Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Une pendouille avec un mouton pour Flo

Une pendouille avec un mouton pour Flo Je vous avais montré le mouton que j’ai brodé pour Flo, qui n’a pas de blog. Je l’ai finitionné en pendouille, en utilisant pour le dos un joli tissu « so british » acheté en novembre 2010 à Magnac-sur-Touvre, un peu de ruban et du molleton. J’ai ajouté une petite surpiqûre tout autour, qui renforce l’aspect gonflant.

Une pendouille avec un mouton pour Flo Ah, et voici la jolie photo que Flo m’a envoyée, avec l’ATC sur le même thème que j’y avais joint… Voir ici le cadeau reçu de Flo.

Pièce rapportée de Hélène Lenoir

Couverture de Pièce rapportée de Hélène Lenoir pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Pièce rapportée de Hélène Lenoir, éditions de Minuit, 2011, 189 pages, ISBN 978-2-7073-2165-7.

L’histoire : de nos jours à Paris. Alors qu’elle vient d’appeler son amoureux qu’elle devait aller rejoindre au restaurant, Claire, 24 ans, est renversée par un motard qui a pris la fuite. Transportée dans le coma à l´hôpital Beaujon, elle y est immédiatement rejointe par sa mère, Elvire, et par son père, Frédéric, qui ont fait séparément le trajet en train depuis la province au bord de la mer où ils vivent (elle, sans profession, lui, avocat connu). Elvire raconte les jours d’angoisse puis la rééducation de sa fille, tout en reconstituant le passé de Claire, ses tentatives de suicide (l’accident en est-il vraiment un?), son autre fille, Anne, avec qui elle a peu de contact, un mystérieux cousin allemand, Claas, et surtout la famille de son mari, les Bohlander…

Mon avis : un roman sur une famille qui peut paraître étrange, au moins dans laquelle les membres sont étrangers les uns aux autres, un accident de la fille… qui va bouleverser la vie de celle-ci, mais surtout celle de sa mère. Aux deux-tiers du livre, un chapitre rédigé comme une pièce de théâtre avec didascalies (indications des jeux de scène), la scène où tout finit par basculer, mais chut, je ne vous en dirai pas plus… Je vous laisse découvrir ce livre sur la mémoire, celle abîmée par le trauma crânien comme celle de l’histoire familiale et intime.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Une miniature pour Luna

Une miniature rouge pour Luna Pour Luna, j’ai choisi un modèle paru dans De fil en aiguille, n° 64, juillet-août 2008 (dans laquelle j’ai déjà brodé le jasmin, revoir la finition du jasmin, depuis, j’ai aussi pris ce numéro pour la troisième face de la maison de brodeuse pour Moncoutant 2012). J’ai juste un peu modifié la grille pour transformer le R en L. J’ai utilisé une toile de lin d’ameublement et un fil rouge passion de brodeuse, offert par Emmanuelle, de un coeur à prendre.

Pour la finition, c’est en suivant le lien…

Fuite de tritium dans ma centrale nucléaire préférée (Civaux, suite…)

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la Vienne

Les épisodes précédents

Le feuilleton de la centrale nucléaire de continue… comme celui de toutes les centrales nucléaires de France. Elle est toujours construite sur le karst, sensible à la la sécheresse, aux inondations (elle n’avait pas aimé les algues lors de la dernière petite crue de la Vienne en décembre 2011), en décembre, l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) avait classé un « déplacement non prévu de combustible » (un camion qui se balade où il ne doit pas) en incident de niveau 1, il faudra attendre quelques mois pour savoir comment elle classera le nouvel « incident »… voir sur cette page d’EDF la description dans leurs termes techniques… Rappelons encore que quatre incidents avaient été classés au niveau 1 au mois de juin 2011, ce qui fait un nombre d’écarts aux normes importants sur un an à la centrale de Civaux. Il y a en France une centaine d’événements nucléaires par an classés au niveau 1 par l’ASN, il s’agit d’écart aux normes sans conséquences pour les personnes ou l’environnement, mais devant faire l’objet de modifications de fonctionnement suite au retour d’expérience.

