Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Poitiers, encourageons les jeunes musiciens futurs professionnels

Juillet 2011, art contemporain, 3, Jephan de Villiers à la chapelle des Augustins à PoitiersCes dernières semaines, j’ai assisté à plusieurs concerts à l’heure du déjeuner… D’abord à un « concert-sandwich » au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP (rebond autour du programme du TAP du soir, avec piano dans les années 1910), puis aux cinquièmes journées de la musique de chambre organisées du 17 au 19 janvier 2012 par le Conservatoire à Rayonnement Régional (CRR) et le Centre d’études supérieures de musique et de danse du Poitou-Charentes (CESMD). Ces journées avaient lieu du midi au soir, je n’ai assisté qu’aux concerts à l’heure du déjeuner, l’après-midi,je travaillais et le soir, c’était en pleine semaine du festival télérama,. Le répertoire était varié, du 15e siècle à nos jours (y compris dans un même mini-concert…). Un grand bravo aux musiciens et chanteurs dont j’ai pu admirer le professionnalisme au cours de ces concerts entendus au musée Sainte-Croix (musique allemande), au CRDP / chapelle des Augustins (clavecin, flûtes anciennes, violes et violons en première partie, saxophones en seconde partie, la photographie de l’entrée lors d’une précédente exposition sur Jephan de Villiers illustre cet article) et dans une petite salle parfaitement adaptée à ce type de concert à l’hôtel de ville (pièces pour orgue, violes et chant).

J’espère n’oublier ici aucun des musiciens entendus, certains trouveront probablement des débouchés professionnels dans les prochaines années. Je les ai classés par ordre alphabétique, et non dans l’ordre des quatre concerts entendus…

Corinne Bernard (traverso), Camille Courroux (violon), Mathilde Compin (piano), Florian Dantel (violon), Julien Debordes (trompette), Mickaël Durand (viole de gambe), Christina Dürr (orgue), Magali Ellul (piano), Sylvie Françoise (viole de gambe), John Grippier (chant), Clara Guillon (chant), Henry Julien (orgue), Chloé Lavignat (piano), Véronique Lebaud (chant), August Lusson (violon), Gilliane Mencière (piano), Adrien Mercier (saxophone),Basilio Merlino (saxophone), Ayumi Nakagawa (clavecin), Loïc Noguier (piano), Maria Jose Perete (piano), Caroline Pintoux (viole de gambe), Emanuel Plagne (saxophone), Émilie Pons (alto), Hélène Richard (clarinette), Théo Ranganathan (piano), Marie Rousselle (trompette), Nina Rouyer (viole de gambe), Thomas Thiébaud (flûte à bec), Anaël Villain (saxophone), Kaori Yugami (clavecin), Yun Zhang (violon).

SAL mes échevettes de Lili HR, étape 1

SAL Mes échevettes, étape 1 Lili HR organise un nouveau mini-SAL…une petite grille et aussi les instructions pour une finition en patchwork… Voici la première des quatre étapes de broderie… J’ai choisi une toile de coton qui dessine des petits carrés, environ 7 par cm, idéal pour… moins de 1 euro le coupon d’environ 2m sur 2,2 m! Côté fils, j’ai pris du DMC 666 et un reste de gris qui n’a plus de numéro…

Toutes les étapes de ce SAL

Un tissu pour trois finitions

Finition avec un tissu jaune, 1, le tissu J’ai utilisé un tissu jaune pour plusieurs finitions de mes cadeaux de fin d’année…

Finition avec un tissu jaune, 2, pendouille fée J’ai d’abord transformé en pendouille la petite fée coquette brodée pour Petite fée Nougat avec un molleton et un ruban pour l’accrochage… et j’avais ajouté une ATC sur le thème des fées. Voir ici la grosse enveloppe qu’elle m’a envoyée.

Finition avec un tissu jaune, 3, pochette avec un crabe Le crabe brodé pour Criquette 17 a quant à lui fini en pochette avec un peu de ruban pour l’attache, un bouton et une petite boutonnière, et voilà le résultat… Je l’avais accompagné d’une ATC sur le thème du Coca cola, qu’affectionne Criquette 17.

