Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Projet Butterfly

Navette à frivolité L’autre jour, Véro 21 / On se motive encore a relayé une opération du musée de l’holocauste à Houston qui souhaite collecter 1.500.000 papillons réalisés dans différentes techniques d’ici le printemps 2012 pour symboliser les 1.500.000 enfants disparus lors de l’holocauste. 400000 sont déjà arrivés à bon port, vous pouvez en découvrir quelques-uns ici. Les informations utiles ont été reprises en français par Véro 21 / On se motive encore, qui propose aussi une grille gratuite de papillon, bien sûr. De mon côté, j’ai commencé à collecter des modèles pour en réaliser en frivolité, à coudre sur un tissu fleuri… Je ferai des photographies lors de la prochaine séance photo de mes réalisations de ces derniers jours.

Je réutiliserai aussi la plaque de découpe que j’ai utilisée l’autre jour pour faire une carte.

Le dernier numéro d’Anna Burda (reçu cette semaine) propose aussi beaucoup de modèles de papillons…

Mes papillons pour le projet Butterfly :

Le Paradis de Romeo Castellucci

Le parvis du théâtre ausitorium de Poitiers Je suis en train de faire le point des articles promis pour l’avenir et que je n’ai pas mis en ligne parce que j’avais d’autres sujets d’actualité… Je ne procrastine plus, enfin, plus dans ce domaine, . Mais pour mars où je n’aurai pas trop la tête à écrire, je vais programmer les articles pour tout le mois ce week-end et laisser juste quelques trous pour l’actualité des SAL/HAL en cours… Je complèterai au fur et à mesure ce que j’ai préparé s’il y a de l’actualité à ajouter.

Je commence donc le rattrapage du retard par Paradis de Romeo Castellucci, que j’ai vu il y a déjà quelques semaines. Il s’agit d’une installation librement inspirée de Dante, disait la présentation du spectacle au TAP/théâtre auditorium de Poitiers (sur la même page, la liste des co-producteurs…). La trilogie Enfer/Purgatoire/Paradis avait été présentée l’été dernier au festival d’Avignon, et la même semaine que le Paradis était présenté l’Enfer (que je n’ai pas vu), le Purgatoire devrait être donné la saison prochaine.

Il s’agissait donc d’une installation qui avait demandé une grande préparation. Tous les sièges de la salle d’auditorium (la salle fait plus de 1000 places, mais il y en a au balcon) avaient été démontés, et un grand cube peint en blanc installé dans la pièce. C’est là que ça se gâte… Il faut d’abord entrer dans une première pièce noire, là, un bruit d’eau attire le spectateur (5 à la fois, pour 5 à 10 minutes) dans une deuxième pièce, où il faut pénétrer en passant par une sorte de buse de 800 (80 cm), peut-être 1000 ? Un rideau d’eau coule, et sur l’arête en haut, un danseur se contorsionne, puis un liquide rouge dégouline le long de la paroi… Le rapport avec le Paradis de Dante ? Pas compris de mon côté (ni des personnes présentes en même temps, ni d’autres personnes qui ont vu cette performance). La notice parlait ‘expérience intime, certes, mais qui est censé interroger le spectateur sur sa place dans le monde, alors là, ?????

Si quelqu’un a vu la performance dans une autre ville ou ici, je suis preneuse de vos avis et vécus…

Post-scriptum : en 2010, j’ai vu Hey Girl, je n’ai pas du tout aimé.En 2012, j’ai vu The Four Saisons Restaurant.

Carte pour l’échange anniversaire, février

Carte pour l'échange anniversaire de février Cela faisait longtemps que je n’avais pas participé au défi hebdomadaire du forum de Thalie, scrap et les cartes diverses. J’ai donc pris le cardlift (carte proposée à réinterpréter) du défi du 8 au 15 février 2009 pour confectionner cette carte anniversaire. Le bleu, ce n’est pas seulement pour moi, mais avant tout parce que c’est la couleur préférée de Mamypat. J’ai pris une carte double bleu pâle, découpé des bandes de motifs sur fond bleu dans des magazines, ajouté un autocollant bon anniversaire, un nœud en ruban bleu, comme sur la carte proposée. J’ai rehaussé l’image de colle à paillettes bleues, et perforé les angles extérieurs, histoire d’utiliser l’une des perforatrices achetées pendant les soldes !

Cette carte est donc partie chez Mamypat, avec un petit cadeau brodé que je vous montrerai prochainement, et un petit cadeau autre, dans le cadre de l’échange anniversaire organisé par Vivi / Jujuraph.

Post scriptum : Je l’ai accompagnée d’une fée brodée montée en trousse

L’hiver à la montagne (4)

La quatrième étape du SAL l'hiver à la montagne Déjà la quatrième étape et donc la moitié du parcours pour le SAL l’hiver à la montagne organisé par Tezca. Il s’agissait de broder les flocons au-dessus de la frise brodée au cours de la troisième étape.

