Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le jardin botanique de Tours

Tours, le jardin des plantes, 01, une vue d'ensemble Le jardin des plantes ou jardin botanique de Tours est situé à l’ouest de la ville, juste à côté de l’hôpital, ce qui est logique puisque, à l’origine, ces jardins servaient à l’enseignement des futurs médecins et surtout pharmaciens. Il a été d’ailleurs construit de 1831 à 1843 en grande partie grâce à l’un d’eux, Jean-Anthyme Margueron, sur les plans de l’architecte Charles Loyau (le premier projet ayant été abandonné). Il a été installé sur une zone humide, le marécage a été donné à l’hôpital en 1813, le ruisseau Sainte-Anne a dû être dévié. Je tire une grande partie des informations du dossier documentaire établi par l’inventaire du patrimoine culturel de la région Centre, que je vous invite à parcourir notamment pour les nombreux plans qu’il renferme. Il s’étend aujourd’hui sur 5ha et est un endroit agréable pour ceux qui viennent rendre visite aux patients à l’hôpital (ou à ceux-ci s’ils peuvent sortir).

Tours, le jardin des plantes, 02, le parc zoologique et la grande volière Le parc animalier a été installé à partir de 1863, avec notamment deux grandes volières encadrant une « piscine » pour les animaux.

Tours, le jardin des plantes, 03, le parc animalier et le pavillon des daims Le pavillon rustique destiné aux daims (au bout de la flèche) a été construit en 1909. Les autres pavillons aussi, probablement.

Tours, le jardin des plantes, 04, un petit bâtiment au toit de chaume à restaurer Certains ont besoin d’une sérieuse restauration, notamment ce toit de chaume…

Tours, le jardin des plantes, 05, un petit bâtiment aux murs de terre à restaurer …ou ces murs en terre.

Tours, le jardin des plantes, 06, la partie de pédagogie botanique Comme tout jardin botanique qui se respecte, il comporte une section pédagogique pour apprendre à identifier les plantes.

Tours, le jardin des plantes, 07, la façade sud de la grande serre Les serres et l’orangerie, détruites par un incendie en 1869, sont reconstruites par l’architecte E. Auger, l’orangerie étant transformée en jardin d’hiver. La serre (ici la façade sud) que l’on voit aujourd’hui n’est pas celle dont je vous ai parlé plus haut, ni la nouvelle serre construite en 1890 et agrandie en 1904 pour accueillir une collection d’azalées, elle a été entièrement reconstruite en 1926… et restaurée après les bombardements de 1944 et les tempêtes de 1953 et 1987.

Tours, le jardin des plantes, 08, la façade nord de la grande serre La façade nord s’ouvre sur un petit espace en herbe.

Tours, le jardin des plantes, 09, l'orangerie L’ancienne orangerie abrite maintenant d’administration… qui prône un traitement écologique des jardins…

Tours, le jardin des plantes, 10, le jardin des insectes Il y a d’ailleurs un « hôtel des insectes »…

Tours, le jardin des plantes, 11, un piège à chenilles processionaires …et des pièges pour les chenilles processionnaires dans les pins.

Tours, le jardin des plantes, 12, arrosage par temps de sécheresse Mais alors, pourquoi arroser les pelouses en plein midi (il était environ 11h jeudi dernier 19 mai 2011) alors que la sécheresse sévit? Peut-être utilisent-ils de l’eau recyclée, mais ce n’est dit nulle part…

Tours, le jardin des plantes, 13, le bâtiment nord Tout au bout, vers le nord de la parcelle, un bâtiment neuf, mais je ne connais pas sa fonction…

Merci Leti!

Cadeau reçu de Léti en mai 2011, 1, l'enveloppe ouverte par la douane Samedi, j’ai reçu deux grosses enveloppes, l’une de Marlie, dont je vous reparlerai, l’autre de Leti’s et ses bêtises, qui termine un séjour de trois ans en Martinique… allez lui dire un petit coucou, elle est triste ces jours-ci, elle a abîmé sa voiture… Nous avions fait connaissance (par blog) avant son départ avec le SAL qu’elle a organisé sur la grille thé de Lili Point, le premier long projet en commun auquel j’ai participé. . J’avais gagné à un jeu chez elle, et elle m’a récompensée par une grosse enveloppe… qui a visiblement intrigué la douane… Enveloppe ouverte…

Cadeau reçu de Léti en mai 2011, 2, les paquets et le calendrier …tous les paquets aussi, mais ils ont apparemment tout remis en place, je me demande encore ce qui a pu les intriguer au scanner…

Cadeau reçu de Léti en mai 2011, 3, la carte; le chocolat et le bracelet Ouvrons donc… Une jolie carte aux couleurs de la Martinique, comme le calendrier sur la photographie précédente. Une plaquette de chocolat local : Léti pense qu’il vaut mieux l’utiliser comme chocolat à cuire, en tout cas, je suis sûre de réutiliser l’emballage… qui n’a pas été ouvert par la douane! Je ne l’ai pas encore goûté. Un bracelet en liberty comme ceux que vous pouvez retrouver dans sa boutique.

