Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le corps incertain de Vanessa Gault

Couverture du corps incertain de Vanessa Gault pioche-en-bib.jpg

Je suis tombée sur ce livre dans la sélection des dernières acquisitions de la médiathèque. J’en avais entendu parlé lorsqu’il avait reçu le prix handi-livres de la meilleure biographie en 2007. Je l’ai donc immédiatement emprunté.

Le livre : Le corps incertain, récit, de Vanessa Gault, éditions Arléa, 219 pages, 2006, EAN 9782869597464.

L’histoire : Vanessa, la narratrice, est une jeune agrégée d’Anglais, en première année d’enseignement dans un lycée de banlieue parisienne lorsqu’elle ressent d’étranges symptômes oculaires. Ce n’est que plusieurs mois plus tard qu’elle apprend qu’elle est atteinte de sclérose en plaques, SEP pour les intimes (mais le diagnostic a probablement été posé dès la première fois par un neurologue qui a peur de la phase d’annonce, si j’ai bien lu entre les lignes). Le livre comprend deux parties, la première celle des poussées qui ne laissent pas de séquelles visibles, de la fréquentation des hôpitaux, de l’acceptation de sa mutation dans une université. La seconde est celle où une poussée l’oblige à se déplacer avec une canne, le regard des autres.

Mon avis : un récit poignant qui ne peut que contribuer à la meilleure connaissance par le grand public de cette maladie qui n’est pas si rare que ça.
Hors réseau associatif, je connais quatre personnes atteintes d’une SEP. Pas rare, car plus d’une personne sur 2000 en est atteinte. Il y a donc aussi plusieurs (et même de nombreuses) associations consacrées à cette maladie, si vous êtes concerné et pour ne pas faire de tri arbitraire, vous trouverez une liste d’associations et de services référents sur Orpha.net, la plate-forme des maladies rares (oui, la SEP n’est pas rare, mais quand même à la limite, et l’Interféron bénéficie du tarif élevé accordé pour les médicaments de maladies non rentables…). Je vous mets le lien vers l’accueil de ce site, vous pouvez ainsi y chercher aussi d’autres maladies rares pour lesquelles vous ou vos proches sont concernés. Attention, ce n’est pas un site de diagnostic (même s’il existe des aides au diagnostic pour les professionnels sur cette plate-forme), mais un site qui facilite la connaissance des services référents pour les maladies les plus rares, la mise en relation avec des associations qui acceptent un contrôle, etc.

Ce récit, c’est aussi un témoignage sur le regard porté sur le monde handicapé, sur la maladie avant qu’elle ne soit visible de l’extérieur, et donc incompréhensible par le plus grand nombre, je pense que certains collègues ne comprennent toujours pas mon aménagement de poste de travail et la climatisation de mon bureau l’été, et oui, le diabète insipide central, ça ne se voit pas.

Entre les murs de Laurent Cantet

Bien que ce film ait reçu la palme d’or à Cannes en 2008, je n’étais pas allée le voir. Chose réparée grâce au festival Télérama.

L’histoire : une année scolaire avec une classe de quatrième d’un collège classé ZEP à Paris, ce film est adapté de François Bégaudeau, professeur de français. Quelques scènes très bien vues, la réunion de pré-rentrée, la violence de la récré, les idéaux des nouveaux venus, le conseil d’administration (et la revendication sur le tarif de la machine à café), les cours où les élèves ne comprennent pas des mots qui devraient faire partie du vocabulaire courant, la réunion parent-prof, le conseil de discipline…

Mon avis : Certains ont trouvé que le film exagérait par rapport à la réalité. Par rapport à ce que me racontent des amis professeurs en ZEP en banlieue parisienne, ça doit être en-deçà de la réalité… Ce film fait réfléchir à cette forme de discrimination qu’une mère non francophone, en réunion parent-professeur, se voit réduite à la traduction de son autre fils, puis, en conseil de discipline, n’est pas assistée par un interprète, seul l’élève  » mit en jugement  » assure la traduction… C’est inadmissible, que fait la Halde ? Certes, la mère dit qu’elle comprend, mais c’est faux et le proviseur ne peut être dupe. Mais si certains passages sont très réalistes, je trouve que ce film joue trop sur l’ambiguïté film de fiction / film documentaire.

Pour aller plus loin : le site officiel du film.

