Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Ernest Latulippe, tome 6 du Magasin général de Tripp et Loisel

Couverture du tome 6, Ernest Latulippe, du magasin général de Tripp et Loisel

pioche-en-bib.jpgIl y a quelques mois, Zazimuth avait parlé de la suite de cette série, Magasin général de Tripp et Loisel, que j’avais abandonnée au tome 4 (revoir le tome 1 : Marie, le tome 2, Serge, le tome 3 : les hommes, le tome 4, Confessions), je suis donc passée à la médiathèque emprunter les tomes 5, Montréal et 6, ils n’avaient pas encore le 7 (voir maintenant le tome 7, Charleston ; tome 8, Les femmes).

Le livre : Magasin général, tome 6, Ernest Latulippe, scénario et dessins de Régis Loisel et Jean-Louis Tripp, couleurs de François Lapierre, adaptation des textes en québécois: Jimmy Beaulieu, éditions Casterman, 68 planches, 2010, ISBN 978-2-203-02616-2.

L’histoire : Notre-Dame-des-Lacs, petit village québécois, dans les années … peut-être 1930 maintenant (au fil des albums, on prend quelques années). Après le départ de Marie pour Montréal, le Magasin général vivote tant bien que mal sous la direction de Serge: Marie est partie avec le camion, les villageois proposent à Serge d’aller au ravitaillement à la ville voisine (Saint-Simon) avec un cheval et une charrette, mais les fournisseurs refusent de faire crédit et les villageois, en pleine moisson, n’ont pas d’argent avant d’être payés pour leur labeur dans quelques mois… La querelle renaît: les hommes reprochent aux femmes d’avoir forcé Marie à fuir… Quand enfin, Serge peut partir, le pont sur la rivière a été emporté par la pluie et les orages… Marie rentrera-t-elle enfin? Le trappeur blessé par un ours dans la forêt sera-t-il sauvé?

Mon avis : le dessin est toujours aussi travaillé, plein de détails dans chaque planche. Le rythme du volume reste assez lent, le conflit entre les hommes et les femmes du village, autour du rejet violent de Marie (cf. le tome précédent) est bien rendu, la moisson, la forêt aussi, mais il n’y a guère de suspense, l’histoire est très prévisible, la série va finir par tourner en rond…

Logo du top BD des blogueurs 2013 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Après Chenonceau, la tour de Pise…

Tour de Pise en carton, avant montage L’année dernière, des amis m’avaient offert le château de Chenonceau en carton… Cette année, d’autres amis m’ont offert la tour de Pise, un carton plus épais, mais pas plus facile à assembler .

Tour de Pise en carton, après montage Après quelques heures de pliage, montage, démontage pour bien ajuster, voici le résultat…

De rouille et d’os de Jacques Audiard

Affiche de De rouille et d'os de Jacques Audiard Je poursuis les comptes rendus des films que j’ai vus dans le cadre du festival Télérama 2013.

Le film : de nos jours à Antibes.  Ali (Matthias Schoenaerts), jeune sans boulot, quitte le Nord avec son fils, Sam, 5 ans, direction plein sud chez sa sœur Anna (Corinne Masiero), à Antibes. Bien qu’elle s’en défende, c’est très vite Anna qui s’occupe du garçonnet. Ali trouve des petits boulots. Videur dans une boîte de nuit, il fait la connaissance, lors d’une bagarre, de Stéphanie (). Quelque temps plus tard, celle-ci, dresseuse d’orques dans un parc aquatique, est victime d’un grave accident et est amputée des deux jambes. Son ami la quitte, elle reprend contact en pleine déprime avec Ali…

Mon avis : le film est adapté de deux nouvelles de Craig Davidson, Un goût de rouille et d’os, et De chair et d’os, dont le thème principal est la boxe… que l’on trouve dans la seconde partie du film. Le trucage qui coupe les jambes de  est très bien fait, mais quand on connaît les prothèses en lames de carbone, le boitement et la canne ne sont pas crédibles après la rééducation, le mouvement du haut du corps non plus, il n’y a aucune raison de s’appuyer plus sur une jambe que l’autre, et les lames en carbone sont des prothèses de pointe, sans décalage d’un pied par rapport à l’autre. Mais si le handicap est présent en toile de fond, le sujet principal est plutôt l’histoire de ces deux êtres cassés par la vie, que tout éloigne et qui vont finir par s’apprivoiser, les relations du frère et de sa sœur (qui va finir par être virée de son boulot à cause des caméras de surveillance qu’il a posées), les relations du père et du fils.