Cadeau reçu de Léti en mai 2011, 4, le sac Et puis, un magnifique sac, entièrement doublé… Très fleuri, très gai pour l’été, à la taille des revues, parfait pour emporter de quoi faire une pause en promenade…

Cadeau reçu de Léti en mai 2011, 5, le sac et le bracelet Regardez, il est parfait, avec le bracelet, photographie prise par un ami lors d’une grande promenade dimanche vers Vouneuil-sous-Biard… Ah, les manches longues, ce n’est pas pour le froid, il faisait même assez chaud, tissu léger… mais je vois bientôt la dermato pour un contrôle annuel, je préfère éviter les coups de soleil, crème indice maxi et manches longues légères, l’idéal sans avoir à remettre de crème toutes les heures. Un grand merci à toi, Leti, j’espère que ta voiture n’est pas trop cabossée et que tes préparatifs de déménagement ne sont pas trop pénibles…

The tree of life de Terrence Malick

Affiche de The tree of life de Terrence Malick Samedi soir, je suis allée au cinéma, j’ai hésité entre le gamin au vélo des frères Dardenne au TAP cinéma et the tre of life de Terrence Malick au CGR du centre-ville de Poitiers (en VO, la VF passe au complexe extérieur où je ne vais jamais, et je ne saurais pas allée voir la VF). J’ai opté sur ce dernier, même si les conditions au CGR ne sont pas bonnes… Ici, dans les moments calmes et presque silencieux, nous entendions très fort le film d’action de la salle d’à côté. Inadmissible, et le maire voudrait que le TAP loue ici des salles d’art et essai? Il y aura des travaux d’insonorisation? Et pourra-t-on voir le film, rien que le film (sans les 15 minutes de publicité avant) et tout le film (avec le générique jusqu’à la fin dans le noir, cette fois, ils ont fait un effort, on a pu lire jusqu’au début de la musique)? Bon, revenons au film, qui a reçu hier la palme d’or à Cannes.

Le scénario : à New-York aujourd’hui mais surtout dans une riche banlieue du Texas des années 1950 aux années 1970, environ. Dans son gratte-ciel de bureaux, Jack, un homme d’âge mûr, se souvient de la mort de son petit frère à l’âge de 19 ans (donc environ 40 ans plus tôt) et de leur enfance. Jusqu’à l’arrivée de ses deux petits frères, Jack était LE fils bien-aimé de ses parents et surtout de sa mère, Mrs O’Brien Jessica Chastain. Puis il doit partager cet amour avec ses deux petits frères. Leur père (Brad Pitt), qui aurait voulu être musicien (il joue du piano à la maison et de l’orgue à l’église), fait tout pour réussir dans la vie et pense aider ses fils à affronter la vie en les élevant à la dure (interdiction de parler à table, de claquer la porte, diverses corvées, etc.).

Mon avis : je n’ai pas aimé! Il m’arrive rarement d’avoir une opinion aussi tranchée, mais c’est comme ça… L’omniprésence de Dieu et de l’Église (même si elle est protestante) m’a gênée puis agacée. La citation du livre de Job en ouverture, la petite flamme entre chaque partie du film, les paroles de la mère ou du fils à Dieu, le bénédicité, la bougie, etc., trop, c’est trop… Je comprends que certains puissent apprécier le film. Car certes, il y a de très belles images, avec un passage un peu trop long sur les quatre éléments et de beaux tourbillons (pas de la vie): des nuées d’oiseaux, des volutes s’échappant d’un volcan, de la mer, de la lave, de la voie lactée, etc. Une belle rivière, de beaux arbres, un peu répétitifs. Je n’ai pas compris l’arrivée des dinosaures ni le champ de tournesol sur fond de Requiem… Et une histoire qui ne m’a pas vraiment marquée, si cela se passe bien au Texas, voir les noirs juste pour un barbecue de bienfaisance à la sortie de la messe dominicale ne permet pas de rendre compte de la ségrégation qui était si importante à ce moment là… Bon, la danse hongroise de Smetana me trotte encore dans la tête, je l’ai remise hier matin…

