Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Semaine de la langue française et printemps des poètes 2009

Comme en 2008, la semaine de la langue française propose 10 mots, pour jouer avec la langue… d’ici la fin du mois de mars. Les mots proposés sont : ailleurs, capteur, clair de terre, clic, compatible, désirer, génome, pérenne, transformer, vision. Ouille, ça va être difficile à caser tous ensembles…

Cliquez sur le lien pour revoir ce que j’en avais fait en 2008. Qui veut jouer cette année ?

Le printemps des poètes 2009 bat son plein cette semaine. Tout le programme sur le lien. De mon côté, j’essayerai samedi prochain d’aller voir les poètes libanais Abbas Beydoun et Iskandar Habache au Toit du Monde à Poitiers.

Post-scriptum : ma proposition en 2009, et voir aussi celles de 2010, de 2011 et de 2012.

L’hiver à la montagne (5)

L'hiver à la montagne, cinquième étape Pour la cinquième étape du SAL l’hiver à la montagne organisé par Tezca, celles qui brodent la grille 2, comme moi, avaient comme mission de broder les sapins, montagnes et flocons en haut à gauche. La prochaine étape sera proposée le 15 mars.

L'hiver à la montagne, les cinq premières étapes Le fil est bien sûr toujours Manhattan de la compagnie des brodeuses que m’a envoyé Zazimuth et le blanc DMC. La grille est disponible au club point de croix.

Toutes les étapes de ce SAL :

Les naufragés de l’île Tromelin d’Irène Frain

Couverture des naufragés de l'île Tomelin, d'Irène Frain J’ai reçu ce livre par le site Chez les filles.com, qui m’a déjà envoyé d’autres ouvrages (voir en fin d’article).

Le livre : Les naufragés de l’île Tromelin, d’Irène Frain, éditions Michel Lafon, 2009, 373 pages, 9782749909905.

L’histoire : 1761, dans l’océan Indien, à une semaine de navigation en vents contraires de Madagascar. La flûte (navire trois-mâts à vocation marchande, armé) L’utile est un bateau de la compagnie des Indes. Mais son commandant, Lafargue, a embarqué, à titre privé et donc clandestinement, pour son propre profit, 160 esclaves (enfin, la plupart à lui, quelques-uns sont des  » investissements  » de ses officiers). Il décide de prendre une route dangereuse, où une carte mentionne une île qui n’est alors peut-être qu’une légende, peut-être réelle, alors qu’elle est localisée plus loin sur une seconde carte. En dépit des vols d’oiseaux, qui annoncent l’approche d’une terre, il s’obstine dans cette direction. Le bateau s’échoue dans la tempête. L’île ou plutôt l’îlot existe bien, soumis à de violents courants marins à ses abords et aux ouragans. Si seulement une vingtaine de membres d’équipage périt en mer, la moitié des esclaves n’arrive pas sur l’île. La survie s’organise sous la conduite du second du bateau… pour l’équipage dans une premier temps. La suite ? Une partie est racontée en 4e de couverture, mais je préfère vous laisser la découvrir…

Mon avis : un beau récit d’aventure, qui, au fond, m’a peut-être rappelé les romans de Jules Verne, de Frison-Roche ou autre que je lisais quand j’étais petite. Je l’ai lu d’une traite dimanche matin. La narration alterne entre le point de vue des historiens, à la recherche des témoignages et de leur authentification, celui de l’équipage et surtout des officiers, et celui des esclaves. Un livre agréable à lire, basé sur une histoire vraie en partie confortée par des recherches archéologiques sur cette île administrée par le préfet des préfet des TAAF (terres australes et antarctiques françaises), avec les Kerguelen ou la Terre Adélie, une station météo permanente est en place sur l’île Tromelin depuis les années 1950.

Pour aller plus loin : le site officiel d’Irène Frain et le site officiel des éditions Lafon/les Naufragés de l’île Tromelin, avec les premières pages du livre, une interview d’Irène Frain, et d’impressionnantes photos et vidéos de l’île (et de moins utiles de l’auteure…).

