Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Les chaussures italiennes de Henning Mankell

Couverture des chaussures italiennes de Mankell pioche-en-bib.jpgJ’ai récupéré ce livre à la médiathèque, je l’avais noté dans le petit carnet offert par Emmanuelle après un article de Monique / Bidouillette / Tibilisfil en mars. Henning Mankell est un auteur que j’ai beaucoup lu, mais je ne vous ai parlé que du cerveau de Kennedy. Depuis, j’ai aussi lu L’homme inquiet.

Le livre : Les chaussures italiennes de Henning Mankell, traduit du suédois par Anna Gibson, Editions du Seuil, 2009, 341 pages, ISBN 9782020944656.

L’histoire : de nos jours un peu avant noël sur une minuscule île de la Baltique en Suède. Fredrik Welin, ancien chirurgien orthopédique, 66 ans, y vit reclus depuis douze ans avec son chien et son chat, avec juste pour visiteur le facteur de l’archipel, deux fois par semaine. Au fil des pages, on apprend qu’il s’est retiré dans cette île qui appartenait à ses grands-parents suite à une terrible erreur médicale. Chaque matin, il creuse un trou dans la glace et s’y plonge quand, un jour, en sortant nu de son trou, il voit apparaître une femme avec un déambulateur… Cette femme, c’est Harriet, qu’il a aimée et abandonnée quarante ans plus tôt alors qu’il était encore étudiant, partant en Amérique… Et là, sa vie va basculer, cette femme mourante lui demande de l’emmener voir un lac dont il lui avait parlé… puis sa fille, dont il ne connaissait pas l’existence. Il découvre alors la vie de sa fille qui vit dans une caravane dans la forêt, avec de curieux amis dont ce très vieil italien qui fabrique deux ou trois paires de chaussures sur mesure chaque année. Rentré précipitamment sur son île, il décide de prendre contact avec la victime de son erreur médicale, de rester en contact avec son ex-amie et sa fille…

Mon avis : un roman qui s’étale sur un an et demi, deux hivers et un été qui ont bouleversé la vie d’un homme. Une réflexion sur la solitude choisie… Une erreur médicale due au surmenage du chirurgien et de son équipe… dans un pays, la Suède, qu’ici nous pensons comme un paradis social. La maison d’accueil de trois jeunes adolescentes pommées montre aussi une autre face noire (ou en tout cas pas très reluisante) du système social suédois. Aussi une belle approche de la fin de vie, des soins palliatifs à domicile, de l’accompagnement de la fin de vie et d’une sorte de choix de mourir dans la dignité (ici avec la mort naturelle, pas un suicide assisté). Un beau portrait aussi de la vie dans les îles, le facteur est un personnage haut en couleur, les garde-côtes sont moins présents mais aussi intéressants. Un Mankell sans Kurt Wallander (dont l’ultime aventure vient de paraître), à lire sans aucune hésitation, de quoi relativiser aussi notre petit hiver 2010-2011.

Trois ans!

ADministration du blog, 2 janvier 2011 Aujourd’hui, mon blog fête ses trois ans avec environ 1900 articles (vous en voyez plus sur cette saisie d’écran, mais il y a de nombreux articles programmés pour les prochaines semaines). Un grand merci à tous les lecteurs : le compteur indiquait hier un peu plus de 358.000 pages vues par 181.000 visiteurs uniques (chaque adresse IP n’est comptée qu’une fois par jour). Vous m’avez gratifiée de plus de 13800 commentaires… il y aura un petit cadeau au 15.000e!