Pour les 15 films du festival Télérama, ils se partagent en quatre catégories :

Ceux que j’ai vus et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au théâtre

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au Dietrich

Ceux que je n’irai pas voir, sauf si vous avez des arguments pour me convaincre d’y aller…

  • À bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
  • L’heure d’été d’Olivier Assayas
  • Home d’Ursula Meier, finalement vu au Dietrich
  • Into the Wild de Sean Pen
  • Juno de Jason Reitman
  • There will be blood de Paul Thomas Anderson

SAL confiture de tomates (1)

Première étape du sal confiture de tomates Voici la première étape du SAL Confiture de tomates, sur une grille de Lili Points, organisé par Leti. Pour cette étape, une tomate rouge avec une bonne partie en demi-points. Et oui, j’ai choisi ma toile bleue… Après tests des couleurs, c’est elle qui rend le mieux.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Hommage à une femme anonyme…

Poitiers, 15 rue Cloche-Perse, portrait de femme Pour cette journée internationale des femmes, je vous ai trouvé un très joli portrait de femme du XVIe siècle. Elle se trouve aujourd’hui au 15 de la rue Cloche-Perse à Poitiers, tout à côté de la copie de la statue de la Liberté (de Bartholdi), autre femme incarnée dans une allégorie cette fois.

Poitiers, 15 rue Cloche-Perse, façade Revenons à notre portrait. Il a été sculpté au centre de la sablière de plancher (la poutre porteuse qui sépare le rez-de-chaussée du premier étage, posée sur le même plan que le mur de façade) d’une maison à pan de bois (sans s à pan dans le vocabulaire de service de l’inventaire du patrimoine culturel de la Région Poitou-Charentes, mais vous pouvez en mettre un). Ce très beau linteau porte probablement les portraits des deux fondateurs de cette maison.

Poitiers, 15 rue Cloche-Perse, portrait d'homme Ne soyons pas sectaires, puisque nous souhaitons l’égalité entre les hommes et les femmes, voici le portrait de monsieur, à droite de la poutre et qui est un peu gêné par les câbles, le pauvre…

Poitiers, 15 rue Cloche-Perse, animaux de la partie droite de la sablière Le reste du décor se compose d’animaux fantastiques et de motifs végétaux. Ils vous plaisent ? Je me suis rattrapée de ne pas avoir rédigé d’article sur Poitiers dimanche dernier ?

Poitiers, 15 rue Cloche-Perse, animaux de la partie gauche de la sablière

Papillons en frivolité (1) pour le projet Butterfly

Papillon en frivolité, modèle de Bidouillette, coton jaune Je vous annonçai l’autre jour mon intention de participer au projet Butterfly lancé par le musée de l’holocauste à Houston.

Papillon en frivolité, modèle de Bidouillette, coton jaune et vert J’ai rassemblé plusieurs grilles de papillons en frivolité, que je vais réaliser petit petit. Le premier, j’en avais déjà réalisé un mais attendais une occasion pour le monter sur un projet. Je l’avais réalisé en coton jaune, suivant le modèle de Bidouillette / Tibilisfil, repris par Hélène.

Papillon en frivolité, modèle de Bidouillette, fil orange Je l’ai recommencé en coton dégradé jaune et vert pâle, puis en fil orange que j’avais acheté pour les petites frivolités et la dentelle. Je retourne à ma navette, j’ai plein d’autres papillons qui m’attendent… Et ceux-ci, je les ai refait ici et

Mes papillons pour le projet Butterfly :

Mars selon Jo

Mars du calendrier de Jo Voici le mois mars du SAL calendrier organisé par Jo du Québec / les fantaisies de Jo. Ce parapluie est vraiment d’actualité avec les giboulées de ces derniers jours !

Janviier à mrs deu caledrier de Jo Comme prévu, jai accolé mars à la droite de février…

Toutes les étapes de ce SAL :

Carreau de dentellière

Carreau de dentellière Je me suis fait plaisir (c’était prescrit par la Faculté, alors…). J’avais repéré ce carreau (métier plutôt, d’ailleurs) de dentellière depuis plusieurs semaines chez un brocanteur. Mais comme je souhaite m’en fabriquer un depuis des mois, sur un autre modèle, j’hésitais… Finalement, je l’ai acheté. Un peu de nettoyage, et il sera fonctionnel. La structure est en bois, épingles à tête de verre. Une bande de dentelle est sur le rouleau, ainsi qu’un carton dans le compartiment arrière.

Je dois récupérer dans 15 jours d’autres fuseaux que le brocanteur n’avait pas avec lui. Certes, j’ai un beau lot de fuseaux neufs, et aussi des fuseaux anciens que j’ai démêlés, des livres, des liens vers des vidéos pour débutantes… Il me manque juste un peu de temps pour me lancer.

Et puis, ça a été une journée rien que plaisir (au moins dans le programme, je ne peux rien contre certains souvenirs envahissants), marché, médiathèque, un petite bière avant midi au bistro avec des amis croisés en ville, un bon resto, un petit tour au marchand de loisirs créatifs et à la jardinerie… en attendant la soirée poésie ce soir.