Les quatre premières étapes du SAL l'hiver à la montagne Le fil est bien sûr toujours Manhattan de la compagnie des brodeuses que m’a envoyé Zazimuth et le blanc DMC. La grille est disponible au club point de croix.

Toutes les étapes de ce SAL :

Procrastination et flagornerie

Les deux derniers mots rarement usités (mais plus que les précédents…) proposés par Bidouillette – Tibilisfil étaient flagorneux/flagorneur et procrastination

Pour flagorneux, il est peu usité, mais le nom flagornerie l’est presque chaque semaine dans la presse, en équivalent de la rubrique de la Brosse à reluire du Canard enchaîné. Si vous ne voyez pas, je vous conseille la saine lecture de cet hebdomadaire… Flagorner (flatter bassement, obséquieusement) est une activité de dirigeants… et de blogueurs/blogueuses ? ! Et dans le contexte, je l’ai placé à propos de ma très jolie (si ! qui osera dire le contraire ?) orchidée brodée dans l’article sur mon orchidée qui continue à bien fleurir.

Quant à la procrastination, c’est une activité à laquelle je me livre quotidiennement, et que j’ai vaincu pour une fois hier, démasquée par Emmanuelle… En fait, pas hier, je l’ai cousu pendant le week-end. C’est étrange, j’avais cru que ce mot était plus fréquent que le précédent, mais procrastination n’est pas dans le Petit Larousse de mon entrée en sixième (j’ai pris ce que j’avais sous la main), alors que flagorneur y est. Et pourtant, l’art de remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même, c’est déjà de la procrastination, mais remettre la finition d’un ouvrage à… dans combien de mois, déjà…? Là, est-ce que c’est devenu pathologique ? Il faudra que je demande à ma psychologue, à l’occasion ! !

Les mots rares proposés par Bidouillette, M. et M. (Michel et Michèle) Vallière et autres :

Ricky, de François Ozon

J’ai vu ce film, Ricky, de François Ozon (après une nouvelle d’une vingtaine de pages de Rose Tremain), il y a une dizaine de jours mais n’avais pas eu l’occasion de vous en parler.

L’histoire : une ouvrière célibataire, Katie (Alexandra Lamy) avec sa fille de 7 ans, dans un HLM de banlieue. Un jour, elle rencontre un autre ouvrier, intérimaire d’origine espagnole, Pedro (Serfi López). Ils ont rapidement un bébé, Ricky. Celui-ci n’arrête pas de pleurer. Un jour, il a un bleu sur une omoplate, ma mère chasse le père, qu’elle soupçonne de maltraitance. Quelques jours plus tard apparaissent chez le bébé des ailes (qui ressemblent furieusement, à cette étape, à des ailes de poulet déplumé). La suite en salle…

Mon avis : je regrette d’y être allée, franchement, si François Ozon voulait parler de la famille et de ses relations, il n’avait pas besoin de ce bébé aux ailes ridicules… D’ailleurs, c’est un bébé mignon à part ça, même s’il pleure tout le temps. La première scène, avec l’assistante sociale, qui doit se placer quelque part au milieu du film, après la naissance du bébé mais avant la sortie des ailes, n’apporte vraiment rien… si ce n’est de la confusion, à en juger par les commentaires à la sortie de la salle. Vraiment, un film décevant de la part de François Ozon, il aurait mieux fait de choisir soit le volet carrément fantastique, soit une approche réaliste d’une famille recomposée en HLM.

Pour aller plus loin : le site officiel du cinéaste François Ozon.

PS : j’ai boudé les films suivants de François Ozon, mais suis finalement allée voir en 2012 Dans la maison (pour le rôle de Lucchini) et Une nouvelle amie, en 2014, Frantz en 2016…

Finition pour mon SAL à la poursuite des souris

Sac avec le SAL à la poursuite des souris 35.000 personnes ont signé la pétition de l’association Léa pour Samy, mais il faut au moins 100.000 signatures pour solliciter auprès du Conseil d’État la reconnaissance conforme à la définition de l’organisation mondiale de la santé (OMS) de l’autisme en France, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Pour signer la pétition, il suffit d’aller sur le site de l’association et de ne pas oublier de confirmer la signature par le message électronique que vous recevrez.

Vous vous souvenez du SAL à la poursuite des souris organisé l’année dernière par Chantal / Artscor83 sur une grille extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall ? Et bien ça y est, j’ai arrêté de procrastiner et je l’ai finitionné après l’avoir renforcée avec de la toile thermocollante au dos. Je l’ai transformé en sac sur un modèle des Idées de Marianne, n° 138, de janvier 2008. Ils le proposaient avec une broderie sur le matériel de peinture, avec les chats, j’ai mis dans ce sac d’un peu plus de 40 cm de côté le coton qui me sert pour la frivolité et peut-être un jour pour le crochet si je m’y remets. J’ai utilisé un tissu vert foncé (et oui, ça change du bleu…) et un tissu rouge pour la doublure. Pour renforcer le fond, j’ai ajouté un carton entouré d’une pochette de tissu que je peux enlever, il faut bien penser à la lessive. Pour les anses, j’ai ajouté une petite surpiqûre de chaque côté, c’est vraiment plus joli comme ça.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