Côté articles, je vais garder le rythme actuel, travaux manuels le matin, l’après-midi, lecture les lundis et mercredis, bandes dessinées le vendredi, Poitiers le dimanche à midi. Pour le mardi, ça sera jusque juin Toulouse les semaines paires et Tours les semaines impaires, ensuite, probablement Chaumont-sur-Loire… Le jeudi (sauf cette semaine, j’ai plein d’autres choses à vous montrer), ça sera la fin de mon voyage en Grèce les semaines impaires et Poitou-Charentes les semaines paires. Quand la Grèce sera terminée, j’attaquerai mon voyage à Strasbourg, d’où j’ai rapporté beaucoup de photographies. Le samedi, ça sera spectacles, expositions, cinéma (même si je n’y suis pas allée depuis plusieurs mois, avec les travaux, cela ne donne pas envie de sortir et de devoir traverser un chantier trop mal éclairé). L’ordre et les thèmes peuvent bien sûr changer, en fonction de l’actualité ou de mes envies…

Un serpent pour Jardin Zen

Bannière avec serpent à deux têtes Pour le noël de Jardin zen, j’avais mis de côté depuis un moment une grille de Mam’Soazic / Mamigoz pour marque-page avec un serpent à deux têtes qui devrait lui rappeler son voyage au Mexique… Je l’ai brodé sur une bande de toile Aïda à maille un peu plus large que celle prise par Mam’Soazic, mais juste la bonne hauteur en nombre de point. Et voici une bande de presque 40 cm de long, qu’elle pourra utiliser à sa guise, un peu longue pour un fond de vitrine, mais devant une étagère, peut-être? Enfin, à Jardin zen de voir… Brodée en DMC 777, avec un dos thermocollé et un petit morceau de biais à chaque extrémité. Comme elle aime les miniatures, je lui avais trouvé quelques fèves qui pourront rejoindre ses vitrines et rapporté du musée alsacien quelques cartes sur le sujet. Vous pouvez revoir son bel envoi ici.

Les apôtres, un pape et un évêque (Poitiers, Notre-Dame-la-Grande)

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 1, position sur la façade Aujourd’hui, nous retournons voir l’église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers. Je vous ai déjà assez abondamment illustré le rez-de-chaussée de la façade (voir les liens en fin d’article) et le Christ encadré du Tétramorphe avec le soleil et la lune dans la mandorle tout en haut. Aujourd’hui, je vous montre le deuxième niveau, partagé en deux registres. Je vous ai déjà montré une partie de la sculpture des chapiteaux ( ici et ), je vous détaille aujourd’hui quelques statues qui sont dans les arcatures. Elles représentent les douze apôtres, un évêque et un pape, répartis sur deux rangées. Tous ont la tête encadrée d’une auréole qui marque leur sainteté (je vous rassure, pas de neige à Poitiers aujourd’hui, c’est une vieille photo que j’ai utilisée…)

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 2, en haut à gauche, pape, apôtre, Pierre Les six  personnages du haut sont représentés debout, de face, les pieds légèrement écartés. Voici d’abord les trois du côté nord (à gauche)…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 3, en haut à droite, apôtres et évêque … et les trois du côté sud.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 4, quatre apôtres en bas à gauche Les huit du bas assis. On commence par le côté nord…

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 5, quatre apôtres en bas à droite …et le côté sud.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 6, saint Pierre Le pape et l’évêque sont chaussés, les apôtres, pieds nus. L’identification des douze apôtres (ce que l’on appelle le collège apostolique) n’est pas facile, d’autant plus qu’une partie des têtes et des attributs qu’ils tenaient dans les mains a disparu. Saint Pierre se reconnaît quand même facilement aux deux clefs (du Royaume des Cieux, voir Matthieu, 16, 18-19)

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 7, détail des clefs de saint Pierre …qu’il porte dans la main gauche alors qu’il bénit les passants de la main droite. Il est situé à la droite du Christ de la mandorle, pour le spectateur, le troisième en partant de la gauche dans la rangée du haut.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 8, un pape Le pape est situé en haut à gauche.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 9, détail de la tête et de la crosse du pape Il se reconnaît à sa crosse et à la tiare (coiffe sur la tête). Il est situé vers la droite du Christ et de saint Pierre, donc dans une position hiérarchiquement plus élevée que l’évêque.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 10, un évêque À l’opposé, en haut à droite, se tient un évêque.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 11, détail des vêtements de l'évêque Il est vêtu de ses vêtements liturgiques : une chemise assez serrée, que l’on aperçoit derrière le col carré de son aube, une chasuble recouverte du pallium (pièce de tissu en T, brodé et orné d’une croix à la rencontre des bords du T, portée pendant la célébration de la messe par le pape, les primats, les archevêques et quelques évêques auxquels le pape donne ce privilège) et une étole (attribut du prêtre par excellence, pas celle que vous portez pour faire joli!) portée sous la chasuble et dont les bords sont richement décorés.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 12, chasuble, pallium et étole Voici un rapide schéma pour vous aider à distinguer ces éléments sur la photographie précédente. Sa position est proche de celle du pape : il tient une crosse de la main gauche et semble bénir de sa main droite aujourd’hui fracturée.

