Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Des dragons et autres ferronneries

Poitiers, garde-corps en ferronerie avec deux dragons et entrelacs

En ce dimanche, j’ai choisi de faire plaisir à Zazimuth, Cathdragon, Fil de dragon et autres passionné(e)s de dragons. Sur une maison du centre-ville de Poitiers (je ne vous donne pas l’adresse, les ferronneries sont souvent menacées de vol) il y a au rez-de chaussée de jolis garde-corps ornés chacun de deux dragons et de motifs végétaux.

Poitiers, garde-corps en ferronerie avec deux dragons, détail du dragon de gauche Voici de plus près l’un de ces dragons qui dévore une grappe de fruits.

Poitiers, imposte de porte en ferronerie avec deux oiseaux mangeant dans une coupe de fruits L’imposte de la porte est également richement décorée, avec au centre une coupe de fruits qui est picorée par deux oiseaux (cela rappelle un peu les motifs fréquents dans l’art roman des oiseaux à la coupe, mais dans ce motif, point de fruits, la coupe étant plutôt assimilée à un calice). Tout autour, un motif de rinceaux et d’entrelacs végétaux.

Poitiers, garde-corps en ferronerie avec motifs végétaux et géométriques Les ferronneries des garde-corps des niveaux supérieurs (sur le montage, de haut en bas, le comble à surcroît, le deuxième et le premier étage) sont plus simples et plus habituelles.

Bannière des quatre saisons de Carmela (1)

sal_banniere_dujardin_01.jpg Me voici avec de nouveaux SAL qui commencent. Tout d’abord, deux organisés par Carmela, un SAL mystère riquiqui et une bannière des quatre saisons, je commence par elle. J’ai choisi une bande de lin, la fin de celle que j’avais utilisée pour le le mystery sampler, finitionné en pochette.

Toutes les étapes de ce SAL

Expédition Glen Baxter à Poitiers (12 juin 2010), épisode 2

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 1  Comme je vous l’ai annoncé, il y avait une grande expédition Glen Baxter à Poitiers le samedi 12 juin 2010… Je vous en ai fait un résumé en trois planches rapides, je vous montre aujourd’hui les œuvres sur l’espace public du quartier de Bellejouane. Si vous y allez, n’oubliez pas de passer aussi à la galerie Louise-Michel. Vous avez jusqu’au 12 septembre 2010 pour découvrir toutes ces œuvres.

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 2Je vous montre les immeubles les uns après les autres, je vous laisse parcourir le quartier pour les retrouver, la dernière est dans la cour de l’école (vue de la cour et vue plus rapprochée). Enfin, pas tout à fait les dernières…

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 3 Allez, allez, vite, l’expédition doit repartir vers d’autres aventures…

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 4

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 5

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 6

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 7

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue 8

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue de l'école

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, vue rapprochée de l'école

Glen Baxter à Poitiers en été 2010, quartier de Bellejouanne, l'expédition marchant d'un point à l'autre

Retrouvez tous mes articles sur Glen Baxter

Quelques achats…

Achats au vide-grenier de Blossac à Poitiers, juin 2010 : des échevettes, de la peinture, du thermocollant Dimanche en quinze, je suis allée à deux vide-greniers de quartier à Poitiers. Le premier était celui de mon quartier et avait lieu dans le parc de Blossac. Là, surprise, la créatrice Céline Dupuy, qui habite juste à côté, a décidé de mettre fin à son expérience poitevine et de repartir à plein temps à Paris. Elle liquidait donc son atelier. Je lui ai pris un peu de peinture, du thermocollant coloré et plein d’échevettes (j’avais emporté ma petite fiche où je coche les n° que j’ai), à 20 centimes l’échevette neuve ou presque, c’était plus qu’une bonne affaire!

