Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Close-up de Michel Quint

Couverture de Close-up de Michel Quint pioche-en-bib.jpgVoici un livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque. De Michel Quint (qui sera présent le week-end prochain au salon du livre de Montmorillon dans la Vienne, les 16 et 17 juin), je vous ai déjà parlé de Effroyables jardins et Aimer à peine, Avec des mains cruelles, La folie Verdier. Depuis, j’ai aussi lu L’espoir d’aimer en chemin, Et mon mal est délicieux, Fox-trot.

Le livre : Close-up de Michel Quint, collection vendredi 13, éditions La Branche, 2011, 207 pages, ISBN 978-2-35306-048-1.

L’histoire : de nos jours à Lille. Miranda, allias Octavie Dillies, réalise des tours d’illusionnisme et de voyance au Quolibet, un cabaret un peu miteux. Un soir, elle reconnaît dans le public un promoteur et entrepreneur du BTP local, Bruno Carteret, qui, il y a des années, a été à l’origine de l’accident de travail de son ami, Éric, qui en est resté handicapé et l’a quittée. Lui ne la reconnaît pas, il l’invite à venir animer sa fête d’anniversaire. Elle lui prédit sa mort avant le vendredi 13. Seulement voilà, il est attaqué au cutter avant cette date et, affolé et blessé, se réfugie au Quolibet… Qui veut sa mort ? Quel rapport avec sa belle-famille, les Vailland, dont l’un des membres a fait des affaires douteuses à Dubaï ?

Mon avis : je me suis copieusement ennuyée et ai même failli m’endormir dessus le premier soir, au bout du trentaine de pages (je l’ai terminé le lendemain matin). Rien d’original dans la construction du roman, un monde du BTP qui joue et spécule, des parties fines à animation cabaret dans la périphérie, là, la réalité a largement dépassé la fiction ces derniers mois… « Vendredi 13 », la série, réunit treize auteurs qui doivent tous broder autour du thème du vendredi 13, une contrainte qui ici n’a pas donné tout ce qu’elle promettait… Outre les ouvrages de l’Oulipo (voir des explications dans C’est un métier d’homme), la contrainte peut être très productive, parfois inégale, comme dans la série du Poulpe, où on trouve quelques pépites à côté de livres plus ordinaires… Ceci dit, la couverture est sympa, avec sa découpe triangulaire, et vous trouverez plein de très bons avis en ligne…

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Poitiers, passerelle et monument aux morts de 1870

Poitiers, démontage de la grande passerelle, juin 2012, 1, déplacement de la grue

Voici les dernières nouvelles de la passerelle des Rocs ou grande passerelle de Poitiers avant longtemps, la prochaine étape sera en juillet 2012 (la démolition du petit bout côté théâtre et la pile à côté du parking Toumaï), puis en fin d’année 2012, l’arrivée des premiers éléments du viaduc (bus, piétons, vélos), qui ne sera pas mis en service avant fin 2013 si tout va bien… Vous pouvez revoir les étapes précédentes sur la grande passerelle et sa démolition en plusieurs étapes : la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies. Elle aurait eu 60 ans cette semaine, comme l’a rappelé Ludovic Bonneau/Pourquoi pas Poitiers en publiant l’article de l’inauguration du 8 juin 1952. En attendant donc, la grande grue a été déménagée d’un côté à l’autre de la voie ferrée… Le démontage sera plus facile côté contraintes, puisque ce sont des voies de garage et non les voies de trafic voyageurs qui passent en-dessous.

Poitiers, démontage de la grande passerelle, juin 2012, 2, 6 juin, encore les piles Dans la nuit de jeudi à vendredi, avec 24h de retard (la veille, les responsables du chantier ont eu un doute sur leurs calculs et ont passé la nuit à faire des maths pour savoir s’ils avaient bien calculé la longueur des élingues… les gros câbles pour soulever le gros bloc de béton), la dernière travée a été enlevée, vendredi après-midi (la photo), elle a complètement été grignoté, il ne reste plus que les deux piles sur laquelle elle reposait.

Poitiers, démontage de la grande passerelle, juin 2012, 3, 9 juin, terminé Samedi matin, la démolition des piles est presque achevée, il n’en reste qu’un tout petit morceau… Il reste encore le démontage de la grue… et le passage de la bonne quarantaine de camions de nuit sur le boulevard… Ils auraient quand même pu prévoir de la transporter en train!