Au final, j’ai trouvé que De rouille et d’os ne vaut pas le précédent film d’Audiard, Un prophète [voir aussi le très beau Dheepan]. Avec Intouchables d’Eric Toledano et Olivier Nakache, il était en concurrence pour les Golden Globes avec Amour de Michael Haneke, je trouve très logique que ce soit ce dernier film qui ait reçu le prix du meilleur film étranger.

Le festival Télérama 2013 et ses films…
Ceux que j’ai vus avant le festival et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai vus pendant le festival

Ceux que je ne verrai pas

  • Moonrise Kingdom de Wes Anderson
  • Margin Call de J.C. Chandor
  • Holy Motors de Leos Carax
  • Tabou de Miguel Gomes
  • The Deep Blue Sea de Terence Davies
  • Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
  • Elena de Andreï Zviaguintsev

Si l’école d’autrefois m’était contée (4)

Broderie du premier janvier 2013, étape 4, a, la frise sous le tour

Je poursuis ma broderie du 1er janvier… J’ai choisi cette année une grille achetée au salon de Moncoutant… en 2010, Si l’école d’autrefois m’était contée, de Annick Abrial / les fils de morphée. J’ai brodé la ligne en rouge vif (rubis étoilé de Annick Abrial / les fils de morphée pour le rouge vif, acheté en même temps que la grille) sous le haut du tour.

Broderie du premier janvier 2013, étape 4, b, l'ensemble Voici l’ensemble.

Camille redouble de Noémie Lvovsky

Affiche du film Camille redouble de Noémie Lvovsky

Je poursuis les comptes-rendus des films que j’ai vus dans le cadre du festival Télérama 2013.

Le film : le 31 décembre 2008 (ou bien j’ai mal retenu l’année?) à Paris. Camille Vaillant [Noémie Lvovsky] est en pleine déprime, son mari, Éric [Samir Guesmi] vient de la quitter et de mettre l’appartement en vente, elle boit trop et fait des petits contrats minables sans réussir à atteindre son quota d’heures d’intermittence du spectacle. Elle passe la soirée avec ses anciennes amies de collège, boit trop, se réveille le lendemain matin à l’hôpital… et là, ce sont ses parents [Michel Vuillermoz et ], morts depuis longtemps, qui viennent la chercher, retour dans le passé, 1er janvier 1985, la voici adolescente, lycéenne, à 16 ans, sachant ce qui va se passer ensuite et tentant de changer le destin…

Mon avis : c’est curieux, j’ai vu ce film alors que je venais de terminer Quartier Lointain, de Jirô Taniguchi (je vous en parle dans quelques semaines, ma rubrique bandes dessinées est bien remplie d’ici là), un scénario très proche, un homme qui boit trop et se retrouve le lendemain matin adolescent dans sa ville natale. Inspiration de ce classique de la bande dessinée japonaise? Bon, ceci dit, j’ai passé un bon moment avec ce film, même si certains détails m’ont crispée… Par exemple, comme dans Toutes nos envies de Philippe Lioret, les saisons ne sont pas respectées dans le décor. Ici, nous sommes en principe dans les premiers jours de janvier, et les arbres d’une allée prennent à peine leurs couleurs d’automne… Plus loin dans le film, ils sont bien dénudés comme il faut. Idem, dans un coin de la cuisine en 1985 trône une centrale vapeur de repassage, qui ne devait pas exister sous cette forme en 1985. Le lycée est aussi couvert de mains « touche pas à mon pote » de SOS racisme… ce lycée devait être avant-gardiste pour en être couvert en janvier 1985, de mémoire (c’était aussi mes années lycée…), ils ont surtout fleuri à l’automne 1986, lors des grandes manifestations contre la loi d’Alain Devaquet (qui voulait instaurer une sélection pour l’entrée à l’université), et encore plus après le meurtre de Malik Oussekine par la police le 6 décembre 1986.

Voir d’autres films dont j’ai parlé avec Yolande Moreau : Séraphine et Où va la nuit, de Martin Provost, Les plages d’Agnès d’Agnès Varda,  Dans la maison de François Ozon.

