Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Moncoutant, mon ouvrage au concours 2008

Ma participation au concours de Moncoutant Je vous ai montré mes achats à Moncoutant, mais pas encore ma réalisation. Le concours imposait des fils DMC 498 (Bordeaux) et écru, ainsi que des dimensions de toile (24 x 32 cm) et de fenêtre de broderie (18 x 26 cm), tous les ouvrages étaient encadrés de la même manière. J’ai eu un problème avec le fil écru : DMC, ce n’est plus ce que c’était, le fil était cassant et plein de fibres grossières. Pour la toile, et bien, c’est ma toile bleue préférée… Dire que j’ai signé la pétition pour leur survie il y a quelques mois…
Aperçu de quelques ouvrages au concours de Moncoutant J’avais choisi un abécédaire en damier avec un thème de noël… Et les résultats du concours sont sur le site de son organisateur, créations autour du fil. Et certaines l’avaient bien reconnu dans ma photographie précédente.

PS:

Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition, mes achats

Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

L’abbaye-aux-Dames de Caen

Les bâtiments abbatiaux du XVIIIe siècle de l'abbaye aux dames de Caen Deux grandes abbayes ont été fondées en 1059-1060 à Caen, l’abbaye aux hommes et l’abbaye aux dames, respectivement par Guillaume-le-Conquérant et sa femme Mathilde pour expier leur mariage à un rang de cousinage alors interdit par l’église. À la Révolution, l’abbaye de la Trinité dite abbaye-aux-Dames est transformée en hôpital militaire puis en hôpital civil jusqu’en 1909, avant de servir d’asile religieux pour les pauvres, les vieillards et les enfants abandonnés. Elle est depuis 1983, les bâtiments abbatiaux du XVIIIe siècle sont le siège de la Région Basse-Normandie. Des chapiteaux romans sont aussi déposés dans le cloître du XVIIIe siècle.

La façade de l'église de la Trinité / abbaye aux dames de Caen Pour l’église, n’oubliez pas d’emporter vos jumelles. Il y a de très beaux chapiteaux à admirer, mais ils sont loin… La première série se trouve dans la nef. Les grandes arcatures de la nef sont surmontées d’une corniche ornée de billettes (des sortes de petits cylindres) et d’une série de petites arcatures aveugles au-dessus de laquelle se trouve une galerie. Ce sont les colonnettes de cette galerie qui portent de très beaux chapiteaux romans. La seconde série, qui comprend un chapiteau aux éléphants, se trouve dans l’abside. Mais le visiteur doit rester à l’extérieur du chœur, composé de deux travées et de l’abside qui est donc loin et de plus, pas éclairée. Toujours dans le chœur, devant le maître autel, se trouve le tombeau de la reine Mathilde en marbre noir de Tournai (en Belgique… Si vous ne connaissez pas, allez visiter sa célèbre cathédrale). Enfin, sous l’abside se trouve une crypte romane, avec un chapiteau historié représentant le Jugement dernier, je ne sais pas si des visites sont organisées pour les visiteurs « non spécialistes ».

Pour préparer votre visite, n’hésitez pas à télécharger le dépliant. Si vous ne pouvez pas y aller, vous pouvez aussi visiter les différentes parties de l’abbaye à partir de ce lien.

Et n’oubliez pas l’exposition permanente Peindre en Normandie, dont je vous ai parlé l’autre jour.
Et pour revoir quelques-uns des lieux que j’ai visités à Caen, voici les liens :

ABC SAL, onzième étape

La onzième étape de l'ABC SAL Le SAL ABC est organisé par Grandma’s kitchen / Ria Lanser. Chaque mois nous est proposée une nouvelle grille. Ce mois-ci, WX et la pause thé… et nous voilà déjà à l’avant-dernière étape ! Au fait, j’ai fait une erreur ici, mais ai eu la flemme de jouer à Pénélope, je n’attends pas d’Ulysse.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Dans la colonne de droite, retrouvez tous mes SAL en cours et mes SAL terminés.