Poitiers, avril 2012, 08, démolition de la passerelle des Rocs, côté est Pour mémoire avec cette ancienne photographie (enfin, cet hiver), du côté est (vers la gare), un pilier trône toujours tout seul au bord du boulevard près du parking, et il reste le petit morceau du côté du boulevard en contrebas du théâtre et auditorium de Poitiers / TAP. Démolition prévue en juillet 2012.. [PS: à suivre la fin de la démolition et le début de la reconstruction].

Poitiers, le monument aux morts de 1870 emballé (juin 2012) Et depuis jeudi (7 juin 2012), le monument aux morts de 1870-1871, a été englobé dans un grand échafaudage bâché… « L’erreur d’appréciation » (comme dit la ville) du décapage par sablage de la patine (voir aussi la presse en parle) va être réparée par une entreprise spécialisée. En revanche, le square, en train de devenir une place pavée, a définitivement perdu ses grilles, il paraît qu’il est impossible de les remettre, elles ne sont plus aux normes (mais étaient là sans incident depuis plus de cent ans…) et l’aménagement paysager dessiné par le paysagiste Édouard André a été définitivement détruit.

PS: Il est maintenant restauré.

Pour aller plus loin : voir les articles de Grégory Vouhé, Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Édouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.

Un doudou-lion (2) : la tête

Un lion jaune et rose, 2, montage de la tête Après les membres, je me suis lancée dans l’assemblage de la tête du lion jaune et rose avec un modèle tiré de Lions, éléphants, lapins et canards en tissu de Christine Vignal paru chez l’Inédite en 2005, dans lequel j’ai déjà réalisé éléphanteau et sa maman éléphant.

Un lion jaune et rose, 3, rembourrage de la tête Pas évident, mais une fois retournée et rembourrée, cela semble correct… Les fils rouges marquent juste l’emplacement des yeux, je les broderai à la fin…Voir la suite : le corps, l’assemblage et le lion terminé avec sa crinière.

L’oriflamme de Kutzenhausen (3) : la suite du U

le U et le N pour l'oriflamme de Kutzenhausen, 2, début du remplissage et diamants Marlie a passé il y a quelques semaines un nouvel appel à brodeuses pour réaliser une oriflamme pour Kutzenhausen dans le Bas-Rhin. J’ai hérité des lettres N et U (voir le matériel reçu).

Je poursuis le U, j’ai rempli les petits « diamants » et avancé le remplissage, assez long en rouge sur rouge…

Les étapes de la broderie :

Le U: début, à mi course, terminé

Le N: début, à mi-course, terminé

L’accompagnement : un marque-page tout simple avec des oiseaux

Affiche de l'exposition de Kutzenhausen 2012 Les oriflammes seront présentées fin octobre, début novembre 2012 à Kutzenhausen, lors du Festival autour du Point de Croix 2012 de Kutzenhausen, « Au fil des couleurs », plus d’informations ici.

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

De l’eau et une météorite au museum de Toulouse

Le muséum de Toulouse, façade côté jardin

Le muséum de Toulouse présente actuellement deux expositions. Dans les salles, au bout de la dernière section au premier étage (celle qui est plus ethnographique, qui m’avait le moins plu lors de ma première visite, et qui était encore déserte cette fois-ci alors qu’il y avait beaucoup de visiteurs dans le muséum), une exposition-dossier est consacrée à la météorite qui était tombée il y a juste 200 ans près de Toulouse (jusqu’au 2 septembre 2012).

L’exposition météorite : elle retrace surtout la dispersion des morceaux retrouvés après la chute de cette météorite le 10 avril 1812 et l’enquête pour les retrouver à Genève, Paris, New-York ou Chicago. Plusieurs morceaux ont été prêtés au muséum de Toulouse pour le temps de l’exposition.

Mon avis : La reconstitution vidéo sur grand écran n’apporte pas grand-chose. Pour le reste, l’exposition est plutôt destinées aux adultes et à ceux que le sujet intéresse.

Dans la salle d’exposition au sous-sol se trouve une exposition sur l’eau (les voyageurs de l’eau, jusqu’au 30 décembre 2012).