Poitiers, façade de Notre-Dame-la-Grande, les apôtres, 13, sandales et étole de l'évêque Aux pieds, il porte des sandales liturgiques à lanière. On les distingue à peu près sur ce détail, admirez au passage le décor de l’étole…

Le message est donc le suivant : Dieu et le Christ transmettent leur pouvoir à saint Pierre et aux autres apôtres, qui à leur tour le transmettent au pape, successeur de saint Pierre, de qui les évêques tiennent leur légitimité. Ni le pape, ni l’évêque ne sont clairement identifiés, le message se veut universel. Mais les donateurs ont peut-être pensé à , le pape qui prêcha la première croisade (lors de sa tournée de propagande en 1096, il inaugura, oups, consacra les autels majeurs de nombreuses églises en France, dont l’autel majeur de l’ à Poitiers ou celui de ), et à son ami alors évêque de Poitiers de 1087 à 1115, Pierre II. Avant d’être le pape Urbain II, Eudes de Châtillon, prieur de Cluny, avait inauguré en 1086 l’autel majeur de Notre-Dame-la-Grande. La façade actuelle fut construite lors d’un agrandissement de la nef de deux travées vers l’ouest, 30 à 40 ans plus tard. Dès sa mort en 1099, le pape Urbain II avait été considéré comme un saint. Quant à Pierre II, sa sainteté est elle aussi souvent soulignée dans les textes. Il eut à plusieurs reprises maille à partir avec Guillaume le Troubadour (1071-1126), comte de Poitiers sous le nom de Guillaume VII et duc d’Aquitaine sous celui de Guillaume IX (c’est le grand-père d’Aliénor d’Aquitaine, plusieurs fois excommunié par Urbain II pour sa vie dissolue que l’on peut percevoir à travers certains de ses poèmes qui nous sont parvenus). D’autres hypothèses ont été émises pour l’évêque, saint Hilaire (premier évêque de Poitiers), saint Martin (fondateur de l’abbaye de Ligugé à la demande du précédent, et enterré à Tours), saint martial, Guillaume Gilbert ou encore Gilbert de la Porée (mais là, côté dates, c’est un peu tiré par les cheveux, il fut évêque de Poitiers en 1142, après la construction de la façade…).

Pour aller plus loin : un petit livre bien pratique, paru juste après les restaurations du début des années 1990, par Yves-Jean Riou : Collégiale Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, Collection itinéraires du patrimoine, n° 85, éditions CCCPC, 1995, ISBN : 2-905764-12-0.
Beaucoup plus cher, très illustré, sous la direction de Claude Andrault-Schmitt et Marie-Thérèse Camus, Notre-Dame-la-Grande, l’œuvre romane, éditions Picard, CESCM, 2002.

D’autres articles sur Notre-Dame-la-Grande

La façade occidentale

Ma broderie du 1er janvier

Atelier de brodeuse, le déballage du kit Il est de tradition de commencer une broderie le 1er janvier et de la finir dans le mois… Je me suis levée tard après avoir lu une grosse BD (Le Bleu est une couleur chaude, je vous en reparlerai), après la douche, j’ai rejoint, devant Notre-Dame-la-Grande, Petite fée Nougat, son mari, leur petite dernière (de passage à Poitiers) et une amie pour un apéro (sage, aucun alcool!) dans sans doute le seul bistrot de la ville ouvert en ce 1er janvier, et en début d’après midi, j’ai choisi la broderie que j’allais réaliser ce mois-ci. Il s’agit d’un kit acheté au salon de Moncoutant 2010 à Bois Joli.