Gâtée encore ! Merci Frezzia et Cath-dragon

La carte reçue de Frezzia En rentrant du marché samedi, j’ai trouvé plein de cadeaux et de grosses enveloppes dans ma boîte – enfin, pas tout à fait dans ma boîte aux lettres, c’était trop gros, le concierge les avait posés chez moi.

D’abord, une jolie carte de Frezzia / Frédérique. Vous ne trouvez pas que les fleurs rappellent les coquelicots que portent les Anglais et d’autres nationalités (Canadiens par exemple) autour du 11 novembre en signe de reconnaissance envers les anciens combattants de tous les conflits ? Merci beaucoup Frezzia, je vous rappelle aussi qu’il vous reste quelques jours pour lui envoyer les photographies de vos cœurs de l’amitié pour le concours qu’elle organise… Je vous montrerai bientôt le mien.

La carte de Cath avec le dragon perforé La bannière de Cathdragon, le recto Puis une grosse enveloppe de Cath / Cathdragon. Vous avez vu la petite perforatrice à motif de dragon qu’elle a trouvé ? Dans l’enveloppe, du papier de toutes les couleurs pour fabriquer du papier maison. Et bien emballé dans un papier bleu (bleu, comment a-t-elle deviné ?), cette superbe bannière.
La bannière de Cathdragon, le monogramme Elle porte une très jolie lettre monogrammée (V), en fil bleu dégradé (DMC n°4025, a dit Cath sur son blog).
La bannière de Cathdragon, le verso La bannière de Cathdragon, le décor au crochet
Le dos est doublé avec un tissu imprimé dans les tons bleus, et le bord est agrémenté d’un motif au crochet je pense… Et elle dit qu’elle du mal à maîtriser sa machine à coudre…

Et mon père m’a envoyé une gravure qu’il a réalisée, pour mon anniversaire, en fait, c’est lui qui m’a acheté la plus grande partie de mes achats à la rencontre de dentellières d’Échillais et à Moncoutant. Je souhaitais une lampe à lumière blanche, mais il a participé aussi largement aux autres achats ! Allez rendre une petite visite à son atelier sur son blog, je vous montrerai la gravure une prochaine fois.

Nathalie Rheims, Le chemin des sortilèges

Couverture du chemin des sortilèges de Nathalie Rheims Il y a quelque temps, je vous ai parlé de La Fausse Veuve de Florence Ben Sadoun, et Le fiancé de la lune de Éric Genetet (j’avais plutôt aimé le premier, sauf la langue employée, et pas du tout le second), Chez les filles.com m’ont envoyé cet autre livre.

Le livre : Le chemin des sortilèges, de Nathalie Rheims, aux éditions Léo Scheer, 180 pages, ISBN pas trouvé sur la couverture ni dans l’ours, juste un numéro d’impression (805029).

L’histoire : La narratrice a connu enfant Rolland, un psychanalyste, amant de sa mère (et peut-être son père ?), qui l’a aidé notamment à faire le deuil de sa mère quand celle-ci l’a abandonnée. Pendant dix ans, elle est restée sans nouvelle de lui, il avait eu un accident vasculaire cérébral. Et elle arrive dans la maison où il s’est retiré à la campagne. S’engage alors une étrange relation, chaque nuit, un conte lui est déposé sur sa table de nuit, et elle est hantée par de nombreux cauchemars, à la poursuite d’un souvenir refoulé.

Mon avis : cela faisait longtemps que je n’avais pas lu un roman contemporain écrit dans une aussi belle langue, au passé. De nombreux contes font leur apparition, avec leur significations cachées, la Belle au bois dormant, le Petit chaperon rouge, Cendrillon, Blanche-Neige, le Petit-Poucet, etc. L’histoire est étrange, tourne autour des souvenirs refoulés, du deuil apparemment impossible (de son frère, de sa mère, de sa nounou)… La fin ne vous laissera pas indifférent. Évidemment, cela entre en écho avec mon histoire personnelle.
Mais vraiment, ce n’est pas un livre triste, plutôt un livre sur l’enfance, la signification psychanalytique des contes, les souvenirs… Ce n’est pas un récit, c’est inclassable… et sublime !