L’exposition sur l’eau : La scénographie est basée sur des fonds de couleur (bleu/vert/orange) et des socles en carton. Après l’eau et la vie sur terre, la deuxième section aborde l’homme et le fleuve et les eaux domestiques. La troisième section parle de l’eau et de la société, avec les conflits liés à l’eau à travers le monde, la mort de la mer d’Aral, les pollutions et le changement climatique. Après une série de jeux (« aquacitoyens »), la dernière section est consacrée à l’avenir de l’eau, avec notamment la présentation d’un système de capteurs de brume, qui permet de recueillir la rosée en montagne par exemple.

Mon avis : Je n’y ai pas appris grand-chose et ai trouvé agaçant que le message soit porté par EdF, par exemple pour le film sur la Garonne amont, où l’entreprise a mis en place un système de prise des saumons à la remonte et à la descente pour éviter qu’ils ne s’épuisent à remonter les échelles à poisson à la remonte ou qu’ils ne passent dans les turbines à la descente. Certes, ce système est sans doute plus efficace que les échelles ou l’ascenseur à poissons du barrage de Tuilières près de Bergerac sur la Dordogne par exemple, mais il manque de recul sur cette technique et surtout, d’un regard extérieur plus neutre avec une vraie évaluation en terme de survie des poissons.

D’un point de vue technique, la muséographie n’est pas terrible. Le choix d’un matériau recyclé et recyclable (mais pas économe en haut…) est une bonne idée, mais la mise en œuvre a été mal faite. Les socles en carton alvéolé de ont été mal conçus et étaient déjà très dégradés lors de ma visite (le 10 mai 2012). Il y a de trop nombreux déboîtages des assemblages en fausse queue d’aronde, des porte-à-faux qui entraînent des déchirements, et les panonceaux « ne pas monter » ne sont pas suffisants pour éviter les accidents… Certains dispositifs « ludiques » ont été aussi mal conçus et très peu ergonomiques. Ainsi, il y a un lavabo avec un robinet. Il faut tourner le robinet pour avoir la suite des mini-films sur l’alimentation et le traitement de l’eau, avec des intervalles très longs entre chaque écran, mais bon, là, ça va encore… En revanche, pour obtenir le circuit des eaux usées, il faut laborieusement (la roue sous-jacente doit être un peu faussée) tourner la plaque en résine bleutée au fond de l’évier pour passer chaque nouvel écran.

(Photographie de mars 2010)

Un marque-page de l’Âge du Bronze par Emmanuelle…

Un marque-page de l'Âge du Bronze par Emmanuelle Il y a quelques semaines, j’ai eu la surprise de recevoir de la part d’Emmanuelle / le Marquoir d’Élise ce joli marque-page qu’elle a créé à partir de pictogrammes trouvés sur des céramiques de l’Âge du Bronze (et même du Bronze final III, pour être très précise) en Charente… Elle a organisé un quiz, bravo à la gagnante, car ce n’était pas facile pour un non spécialiste… et vous pouvez voir les explications sur la création et les grilles créées chez Emmanuelle / le Marquoir d’Élise par ce lien direct. Après les bannières médiévales de Marlie (qui a aussi reçu l’un de ces jolis marque-pages) qui essaiment à travers toute la France et au-delà, on pourrait lancer la mode de l’Âge du Bronze?

Top BD de mai 2012

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible de mai est arrivé…

Comme d’habitude, en gras, ceux que j’ai chroniqués ici…

Merci à Yaneck / Les chroniques de l’invisible pour ces savants calculs et cette organisation. Et avec le choix de chroniquer à parité des BD d’hommes et de femmes, j’espère que des auteures (en plus de Marjanne Satrapi) entreront dans ce classement… Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis, 19.17, voir mon avis : Gaza 1956

2- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L’Association, 18.94

3- (N) Saison Brune, Philippe Squarzoni, Delcourt, 18.83, voir mon avis sur Saison brune

4- (+) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion, 18.81, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé

5- (-) Habibi, Craig Thompson, Casterman, 18.73

6- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman, 18.67

7- (=) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial, 18.5

8- (=) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius, 18.5

9- (=) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman, 18.38

10- (=) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, 18.38

11- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt, 18.33

12- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest,18.29

13- (=) Universal War One, Denis Bajram, Solei, 18.27, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

14- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman, 18.25

15- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt, 18.22

16- (=) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis, 18.2

17- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, 18.16, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.

18- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 17.95, je l’ai lu aussi, voir mon avis

19- (=) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis, 18.25, je l’ai aussi beaucoup aimé

20- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux, 17.85

21- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis, 17.83

22- (=) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, 17.8, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.

23- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis, 17.8, Tome 1, Tome 2,

24- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt, 17.78, j’en ai parlé ici

25- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L’Atalante, 17.78, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

26- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël, 17.75

27- (N) La mort dans l’âme, Sylvain Ricard, Isaac Weins, Futuropolis, 17.75

28- (=) L’histoire des trois Adolphes,Osamu Tezuka, Tonkam, 17.75

29- (=) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 17.7

30- (-) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt, 17.68, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,

31- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt, 17.67

32- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics, 17.63

33- (=) L’orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan, 17.5

34- (=) Alpha… Directions, Jens Harder, Editions de l’An 2, 17.5

35- (=) Anuki tome 1, Stéphane Sénégas, Frédéric Maupomé, Editions de la Gouttière, 17.5

36- (=) Lydie, Zidrou, Jordi Lafebre, Dargaud, 17.5

37- (N) Les seigneurs de Bagdad, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics, 17.5

38- (=) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 17.5

39- (=) En chemin elle rencontre, Collectif, Des ronds dans l’eau,17.5, Tome 1, Tome 2, j’ai parlé du tome 1

40- (=) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet, 17.5

41- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange, 17.5

42- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis, 17.5

43- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt, 17.49, Tome 1, Tome 2,

44- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman, 17.44

45- (=) Valérian vu par Manu Larcenet- L’armure du Jakolass, Larcenet, Dargaud, 17.42

46- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud, 17.38

47- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka, 17.38

48- (-) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard, 17.38

49- (=) Parker- Le Chasseur, Darwyn Cooke, Dargaud, 17.33

50- (=) Solanin, Inio Asano, Kana, 17.33

Un coeur bleu pour un ami de Petite Fée Nougat (1)

Un coeur bleu pour un ami de Petite fée Nougat, le deuxième Il y a quelques semaines, Petite Fée Nougat lançait un SOS pour réaliser un ouvrage pour le mariage d’un de ses amis cet été. Elle a fourni la grille, et une liste de fils bleus… Pour celui-ci, j’ai choisi du DMC 3760, sur une toile Aïda blanche à 5.5 points/cm (elle les voulait tous semblables)… A suivre… par ici.

Poulet au cidre et aux légumes nouveaux

Poulet au cidre, oignon vert et navets nouveaux Je vous ai montré ce que j’avais fait avec les fanes des navets et une partie du vert des oignons frais (soupe et tarte avec des fanes de radis et de navets et des verts d’oignon)… mais voici où sont passés les navets et le reste de la botte d’oignons frais… Un poulet au cidre!

Dans le faitout, faire revenir dans un peu d’huile 2 oignons jaunes, les réserver.

Faire bien dorer le poulet… Le mien vient d’un petit producteur… il a bien couru et a de grosses cuisses [voir voir ici une comparaison du prix du poulet]! J’ai dû l’amputer d’une cuisse et du cou pour pouvoir fermer le faitout… J’ai remis les abats (foie, gésier, cœur) poivrés (et salés pour ceux qui salent) dans son ventre, la cuisse et le cou à côté (j’ai pris la photo avant l’amputation). Si vous prenez le poulet en supermarché, vous n’aurez ni les abats, ni le cou (excellent, à manger avec un petit couteau pointu…), c’est dommage…

Revenons à notre poulet… Comme les petits navets étaient tout jeunes, je les ai ajoutés sans les éplucher, j’ai coupé en petits morceaux les oignons frais et la moitié de leurs verts… J’ai ajouté un fond de cidre (l’équivalent d’un gros verre, enfin, de quoi couvrir le fond sur un bon centimètre). J’ai fermé le faitout un gros quart d’heure à feu doux. J’ai alors ajouté au-dessus le bac de cuisson vapeur, dans lequel j’avais mis 1 kg de pommes de terre nouvelles bien lavées mais avec leur peau (enlevée ensuite dans l’assiette et pour le reste, épluchée tiède avant mise au frigo), et remis le tout à feux doux pendant 3/4 d’heure… Pour le premier repas, je me suis régalée de ce que l’on ne peut pas manger quand on a des invités, avec les doigts et un couteau pointu, les ailes, le cou, la carcasse (dont les sot-l’y-laisse) et les abats… Pour le reste, j’en ai gardé une partie pour les jours suivants et congelé une autre partie, désossée…