Atelier de brodeuse, le début de la broderie le 1er janvier 2010 J’ai à peine commencé le tour…

Toute l’aventure de ma broderie du 1er janvier 2011

Bonne année à tous avec ces envois de Véro bis

Noël 2010 par Véro bis, 1, meilleurs voeux sur un sapin Je vous souhaite à tous et à toutes une très bonne année 2001 oups, 2011, qu’elle vous soit douce et heureuse! Sa pendouille est arrivée…

Noël 2010 par Véro bis, 2, la pendouille dans mes plantes et non pas dans mon ficus de noël, mais dans le schefflera voisin, le ficus étant déjà bien garni!

Noël 2010 par Véro bis, 3, la deuxième face de la pendouille Sur l’autre face, un petit rappel de noël (la pendouille est arrivée avant!).

Noël 2010 par Véro bis, 4, enveloppe surprise Et qu’y avait-il dans cette enveloppe ?

Noël 2010 par Véro bis, 5, grande carte et marque-page Une grande carte et un marque-page…

Noël 2010 par Véro bis, 6, cartes à publicité …et une grande livraison de cartes à publicité qu’elle a collectées à Paris… j’aime beaucoup celle du milieu en bas, qui dans son symbolisme fait sans doute référence à de nombreuses représentations de Jeanne-d’Arc.

Noël 2010 par Véro bis, 7, cartes à publicité Les suivantes sont bien colorées, et me donne une envie d’aller découvrir certaines pièces de théâtre…

Noël 2010 par Véro bis, 8, cartes à publicité Pour les dernières, j’ai fait un petit assemblage en blanc et rose… je ne connaissais pas du tout le site Fricote, la carte est sympa…

Décembre 2010, cartes à publicités reçues de Véro bis, série 1 Un peu plus tôt dans le mois de décembre, elle m’avait déjà gâtée avec un gros envoi…

Décembre 2010, cartes à publicités reçues de Véro bis, série 2 …pour lequel je n’ai pas résisté à assembler les trois cartes à rose dominant, je ne pense pas que cela plairait aux graphistes qui les ont créées…

Décembre 2010, cartes à publicités reçues de Véro bis, série 3 Quatre autres qui nous donne plus une idée de noël, même si celles du haut ne sont pas sur ce thème…

Décembre 2010, cartes à publicités reçues de Véro bis, série 4 et les dernières, avec deux sur Angers… et en haut à droite, le détournement d’une carte de la « série rose » pour me mettre un gentil petit mot. Un grand merci à toi, Véronique, j’adore tous tes envois!

SAL biscornu de Carmela, décembre

SAL biscornu de Carmela, le mois de décembre, la broderie Avant de fermer son blog, Carmela nous a proposé la dernière grille pour décembre… je l’ai enregistré, mais pas vu que la grille ne portait pas de signature, je ne peux donc pas aller remercier sa créatrice ni la mettre en lien ici… Quelqu’un sait de qui est la grille? Je n’ai pas rempli la dexuième face avec un grand aplat vert, car j’ai choisi de mettre une attache parisienne sur le thème de noël sur chaque face.

SAL biscornu de Carmela, le mois de décembre, la première face En attendant, voici le biscornu finitionné, avec comme attache un de mes cordons réalisé avec la lucette offerte par Pat-à-Bois.

SAL biscornu de Carmela, le mois de décembre, la deuxième face Quand j’aurais détaché les autres de mon ficus de noël, j’en ferai une photographie générale…

Toutes les étapes de ce SAL :

Merci à toutes et à tous!

