Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

La bascule du souffle de Herta Müller

Couverture de La bascule du souffle de Herta Müller

pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu L’homme est un grand faisan sur terre, La convocation et Animal du cœur, j’ai eu envie de poursuivre la lecture de cette auteure, prix Nobel de littérature en 2009. J’ai trouvé ce livre à la médiathèque.

 

Le livre : La bascule du souffle de Herta Müller, traduit de l’allemand par Claire de Oliveira, éditions de Gallimard, 2010, 306 pages, ISBN 9782070128839.

L’histoire : janvier 1945, en Transylvanie, région germanophone de Roumanie. Leopold Auberg, le narrateur, a 19 ans, homosexuel à l’occasion, vient d’apprendre qu’il a été désigné sur une liste pour être envoyé en URSS pour participer à la reconstruction du pays. Il part, accompagné des mots de sa grand-mère «Je sais que tu reviendras»… Mais à l’arrivée, le travail est dur, interné dans un camp, mal nourri comme ses camarades (sauf la dernière des 5 années qu’il passe là-bas), le travail est dur entre l’usine de charbon et une cimenterie, peu de pain, beaucoup de poussière, et en permanence, l’ange de la faim qui l’accompagne comme ses compagnons d’infortune, dont plus 300 vont mourir rien que dans son camp…

Mon avis : Herta Müller a commencé, en 2001, pour rédiger ce texte, par interroger le poète germano-roumain Oskar Pastior. ils devaient écrire le récit à quatre mains, mais celui-ci est décédé prématurément. Elle raconte ici un épisode peu connu de l’après Seconde Guerre mondiale. Celle-ci n’est pas encore terminée que les Russes exigent de la Roumanie qu’ils envoient en Russie de jeunes roumains germanophones (la région d’om est originaire Herta Müller et qui est au centre des ses autres livres), soupçonnés d’avoir été d’importants soutiens de l’Allemagne nazie. La mère de l’auteure a été elle-même déportée dans ces camps. Le texte est fort, poétique malgré le sujet lourd qui est traité, et j’ai de plus en plus envie de découvrir cette auteure en version originale… de toute façon, la VO est indispensable pour lire d’autres livres, puis que j’ai maintenant lu presque tous ceux qui ont été traduits en français (L’homme est un grand faisan sur terre, La convocation et Animal du cœur), il ne me reste plus qu’à lire Le renard était déjà le chasseur… Pourquoi les éditeurs français ne nous permettent-ils pas d’accéder à d’autres textes?

L’église de Gigny (4) : l’ensemble

L'église de Gigny brodée, étape 4, terminée avec remplissage du fond Pour faire une surprise à Marlie, un petit groupe de brodeuses a comploté cet été (lors de la rencontre à Ruffey-sur-Seille). En plus des enveloppes brodées, nous lui avons confectionné une mini bannière… pour ma part, j’ai choisi la grille de l’église de Gigny, parue dans Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici). La toile est une toile de lin. Je vous ai déjà montré l’église, la rosace et le sol. Après avoir hésité pour le remplissage du fond (laissé au choix de chacune), j’ai choisi de remplir la partie supérieure, soit plus ou moins le sol, en DMC 104. J’ai brodé en bandes horizontales sur 3 points, pour obtenir un petit effet croisé avec le « sol »…

L'église de Gigny brodée, étape 5, terminée avec remplissage des boucles Après échanges entre les brodeuses, nous avons finalement décidé de remplir les boucles de la rosace comme le fond… Voici ce que ça donne… en attendant le montage.

La bannière surprise pour Marlie terminée Et voici la bannière montée grâce à Maddy et Hélène…

Bannières brodées pour ClunyBannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny

– avec les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

The four saisons restaurant de Roméo Castellucci au TAP

Poitiers, le théâtre et auditorium,12, vu depuis la grande passerelle Je poursuis ma saison 2012-2013 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP avec The Four Saisons Restaurant de Roméo Castellucci. Pour rappel, je n’avais pas pris Sur le concept du visage du fils de Dieu (pas envie de voir un spectacle sur la déchéance d’un vieil homme), voir dans cet article.