Un sac en tirettes (languettes) de canettes

Sac en tirettes de canettes, 1, la collectePour l’anniversaire de Zazimuth, ce fut une grande aventure qui a commencé vers noël… Et vous devrez attendre la fin de l’article pour voir le résultat. Je sais que Zazimuth aime beaucoup le recyclage, et j’ai pensé que j’avais vu des choses en tirettes ou languettes de canettes (tin can pull / tin can ring). Je me souvenais avoir vu des robes et des sacs de haute couture dans ce matériau. Direction le web, en français et en anglais. Le premier modèle que j’ai trouvé utilisait bien des tirettes, mais aussi un crochet, et là, je ne suis pas fan…

Bon, une fois le modèle arrêté en mixant une forme de sac (celle-ci) et une technique d’assemblage (un mixte entre la précédente et celle-ci, cette autre technique m’aurait bien plu, mais plier toutes ces tirettes et les couper, peut-être pour un plus petit projet, là, j’ai reculé…), un simple calcul me montre qu’il va me falloir… plus de 1100 tirettes de canettes (plus une cinquante de boîte de conserve pour l’anse). Là, il faut que je lance un SOS aux amis, merci à Dominique (et ses amis qu’il a aussi sollicité), Christian, Emmanuelle (qui y a ajouté des cartes à publicité), Monique / Bidouillette / Tibilisfil, Petite fée Nougat (qui a ajouté des échevettes!), Jardin zen, et toutes les personnes inciviques qui ont jetés leur canettes dans la nature (grande promenade, récupération de la tirette et canette jetée ensuite dans une poubelle)…

Sac en tirettes de canettes, 2, le triUne fois les tirettes collectées, lavage à l’eau additionnée de liquide vaisselle et à la brosse à dent (outil préféré des archéologues), retrait de la petite partie qui retient le rivet sur le couvercle de la canette. Là, je les ai gardés soigneusement… et intégrés dans les ATC d’avril! Ensuite, il a fallu faire un « tri typologique », par couleur (argenté, doré, vert, bleu) et par forme (avec un motif en haut, un anneau de préhension rond ou ovale, etc.). J’ai simplifié mon tri, mais c’est une affaire très sérieuse qui a même donné lieu à une publication très sérieuse : « The Garbage Project 1978 A Pull-Tab Typology for Southern Arizona. The Garbage Project, Tucson » (voir ici dans un colloque de l’université de Stanford) [pour les visiteurs occasionnels, je suis archéologue… la typologie est une affaire sérieuse!].

Sac en tirettes de canettes, 3, le test d'assemblageVient alors la phase de d’assemblage… du test à l’ensemble, avec en bas une vue de dessus et de dessous… avec des tirettes de format parfois un peu plus petit ou qui étaient un peu usées, cela se verra peu à l’arrivée… et en jouant sur les formes et les couleurs.

Sac en tirettes de canettes, 4, l'assemblageLes deux faces prêtes, il manque encore le tour, quelques centaines de tirettes à ajouter (comptées dans les 1100 de départ), encore un effort, et voilà… la phase de « tissage » est achevée…

Sac en tirettes de canettes, 5, le sac terminéIl ne me restait plus qu’à coudre l’anse sur un tissu bleu et mette une doublure en tissu (un de la série des tissus à motifs irlandais à trèfles). À ce stade, j’étais un peu en retard pour l’envoi à Zazimuth, le jour de son retour de vacances alors que j’aurais voulu qu’elle le trouve en arrivant (mais comme sa boîte était bien pleine, ce n’est pas plus mal qu’il soit arrivé un peu après)… Bon, mais j’ai oublié de faire d’autres photographies du sac et de l’accompagnement… Il est un peu plus grand que du A4.