Une deuxième fée brodée

Pour l’échange anniversaire organisé par Vivi / Jujuraph, en février, c’est le tour de Mamypat. Je vous ai montré la carte l’autre jour, voici la broderie. Parmi les préréférences, de Mamypat, les fées et le bleu.

Le bleu, pas de problème… Mais où trouver une grille avec une fée ? Il y a quelques mois, j’avais choisi pour la Petite fée Nougat une fée brodée de une aiguille dans une botte de foin et l’avais montée en trousse. Mais je n’aime pas faire deux fois la même chose, sauf cas particuliers… Un petit tour de mes revues ne m’a rien inspiré. Un petit tour sur le réseau mondial, et j’ai trouvé une grille créée par Lily Witch dans l’atelier des fées brodeuses. Conformément à leur souhait, je vous mets le lien sur le site et non sur la grille…

La vie moderne de Raymond Depardon

Les critiques étaient mitigées, et j’ai été déçue par le travail de photographies qu’il a fait récemment dans la région Poitou-Charentes. J’avais donc boudé le film lors de sa sortie, surtout qu’il n’est pas resté longtemps à l’affiche. J’ai pourtant profité de ce qu’il soit sélectionné pour le festival Télérama pour aller le voir.

L’histoire : c’est un documentaire, donc pas d’histoire, quoique… Depuis une dizaine d’années, Raymond Depardon suit des familles de paysans / d’agriculteurs / d’éleveurs (cela dépend de l’idéologie, agriculture productiviste contre agriculture qui se veut raisonnée ou paysanne) de moyenne montagne, surtout dans les Cévennes, en Lozère, mais aussi en Ariège, en Haute-Saône et en Haute-Loire. Le troisième et dernier épisode (last but not least?) a été filmé sur une année environ.

Mon avis : les deux frères de plus de 80 ans, qui ronchonnent contre la nouvelle femme non paysanne (et en plus ch’ti du Pas-de-Calais) de leur neveu, sont absolument à voir… comme un témoignage historique ou ethnographique. Mais le gros tracteur tout propre (enfin, presque, il a dû avoir droit à un coup de bombe de boue pour 4×4) et tout neuf dont je tairai la marque n’est absolument pas crédible dans ce type de petites parcelles en terrasse. C’est d’ailleurs un autre tracteur que l’on voit sur les autres séquences, sans doute un sponsoring de la marque ? Ou du vendeur du coin ? Ou l’agriculteur qui veut montrer la belle machine dont il rêve ? C’est dans ce film que j’ai vu pour la première fois le reportage sur les obsèques de l’abbé Pierre… et probablement la dernière traite à la main de deux vaches que maintiennent un vieux couple dans une économie de subsistance. C’est une image beaucoup trop pessimiste et noire de la vie de moyenne montagne, un manque absolu d’espoir, un quart-monde rural… et un public qui rit sur certaines scènes qui, en fait, sont pathétiques, mais ces urbains sont incapables de les comprendre. À voir ou pas ? Je ne sais pas. Comme un témoignage sur certains agriculteurs de moyenne montagne, certainement, comme un tableau actuel de l’agriculture dans cette zone certes difficile, sûrement pas.

La fçade de la fondation Cartier à Paris Actuellement : la fondation Cartier à Paris, que j’aime bien fréquenter (voir par exemple mes avis sur l’exposition César ou celle consacrée à Patti Smith), organise jusqu’au 15 mars 2009 une exposition intitulée Terre natale, ailleurs commence ici, de Gérard Depardon et Paul Virilio, accompagnée d’un catalogue (éditions de la fondation Cartier, EAN 9782869250833, 299 pages). Je n’ai vu ni l’exposition ni le livre…

Pour les 15 films du festival Télérama, ils se partagent en quatre catégories :

Ceux que j’ai vus et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au théâtre

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au Dietrich

Ceux que je n’irai pas voir, sauf si vous avez des arguments pour me convaincre d’y aller…

  • À bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
  • L’heure d’été d’Olivier Assayas
  • Home d’Ursula Meier, finalement vu au Dietrich
  • Into the Wild de Sean Pen
  • Juno de Jason Reitman
  • There will be blood de Paul Thomas Anderson

Hal de Vavi, onzième étape

Fleurs stylisées en hardangerAujourd’hui, ma mère aurait eu 62 ans, dans une semaine, cela fera deux ans qu’elle s’est suicidée. Ce midi, j’ai pris rendez-vous avec ma psychologue…

Voici la onzième et dernière étape du HAL de Vavi. Il s’agissait d’ajourer et de broder le cœur des quatre fleurs stylisées, alignées verticalement vers la gauche. La broderie est maintenant terminée, il reste à faire la finition.

Hal de Vavi, les onze étapesToutes les étapes de ce HAL :