Le festival Télérama 2013 et ses films…
Ceux que j’ai vus avant le festival et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai vus pendant le festival

Ceux que je ne verrai pas

  • Moonrise Kingdom de Wes Anderson
  • Margin Call de J.C. Chandor
  • Holy Motors de Leos Carax
  • Tabou de Miguel Gomes
  • The Deep Blue Sea de Terence Davies
  • Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
  • Elena de Andreï Zviaguintsev

Des mini-pelotes de laine…

Mini pelotes de laine, 1, avant assemblage En dehors des étuis à mouchoirs, j’ai aussi réalisé pour noël quelques mini pelotes de laine dont vous avez eu un aperçu des cordons à la lucette… J’ai choisi un modèle de Tricoland.

Mini pelotes de laine, 2, les deux réalisées sans le cordon J’ai tricoté les deux premières séparément du cordon… avant de penser que je pouvais réaliser ce dernier directement au bout de la partie tricotée…

Mini pelotes de laine, 3, les sept réalisées

Et voilà le résultat, avec un petit ruban dans la partie rétrécie et un petit anneau au bout, elles peuvent rejoindre le porte-clef, une fermeture éclair ou autre chez elles qui les ont reçu avec l’une des 32 ATC :

Cathdragon

Touris

Evelyne 17

Monique / Bidouillette / Tibilisfil

Dianou / Claudiane

Luna

Miss Fil, qui a reçu une ATC spéciales.

Take shelter de Jeff Nichols

Affiche du film Take shelter de Jeff Nichols Je poursuis le festival Télérama 2013 avec Take shelter de , un film qui a reçu plusieurs prix en 2011 dont le grand prix de la semaine internationale de la critique au Festival de Cannes et le grand prix du Festival du cinéma américain de Deauville [depuis, du même réalisateur, j’ai aussi vu Mud].

Le film : de nos jours dans l’Ohio. Curtis LaForche (Michael Shannon) travaille dans une carrière en équipe avec Dewart (Shea Whigham). Il vit avec sa femme, Samantha (Jessica Chastain) et sa fille sourde Hannah (Tova Stewart). En quelques jours, sa vie bascule à cause de violents cauchemars qui commencent tous par une tornade, cauchemars qui évoluent en vision en plein jour… Il a peur de devenir schizophrène comme sa mère, qui a basculé dans la maladie quand il avait dix ans. De son côté, sa femme met tous ses espoirs dans la possibilité de poser un implant cochléaire à sa fille, implant que la mutuelle de Curtis accepte de prendre en charge. Gardera-t-il son emploi et sa famille malgré ses actes irrationnels?

Mon avis : cela faisait longtemps que je n’avais pas vu de film apocalyptique (depuis Les derniers jours du monde des frères Jean-Marie et Arnaud Larrieu, je pense). Les scènes de tornades – celles des cauchemars et celles qui surviennent « en vrai » sont assez saisissantes. Mais contrairement à de nombreux critiques, j’ai eu du mal avec cette famille américaine à outrance, la femme soumise, qui prépare le petit déjeuner pour sa famille, gère le « qu’en dira-t-on », les rendez-vous pour la fillette (apprentissage de la langue des signes en particulier), le repas dominical avec ses parents après la messe. Le reste est aussi caricatural, le barbecue géant entre collègues, l’abri anti-tornade. Curtis fou comme sa mère ou prophète apocalyptique, je ne suis pas entrée dedans, et je me moque du débat pour savoir si la scène finale est une ultime vision ou une vraie tornade, si le film est une allégorie de la chute des États-Unis ou pas.

Le festival Télérama 2013 et ses films…
Ceux que j’ai vus avant le festival et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai vus pendant le festival

Ceux que je ne verrai pas

  • Moonrise Kingdom de Wes Anderson
  • Margin Call de J.C. Chandor
  • Holy Motors de Leos Carax
  • Tabou de Miguel Gomes
  • The Deep Blue Sea de Terence Davies
  • Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
  • Elena de Andreï Zviaguintsev

Défi photo… tout en blanc

Poitiers sous la neige, 20 janvier 2013, 1, chevet de Saint-Hilaire

Le retour de la neige, chaque année, c’est comme un marronnier dans la presse… Mais c’est de défi photo naturel proposé par Monique / Bidouillette / Tibilisfil cette semaine. Vendredi, j’ai vu le défi trop tard, la neige avait été remplacée par la pluie (verglaçante au début). Mais hier matin, de nouveau, une fine couche de neige sur la ville silencieuse. Je vous ai déjà montré de nombreuses images au fil des ans… avec Poitiers en blanc en février 2012, la patinoire de la grand’rue en janvier 2009, Notre-Dame-la-Grande sous la neige en 2009, le marché de la ZUP et la ville en décembre 2009, etc. Hier matin, je sors et ne résiste pas à reprendre le plus ou moins le parcours fait pour des choses rondes, en commençant par le chevet de l’église Saint-Hilaire.