Finition avec un tissu jaune, 4, une étiquette pour Luna Je l’ai aussi utilisé pour la miniature L brodée pour Luna. J’ai entoilé la broderie et mis au dos ce tissu jaune. Juste un petit oeillet, et voilà une étiquette qu’elle pourra accrocher où il lui plaira…(modèle tiré de la revue De fil en aiguille, n° 64, juillet-août 2008, dans laquelle j’ai aussi réalisé le jasmin et sa finition et la troisième face de la maison de brodeuse pour Moncoutant 2012).

 

Tuer le père d’Amélie Nothomb

Couverture de Tuer le père d'Amélie Nothomb

pioche-en-bib.jpg

J’ai réservé ce livre à la médiathèque et ai mis un certain temps à le recevoir (longue file d’attente).

Le livre : Tuer le père de Amélie Nothomb, éditions Albin Michel, 2011, 151 pages, ISBN 978-2226229755.

L’histoire : 2010 à Paris. Amélie Nothomb rencontre deux Américains, Joe Whipp et Norman Terence, qui semblent se détester. Retour en arrière, 1995 à Reno dans le Nevada. Joe a quinze ans, il est mis dehors par sa mère, vit à l’hôtel avec 1000 dollars par mois, fait un peu de magie. Il est repéré par un homme, qui lui conseille de contacter Norman pour apprendre la magie. Ce dernier accepte de lui enseigner ses tours, l’accueille chez lui avec sa compagne, Christina, danseuse de feu. Il devient un père de substitution… jusqu’à ce que Norman vole de ses propres ailes dans les salles de jeux de Vegas.

Mon avis : vite lu, 151 pages minuscules, gros lettrage, grand interligne, le texte commence page 9, il y a au moins 25 pages blanches entre les chapitres, à peine une heure de lecture, bon, je lis plutôt vite, mais quand même, c’est plus une longue nouvelle qu’un roman. Vite lu donc, et sans doute vite oublié… une histoire sympathique, mais rien de plus, pas mal écrit, mais pas une écriture originale non plus. Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu cette auteure, je voulais ré-essayer, pas concluant. Le ventre mou de la littérature, dont je ne vous aurais pas parlé s’il n’entrait pas dans le défi 1 % rentrée littéraire 2011.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Défi photo : Poitiers en blanc et noir ou blanc et blanc?

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 1, la Grand'Rue le 6 février Cette semaine, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous propose de mettre nos chaussures et de sortir avec notre appareil photo sur le thème en blanc et noir… redéfini en « La vie en blanc, avant le printemps? » suite aux chutes de neige en France et en Belgique notamment (pour ceux qui ne le savent pas, Monique / Bidouillette / Tibilisfil habite à Bruxelles…). Alors, voici quelques photographies prises à Poitiers dimanche et lundi (5 et 6 février 2012). Je commence par ce matin en noir et blanc… Bonne surprise dans la Grand’Rue, où je travaille… Contrairement aux années précédentes, où il fallait attendre que tout regel et qu’une couche de sable la recouvre, revoir par exemple en janvier 2009, cette année, la ville a équipé une balayeuse municipale d’une lame chasse-neige et d’une saleuse à la place des rouleaux de balayage à l’arrière… Cette machine a aussi permis de dégager des passages dans les rues piétonnes et sur la place d’Armes (place Leclerc). Ce matin, la chaussée de la Grand’Rue était donc « au noir ». Mais il ne faut pas rêver, les trottoirs restent bien enneigés, et glacés là où de la neige du toit a fondu et regelé en arrivant au sol…

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 2, en blanc et vert de ma fenêtre Hier matin, à l’ouverture des volets, depuis ma chambre, c’était plutôt en blanc et vert… Et oui, j’habite en ville, mais je donne sur la colline boisée…

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 3, rue Renaudot, ele 5, en haut au matin, en bas PM J’avais raté la neige du lundi précédent, je ne l’avais vue qu’en rentrant en train le soir tard, et la grande pagaille urbaine de la fin d’après-midi du 30 janvier… tout le monde s’étant rué en même temps sur les voitures pour sortir de la ville. Hier, en revanche, c’était le grand désert blanc, pas de voiture ou presque… Voici le bout de la rue Renaudot, à l’angle avec la rue Saint-Hilaire, en haut le matin, en bas dans l’autre sens en fin d’après-midi, après le passage des engins de déneigement…

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 4, l'enseigne au mouton Rue Carnot, même le mouton a revêtu un blanc manteau… (voir ici pour en savoir plus sur l’enseigne au Mouton).