La grande passerelle ou passerelle des Rocs à Poitiers

Poitiers, la Grande Passerelle, 1, vers Poitiers Ouest Si le planning actuel est respecté, toute la France devrait en entendre parler dans un an. La première date annoncée était le week-end de l’Ascension, du 17 au 20 mai, la presse parle maintenant du 29 mai (le mardi après la Pentecôte) 2012 : la ligne de train Paris-Bordeaux sera coupée pour permettre la dernière phase de sa démolition. Mais la passerelle sera fermée dès la fin de cette année pour commencer sa démolition (oups, il paraît que l’on doit dire déconstruction car les matériaux seront triés) de janvier à mai, de nuit (avec des camions sur le boulevard?)… Réouverture fin 2013 sous une autre configuration, la passerelle pour piétons sera devenue un viaduc pour les bus, les vélos, les piétons et les pompiers. Mais de quoi parle-t-on ?

[Les étapes de la démolition : la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies, la dernière travée sur les voies, la fin de la démolition et le début de la reconstruction]. ].

Poitiers, la Grande Passerelle, 2, les voies vers le nord Actuellement, il s’agit d’une passerelle qui relie l’avenue de Nantes au boulevard Solférino, permettant aux habitants des quartiers ouest d’enjamber la voie ferrée sans avoir à descendre et remonter complètement la vallée. Depuis l’ouverture du parking de l’espace Toumaï et la construction de la passerelle Alexandre Fradet en 2008 qui rattache le parking à la passerelle, elle est encore plus fréquentée par les personnes qui se garent là et peuvent rejoindre en quelques minutes le TAP/théâtre auditorium de Poitiers puis le palais de justice et le centre-ville. Sa fermeture va rendre ce parking beaucoup moins attrayant s’il n’y a pas un système gratuit de navettes du bas du parking au centre-ville…

Poitiers, la Grande Passerelle, 3, les voies vers le sud et la petite passerelle Alexandre Fradet, élu municipal du quartier de Poitiers-Ouest (les Rocs), avait beaucoup milité à l’issue de la seconde Guerre mondiale pour la construction d’un pont qui permettrait de relier ce quartier à la ville sans passer par le pont Achard ou la porte de Paris. Mais au débouché du pont, il y aurait eu… les jardins de la préfecture! Ce fut finalement une passerelle pour piétons qui fut construite, appelée par tous « Grande passerelle » (par opposition à la « petite passerelle » qui passe juste au-dessus des voies, que l’on aperçoit au bout de la flèche sur la photographie prise depuis la grande passerelle) et rarement « passerelle des rocs ». Rappelons que la gare, qui avait été bombardée en 1944, venait juste d’être reconstruite au moment de ces débats. La passerelle a été inaugurée le 8 juin 1952. Mais depuis quelques années, du béton se détache, elle a été équipée de filets, le débat sur le coût de sa réparation (temporaire) ou de sa reconstruction a été conclu par la démolition et la reconstruction en plus large… Vous pouvez actuellement en découvrir le projet dans Poitiers l’expo!.

Poitiers, la Grande Passerelle, 4, vue ancienne, vers la ville Allez, quelques cartes postales des années 1950/1960. La première vue vers le centre-ville. Au débouché de la passerelle se trouve la caserne qui a été démolie pour laisser la place au TAP/théâtre auditorium de Poitiers.

Poitiers, la Grande Passerelle, 5, vue ancienne, vers la ville Une autre vue dans le même sens, où l’on voit davantage la banque de France…

Poitiers, la Grande Passerelle, 6, vue ancienne, vers les Rocs Et puis une vue dans l’autre sens, prise depuis le petit jardin avec le monument aux coloniaux (celui reconstruit après la guerre), dans lequel je vous ai montré quelques nids au printemps…

PAL – Quilt mystère d’automne (3), fin

Mystère d'automne, 2011, troisième étape, deuxième ensemble de blocs Pour la troisième étape du projet à long terme patchwork (patch a long/PAL), Mamoune/Baboupatch nous propose de réaliser deux fois deux blocs en log-cabin… Je vous ai déjà montré les deux premiers, voici les deux suivants, en rouge et marron…

Mystère d'automne, 2011, troisième étape, les quatre blocs Toutes les étapes du PAL

 