Une fuite de tritium radioactif…

Par les communiqués d’EdF et de la presse locale, 18 au 20 janvier 2012

En gros, le 13 janvier 2012, un taux anormalement élevé en tritium (hydrogène radioactif) de 540 Bq/l (au lieu de moins de 20, habituellement 8 à 10 sur ce point de contrôle). Bien sûr, EdF a tenté de minimiser, n’a annoncé cet incident sur son site que le 18 janvier, et précisé que cette dose serait inférieure à celle reçue en un mois de séjour en montagne (sauf que là, c’est une mesure ponctuelle, quelle est la dose totale qui s’est échappée?), il lui a fallu une semaine pour trouver l’origine de la fuite (attention, version d’EdF, voir complément en bas de cet article), une valve défectueuse sur une piscine de stockage. Il faut dire qu’avec la sécheresse de cet été, ces piscines ont été très remplies et plus longtemps que d’habitude, puisqu’il n’y avait pas la quantité d’eau minimale pour rejeter ces eaux chargées en tritium dans la rivière, cela a-t-il eu une influence? EdF évite soigneusement de parler de ces piscines, du stockage du tritium en période d’étiage et du rejet dans la Vienne…

Et vous savez ce qu’EdF fait pour remédier à la fuite pour l’instant (cf. la presse locale du 20 janvier 2012)? Elle a mis un seau sous la fuite pour recueillir les matières radioactives… Enfin, pas tout à fait un seau, mais un bac de récupération, comme pour une vulgaire fuite de WC ou de toiture! Date de réparation de la valve inconnue… (précision d’EdF le 24 janvier: réparation prévue le 25 janvier). Quel sera le classement de l’ASN? J’espère pas une simple « anomalie » de niveau 1… [edit du 25 janvier 2012: classement comme simple anomalie de niveau 1]. (voir aussi le PS ci-dessous). Par ailleurs, EdF se veut rassurante, ce tritium serait parti dans une nappe qui n’alimente pas la région en eau potable… Ils nous prennent pour des imbéciles ou quoi? Toutes les nappes communiquent les unes avec les autres et finissent par rejoindre des rivières… A Civaux, nous sommes sur le karst, les circulations souterraines y sont donc encore plus accentuées… Y a-t-il eu des prélèvements de contrôle à Lussac-les-Châteaux, à la source/résurgence de Font-Serein (juste au-dessus de la source, il y a de peintures préhistoriques… voir par ces liens le réseau Guy Martin et le terrain de jeu des spéléogues )?

Par le Journal du dimanche, le 22 janvier 2012

PS (article rédigé le 21 janvier, complété le 22… puis le 23) : D’après le JDD (22 janvier 2012), l’ASN est venue sur place le 17 janvier (silence radio d’EdF sur cette inspection, repris par la presse locale le 23 janvier) et a constaté des fissures dans ces bassins de stockage, et envisageait de porter plainte contre EdF pour cette pollution due à un défaut de suivi… EdF a communiqué à la presse locale que la cause de la fuite avait été identifiée le 20 janvier, en se gardant bien de parler de l’inspection de l’autorité de sûreté nucléaire le 17? Pourquoi parle-t-elle d’une fuite au goutte à goutte, mais pas des importantes anomalies et des fissures relevées par l’ASN le 17 janvier? A suivre!