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 5, l'hôtel de ville le 5 au matin Arrivée devant l’hôtel de ville, avant le passage de la machine, comme un air de place géante… En revanche, très mauvaise surprise, si la neige tient bien sur le bitume, sur les petits pavés et les dalles de la place, ça glisse, la neige n’adhérant pas au revêtement. Cette place est une grande réussite, de petits arbres exotiques (plantation des Sophoras et de poiriers du Japon) à la place des essences locales massacrées, ça glisse en hiver, ça éblouit en été.

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 6, Notre-Dame la Grande le 5 au matin Enfin, pour comparer avec 2009, voici la façade de Notre-Dame-la-Grande. Les éléphants affrontés devaient avoir bien froid! Pas facile non plus de lire les panneaux explicatifs!

L’exercice de l’État de Pierre Schoeller

Affiche de L'exercice de l'État de Pierre Schoeller

Je termine le festival télérama 2012 avec L’exercice de l’État, de Pierre Schoeller… Cela fait quatre films vus avant le festival, six pendant, soit dix sur quinze, les autres ne me tentaient vraiment pas…

Le film : à Paris de nos jours. Le film s’ouvre par un cauchemar… une femme qui rentre dans un crocodile, un sac plastique sur la tête. Cauchemar rattrapé par la réalité. Le ministre des transports Bertrand Saint-Jean (Olivier Gourmet) est réveillé en pleine nuit, un car transportant des adolescents s’est renversé dans les Ardennes, il y a des morts, des blessés, il doit aller sur place, prononcer le discours préparé pour lui pendant le trajet (effectué en partie en hélico). On plonge ensuite dans le quotidien du ministre, dont la vie est entièrement organisée par son directeur de cabinet, Gilles (Michel Blanc) qui va jusqu’à régler les problèmes de passeport de sa fille ou prévoir le cadeau d’anniversaire de sa femme (pas de chance, l’opéra sera annulé pour cause de grève…). La question en toile de fond: faut-il ou non privatiser les gares? Il n’a pas d’avis, s’en remet à ce qu’on lui fait tenir comme position, dans un sens ou dans l’autre, au gré des alliances…

Mon avis : ce film aurait aussi bien pu être un téléfilm, rien de bien original, si ce n’est la surimpression à l’écran de SMS qui tombent ici ou là… Le scénario repêche la médiocrité d’un point de vue strictement cinématographique. Rien à voir avec le très inventif Pater d’Alain Cavallier. Ce film dénonce le fonctionnement des ministères, le rôle des chefs de cabinet, de l’attachée de communication personnelle, des conseillers… Il oublie deux rouages importants dans cet exercice du pouvoir… Ceux qui manipulent les ministres en général via leurs conseillers, à savoir les lobbies pouvant passer par des agences de communication spécialisées (sans état d’âme, elles vont au client le plus offrant), et quand même un contre-pouvoir, la presse libre et satirique, du type du Canard enchaîné ou de Charlie Hebdo. Après une intervention à la radio, la chargée de comm’ vante les retombées dans la presse du discours du ministre, elle oublie de regarder la presse libre…

Un épisode a trouvé un cruel écho juste après que j’ai vu le film. Dans le film, le ministre est agacé d’être retardé par un ralentissement sur l’autoroute, il doit aller à une réunion pour son parachutage électoral… Alors, il décide de diriger son chauffeur (un chômeur de longue durée en stage pour un mois) sur une portion d’autoroute pas encore en service, il doit l’inaugurer la semaine prochaine. Il contraint le pauvre employé présent d’ouvrir la barrière qui barre l’accès… et quelques kilomètres plus loin, ce qui devait arriver arriva: tonneaux, ministre légèrement blessé… mais chauffeur éjecté et tué sur le coup. Cela ne vous rappelle rien? Nadine Morano a obtenu du premier ministre l’autre jour une escorte policière pour aller rejoindre l’aéroport militaire où un avion ministériel l’attend… pour rentrer dans son fief électoral à Nancy (voir par exemple l’article du Monde après un petit tour à une rencontre où sont déjà d’autres ministres, sa présence n’est donc pas indispensable). Aucune urgence en fait, puisque cet avion l’aurait attendue, et Le Canard (daté du 25 janvier 2012) rappelle qu’elle aurait aussi bien pu prendre le TGV, 1h30 de centre-ville à centre-ville. J’ajouterai même qu’elle AURAIT DÛ prendre le train, bien meilleur pour l’environnement… et pour les finances publiques (il paraît qu’il faut faire des économies, cela ne vaut visiblement pas pour tout le monde). Et le tragique est arrivé: un des motards de l’escorte a renversé un étudiant qui traversait la voie prise en sens interdit par l’escorte et la voiture ministérielle, coma, double fracture du crâne et trois mois d’ITT (incapacité totale de travail) pour l’étudiant, la ministre a poursuivi sa route et à peine demandé de ses nouvelles avant que le scandale soit révélé à la presse…