En février, j’ose le rose (4)

Hier, la barre des 100.000 pages vues a été franchie (par 48.000 visiteurs, enfin, chacun est compté une fois par jour), merci à vous pour toutes vos visites…

La quetrième étape du SAL e février, j'ose le rose Le SAL En février, j’ose le rose, créé par Miss Fil, se poursuit. Samedi, elle nous a proposé une grande fleur sur fond noir. Comme ma toile est d’un gris foncé, je n’ai pas brodé le fond. Pour les pétales, j’ai pris des roses et mauves. Pour le cœur de la fleur, j’ai pris un jaune vif et ajouté un contour au point avant en orange. Le centre s’ornera d’une petite perle, mais je vais finir la broderie de la dernière case (objectif samedi prochain) avant de la fixer pour ne pas être gênée.

Toutes les étapes de ce SAL :

Le meurtre du samedi matin de Batya Gour

Couverture du meutre du samedi matin, de Batya Gour, en édition Fayard pioche-en-bib.jpg

Vous vous souvenez du Meurtre à l’université ? Voici l’épisode qui le précède.

Le livre : Le meurtre du samedi matin, un crime psychanalytique, de Batya Gour, traduit de l’hébreu par Jacqueline Carnaud et Laurence Sendrowicz, série une enquête du commissaire Michaël Ohayon, Fayard, 1993, 383 pages, ISBN 2-213-03174-6 (existe en édition de poche dans la collection Folio policier, éditions Gallimard, 2007, 412 pages, ISBN 9782070308965 ).

L’histoire : un samedi matin tôt dans une banlieue sans doute un peu chic de Jérusalem (ancien quartier colonial). Dans une grande bâtisse qui appartient à l’institut de psychanalyse de Jérusalem, fondé un peu avant la guerre par des psychanalystes venus d’Europe et fuyant la montée du nazisme, le docteur Eva Neidorf, qui rentre d’un voyage aux États-Unis, doit prononcer une conférence devant tous les membres et étudiants de l’institut. Mais une heure avant la conférence, elle est retrouvée assassinée, ses notes ont disparu. L’assassin est-il venu de l’extérieur ou est-ce un membre de l’institut ? Dans ce cas, quelle conférence pourrait valoir une vie ? Le vieux professeur Hildesheimer, un des membres fondateurs, va guider le commissaire Michaël Ohayon dans le monde de la psychanalyse, des étudiants, de leur formation en suivant eux-mêmes une analyse, des superviseurs, des contrôleurs, de la commission qui permet aux postulants de présenter un cas à l’ensemble de ses futurs (ou non ) pairs…

Mon avis : quelques heures de plongée dans le monde de la psychanalyse… Bon, clairement, je ne m’engagerai pas dans cette voie – en tout cas pour l’instant -, la psychothérapie devrait suffire à m’aider à remonter la pente. Mais ce polar gentillet, très propret (pas de sang partout), dans l’univers feutré des cabinets entre les fauteuils et le divan, mérite que l’on s’y arrête.

Ce livre me donne envie de poursuivre la lecture de la série, dans l’ordre :

Mascarades de Lyes Salem

N’y a-t-il donc aucun spectateur ou presque aux séances de 18h ? Comme pour Les trois singes de Nuri Bilge Ceylan, il n’y avait pas plus de 15 personnes à la projection de Mascarades de Lyes Salem. Ce film a obtenu des prix à plusieurs  » petits  » festivals en 2008 : le Valois d’or du meilleur film à Angoulême, le meilleur long métrage de fiction à Namur, le prix de la première œuvre et du meilleur espoir féminin aux journées cinématographiques de Carthage.

L’histoire : dans un village d’Algérie, dans les Aurès. Lors d’un mariage, les femmes présentes se moquent de Rym, qui est atteinte de narcolepsie ou maladie de Gélineau (elle s’endort à tout moment). Son jeune neveu le rapporte à son père, Mounir (joué par le réalisateur, Lyes Salem). Rentré saoul de cette soirée, il hurle sur la place du village qu’il va marier sa sœur à un riche homme d’affaire étranger. Dès lors, tout le monde le courtise, veut l’approcher et lui faire des cadeaux, puisqu’il risque ainsi d’être à une place influente. Mais c’est un mensonge, et Rym a un petit ami caché depuis quatre ans…

Mon avis : Un film sur la vie rurale en Algérie, l’envie, le rôle de la rumeur, la corruption, l’escroquerie. Et pas plus de ceinture de sécurité ici que dans le Liban de Je veux voir dont je vous parlerai bientôt ! Vraiment, un film où l’on passe un bon moment, même si ce n’est pas un grand film qui laissera une trace profonde chez le spectateur.

Pour aller plus loin : le site officiel du film, et le site de l’association française de narcolepsie, cataplexie et hypersomnie (ANC).