Le spectacle : il commence par une immersion sonore au cœur d’un trou noir et une immersion sensorielle dans un final tourbillonnant… Entre deux, dix femmes, après s’être coupé la langue (elles seront déposées par terre et mangées par un chien), jouent une pièce à laquelle je n’ai pas compris grand chose…et que je ne peux donc pas vous raconter!

Mon avis : comment dire? Moins de provocations ici que dans les précédents spectacles que j’ai vus (revoir Hey Girl et Paradis). Cette fois, le haut niveau sonore ayant été signalé à l’avance, j’avais prévu les bouchons d’oreille, mais il y en avait aussi à disposition à l’entrée de la salle, et je n’ai pas eu mal aux oreilles ni de sifflements, contrairement à Etenesh Wassié et le tigre des platanes la saison dernière ou au seul et unique match de volley auquel j’ai assisté. Je n’ai absolument pas vu le rapport avec The Four Saisons Restaurant, ce restaurant new-yorkais où Rothko avait peint un décor qu’il a ensuite enlevé… Je n’ai pas compris le texte, traduit de l’allemand à l’italien (enregistré) puis au français (surtitré en fond de scène), il faudra que j’essaye de trouver La mort d’Empédocle de Hölderlin, un poète romantique allemand. Je n’ai pas compris l’irruption des armes (moins violentes finalement que dans Tout va bien de Alain Buffardlors de la saison 2011-2012. En revanche, lui qui nous habitué à la provocation, cette fois, Roméo Castellucci utilise la nudité de corps nus avec beaucoup de délicatesse et de beauté, dans une longue scène de « re »-naissance (enfin, je l’ai comprise comme ça…). Le final à lui seul vaut les quelques dizaines de minutes centrales de perplexité…

Une trousse avec un fou…

Une trousse avec un fou Voici la finition en trousse que j’ai réservée au Fou, qui vient d’un carreau conservé au musée national de la céramique de Sèvres et brodé avec le fil Terre d’Afrique, de Annick Abrial / les fils de morphée (modèle est tiré de Sacs brodés au point de croix, motifs de carreaux de faïence, de Catherine Auguste et Odile Baudron chez Edisud, dans lequel j’ai aussi brodé un oiseau). Pour le tissu, j’ai choisi un tissu marron orangé qui me reste dans le lot de tissus d’ameublement achetés en juin 2010 et que j’ai déjà abondamment utilisé (un dragon terminé en trousse, une feuille d’automne terminée en trousse, un masque de carnaval brodé et transformé en trousse).

Bon anniversaire (c’était il y a quelques jours, la trousse est arrivée à l’heure…) à Capucine O!

14 de Jean Echenoz

Couverture de 14 de Jean Echenoz

Un livre prêté par une amie… Ce livre figurait dans la sélection Télérama des dix meilleurs romans français de la rentrée littéraire 2012.

Le livre : 14 de Jean Echenoz, éditions de Minuit, 2012, 124 pages, ISBN 9782707322579.

L’histoire : août 1914, dans un village vendéen. Anthime est interrompu en pleine campagne par le tocsin, il se précipite sur la place du village, c’est la mobilisation générale, il y retrouve Charles, Padioleau, Bossis, Arcenel. Les voici embarqués, formation rapide et direction le front… Au village, Blanche, la fille unique de la famille Borne, qui dirige l’entreprise locale Borne-Saize, s’aperçoit qu’elle est enceinte, ce n’est pas grave, elle pense comme les autres que la guerre sera vite terminée et qu’elle pourra régulariser la situation… Mais Charles, son homme, meurt dans l’un des premiers combats aériens de la guerre, les autres, versés dans le 93e régiment d’infanterie, s’enlisent dans la boue des tranchées et tentent de sauver leur peau.

Mon avis : en 120 pages d’une écriture précise et ciselée, Jean Echenoz réussit à raconter le guerre 1914-1918, la naissance de l’aviation, les combats, une désertion qui n’est qu’un besoin de prendre l’air, les morts et les blessures, l’attente à l’arrière, le retour des blessés et leur difficile réinsertion.

Sur des sujets voisins, voir sur mon blog:

– la page des monuments aux morts

A l’ouest rien de nouveau de Erich Maria Remarque

Le crime de l’Albatros de Thierry Bourcy (Les aventures de Célestin Louise, flic et soldat)

Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5) de Manu Larcenet et Daniel Casanave

– l’exposition 1917 au centre Pompidou Metz

Sur le site de l’INA, la mobilisation générale de 1914

 

 

Logo rentrée littéraire 2012

Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson.