Richelieu, Kertész et Zola à Tours

Tours, la façade sur cour du musée des Beaux-Arts pendant l'exposition Richelieu Jeudi (avant-hier), j’ai profité d’une journée de congé pour aller visiter deux expositions à Tours. Je me suis d’abord rendue au musée des Beaux-Arts, dont je vous ai déjà parlé pour l’exposition Max Ernst, le monument à François Rude par Just Becquet et le cèdre et l’éléphant dans la cour. Jusqu’au 13 juin 2011, vous pouvez y voir l’exposition Richelieu à Richelieu, architecture et décors d’un château disparu (exposition qui est complémentaire de celles qui ont lieu à Richelieu et à Orléans). Tours accueille les décors de ce château détruit, pour l’occasion, les fenêtres du premier étage ont été occultées pour accueillir de grands panneaux de bois sur lesquels sont accrochées les œuvres (cela se voit à peine depuis la cour). Vous y verrez quelques sculptures antiques de la collection du cardinal de Richelieu, quelques tapisseries mais surtout les tableaux qui ornaient les pièces de cet immense château. Si vous n’aimez pas l’Antiquité, les tableaux classiques du 17e siècle inspirés de la mythologie et de la Bible ou à la gloire des souverains, vous ne l’apprécierez pas. Dans le cas contraire, vous serez comblé, avec des cartels un peu long qui mettent l’œuvre dans son contexte d’achat, sa situation dans le château et expliquent la scène représentée. À noter une magnifique reconstitution en maquette informatique 3D « comme si vous y étiez » du château et de ses abords.

Tours, la façade est du château pendant l'exposition Zola / Kertesz L’après-midi (après avoir fait une promenade et pris quelques photographies complémentaires sur Tours, la série sur mon blog continuera donc le mardi après-midi plus ou moins tous les quinze jours), je suis allée au château de Tours. Comme pour l’exposition Nadar, l’exposition actuelle est organisée dans le cadre de la convention avec le Musée du jeu de paume hors-les-murs. Elle se termine très bientôt (le 29 mai 2011). Elle est consacrée à Émile Zola photographe (au premier étage) et à André Kertész, L’intime plaisir de lire (retrouvez ici le petit journal de l’exposition pour et celui pour Kertész). Je trouve qu’elle n’a pas l’ampleur de l’exposition sur Nadar. Les deux films présentés à chaque étage sont pas mal (le dernier près de l’accueil est agaçant et dépassé…), mais je pensais y apprendre et y voir plus de chose. Par exemple, il nous est dit que Zola a beaucoup photographié l’exposition universelle de 1900, mais il n’en est montré que quelques exemplaires. Ses photographies de famille ou d’amis sont intéressantes, mais sans plus…

Pour André Kertész, la sélection vient de la médiathèque du patrimoine, qui conserve un fond de plus de 1000 clichés tous numérisés et disponibles dans la base de données Mémoire. Tous les clichés sélectionnés mettent en scène des lecteurs (de livres, de journaux, de lettres, parfois sans le lecteur). J’ai un petit faible pour la femme âge dans un lit des hospices de Beaune (encore en activité) en 1929.

Merci Capucine!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 1 J’ai reçu de nouvelles livraisons de cartes à publicité de la part de Capucine O, un grand merci à toi, et voici une petite présentation à ma manière… Pauvres poissons qui nagent dans la bouteille de rosé pétillant du Théâtre 13, LOL! Ces deux grandes cartes accompagnaient une sélection en bleu et rouge…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 2 Pour les bleus, je suis sûre que Petite fée Nougat va adorer celle pour le spectacle à l’école des fées de la compagnie des bonne gens (en haut à gauche)… Un petit tour en promo à Milan, ça vous tente (au centre en bas)?

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 3 Côté rouge (enfin, pas que…), le festival de l’outre-mer (en bas à gauche) au Tarmac à La Villette a choisi un graphisme très esthétique… Ils parlent de premier festival, mais apparemment pas en lien avec l’année des outre-mers (une manifestation néo-colonialiste qui a lieu cette année…).

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 4 Pour la livraison suivante, côté grands formats, j’aime bien la carte toute simple (en haut à gauche) pour l’exposition Vaudou à la fondation Cartier pour l’art contemporain…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 5 Attention avec les deux cartes en haut au centre et à droite, à consommer avec modération (même si j’ai masqué les marques…). En bas au centre, la carte contre la prostitution enfantine mériterait d’être largement diffusée… Je ne suis pas sûre que toutes les filles sur le trottoir dans chaque abri bus du boulevard depuis la gare jusqu’au milieu de l’avenue de la Libération à Poitiers soient toutes majeures… Il y a quelques semaines, plusieurs « rafles » les ont fait reflué plus loin, plus en danger de clients violents ou tordus. Elles sont revenues, les clients sont nombreux, chacun peut les voir errer en voiture et faire leur choix quand on rentre tard… mais les clients ne sont JAMAIS inquiétés. Rarement les proxénètes, mais toujours les filles…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 6 La carte orangée de la halle Saint-Pierre (qui fait beaucoup pour l’art brut) est cette fois pour une librairie éphémère qui se tient actuellement dans leurs murs.