Et pour bien saisir tous les tenants et aboutissants de ce récit, un peu d’histoire est nécessaire. Le livre reprend, dans le texte et à la fin, le contexte des recherches historiques et archéologiques sur ce naufrage et cette épave, mais manque un peu de contexte historique. Si L’utile a pris cette route dangereuse, c’est parce qu’il transportait une cargaison clandestine, mais aussi en raison de la guerre de sept ans, qui a opposé d’un côté la France et l’Angleterre, de l’autre, l’Autriche et la Prusse, en Europe, en Amérique (prise de Montréal par les Anglais en 1760, Souviens-toi !, comme disent les Québecois) et en Inde. Dans ce contexte, la guerre était aussi économique et marchande, avec un blocus des îles de l’océan indien, et un affrontement des deux compagnies qui avaient des monopoles d’État, la Compagnie des Indes orientales pour la France et la British East India Company pour l’Angleterre. Parallèlement, ces deux pays ont délivré des lettres de course (ou lettres de marque), qui permettaient à des bateaux civils armés de s’attaquer à un bateau ennemi pour en prendre la cargaison. Les corsaires de ces bateaux étaient soumis à un règlement assez précis sur le butin, les prisonniers, etc. Quant au commerce négrier, il était lui aussi régi par des règles, si ignobles soient-elles, et relevait, comme la course des corsaires, de ce que l’on appellerait aujourd’hui des partenariats publics/privés. J’entends hurler d’ici les historiens et les politiciens, mais ça y ressemble fort. Une compagnie privée accomplissait les basses œuvres au nom d’un État avec qui elle était liée par contrat souvent très lucratif pour le privé (ça ne vous rappelle rien? Les compagnies privées pour la logistique des soldats américains en Irak, la construction des nouvelles prisons et hôpitaux en France, etc. Et messieurs des ex-RG, n’oubliez pas d’ajouter une petite ligne de plus dans mon dossier ex-Edvige, mais je digresse encore…).

Je vous propose quelques liens qui peuvent vous aider à cerner le contexte :
– le musée de la compagnie des Indes à Lorient (que j’aimerais bien visiter un jour)
– les compagnies des Indes
– les salles sur la traite négrière au château des ducs de Bretagne à Nantes, avec un dossier pédagogique en ligne (si vous voulez atteindre cette salle et en profiter, zappez le début de l’exposition du château, l’histoire de la Bretagne, etc., sinon, vous serez épuisé par la visite avant d’y arriver)
l’espace pédagogique de l’académie de Nantes sur la traite négrière, avec de nombreux liens vers des ressources en ligne
– la guerre de sept ans au Canada, ressources sur le site de l’université de Marianopolis.

Logo de Chez les filles Le site Chez les filles.com (merci à eux et notamment à Suzanne) m’ont déjà envoyé ces autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.

Je veux voir, de Johana Hadjithomas et Khalil Joreige

J’ai vu ce film, Je veux voir, de Johana Hadjithomas et Khalil Joreige, il y a quelques semaines, il était suivi d’un débat avec une association pacifiste, le Mouvement pour la paix (mais les bombes antipersonnelles n’ont pas été abordées, seulement de savoir si ce film est une fiction ou un reportage…).

L’histoire : Rabih Mroué, acteur libanais, et Catherine Deneuve, qu’on ne présente plus, se rendent ensembles en voiture en une journée au sud-Liban et jusqu’à la frontière avec Israël, en zone contrôlée par l’ONU, voir les dégâts de la guerre de 2006. Beyrouth est déjà en pleine reconstruction, mais dans le village où Rabih Mroué a passé son enfance, impossible pour lui de reconnaître la maison de sa grand-mère, les gravats encombrent tout, plus rien n’est reconnaissable. Catherine Deneuve, de son côté, est sidérée par cette vison de destruction.

Mon avis : un film très fort, qui prend le parti de ne pas ajouter de commentaires. Juste la sidération des deux acteurs. Il a été tourné en six jours, c’est bien une fiction… qui a pour cadre un environnement réel composé des ruines de guerre et des routes minées. La mer rouge de rouille aux abords de la plage où sont déversés les gravats du déblaiement des quartiers de Beyrouth ne vous laissera pas indifférent. Si vous en avez l’occasion, n’hésitez pas à voir ce film assez court.

À propos du débat : pendant le débat est venu la question de la ceinture de sécurité, pas portée par Rabih Mroué, qui conduit la voiture, mais à qui Catherine Deneuve dit à trois reprises de la boucler. Réflexe d’occidentale, a-t-il été dit. Je ne suis pas tout à fait d’accord, parce que spontanément, Catherine Deneuve ne boucle pas sa ceinture. Elle en prend conscience uniquement dans des situations où elle ressent le danger, à Beyrouth quand tout le monde grille les feux rouges, sur la route dans un rond-point quand une voiture arrive à contre-sens, quand des avions les survolent à basse altitude. Je ne suis pas non plus tout à fait d’accord avec le fait que les Libanais ne porteraient pas la ceinture parce qu’ils ont vécu des situations dramatiques et qu’ils décident de flirter avec la vie et la mort… Si vous allez voir Mascarades de Lyes Salem, en Algérie non plus, point de ceinture à l’écran. Et en Italie (surtout du sud), en Grèce, ailleurs en Méditerranée, la ceinture n’est pas plus systématiquement bouclée… Le problème n’est donc pas lié à la guerre. Mais portez tous la ceinture, même dans les autocars quand ils en sont équipés, cela vous évitera (et surtout à votre famille) bien des drames.

