiers avait été prise par Jean/John Chandos en septembre 1361 et était depuis sous gouvernance anglaise, voir sur Histoire Passion la reconquête de la Saintonge et de l’Angoumois par Du Guesclin de 1372/1373). Tiens, au passage, il faudra que je vous montre un de ces jours aussi le cénotaphe de Jean Chandos à Mazerolles (juste à l’entrée de Lussac-les-Châteaux).

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 4, Poitevins sur les remparts, à gauche Il y est accueilli (au moins sur le tableau) par la foule en liesse en haut des remparts (vous pouvez revoir ici le rempart sud et la tour Aymar de Beaupuy et le pont Achard).

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 5, Poitevins sur les remparts, à droite

Les troupes de Du Guesclin semblent flotter sur les nuées, les familles, hommes, femmes, enfants (et même bébé) fêtent cette arrivée…

Poitiers, plafond de la salle des fêtes de l'hôtel de ville, 6, Poitevins sur les remparts, au centr

Beaucoup de femmes et d’enfants, dans cette foule, au moins dans la partie centrale…Dans l’affaire, ce sont les échevins de Poitiers qui gagnent des privilèges… A partir de fin 1372, tout échevin de la ville est automatiquement anobli par le roi…

Photographies de septembre 2011.