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 7 La dernière série (pas par ordre d’arrivée) est consacrée à diverses cartes plus anciennes…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 8 Le noir est encore une fois à l’honneur, il a décidément beaucoup de succès chez les graphistes….

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, mai 2011, 9 A droite au centre, je trouve que la carte sur les marchés (mai 2010) ne donne pas envie d’y aller! Cela se passe à Paris, mais peut-être aussi dans toute la France, et chaque année, car j’ai vu qu’il y avait aussi des manifestations la semaine prochaine sur les marchés de la Vienne.

Bannière de Cluny, le concours d’idées pour Gigny

Concours de bannière (2), le motif brodé Marlie organise un nouveau concours d’idées autour des bannières de Cluny, en proposant aux participantes trois nouvelles grilles inédites (voir le paragraphe suivant pour l’historique), cette fois pour Gigny. J’ai choisi le modillon que j’ai brodé sur une toile fine (pas prévue pour la broderie), avec les fils Mille et une nuits, de Annick Abrial / les fils de morphée acheté au salon de Moncoutant 2010, Manhattan de la compagnie des brodeuses offert par Zazimuth et très joli fil Paradis aquatique, d’Anne-So / Gardanimaux, qu’elle m’avait offert pour mon anniversaire en 2009. Et la finition? Et bien, c’est justement l’objet du concours, avoir des idées… Patience! (mais vous pouvez maintenant retourver ici ma pochette à navettes).

En 2009 et 2010, 360 brodeuses ont réalisé des bannières pour fêter les 1100 ans de la fondation de Cluny par 12 moines partis du Jura, à suivre chez Marlie. Je n’avais pas pu participer, faute de temps à ce moment là, mais depuis, j’ai acheté le livre Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny, je vous ai déjà montré un motif brodé (personnage) finitionné en tablier offert à Véro Bis. Ensuite, j’ai brodé un motif pour une bannière à Ruffey-sur-Seille et un autre pour un chut que je n’ai pas encore envoyé… J’ai ensuite participé au concours d’idée pour Nans-sous-Sainte-Anne , proposé aussi par Marlie, avec ce motif brodé terminé en trousse à deux compartiments.

L’aventure lancée par Marlie et poursuivie avec le livre Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny continue à essaimer…

Récapitulatif de mes réalisations avec ces grilles:

– les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

Faire semblant c’est mentir de Dominique Goblet

Couverture de Faire semblant c'est mentir de Dominique Goblet Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgJ’avais noté cette bande dessinée chez Audouchoc et je l’ai réservée à la médiathèque… De la même auteure, j’ai aussi lu Souvenir d’une journée parfaite.

Le livre : Faire semblant c’est mentir de Dominique Goblet (scénario, dessin et couleurs, sauf les chapitres 2 et 4 co-scénarisés par Guy-Marc Hinant), éditions L’association, 2007, 136 planches (non numérotées), ISBN 978-2-84414-233-8.

L’histoire : d’hier à aujourd’hui, à Bruxelles et à Charleroi. Un père affable, dans son monde, alcoolique. Une mère très dure, qui n’hésite pas à envoyer sa fille punie au grenier, et parce que la fois précédente elle avait ouvert une malle, elle lui attache les mains à une poutre… Devenue adulte, son père est toujours alcoolique (il en meurt le jour de l’anniversaire de la narratrice, Dom, en 1998) mais vit avec une autre femme qui part parfois en vrille, devenant littéralement hystérique. D’un autre côté, Dom a maintenant un ami qu’elle aime mais qui est hanté par son ex-petite amie. Elle a une petite fille, à qui elle présente son père, « Papy moustache »…

Mon avis : récit autobiographique écrit sur douze ans, il en ressort un dessin qui varie fortement d’un chapitre, voire d’une partie de chapitre à l’autre, du dessin naïf à la page monochrome ou au dessin surchargé de gris. Le récit saute d’une période à l’autre, avec des réminiscences de l’enfance ici et là. L’introduction prévenait le lecteur, tout est illusion, le passé est reconstruit par la mémoire. J’ai trouvé certains passages assez confus, et ai eu du mal avec le graphisme… Avis plutôt mitigé, donc.

Pour aller plus loin : un site ouvert par l’auteure… avec quelques planches, mais vraiment pas à jour puisqu’il annonce pour le livre « à paraître en 2006 ».

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.