En voulant faire un renvoi à un autre livre lu récemment, m’aperçois que je ne vous ai pas parlé de la dizaine de livres que j’ai lus ces dernières semaines, à part les livres de prix Nobel de littérature. Je vais y remédier très vite…

Logo de Chez les filles Le site Chez les filles.com (merci à eux et notamment à Suzanne) m’ont déjà envoyé ces autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.

Daniel dans la fosse aux lions…

Poitiers, église Sainte-Radegonde, chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions Cet été, Hélène a montré le thème de Daniel dans la fosse aux lions sur des chapiteaux à Charlieu et à Moissac. J’ai alors pensé qu’il faudrait que je vous en montre de Poitiers. Et voilà, c’est fait.

Parmi les épisodes de la vie de Daniel (voir la Bible, livre de Daniel, ou pour un résumé, l’histoire illustrée par l’art), prophète de l’Ancien Testament, le plus représenté sans doute dans nos églises est celui de la fosse aux lions. Sur ce site dont je vous ai parlé, le chapiteau de l’église Sainte-Radegonde est aussi présenté, ainsi que celui de Moissac… Daniel est condamné par Darius à être dévoré par les lions suite à une dénociation calomnieuse. Il s’en sort indemne. Mais l’histoire est moyennement morale, puisque ce sont les dénonciateurs de Daniel qui sont dévorés par les lions… Dieu aurait pu aussi épargner ceux-ci, non ? (dans la Bible, toute l’histoire dans Daniel 6.2-29).

L’église Sainte-Marie-Hors-les-Murs prend le nom de Sainte-Radegonde dès que celle-ci y est enterrée en 587. Mais il ne reste rien en élévation de cette première église. Dans son état actuel, l’église date des XIe (clocher, une partie du chœur et du déambulatoire) et XIIIe siècle (nef et chœur gothique), puis à la fin du XVe siècle, des éléments sont ajoutés (chapelle, niches dans la façade, parvis où se rendait la justice du chapitre), sans compter les nombreuses restaurations.

Les chapiteaux du chœur, du déambulatoire et des absidioles datent de l’époque romane (fin du XIe siècle, entre l’incendie de 1083 et la consécration de l’église en 1099). Le chapiteau avec Daniel dans la fosse au lion est l’un de ceux-là. Les deux lions lèchent les pieds de Daniel, alors qu’un ange le protège et amène (au bout de sa main droite) le prophète Habaquq qui, en haut à gauche du chapiteau, apporte du ravitaillement à Daniel.

Poitiers, église Sainte-Radegonde, au revers du chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions, la Tentation d'Adam et Ève Ce chapiteau porte sur sa face donnant sur le déambulatoire la Tentation d’Adam et Ève (retrouvez ici la Tentation de la façade de Notre-Dame-la-Grande). Mes photographies ne sont pas terribles, mais vous en trouverez de plus belles sur cette page consacrée à l’art roman de Poitiers [lien actualisé].

Poitiers, église Sainte-Radegonde, chapiteau du choeur, Adam et Eve En voici une autre vue… pas beaucoup plus nette.

[PS : Ce même chapiteau a deux autres faces sculptées, avec Nabuchodonosor et un homme attaqué par un lion, à découvrir ici].

Le clocher-porche a été restauré récemment, l’occasion pour la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC) de Poitou-Charentes de proposer un petit dossier en ligne sur le portail occidental dont je vous reparlerai une prochaine fois… comme de la crypte et du tombeau de la sainte… qui avait sauvé la ville d’un dragon, la Grande-Goule rappelez-vous, j’en ai déjà parlé et vous pouvez le voir ici sur des cartes postales anciennes (voir d’autres liens en fin d’article).

Poitiers, église Saint-Porchaire, chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions Il y a une autre très belle bien que plus frustre représentation de Daniel dans la fosse au lion à Poitiers, sur l’un des chapiteaux du clocher-porche de l’église Saint-Porchaire… qui date à peu près de la même époque, à la fin du XIe siècle. Sur ce chapiteau, Daniel est représenté dans une mandorle (motif en forme d’amande qui symbolise Dieu et se trouve souvent associée au Christ, plus rarement à la Vierge, à des prophètes, comme ici, ou à des saints), mandorle contre laquelle les lions semblent venir s’écraser.