 

Avec ce livre, j’attaque le deuxième pour cent…

Deux lettres « textiles »

Des initiales, G et E Cela fait quasiment un an que j’ai acheté le livre ABC textiles, trompe-l’oeil au point de croix, de Monique Lyonnet (paru chez Marabout), dans sa boutique La croix et la Manière (36 rue Faidherbe dans le 11e arrondissement), où j’étais allée avec Marlie et quelques ami(e)s voir l’exposition qu’elle consacrait à Michèle Gleizer, avant d’aller voir Alexandre le Grand et la Macédoine au Louvre. J’ai brodé deux lettres tirées de deux abécédaires différents, un G pour une amie sans blog et un E pour Mamazerty (accompagnée d’une ATC). Euh… la toile est la même, jaune clair, entre les deux rendus de ces photos (l’une avec flash, l’autre avec trop peu de lumière du jour). Et c’est la même chose pour l’autre face, avec une oie et un épouvantail, les deux terminés en pendouilles.

Un financement original pour un projet de resto à Poitiers

Poitiers, l'ensemble de l'ancien Ensma qui abrite le Dietrich et une salle de gym J’ai découvert il y a quelques jours ce projet, relayé dans la revue de presse en ligne de Philippe de Tout Poitiers, ce projet de restaurant bio, végétarien (j’adore la bonne viande, mais pourquoi pas de temps en temps, s’il n’y a pas de prosélytisme) et cru (j’adhère moins, voir plus bas) avec un financement original sur Poitiers, Envies saines. Le porteur de projet (qui n’a pas mis son nom sur sa page, mais s’appelle François Baudry d’après cet article de 7 à Poitiers – page 6) a reçu une aide régionale (5000€ via une bourse désir d’entreprendre) et un prêt familial mais un refus de prêt bancaire. Au lieu de recourir micro-crédit (voir plus bas mon expérience avec Kiva, le même principe existe pour des projets en France), il a choisi Ulule. Je ne sais pas si vous connaissez ce mode de financement qui fonctionne un peu comme une souscription de livres (c’est comme cela que j’ai connu Ulule la première fois), avance d’argent en échange d’un service, ici un certain nombre de repas gratuits en fonction de la somme donnée (voir plus bas comment cela fonctionne). Je ne connais pas la personne qui monte ce projet sur Poitiers, un concept qu’il a testé cet été lors du congrès d’Europe-Ecologie les Verts à Poitiers et qu’il teste actuellement en service très réduit dans l’ensemble (photo ci-contre) qui accueille notamment le Diétrich et une salle de gym, non loin du rectorat… et de l’église Saint-Jean-de-Montierneuf (au passage, j’ai mis dans l’article une photo plus nette de la date 1644 sur la porte).

On peut financer à partir de 5€, les petits ruisseaux permettront peut-être d’aider ce projet à voir le jour.

Si le projet Envies saines est financé au-delà des 100%, la somme diminuera d’autant un prêt bancaire complémentaire (les sommes récoltées par Ulule complèteront son apport personnel et le prêt familial pour plaider auprès des banques) et nécessaire au lancement du projet.

Pourquoi je soutiens ce projet:

– pour le recours à un mode de financement original ;

– pour le choix de l’implantation dans un quartier de Poitiers qui manque de restaurant ;

– pour le choix d’aliments bio (moins de pesticides dans l’assiette et dans l’environnement et donc dans l’eau qui arrive aux stations de traitement voire dans l’eau du robinet).

Pourquoi j’émets néanmoins des réserves:

– pour la position par rapport au cru, présenté sur la page du projet comme bon voire meilleur que le cuit pour la santé. Or, certains aliments ne sont digestes que s’ils sont cuits, na pas oublier que nombreux champignons sont toxiques crus mais comestibles quand ils sont cuits (c’est le cas même pour la célèbre et délicieuse morille!).

Vous pouvez découvrir le projet et éventuellement y participer en cliquant ICI, date limite le 31 décembre 2012.