Carte pour des amis

Carte avec tampon magnola Pour répondre à des amis, j’ai confectionné vite fait cette carte. J’ai pris du papier maison un peu épais, blanc, un rectangle de 8 cm sur 13. J’ai coloré un peu les bords à la peinture rose-rouge à l’éponge, puis fait un fond en gouache jaune diluée également étendue à l’éponge. Après séchage j’ai ajouté une empreinte de tampon Magnolia que Laury avait jointe à sa carte de noël. Puis j’ai collé le tout sur une carte simple découpée (15 x 20 cm) dans le même papier à texture que la carte envoyée l’autre jour à la Petite fée Nougat.

SAL confiture de tomate (0)

Démarrage du SAL confiture de tomates Demain, Leti nous proposera la première étape du nouveau SAL qu’elle organise autour de la grille Confiture de tomates de Lili Points. J’ai commandé et reçu la grille, acheté les fils, pour la toile, j’hésite encore… Mon bleu préféré ou une autre ?

Pour le SAL Tea times de Lili Points organisé en février/mars 2008 par Leti, j’avais choisi une toile orange.

Et ma confiture de tomates vertes est encore ici, même si les pots sont vides maintenant…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Archéologue d’autoroute, de Denis Montebello

Couverture d'archéologue d'autoroute, de Montebello pioche-en-bib.jpg Il y a quelques semaines, en lisant Fouaces et autres viandes célestes textes de , photographies de Marc Deneyer, éditions Le Temps qu’il fait, j’avais été intrigué par le titre d’un autre livre de cet auteur. Je l’ai trouvé à la médiathèque.

Le livre : Archéologue d’autoroute, de Denis Montebello, éditions Fayard, 2001, 130 pages, ISBN 9782213611358.

L’histoire : île de Ré, la prison centrale de Saint-Martin-de-Ré (le lieu n’est pas formellement mentionné mais facilement identifiable). Le narrateur est embauché pendant six mois pour animer un atelier d’écriture auquel seuls les prisonniers pourront assister, pas les gardiens, un peu jaloux de cette attention aux prisonniers et pas à eux. Il aurait, dit-il, aimé être archéologue d’autoroute, c’est-à-dire archéologue sur un chantier d’archéologie préventive. Mais les 100 premières pages sont consacrées à l’atelier d’écriture, restitué un peu à la façon d’une pièce de théâtre, avec de nombreux sauts de lignes… Ambiance de la prison, discussions sur le thème retenu par l’atelier.

Mon avis : une heure suffit pour lire ce livre qui m’a un peu déçue. Je n’ai pas saisi comment, à la page 100, il passe, après une évasion, de l’atelier d’écriture au récit d’une fouille archéologique préventive, préalable à un chantier routier. Au passage, ça ne se passe plus du tout comme c’est narré ici… La réglementation de l’archéologie préventive n’est pas passionnante.
En revanche, la prison centrale de Saint-Martin-de-Ré mérite que l’on s’y arrête un peu. La citadelle fut utilisée, de 1873 à 1938, pour regrouper les prisonniers condamnés au bagne, à destination de Cayenne ou de la Nouvelle-Calédonie. Le capitaine Dreyfus et Guillaume Seznec ont transité par ces murs. Aujourd’hui, c’est une prison centrale réputée comme vétuste, où sont enfermés 400 prisonniers consacrés à de longues peine. Même si Ré n’est plus une île avec son pont, l’évasion en reste difficile. Saint-Martin-de-Ré fait partie du réseau de villes protégées au patrimoine mondial de l’UNESCO au titre des fortifications de Vauban. Une salle du musée Ernest-Cognacq évoque le départ des bagnards.

SAL Etude de plantes, de Milkinise. Le jasmin, sixième étape

Les fleurs de jasmin et le papillon Pour cette sixième étape du SAL études de plantes organisé par Milkinise, j’ai terminé la première grille que j’avais choisie, le jasmin. Je vous montre les détails du haut, avec les fleurs et le papillon, et du bas, avec les différentes étapes de l’éclosion du bouton floral. Il me reste à la repasser (!!!) et à la finitionner.