Carte de voeux 2010 par Claudine / Cloeti Le facteur et mon concierge (qui dépose toutes les grosses enveloppes dans mon appartement quand je ne suis pas là) ont beaucoup de travail en ce moment! Un grand merci à chacune, il y aura d’autres articles dans les prochains jours. Je commence aujourd’hui par cette magnifique carte brodée que m’a envoyée Claudine / Cloeti. J’adore le fil qu’elle a choisi (coloris « Bali » de chez un fil, un rêve). Comme elle, je vous souhaite un bon réveillon, une bonne année, et surtout, ne conduisez pas si vous avez bu! Pour ma part, je serai à pied, à quelques centaines de mètres de chez moi (et je n’ai pas du tout l’intention de trop boire, nous avons prévu une soirée calme entre filles).

Confessions, magasin général tome 4 de Loisel et Tripp

pioche-en-bib.jpg Couverture de Confessions, de Loisel et Tripp J’avais entamé la série du Magasin général de Loisel et Trip par le tome 3 : les hommes, seul disponible à ce moment là à la médiathèque. J’ai repris la série par le début (Marie), poursuivi avec le tome 2, Serge, et maintenant le tome 4, en attendant la suite, le tome 5, Montréal, le tome 6, Ernest Latulippe, le tome 7, Charleston et le tome 8, Les femmes.

Le livre : Magasin général, tome 4, Confessions, de scénario et dessins de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, couleurs de François Lapierre, adaptation des textes en québécois: Jimmy Beaulieu, éditions Casterman, 70 pages, 2008, ISBN 9782203016910.

L’histoire : Notre-Dame-des-Lacs, petit village québécois, dans les années 1920. Alors que le village assiste au baptême d’un nouveau né, les commères continuent à exiger du curé le mariage de Marie et Serge. Sauf que si Marie est tombée amoureuse de Serge, celui-ci se refuse à elle, parfois avec une certaine violence verbale. Marie va se confesser au curé, Serge au voisin alcoolique qui construit son bateau. En fait, Serge est homosexuel. Mais comme cela ne semble pas entendable, les hommes vont faire courir le bruit qu’il est impuissant suite à une blessure reçue à la guerre (1914-18).

Mon avis : et bien, finalement, peut-être que la série s’essouffle… J’étais restée sceptique sur le tome 3, lu en premier, avais bien aimé les deux premiers tomes, Marie et Serge, mais reste sur ma faim avec ce quatrième tome, un peu comme si les personnages tournaient en rond, comme la vie de ce village… Des questions importantes (le deuil des parents chez les jeunes adultes handicapés mentaux, l’homosexualité masculine) sont traitées avec trop peu de profondeur… J’essayerai quand même de trouver le tome 5…

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010 (27), le jardin de M. Vilain…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 01, l'entrée En ces temps frisquets, un peu de soleil de début d’été vous fera du bien pour cette dernière visite de 2010 du domaine de Chaumont-sur-Loire, où je vous emmène chaque jeudi après-midi depuis quelques semaines (quand je ne me trompe pas de date de publication…). Je vous rappelle que j’y suis allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin 2010. Aujourd’hui, je vous conduis dans le Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, le jardin n° 20, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 02, on entre Allez, on entre entre les piles de cageots, la palissade de planches de récupération et au fond, la cabane et la petite lessive.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 03, ail, ail, ail Ail, ail, ail! Un petit coin avec de l’ail, du persil, des aromatiques…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 04, des cageots potagers Près de la cabane, finalement, c’est pratique, les cageots, ça évite de se baisser pour la récolte… Mais à changer chaque année, avec la pourriture des fonds.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 04, des cageots potagers Accrochée à la paroi de la cabane, la tondeuse à gazon à rouleaux, j’ai la même (et oui, pas d’électricité dans mon jardin, et étant en bordure de rivière, je préfère éviter les hydrocarbures, même en petite quantité, vous imaginez, en cas de vraie crue ?).