Achats au vide-grenier du confort moderne à Poitiers en juin 2010 : des tissus L’après-midi, direction le confort moderne pour le vide-grenier du quartier du Pont-Neuf. Là, j’ai pris pour 5 euros 5 coupons au tapissier de la route de Gençay, qui liquidait des chutes… J’ai déjà des idées pour les utiliser, pas de stock à long terme! Côté exposition, c’est souvent assez avant-gardiste et pas trop à mon goût dans ce lieu, même s’il y a parfois des idées intéressantes. En ce moment, il y a deux expositions, Last Exit to Poitiers de Rita Ackermann et Insert de Harmony Korine (toutes deux jusque fin août 2010, plus d’informations sur le site du Confort moderne), je n’ai pas du tout accroché ni à la première (avec les coulures de peinture sur le mur et jusqu’au sol), ni à l’autre.

J’ai réalisé de nombreux projets… et il me reste encore du tissu! Je présente aussi ici quelques autres tissus utilisés plusieurs fois… (article de récapitulation, en cours de rédaction…).

La finition des moutons et du papillon au blackwork, avec le dosTissu beige et vert à inclusions colorées

Noël 2010, un porte-carte fermé Tissu beige et vert à inclusions dorées

Tablier avec un chat pour Dalinele Tissu à bandes (dominante bleue)

Noël 2010, trousse à la feuille d'automne, le dos

Tissu marron orangé

SAL Mes échevettes, étape 4, couture, la pochette ouverte

 

Tissu à grandes bandes

  • la trousse aux échevettes

Une tour Eiffel brodée

Tour Eifel brodée d'après un modèle de Défi de Toile Pour une des nombreuses copines fan de la tour Eiffel, je ne sais pas encore laquelle, mais je prends de l’avance, je l’ai brodée d’après un modèle de Sacha and Co chez Défi de toile. Toujours sur une toile à double rideau qui déforme un peu… La finition dépendra de la personne à qui je l’enverrai finalement…

PS : finalement, j’en ai fait une trousse pour Miss Fil.

Le photographe, t. 2, de D. Lefèvre, E. Guibert et F. Lemercier

Couverture du tome 2 du Photographe pioche-en-bib.jpgJ’ai pu emprunter à la médiathèque les trois tomes du Photographe. Je vais vous en parler l’un après l’autre, aujourd’hui, le tome 2 (le tome 1 est ici et le tome 3 par là). D’Emmanuel Guibert, j’ai aussi lu L’enfance d’Alan et la guerre d’Alan (tome 1tome 2 et tome 3) et Des nouvelles d’Alain (Keller Alain, Guibert Emmanuel et  Lemercier Frédéric).

Le livre : Le photographe, t. 2, de Didier Lefèvre (scénario et photographies) et Emmanuel Guibert et Frédéric Lemercier (dessin et couleur), collection Aire Libre, éditions Dupuis, 76 planches, 2004, ISBN 978-2-8001-3540-9.

L’histoire : août 1986, au fin fond des montagnes afghanes. La mission de Médecins Sans Frontières et son photographe, Didier Lefèvre, vient d’arriver après un mois de dur trajet, dans le village de Zaragandara où se trouve l’hôpital sommaire et où ils vont rester un mois à soigner la population locale, victime de la guerre d’Afghanistan menée par les Soviétiques. Dès le premier jour, les patients affluent. Des malades ordinaires, des blessés de guerre, des blessés accidentels. Avec des moyens rudimentaires, ils soignent, opèrent, et forment une équipe afghane. Avant la neige, la plus grande partie de l’équipe va repartir, ne laissant qu’un médecin et une infirmière pour l’hiver, le temps presse…

Mon avis : le mélange de dessins et photographies rend ce récit poignant. Dans ce monde isolé et en guerre, les médecins et infirmiers se démènent pour aider la population, qui leur rend bien en leur assurant la nourriture, quitte à se priver eux-mêmes. Une plongée au cœur de la guerre, d’une équipe de MSF et de la médecine et chirurgie de guerre. À lire absolument, j’ai encore préféré ce tome 2 au tome 1.