Le rapport de l’autorité de sûreté nucléaire… 23 janvier 2012

L’ASN a été très réactive cette fois-ci: le rapport d’inspection a été mis en ligne sur leur site dès le lundi 23 janvier 2012: à télécharger à partir de ce lien (7 pages à lire absolument) [clic sur le fichier du 23 janvier, mais vous pouvez aussi aller lire par exemple le précédent incident, la petite promenade imprévue en camion de combustible radioactif, ou bien téléchargez-le directement en pdf en cliquant ici]… Une anomalie avait en fait été découverte dès le 3 janvier, mais l’opérateur n’a pas jugé bon de la signaler, un prélèvement devant être réalisé le lendemain… Sauf que ce prélèvement est fait sans signalement d’urgence ni de potentiel d’anomalie, le résultat ne tombe que le 9 janvier… Et le laboratoire, au lieu de penser à une fuite, pense à une erreur de mesure et de calcul (c’est logique… « nos centrales sont sûres, il ne peut pas y avoir de fui
te »… comme dirait le lobby du nucléaire), et vérifie par deux fois avant de donner le résultat seulement le 13 janvier. 10 jours de perdus, et combien de tritium dans la nature? L’affaire est loin d’être clause… EdF a deux mois pour répondre aux nombreuses observations et demandes de modifications de l’ASN. Celle-ci demande également une meilleure information du public par EdF (qui a « oublié » de prévenir un certain nombre d’institutions comme elle avait l’obligation de le faire dès qu’elle a connu connu la fuite, dont l’agence régionale de santé), la publication sur son site des résultats des analyses (elles n’y étaient toujours pas ce matin, 24 janvier 2012, la dernière note d’EdF sur son site dans la rubrique « événements » sur cette page d’EDF date du 18 janvier, les dernières mesures environnementales, dans l’onglet voisin, de décembre 2011). L’ASN demande aussi qu’un laboratoire indépendant agréé pour la mesure de la radioactivité fasse des mesures. Au fait, l’ASN a aussi trouvé des fissures bouchées avec du silicone… (pas l’idéal dans un bassin plein de tritium)… vous croyez qu’ils ont utilisé le silicone industriel que PIP ne pouvait plus mettre dans ses prothèses mammaires???

Petit complément personnel…

Il y a un truc qui n’est pas dans le rapport… Le directeur de la centrale a été absent à un moment par cette période… Il était à son procès pour harcèlement moral dans son précédent poste à la centrale nucléaire de Chooz (Ardennes), mais chut… il est encore présumé innocent, jugement mis en délibéré au 15 février [édit du 16 février 2012 : il a été relaxé en première instance, je ne sais pas s’il y aura un procès en appel]… Cependant, il a peut-être été plus accaparé par sa défense au procès à Charleville-Mézières (l’audience était le 18 janvier… le lendemain de l’inspection de l’ASN) que par une fuite de tritium dans la centrale de Civaux?

Pour avoir montré les failles de la sécurité des centrales nucléaires françaises et coupé quelques dizaines de centimètres de grillage, les militants de Greenpeace qui s’étaient introduits sur les centrales nucléaires en décembre risquent jusqu’à 5 ans de prison ferme (voire 7 ans suivant les qualifications retenues) et 75.000 euros d’amende (voir par exemple sur le site du Monde), mais EdF, pour n’avoir pas entretenu correctement ses bassins de stockage de tritium à Civaux et pollué l’environnement, ne risquerait qu’une contravention de 5e classe, soit 1.500 euros d’amende… si le procureur daigne poursuivre. Où est l’erreur???

Petite question subsidiairesur les normes du tritium. Pour se défendre et nier la gravité de l’incident, EdF a dit que la norme de l’OMS pour la potabilité de l’eau était de 7.800 Bq/litre… (en fait, l’OMS a calculé un seuil de 7610 Bq/l, arrondi à 10.000 Bq/l…). Pour l’Union européenne (voir l’Avis du Parlement européen du 12 décembre 1996, de la Position commune du Conseil du 19 décembre 1997 et de la Décision du Parlement européen et du Conseil du 13 mai 1998, voir page 14 de la directive 98/83/CE), le seuil d’alerte officiel, facultatif pour les Etats membres mais transposé dans la plupart des pays de l’union européenne est de 100 Bq/l, et oui, cent fois moins que l’OMS (voir l’analyse de l’autorité de sûreté nucléaire du Canada). La France a transposé cette norme européenne dans l’annexe 1 du décret n° 2001-1220 du 20 décembre 2001 relatif aux eaux destinées à la consommation humaine, à l’exclusion des eaux minérales naturelles (annexe non reproduite sur le site légifrance, mais reconfirmée dans l’arrêté SANP0720201A du 11 janvier 2007 relatif aux limites et références de qualité des eaux brutes et des eaux destinées à la consommation humaine(aller à la page 6 pour les seuils de qualité du tritium). Pour le Canada, cette dose a été ramenée à 20 Bq/l.

Or si j’ai bien compris, la dose mesurée dans la nappe sous la centrale est de 540Bq/litre sur le prélèvement du 4 janvier, encore plus de 400 (420 d’après la presse locale, mais EdF n’a pas publié les chiffres officiels, contrairement à la demande expresse de l’ASN) dans les nouvelles analyses du week-end dernier, et la dose qui s’applique dans notre législation est de 100 Bq, pas de 7610! Certes, personne ne va boire l’eau sous la centrale (quoique… on pourrait offrir un verre sorti du piézomètre au directeur de la centrale, pour voir s’il oserait le boire…), cette eau sera diluée avant d’arrivée dans l’eau du robinet, mais quand même…Et l’effet sur la faune et la flore?