Et si vous souhaitez vous approvisionner dès à présent en bio sur Poitiers, Tout Poitiers a réalisé une page spéciale Le bio à Poitiers (mise à jour régulière comme pour toutes ses pages). Vous trouverez également plein d’informations utiles sur le site du réseau des circuits courts en Poitou-Charentes (Réseau CCPC).

PS: ce projet a échoué, il a recueilli la somme souhaitée, mais le porteur de projet n’a pas pu le concrétiser (problème du coût de la location du local, en particulier). Les souscripteurs ont été remboursés.

Quelques expériences personnelles de financements de projets…

Le micro-crédit international via Kiva.org, depuis 2007

Mes participations chez Kiva Je vous ai déjà parlé de micro-crédit, je participe en tant que prêteur depuis des années sur la plateforme de Kiva. J’ai ainsi pu participer à neuf projets (le montage ci-contre), sept ont été menés à leur terme (aux Philippines, en Mongolie, au Paraguay, au Libéria, en Ouganda, en Tanzanie, en Bolivie), deux sont actuellement en cours, l’un au Costa Rica et l’autre au Sénégal, dont le remboursement commencera en février 2013. Lorsque les sommes prêtées sont remboursées, je les ré-engage dans d’autres projets, même s’il est possible de récupérer la somme pour soi. La plateforme offre en permanence des projets assez variés, vous pouvez choisir selon vos critères (répartition géographique, domaine d’activité, ONG relai, sexe – de mon côté, je privilégie les femmes, pour 8 des 9 projets que j’ai soutenus jusqu’à présent- etc.), avec des prêts par part de 25$. J’ai plus longuement parlé de ce mode d’aide dans cet article à propos du livre Indignez-vous! de Stéphane Hessel.

Une ruche via un toit pour les abeilles, mitigé

Pots de miel de un toit pour les abeilles Je vous ai aussi parlé d’une participation directe en 2010 sous la forme d’un parrainage d’une ruche avec un toit pour les abeilles. J’ai arrêté après une année d’expérience par suite d’un manque de communication des porteurs du projet, qui ne m’ont envoyé que l’un des deux envois promis de pots de miel. Impossible également de savoir quelle part du parrainage revient à l’apiculteur et quelle part revient à l’association. Par ailleurs, ce projet sent le « greenwashing » (redorer le blason d’une entreprise promouvant des projets environnementaux). En effet, il a accepté (recherché???) le parrainage d’un groupe de la grande distribution. Tant mieux pour les abeilles, cela fait davantage de ruches et de biodiversité dans le marais poitevin, mais moi, cela ne me convient pas de soutenir un projet qui préfère recevoir de grosses sommes et participer à la publicité de grosses entreprises plutôt que de fédérer des particuliers prêts à les soutenir.

Je suis en revanche toujours prête à soutenir ce genre de projets ou d’autres en lien avec une agriculture responsable et respectueuse de l’environnement… (laisser un commentaire ou clic sur le lien contact en bas de page pour me contacter en privé).

Ulule et le financement participatif

Je vais vous parler aujourd’hui d’un autre système de financement au nom barbare, le crowdfunding, littéralement « financement par la foule », traduit en français par financement participatif, pratiqué sur plusieurs plateformes en France dont Ulule.

Mention de la souscription sur le socle de la copie de la statue de la Liberté à Poitiers Ce type de financement n’est pas nouveau : nombre de statues publiques du 19e siècle et même des monuments aux morts de 1914-1918 ont été financées par souscriptions locales ou nationales (voir dans ma rubrique visites, musées et expositions, vous y verrez souvent la mention, la liste des souscripteurs paraissaient dans divers journaux, en illustration de ce paragraphe, la mention sur le socle de la copie de la statue de la Liberté à Poitiers : « Élevé par souscriptions / sur l’initiative / des LOGES MACONNIQUES / de Poitiers et de Neuville »). Beaucoup de livres ont aussi bénéficié de ce genre de financement. Les souscriptions pour la restauration du patrimoine via la fondation du patrimoine relèvent du même mouvement (la contrepartie étant généralement l’invitation à un événement au cours de la restauration, un nom sur une plaque et… une déduction fiscale). Internet et les plateformes dédiées ont juste amplifié la visibilité de ces projets.