Les boutons de jasmin Pour les six prochains mois, je broderai le géranium, proposé dans De fil en aiguilles n° 63, de mai-juin 2008, revue dans laquelle j’ai déjà réalisé la boîte à trucs, partie chez Alix.

Le projet études de plantes : il s’agit de broder sur 12 mois au moins une des grilles sur le thème Étude de plantes parues dans la revue De fil en aiguilles. Nous présentons nos avancées chaque premier du mois. J’ai choisi le Jasmin (n° 64 de la revue) et donc bientôt le géranium du n° 63.

Mais pour celui-ci, j’hésite encore pour la toile, je prendrais bien la même, il faut que je vérifie précisément si les deux grilles ont la même dimension, et dans ce cas, je ferai une pochette spéciale pour mes futurs SAL avec ces deux plantes. Qu’en pensez-vous ?

Le jasmin du SAL étude de plantes terminé Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Dans la colonne de droite, retrouvez tous mes SAL en cours et mes SAL terminés.

César 2009

Après une journée passée au grand air dans mon jardin – c’est la seule période de l’année où je peux rester au soleil, alors, j’en profite ! -, je viens d’aller voir les résultats complets de la cérémonie des César d’hier soir. J’ai vu une bonne partie des films primés, les liens qui suivent renvoient aux comptes-rendus que j’en avais fait..

Pour le meilleur film étranger, c’est vraiment le film qui m’a le plus touché cette année qui a été primé, Valse avec Bachir d’Ari Folman. Parmi les autres films étrangers, j’ai aussi été très marquée par Hunger de Steve Mc Queen, mais il ne faisait pas partie de la sélection. Le seul autre film étranger sélectionné que j’ai vu était Le silence de Lorna de Jean-Pierre et Luc Dardenne.

Le meilleur film français de l’année a été attribué à Séraphine de Martin Provost, qui a également reçu le prix de la meilleure actrice pour Yolande Moreau (j’avais été très séduite par son interprétation). Les autres César pour ce film sont revenus à Laurent Brunet pour la photographie (vraiment remarquable), à Marc Abdelnour et Martin Provost pour le meilleur scénario original, à Michael Galasso pour la meilleur musique originale, à Thierry François pour les meilleurs décors et à Madeline Fontaine pour les meilleurs costumes. La sélection du meilleur film français de l’année comprenait aussi :

  • Entre les murs de Laurent Cantet, récompensé avec François Begaudeau et Robin Campillo pour leur adaptation ;
  • Paris de Cédric Klapisch, qui n’a rien reçu du tout à l’arrivée ;
  • Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin, qui a reçu dimanche dernier le prix des auditeurs du Masque et la plume sur France-Inter, Jean-Paul Roussillon a reçu le César du meilleur acteur dans un second rôle ;
  • Mesrine de Jean-François Richet, grand favori qui a finalement reçu le prix du meilleur réalisateur, Vincent Cassel le prix du meilleur acteur, et une équipe composée de Jean Minondo, Gérard Hardy, Alexandre Widmer, Loïc Prian, François Groult et Hervé Buirette pour le meilleur son ;
  • Il y a longtemps que je t’aime de Philippe Claudel, récompensé comme meilleur premier film et Elsa Zylberstein a reçu le prix de la meilleure actrice dans un second rôle ;
  • Le premier jour du reste de ta vie de Rémi Bezançon, récompensé par les César du meilleur espoir féminin pour Déborah François et du meilleur espoir masculin pour Marc-André Grondin, ainsi que celui du meilleur montage pour Sophie Reine.

Pour le meilleur film documentaire, ce sont les plages d’Agnès Varda qui ont reçu le César, bizarre, je n’aurais pas classer ce film en documentaire, mais il méritait une récompense.

Enfin, le meilleur court-métrage est revenu à Les miettes de Pierre Pinaud.

En février, j’ose le rose (5)

La cinquième étape de en février, j'ose le rose Déjà la dernière étape du SAL En février, j’ose le rose, créé par Miss Fil. Je l’ai découvert en rentrant tout à l’heure, aussitôt brodée, il reste à ajouter la perle au cœur de la fleur de l’étape précédente, et à trouver la finition. Miss Fil nous montrera la sienne demain. Et moi dans quelques jours, il y a d’autres projets à montrer avant…

Toutes les étapes de ce SAL :