Ce film était sélectionné pour le festival télérama 2012. Voici les dix films que j’ai vus dans cette sélection de quinze films:

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (5)

SAL de noël 2011, cinquième étape, détail Voici la cinquième étape du SAL pour noël 2011 organisé par Défi de toile, j’ai choisi de prendre le kit proposé, avec une toile à plus ou moins 12 fils par cm (en fait, la toile déforme suite une erreur de constitution du kit) et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010.Comme la livraison des grilles avait pris beaucoup de retard, j’avais mis ce projet de côté, puisqu’il aurait été impossible de le finir pour noël…

SAL de noël 2011, cinquième étape, l'ensemble Toutes les étapes de ce SAL

Gataca de Franck Thilliez

Couverture de Gataca de Franck Thilliez pioche-en-bib.jpgJe poursuis ma lecture des thrillers de Franck Thilliez en les empruntant à la médiathèque. Il s’agit de la suite de Syndrôme [E].

Le livre : Gataca de Franck Thilliez, collection Thriller Policier, éditions Fleuve noir, 2011, 509 pages, ISBN 978-2265087439.

L’histoire : à Lille, à Paris, dans le département de la vienne, en 2010. À Lille, l’ex-flic Lucie Henebelle se reconstruit après l’assassinat de sa jumelle, Anna, l’année précédente, enlevée sur la plage des Sables-d’Olonne et retrouvée carbonisée près de Poitiers quelques jours plus tard. À le commissaire Sharko est redevenu un flic de base, il a du mal avec ses nouveaux chefs. Il se retrouve à Meudon, où une jeune thésarde, Eva Louts, qui travaille sur la latéralité des primates a été retrouvée morte dans la cage d’un singe, qui semble l’avoir assassinée. À Vivonne, l’assassin de la fille de Henebelle vient de se suicider en prison, de manière inhabituelle. Prévenue, elle décide d’aller à la prison puis à l’enterrement (à Ruffigny, en fait, ce n’est pas une commune, mais un hameau de Iteuil…)… où elle retrouve le commissaire Sharko, qu’elle n’avait pas vu depuis la mort de sa fille, et qui lui est arrivé ici parce que Éva Louts l’avait rencontré, ainsi qu’une dizaine d’autres jeunes meurtriers gauchers et violents, quelques jours avant sa mort… Commence alors une nouvelle enquête commune, en marge de la police, qui les conduit sur les traces de la génétique ainsi que d’une famille de Néandertaliens sauvagement assassinée il y a 30.000 ans dans une grotte des Alpes par un Cro-Magnon…

Mon avis : ces thrillers de Franck Thilliez sont construits de telle sorte que l’on devient addict au fil des livres et des pages! Impossible de lâcher le livre une fois commencé, même si l’on part une nouvelle fois au fond de l’horreur humaine. Cette fois, on découvre le monde de l’évolution, des parties non codantes de l’ADN, des virus anciens intégrés dans notre génome (GATACA est formé des lettres des bases de l’ADN, ATGC). La cohabitation de Néandertal et de Cro-Magnon reste discutée, les nouvelles techniques de préparation des échantillons en vue de leur datation (nous sommes proches de la limite de la technique du Carbone 14) éloigne de plus en plus les derniers Néandertaliens (ou en tout cas les derniers niveaux archéologiques qui leurs sont attribués, Châtelperroniens chez nous) et les premiers hommes modernes (les plus anciens niveaux Aurignaciens), la cohabitation dans nos contrées n’est pas du tout prouvée… les nouvelles datations sur les sites où c’était évoqué ont levé tous les doutes et relevé la datation des Néandertaliens les plus récents au-delà de 37.000 ans en gros (cf le colloque où je suis allée à Oxford au printemps…). Mais des parties du génome de Néandertal semblent bien incluses dans celui de l’homme moderne (Cro-Magnon), ils ont donc dû se croiser de fort près quelque part, même si ça ne semble pas être en Europe occidentale…

Pour aller plus loin : le site officiel de Franck Thilliez

Les titres dans l’ordre de parution :

Cathédrale de Poitiers, porte Saint-Michel (1) : partie droite

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 01, position sur le portail,

La porte Saint-Michel, sur le côté nord de la cathédrale de Poitiers, a été construite dans le premier quart du 13e siècle (donc presque 50 ans après le début du chantier de la cathédrale et 50 ans avant la sculpture de la façade occidentale).