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 06, dans la cabane M. Vilain, lui, a l’électricité, voyez le vieux compteur dans sa cabane… Il met des cotes de travail bleus (mes bleus à moi sont verts… en provenance de la coopérative agricole), je retiens l’idée de cageots pour faire les étagères…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 07, la petite lessive La lessive sèche sur le côté, le fil est un peu de travers, ça me rappelle des tas de fil à linge de fortune pour les chantiers de fouilles, c’est bizarre, mais les appuis ne sont jamais à la même hauteur.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 08, la fenêtre de la cabane M. Vilain est un pro de la récupération… les bouteilles en plastique pour l’arrosage ou les cloches de protection, les boîtes de conserve. Oups, la pollution de ses produits ne semblent pas le préoccuper!

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 09, mémé est tombée dans les orties Ouh la la, au fond du jardin, mémé est tombée dans les orties!

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 10, le tas de fumier Aïe, le coin d’herboristerie sert au tas de déchets… pas que végétaux… « Pas jojo, le tas de compost », dit l’étiquette. Au fond, les bidons de récupération comme on en voit dans beaucoup de jardins.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 11, la cabane avec son cageot sur le toit Tiens, je me retourne vers la cabane et vois que j’avais raté la cagette sur le toit…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 12, les escargots Les escargots – les cagouilles, comme on dit ici – sont mal en point… Tiens, les Poitevins les fonds plutôt jeûner dans un tambour de lessiveuse…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 13, les haricots Les haricots sont encore tout petits (nous étions en juin), mais les perches sont prêtes, et les blettes poussent entre les pieds.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 14, la girouette collée au mur Tiens, une girouette qui ne tourne pas…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 15, la poubelle à ciel ouvert Ah mais, M. Vilain ne fait pas très attention à ses déchets et boît pas mal de bière, LOL!

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 16, le coin travail Qu’a-t-il fait assis sur ce siège constitué d’un fragment de tronc?

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 17, la tombe du chat M. Vilain est sentimental et a bien fleuri la tombe de son chat (alors qu’il a… jeté Mémé dans les orties,!)…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 18, la tombe du poisson rouge … et même celle de Bubulle le poisson rouge!

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 19, le banc envahi par les ronces Trop fort, le banc envahi par les ronces, mais personne n’osera s’y asseoir malgré le petit mot sur l’ardoise.

Chaumont-sur-Lo<br /><br /><br />
ire, festival 2010, le jardin 20, 20, la cabane petit coin Oh, oh, M. Vilain tient à son intimité…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 21, le seau hygiénique … il a même prévu les journaux comme PQ, mais s’il compte sur Mémé pour vider le seau…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 22, dernière vue sur les légumes Allez, on repart doucement, sur la pointe des pieds, et on admire le nombre de légumes qu’il a réussi à planter dans cet espace qui semble si peu ordonné…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 23, on quitte le jardin Chut, on ne va pas le déranger dans son jardin et le laisser à ses réflexions moroses, vous avez vu Tu me cours sur le haricot, Il ne faut pas pousser mémé dans les orties, Ceci n’est pas une culotte, On n’a pas le cul sorti des ronces, j’ai gardé pour moi, l’article est déjà long, C’est pas tes oignons, Raconter des salades et Avoir des soucis.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 20, 24, la marre voisine Mais, que vois-je à la sortie? Il a même colonisé la marre voisine…

Alors, la visite de ce jardin et des autres vous a plu? Je retournerai probablement au festival en 2011, après avoir testé de nombreuses saisons au fil des ans, je pense que juin en semaine, c’est pas mal, les plantes sont bien installées, il n’y a pas la foule de juillet et août, et les plantes ne sont pas fanées comme en septembre. En attendant, il me reste à mettre à jour les liens de la série de cette année sur chaque article.

Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.

Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :

  • un premier aperçu
  • le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
  • le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
  • le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
  • le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
  • le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
  • le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
  • le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
  • le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
  • le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
  • le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
  • le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
  • le jardin 11, Philocephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss
  • le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
  • le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
  • le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
  • le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
  • le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur –
  • le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
  • le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
  • le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
  • le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
  • le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
  • le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
  • le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain, Caroline Foulonneau et Julie Colin
  • le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
  • le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
  • le vallon des brumes
  • les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
  • les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
  • les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
  • le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
  • le Marie Denis
  • Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
  • et les liens vers les articles des années précédentes