Ulule est donc un système de financement qui fonctionne comme les souscriptions. Elle concerne d’ailleurs essentiellement des produits culturels (livres, courts-métrages, expositions, photographies, vidéos, DVD, albums, clips, etc.) ou solidaires (notamment dans le domaine des voyages et de l’environnement). En gros, on donne (ce n’est pas un prêt ni un investissement) de l’argent à un projet, et si la somme annoncée au départ est atteinte dans les délais choisis par le porteur de projet (90 jours maximum sur Ulule, le règlement varie selon les plateformes), votre compte est débité, le porteur de projet reçoit l’argent (moins ici une commission de 8% répartis en 5% pour la plateforme et 3% pour les frais bancaires), et vous envoie la contrepartie promise (un livre, un DVD ou autre). Une sélection des projets par un comité permet de vérifier leur sérieux, et environ 60% des projets présentés trouvent leur financement. Si la somme globale n’est pas collectée, vous récupérez votre mise. Si la somme est dépassée, les porteurs de projet ont en général prévu et annoncé ce qu’ils feraient des fonds. Chaque participant prend un risque qu’il évalue lui-même, à lui de voir quelle participation il est prêt à mettre. J’ai participé la première fois à un projet de ce type pour un livre par l’intermédiaire de quelqu’un que je connaissais.

Je viens de souscrire à un autre livre, la stratégie du grain de sable, sur, je cite, « l’expérience sociale et non-violente de la Communauté de Paix San José de Apartadó en Colombie ». Vous pouvez vous aussi participer jusqu’au 10 décembre 2012, le minimum est déjà atteint, le surplus servira à boucler le financement de l’impression du livre et à monter une exposition de photographies, participation unique à 17€. PS: je l’ai reçu, il est très beau!

Le premier miroir par Alaphilippe au jardin des plantes de Nantes

Nantes, le premier miroir de Alaphilippe au jardin des plantes, 1, aujourd'hui A Nantes, dans le jardin des Plantes, se trouve une œuvre du sculpteur Camille Alaphilippe, dont je vous ai déjà parlé pour les mystères douloureux dans le parc Mirabeau et la messe miraculeuse de saint Martin dans la basilique Saint-Martin à Tours et le monument aux morts de Skikda (Philippeville) déplacé à Toulouse. Ici, impossible d’accéder à la signature -s’il y en a une- sans marcher sur les plates-bandes… il faudrait négocier avec les gardes, mais il faisait mauvais ce jour là et je ne les ai pas vus. Peut-être lors d’une prochaine visite? J’ai complètement oublié en y allant fin octobre, mais de toute façon, c’était un beau dimanche et il y avait beaucoup de monde, ils ne m’auraient probablement pas autorisée à marcher dans l’herbe et écarter les végétaux pour voir le socle, cela ne peut se faire que si le jardin est peu fréquenté.

L’œuvre s’intitule le Premier miroir et a été commandée en 1908 par le sous-secrétariat aux beaux-arts. Une mère tient son bébé au-dessus de l’eau où il peut faire l’expérience du miroir…

Nantes, le premier miroir de Alaphilippe au jardin des plantes, 2, deux vues anciennes Au fil du temps, cette œuvre semble s’être promenée dans le jardin des plantes… Sur ces deux cartes postales anciennes, elle semble plutôt être au bord du lac où, en juillet, une voiture avait fait le grand plongeon (Midnightswim, de Maxime Lamarche, à revoir avec d’autres œuvres d’art contemporain)…

Nantes, le premier miroir de Alaphilippe au jardin des plantes, 3, devant une grotte Sur une autre carte, elle se trouve sous la grotte artificielle…

Je vous ai déjà montré dans ce jardin de œuvres avec des plantes et des œuvres contemporaines ainsi que le monument à Jules Verne.

Photographies de juillet 2012.

Chat va vider mon placard (1)

Sampler au chat, 1, le début en noir en novembre Depuis quelques mois, Luna organise un SAL intitulé « Chat va vider mon placard« , il s’agit de montrer à la fin du mois une avancée d’une grille oubliée au fond du placard avec un chat… J’avais d’abord pensé à une autre grille (que je broderai peut-être ensuite), et puis, j’ai choisi une grille, Olga, dessinée par Paulette Stewart pour Plum Street Samplers, trouvée il y a quelques semaines aux puces couturières de Béruges.

Voir la suite en décembre.