L’avis d’incident de l’ASN du 25 janvier 2012: anomalie de niveau 1

Le verdict est tombé dès le 25 janvier… L’ASN estime qu’il n’y a pas eu d’impact significatif de cet incident sur le personnel ni sur l’environnement et l’a classé comme simple anomalie de niveau 1… Elle précise juste qu’elle a mis le 24 janvier EdF en demeure de faire des travaux (colmatage de la fuite sous 10 jours, réparation définitive avant le 31 août 2012). Il est vrai que ce tritium aurait de toute façon été rejeté, après dilution, dans la Vienne, c’est son mode habituel d’élimination… Mais une forte concentration peut être dommageable à la faune et à la flore… Le plus grave reste toutes les erreurs d’EdF: défaut dans la surveillance et l’entretien des bassins, personnel mal formé (qui ne met pas les bonnes mesures en place pour détecter le tritium dans la zone de rétention), chaîne de décision défaillante, soupçonner d’abord et pendant plusieurs jour une erreur de mesure plutôt qu’une fuite… Et si ça avait été sur un organe beaucoup plus grave pour la sécurité???

Un tablier avec un chat…

Tablier avec un chat pour Dalinele Avec le chat brodé que je vous ai montré l’autre jour, j’ai réalisé un petit tablier pour Dalinele. J’ai juste pris un rectangle et une bande pour l’empiècement dans des tissus d’ameublement achetés en juin 2010, thermocollé la broderie que j’ai appliquée en poche centrale, et cousu deux morceaux de sergé pour les attaches. Désolée pour la photo, j’ai dû utiliser le flash…

Je l’ai accompagné d’une l’ATC sur le même thème.

PS: dans la même revue (Plaisir de broder point de croix n° 14, mars/avril 2011), j’ai brodé le cobaye à lire fini en trousse.

L’estivant de Kazimierz Orłoś

Couverture de L'estivant de Kazimierz Orłoś pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : L’estivant de Kazimierz Orłoś, traduit du polonais par Erik Veaux, collection Littérature polonaise, éditions Noir sur Blanc, 2011, 128 pages, ISBN 978-2882502537.

L’histoire : en Pologne de nos jours. Un vieil homme retrouve deux lettres écrites par Mirka, qu’il a connue alors qu’il était en vacances d’été au bord de la mer Baltique, en 1951 et 1952. Ne pouvant manifestement pas s’adresser à sa femme, il raconte à son fils dans ce livre en forme de longue lettre son été 1952. Une brève relation avec Mirka, et quelques mois plus tard, elle lui annonçait, par deux lettres auxquelles il n’a jamais répondu, qu’elle était enceinte. A plus de 70 ans, il décide de partir sur les traces de son passé, mais arrivé sur place, au fil de ses longues promenades sur la plage et dans les dunes et des rencontres difficiles avec les habitants, arrivera-t-il à découvrir la vérité ?

Mon avis : un court roman qui permet aussi de plonger dans la Pologne communiste des années 1950, les remords (trop?) tardifs d’un vieil homme pour les conséquences d’un amour d’adolescence. En toile de fond, la Pologne sous influence soviétique… À découvrir…

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Pologne.

Quelques projets pour les prochaines semaines…

Début de la broderie pour le concours de nans-sous-Sainte-Anne en 2012 Voici quelques projets pour les prochaines semaines… En plus des finitions en retard…

Nans-sous-Sainte-Anne 2012

D’abord, pour le concours de Nans-sous-Sainte-Anne, où il y a deux thèmes… Le rouge que j’aime et les vaches de nos verts pâturages… Je suis un peu plus avancée que sur la photographie, mais chut… Plus de renseignements chez Marlie (chez elle ausi, des infos sur une collecte de fonds pour la rénovation du toit de l’église de ce village…). Vous pouvez aussi revoir le motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours d’idées de Nans-sous-Saint-Anne en 2011 et les cadeaux reçus.