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010 (3), jardin de la terre gaste

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 3, photo de Jardin Zen Il est déjà temps de quitter la chaise longue du troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss (le vannier, allez voir son joli site, que j’ai découvert grâce à son commentaire). Merci à Jardin zen pour cette photographie, nous sommes allées ensemble visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire le vendredi 11 juin 2010.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, les bancs en noisetier tressé Allez, on reste avec des matériaux tressés, mais ici, pour des bancs en noisetier. Nous sommes dans le jardin n° 7 ou jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre Le Dantec, architecte, ingénieur et écrivain, et son fils Tangi Le Dantec, architecte diplômé d’État, avec l’aide de Julien Fleischl, constructeur, plasticien.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, détail des bancs en noisetier tressé Si l’on prend place, nous pouvons écouter de la musique très douce et lire des textes poétiques. Un lieu bien calme, bien paisible… même si la pergola n’a pas encore été colonisée par les grimpantes.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, la zone humide Devant la terrasse, un petit peu d’eau, des plantes de milieu humide à semi-humide, avec de nombreuses aromatiques et plusieurs espèces de sauges.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, fenêtre sur un caddy Mais si l’on regarde par la fenêtre, le monde dit civilisé, hyper consummériste, vous explose à la figure avec ce caddy abandonné…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, la cloison en rondins et un iris La cloison en rondins est maintenue à l’arrière par des fers à béton. Quelques iris bien en fleur, qui ne semblent pas avoir trop souffert des orages de la veille, mettent une touche lumineuse.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2010, le jardin 7, l'allée sèche et le caddy Aïe, sur l’allée à l’arrière, nous retrouvons le charriot de supermarché qui nous rappelle à la triste réalité du monde… Contraste avec le lieu paisible de l’autre côté de la cloison. Contraste aussi avec entre cette allée très sèche et le jardin et la zone humide de l’autre côté. Dernière information, la terre gaste, c’est une terre devenue stérile, waste land en anglais, dans les légendes dérivées du roi Arthur. Elle redevient fertile après la conquête du Graal, ici, quand l’homme aura compris qu’il doit profiter du temps présent et éviter de semer ses déchets partout dans la nature ?

Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.

Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :

  • un premier aperçu
  • le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
  • le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
  • le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
  • le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
  • le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
  • le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
  • le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
  • le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
  • le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
  • le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
  • le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
  • le jardin 11, Philocephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss
  • le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
  • le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
  • le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
  • le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
  • le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur
  • le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
  • le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
  • le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
  • le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
  • le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
  • le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
  • le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain, Caroline Foulonneau et Julie Colin
  • le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
  • le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
  • le vallon des brumes
  • les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
  • les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
  • les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
  • le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
  • le Marie Denis
  • Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
  • et les liens vers les articles des années précédentes

En juin j’suis musicien (5)

Clairon dans le SAL en juin, je suis musicien Pour cette grande case centrale du SAL En juin j’suis musicien, j’ai choisi le clairon dessiné par Petite fée Nougat. Et pour une fois, j’ai utilisé ce fil métal doré que je déteste tant broder… La fin très bientôt…

Toutes les étapes de ce SAL :

Echange d’été, merci Manuelle!

L'échange d'été de Miss Fil, le colis reçu de Manuelle Il y a quelques semaines, Miss Fil lançait une idée pour un échange d’été. Il s’agissait d’envoyer un joli pique épingles/aiguilles, des épingles ou des aiguilles, une carte et une friandise… Pour mon envoi, arrivé à bon port, vous devrez encore attendre quelques jours. En attendant, voici le gros colis que j’ai reçu de Manuelle (qui n’a pas de blog).

L'échange d'été de Miss Fil, le colis reçu de Manuelle, une carte et des petits paquets Impatiente, j’ouvre vite et découvre tout ceci, bien plus que ce que j’attendais… Je découvre vite une carte, le reste est bien emballé.

L'échange d'été de Miss Fil, le contenu du colis reçu de Manuelle Encore un peu de patience, et je découvre des gourmandises excellentes (des truffes au chocolat en forme de Kouglehopf, le célèbre gateau alsacien), des épingles, des coupons de tissu, des fils…

L'échange d'été de Miss Fil, le colis reçu de Manuelle, détail des tissus, des boutons et du pique-épingles …et un très joli pique-épingles, posé ici sur les coupons de tissu, avec les boutons…

L'échange d'été de Miss Fil, le colis reçu de Manuelle, l'autre face du pique-épingles … et l’autre face aussi est brodée. Un immense merci à Manuelle!!!

Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre

Couverture du Diable et le Bon Dieu de Sartre, en vieux Folio Dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie, la relecture d’un Sartre s’imposait à son tour. J’ai choisi une pièce de théâtre, et je la classe avec les lectures de prix Nobel (regroupés par auteur sur cette page), même si Jean-Paul Sartre l’a refusé lorsqu’il a été désigné en 1964.

Le livre : Le Diable et le Bon Dieu, de Jean-Paul Sartre , drame en trois actes, première parution en 1951 chez Gallimard, lu en Folio n° 869, édition de 1987, 252 pages, ISBN 978-2-07-036869-6.

L’histoire : à Worms, en Allemagne, au 16e siècle, lors de la révolte des paysans contre l’Église. Dans la ville, les paysans ont enfermé les prêtres et menacent de les massacrer. Dehors, Gœtz, bâtard d’une famille noble, tient le siège et vient de tuer son frère, qui dirigeait la révolte. L’évêque de la ville est menacé par Nasty, qui dirige la bande des pauvres, à l’extérieur, l’archevêque, par l’intermédiaire d’un banquier, tente de raisonner Gœtz. Mais celui-ci, par simple envie de faire le Mal et de défier Dieu, comme il le répète, décide de passer à l’attaque et de raser la ville. La trahison de Heinrich, modeste curé qui vivait avec les pauvres, qui a reçu in extremis (au sens propre) des mains de l’évêque une clef permettant d’entrer secrètement en ville, va lui donner l’occasion de perpétrer le massacre. Mais coup de théâtre, Heinrich convainc Gœtz que le Bien est plus difficile à faire que le Mal, et ce dernier, par défi, décide de se consacrer à faire désormais le Bien… Mais est-ce si simple et sans conséquence tragique?

Mon avis : j’ai eu du mal à entrer dans la pièce, mais ensuite, je me suis laissée porter par les tableaux successifs qui forment cette pièce de théâtre. Pour information, tout au long de la pièce, Sartre donne une notion religieuse au bien et au mal en les dotant systématiquement d’une majuscule.

Pour aller plus loin : pour suivre l’interprétation philosophique et religieuse de cette pièce, je vous laisse chercher en ligne, mais vous conseille quand même de podcaster (burk, ce mot… télécharger en vue d’une ballado-diffusion, comme disent certains…) l’émission Répliques d’Alain Finkielkraut sur Sartre aujourd’hui, avec Isabelle Stal et Juliette Simon, diffusée le 12 juin 2010 (49 minutes à retrouver ici).

Sur la pièce elle-même, elle fut montée pour la première fois à Paris au Théâtre Antoine (direction Simone Berriau) le 7 juin 1951, dans une mise en scène de Louis Jouvet avec la distribution suivante : Pierre Brasseur (Gœtz), Jean Vilar (Heinrich), Henri Nassiet (Nasty), Jean Toulout (Tetzel), R.J. Chauffard (Karl), Maria Casarès (Hilda), Marie-Olivier (Catherine), Maurice Dorléac (le banquier), Anne-Marie Cazalis, Maria Meriko ; mise en scène : Louis Jouvet, décors : Félix Labisse, costumes : Francine Galliard-Risler réalisés par la maison Schiaparelli.

À propos de Maria Casarès, vous pouvez retrouver sa maison (un ancien manoir) à Alloue en photographie ici (sur le dossier documentaire, clic sur les vignettes pour voir les photos en plus grand), dans l’Image du patrimoine Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin (à la fin de l’introduction), ou sur place, en Charente-Limousine, en particulier lors du festival de théâtre début juillet, sa maison étant devenue une maison du comédien.

Vous pouvez aussi voir des images de la création au théâtre (et de sa reprise en 1968 au TNP) sur le site de la Bnf (bibliothèque nationale de France) dans le dossier qu’ils consacrent à Jean-Paul Sartre. Vous pouvez aussi en trouver un extrait avec François PERIER et Juliette MAGRE, extrait diffusé à l’occasion d’une rétrospective le jour de la mort de Sartre, le 15 avril 1980.

Logo du défi J'aime les classiques Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie. Je ne sais pas encore ce que je lirai le mois prochain… peut-être un Victor Hugo.