Bon appétit ! Je vous ai déjà montré une variante de fin d’été, voir le coquelet au cidre, avec tomates et carottes…

Une enfance algérienne, autour de Leïla Sebbar

Couverture de Une enfance algérienne, autour de Leïla Sebbar

Bienvenue en arabe Un livre prêté avec quelques autres (je vous ai déjà parlé de La mémoire mutilée de Mohamed Cherid et vous parlerai prochainement des autres, Les honneurs perdus de Calixthe Beyala et Surtout ne te retourne pas de Maïssa Bey, et vous montrerai le marque-page fleuri qui a accompagné leur retour) par une amie quand elle a vu que je participai au défi sur le monde arabe organisé par Schlabaya… Cette fois, il s’agit d’un recueil de nouvelles rassemblées par Leïla Sebbar, une auteure que j’ai déjà abordée sur ce blog avec Mon cher fils et L’arabe comme un chant secret.

Le livre : Une enfance algérienne textes recueillis par Leïla Sebbar, Folio n° 3171, éditions Gallimard, 1999, 243 pages, ISBN 978-2070407279.

L’histoire : Leïla Sebbar a réuni auprès de 15 écrivains (plus elle-même) 16 nouvelles inédites qui tournent toutes autour de l’enfance en Algérie. Mes enfances exotiques de Malek Alloula, dans une école de village, un gamin qui ne va pas en classe interrompt la dictée par ses pitreries, l’opposition entre les enfants scolarisés et les autres, finalement plus libres… Dans Tlemcen la haute, Jamel Eddine Bencheikh conte le passage de l’enfance à l’âge adulte, les relations entre les générations. L’enfant perdu (de Albert Bensoussan) juif se retrouve dans le quartier arabe, où il se lit d’amitié avec une fillette. En 1940 à Oran, dans Pieds nus de Hélène Cixous, le père médecin est devenu pédicure alors qu’à proximité se trouve le monde des marins… La pauvreté des femmes de ménage se trouve dans Viridiana mon amour de Annie Cohen (d’après le titre du film de Buñuel). De nouveau à Oran, l’enfant juif de Hammam (de Roger Dadoun) fait les courses puis la cuisine le vendredi avec sa mère, avant de finir la journée au hammam. Dans Arrêts sur images, c’est la guerre (d’Espagne, la seconde guerre mondiale) qui marque la fin de l’enfance de Jean Daniel. Celle de Mohammed Dib est marquée de Rencontres, avec un médecin grec qui lui sauve la jambe accidentée puis avec un instituteur. La mémoire des autres de Nabile Farès se passe à Qol (Collol) et dans le village de Berrouagha, où se trouve un pénitencier. Dans Baï de Fatima Gallaire, la mère est malade et alitée, les deux enfants élevés par le père, le grand-père et surtout les nounous. Dans À la claire indépendance de Mohamed Kacimi-el-Hassani, l’enfant se demande pourquoi il doit encore aller à l’école… Apocalypses de Jean-Pierre Millecam, aborde la question des grands-parents, de l’école et de la guerre à Mostaganem, Tijdit et dans la ville romaine de Cap Ivi. C’est un tremblement de terre qui surprend la famille attablée de Quand les oiseaux se taisent… de Jean Pélégri. Leïla Sebbar, dans On tue les instituteurs, à Port-Say près de Tlemcen, la guerre fait irruption par une attaque le 1er novembre 1954. C’est un tremblement de terre à Mostagnem, autour de la figure du père et du grand-père, qui marque Enfance de Habib Tengour, avant un retour à Paris. Le retour des sources de Alain Vircondelet est marqué par l’entrée dans le monde de la guerre d’un enfant à 15 ans à Bab-el-Oued.

Mon avis : ces nouvelles ne sont pas toutes égales dans leur force et leur écriture, mais ont toutes été écrites par des écrivains nés en Algérie et vivant en France. Il montrent surtout la grande diversité culturelle de l’Algérie, le melting-pot entre Européens, arabes et juifs. très peu abordent le sujet de la guerre d’indépendance, encore moins l’Algérie d’après l’indépendance.