[à voir désormais restauré en 2012 ici, également avec des détails de Habaquq et autres].

Articles sur l’église Sainte-Radegonde

En novembre, je prépare décembre, le paquet cadeau

Les quatre premières étapes du SAL en novembre, je prépare décembre L’étape proposée hier par Miss Fil pour le SAL  » En novembre, je prépare décembre  » ne comprenait pas de broderie, mais de la couture. Il s’agissait de confectionner un paquet cadeau en tissu. Comme mon ruban était de 1 cm de large, je l’ai cousu en deux dans le sens de la longueur pourqu’il ne prenne pas toute la largeur du paquet… La prochaine étape nous sera proposée le 20 novembre…

Toutes les étapes de ce SAL :

Treizième étape du SAL A la poursuite des souris

L treizième étape du SAL à la poursuite des souris Même si Chantal / Artscor83 a repris l’activité de son blog (à petite vitesse, bon courage, Chantal, et priorité à ta famille), elle a terminé la grille du SAL à la poursuite des souris. Avec Alix, nous avons décidé de terminer la partie sous le gros chat à droite. Nous terminerons en deux étapes, l’une pour le 30 novembre, l’autre pour le 15 décembre. Nous n’avons pas encore décidé du découpage de la fin de la grille…

La grille est extraite du magazine Mains & Merveilles, point de croix de novembre-décembre 2007, création de Florence Grall.

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL : Les treize premières étapes du SAL à la poursuite des souris

Dans la colonne de droite, retrouvez tous mes SAL en cours et mes SAL terminés.

L’abbaye-aux-Hommes de Caen

Façade des bâtiments abbatiaux de l'abbaye aux hommes/hôtel de ville de Caen Deux grandes abbayes ont été fondées en 1059-1060 à Caen, l’abbaye aux hommes et l’abbaye aux dames, respectivement par Guillaume-le-Conquérant et sa femme Mathilde pour expier leur mariage à un rang de cousinage alors interdit par l’église. Je vous ai parlé des expositions que j’avais vues dans l’abbaye aux Dames (peindre la Normandie et Claude Quiesse. Je vous présente aujourd’hui l’abbaye aux hommes. Sous le Premier Empire, en 1804, les bâtiments abbatiaux du XVIIIe siècle de l’abbaye Sainte-Étienne dite abbaye-aux-Hommes a été transformée en lycée jusqu’en 1961, et fut un îlot sanitaire lors du débarquement de Normandie. L’hôtel-de-ville y a élu domicile en 1965, et les visites sont donc obligatoirement guidées. Attention aux mariages qui peuvent en modifier le parcours le samedi en particulier. Les boiseries sont particulièrement remarquables.

Chevet de l'église abbatiale Saint-Étienne Dans la vaste église, qui conserve des éléments romans même si le chevet a été fortement modifié à l’époque gothique, le tombeau de Guillaume-le-Conquérant est marqué par une simple dalle de marbre, dans le chœur devant le maître autel, sans gisant.

Stalles de la chapelle Halbout dans l'église Saint-Etienne Ne ratez pas dans la chapelle Halbout (à gauche en entrant par la façade), pour ses stalles du XVIIe siècle avec de très belles miséricordes (repose-fesses si vous préférez !) sculptées.

Dans un bâtiment annexe se trouve le musée d’initiation à la nature, fondé par le docteur Ducombe pour remplacer l’ancien musée d’histoire naturelle détruit pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je n’ai pas pu le visiter car il est fermé le samedi, et j’avais passé tout le vendredi dans les différents espaces et musées du château.

Et pour revoir quelques-uns des lieux que j’ai visités à Caen, voici les liens :

Vive le vent d’hiver, cinquième étape…

La cinquième étape du SAL vive le vent d'hiver Maintenant que j’ai corrigé ma petite erreur dans la quatrième étape, voici la cinquième étape du SAL Vive le vent d’hiver organisé par Natou / le ch’ti monde de Natou. Il s’agissait de broder les sapins et autres plantes à droite de la maison qui va bientôt apparaître je pense…

Toutes les étapes de ce SAL : Les cinq premières étapes du SAL Vive le vent d'hiver