Poitiers sous la neige, 20 janvier 2013, plots casse-gueule Au passage, à nouveau (revoir dans l’article Poitiers ville inaccessible), les plots et demi-boules évitant (et encore, ce n’est pas si efficace que ça) le stationnement des voitures, encore plus dangereuses sous la neige…

Poitiers sous la neige, 20 janvier 2013, 3, jardin anglais et château d'eau de Blossac Arrivée à Blossac, j’aurais voulu prendre l’hôtel des insectes (une des variantes de ma carte de vœux 2013, clic sur le lien pour la voir sur mon compte facebook) sous la neige, mais le jardin anglais était fermé… En face, la neige avait pris sur le mur taluté du château d’eau.

Poitiers sous la neige, 20 janvier 2013, 4, le bonheur et la douleur maternelles à Blossac La partie principale du parc était ouverte, avec La douleur maternelle (1859) et Le bonheur maternel (1866) de Antoine Etex blotties sous la neige…

Poitiers sous la neige, 20 janvier 2013, 5, le chevet de Saint-Jean-de-Montierneuf En début d’après-midi, en allant assister à un film au Diétrich, j’ai pris au passage le chevet de Saint-Jean-de-Montierneuf, vous voyez au passage sur la gauche les toits du rectorat et de l’inspection d’académie où la neige a déjà fondu… un bâtiment juste réhabilité, mais visiblement, mal isolé avec d’importantes fuites thermiques, car les autres toits tout autour étaient encore blancs…

Killer Joe de William Friedkin

Affiche du film Killer Joe de William Friedkin J’avais prévu de commencer le festival Télérama 2013 par Holy Motors de Leos Carax , mais la copie n’était pas arrivée au cinéma et ils ont projeté à la place Killer Joe de William Friedkin. Du coup, je ne verrai pas le Holy Motors de Leos Carax , trois autres projections prévues, dont deux en milieu de journée et une un soir où j’avais d’autres obligations…

Le film : de nos jours dans un coin paumé du Texas aux États-Unis. Chris (Emile Hirsch), un dealer minable, doit trouver d’urgence 6.000 dollars pour rembourser de la drogue qui lui a été volée. Son fournisseur menace de le tuer s’il n’est pas remboursé très vite. Il réussit à convaincre son père, Ansel (Thomas Haden Church), d’engager avec lui un tueur à gages (flic dans le civil) pour liquider sa mère (ex-femme d’Ansel) et empocher l’assurance-vie dont la bénéficiaire devrait être Dottie (Juno Temple), sa petite sœur de 12 ans. Killer Joe (Matthew McConaughey) accepte de n’être payé que plus tard, quand l’assurance-vie aura été payée, mais demande en « caution » la petite sœur vierge…

Mon avis : un film assez violent (interdit aux moins de 12 ans), qui finit par virer au vaudeville macabre… Je ne vois pas trop ce qu’il fait dans la sélection du festival Télérama 2013. Son seul intérêt à mes yeux, une bonne révision d’anglais, notamment pour l’argot et les gros mots!

Le festival Télérama 2013 et ses films…
Ceux que j’ai vus avant le festival et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai vus pendant le festival

Ceux que je ne verrai pas

  • Moonrise Kingdom de Wes Anderson
  • Margin Call de J.C. Chandor
  • Holy Motors de Leos Carax
  • Tabou de Miguel Gomes
  • The Deep Blue Sea de Terence Davies
  • Les adieux à la reine de Benoît Jacquot
  • Elena de Andreï Zviaguintsev

SAL d’hiver par Lili HR, étape 3

SAL hiver 2013 de Lili HR, étape 3 Je poursuis le projet de janvier 2013 proposé par Lili HR en quatre étapes… Voici la première… Je n’ai pas brodé le nouveau coeur au bout du trait rouge, je compte y mettre comme pour les deux autres des breloques je pense, mais après le repassage en fin de broderie…

PS: j’ai ré-autorisé les commentaires sur les articles nouveaux et les programmés dans les prochains jours… j’importerai sur mon futur nouveau blog les articles et leurs commentaires publiés après le 12 janvier 2013.