La sculpture développe le thème de l’enfance de Jésus, rapportée un peu dans le désordre… Je vais vous montrer aujourd’hui la sculpture du piédroit droit (ouest, encadré sur la photographie), je vous parlerai bientôt du piédroit gauche (est). Contrairement à la façade occidentale, ici, il n’y a pas eu de nettoyage récent, et si vous voulez venir le visiter, attention aux pigeons (la photographie de l’autre jour a été prise ici), il y a d’archaïques piques qui ne fonctionnent guère, en tout cas, pas comme les fils à décharge électrique de la façade occidentale.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 02, vue générale

De gauche à droite, les chapiteaux sculptés montrent l’Annonciation, les rois mages et la Visitation. Remettons donc ces scènes dans l’ordre.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 03, l'Annonciation Le premier chapiteau à gauche montre l’Annonciation (Luc 1, 26-38). Sur la gauche se tient l’archange Gabriel qui annonce à Marie, debout devant lui, sa grossesse. Marie est coiffée d’un voile assez couvrant et tient un livre dans la main gauche. Tous les personnages sont richement vêtus.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 04, Joseph derrière l'Annonciation Juste derrière se tient un homme dubitatif, qui se tient la tête de la main droite, coiffé de la calotte juive, il s’agit de Joseph… Ben oui, Marie (enfin, Dieu…) lui a fait un enfant dans le dos, comme qui dirait…

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 05, la visitation Le dernier chapiteau à droite montre la Visitation (Luc 1, 39-56). Il s’agit de la visite que rend Marie, future mère du Christ, à sa cousine Élisabeth, enceinte de Jean Baptiste. Les deux femmes, voilées, s’enlacent.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 06, l'adoration des mages Au centre, sur la gauche, on trouve l’adoration des mages (Matthieu 2, 11) : les trois rois mages, couronnés, viennent offrir leurs présents à la vierge Marie, assise à droite de la scène avec Jésus sur ses genoux. Les rois mages sont couronnés et se tiennent devant un fond d’arbres luxuriants.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 07, un mage Voici un détail du premier mage (celui à droite), qui a une position un peu bizarre, en plein mouvement… genoux fléchis, le corps penché en arrière.

Poitiers, portail Saint-Michel de la cathédrale, droite, 08, la vierge à l'enfant Et enfin, la Vierge avec Jésus sur ses genoux, qui attend leur visite.

Si vous voulez comparer avec l’art roman de Poitiers, vous pouvez aller revoir sur la façade de Notre-Dame-la-Grande (en gros un siècle plus tôt) l’Annonciation, la Visitation, Joseph méditant. Vous pouvez aussi voir sur un chapiteau du chœur de l’église Saint-Pierre à Chauvigny l’Annonciation et l’adoration des mages.

 

ATC série calendrier 2011, la clôture…

Cinq ATC de noël pour clôturer une année d'ATC Pour clôturer l’année 2011 tout en ATC (cartes de 3,5 sur 4,5 pouces, soit 6,4 sur 8,9 cm), il me reste à vous montrer le système de rangement, en attendant, voici les ATC qui accompagnait ce dernier envoi… Les trois du haut sont découpées dans le magazine de publicité (haut de gamme) pour la ligne à grande vitesse qui va relier Tours à Bordeaux… A droite et à gauche, avec un petit sticker dragon, pour Cathdragon et Zazimuth. Au centre, un extrait du tracé qui va passer à quelques kilomètres de chez Jardin zen.

En bas (désolée pour l’éblouissement du flash), deux chats extraits d’une publicité, pour Véro bis et Capucine O.

Tout le calendrier ATC 2011 :

De mon côté, j’ai reçu une enveloppe dodue de Cathdragon.