PS : Ce projet est terminé, voir les différentes étapes:

– un petit morceau du contours

– un premier abécédaire, un deuxième abécédaire et de petits motifs tirés de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang

– une vache à lire tirée des Broderies à lire, de Battybat (Cécile Dourlens), dans laquelle je vous ai déjà montré un loup et sa finition, la grenouille et sa finition en trousse, l’abeille offerte lors de la sortie du livre

deux premières vaches qui entourent un vacher, et aujourd’hui deux autres vaches précédées de celui-ci, tous tirés de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli

– la vue d’ensemble

– et bientôt la finition

– le cadeau en retour

Moncoutant 2012

Vous vous souvenez peut-être, j’ai participé aux concours de 2008 et de 2010 (voir les liens ci-dessous). Un salon est organisé tous les deux ans à Moncoutant, réservé aux 100 premières inscrites, il est impératif de venir valider sa participation sur place (10 et 11 novembre 2012). Le thème de l’année, La soie, une histoire de femmes. Le pays invité cette année sera Madagascar. Plus d’informations sur le blog de l’association organisatrice : Créations autour du fil.

PS: pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

SAL chez Criquette 17

Criquette organise dans les prochains jours un SAL sur le thème des roses de l’amitié, avec de petites étapes. Plus de renseignements par ce lien direct.

PS : Ce projet est terminé, voir les différentes étapes:

SAL chez Lili HR

Lili HR organise un nouveau mini-SAL…une petite grille et aussi les instructions pour une finition en patchwork… Plus d’informations par ce lien direct.

PS : Ce projet est terminé, voir les différentes étapes:

Le chemin de croix de Jean Claro à Saint-Hilaire de Poitiers

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 1 et 2 Je vous reparlerai du sculpteur Jean Claro à propos de sa frise sculptée sur le mur extérieur de la MJC le Local à Poitiers. Né à Alger en 1929, élève de l’école des beaux-arts de Paris de 1952 à 1956 puis aide dans les ateliers du sculpteur Paul Belmondo, il est nommé en 1959 comme enseignant à l’école des beaux-arts d’Oran en Algérie. Victime d’une agression, il rentre en France (métropolitaine, l’Algérie était encore française à cette époque) où il est nommé à l’école des Beaux-Arts de Poitiers. En 1962, il commence la réalisation de ce chemin de croix en feuilles de plomb pour l’église de Marmagne, dans le Cher, église pour laquelle il a aussi réalisé en 1965 une statue de la Vierge à l’Enfant et une autre de Saint-Jean l’Évangéliste. Dans la même commune, il avait également sculpté en 1958 une statue de Baigneuse pour la piscine [informations transmises par sa famille].

Chaque station de du chemin de croix mesure une soixantaine de centimètres de haut, même si elles n’ont pas toute exactement les mêmes dimensions. Le relief est assez marqué, de plusieurs centimètres. Ce chemin de croix a été installé et inauguré dans l’église Saint-Hilaire de Poitiers en 2000… Il est décédé en 2004 à La Rochelle.

Les stations du chemin de croix sont « standardisées » depuis le 16e siècle… Le titre des quatorze stations ne varie donc pas d’un chemin de croix à l’autre… C’est parti pour la visite… Je vous donne d’abord le titre officiel de la station, puis une très brève description de la représentation. J’ai regroupé les photographies par deux stations.

Station 1. Jésus est condamné à être crucifié. Ici, c’est le visage du Christ pleurant avec la couronne d’épines sur la tête.

Station 2. Jésus est chargé de sa croix. A l’arrière plan se trouve une croix avec au premier plan une paume de main.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 3 et 4 Station 3. Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix. On voit ici la partie haute de la croix et Jésus à terre, enfin, juste une silhouette avec deux bras levés.

Station 4. Jésus rencontre sa mère. Marie est représentée penchée sur la tête de Jésus, avec sa couronne d’épine. Elle regarde vers le ciel alors que Jésus a passé son bras gauche derrière le dos de Marie.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 5 et 6 Station 5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix. En haut, Simon, en homme fort, tient la croix à bras le corps alors qu’une silhouette au visage représenté en creux est couchée au sol (le Christ).

Station 6. Sainte Véronique essuie le visage de Jésus. Le visage du Christ est représenté comme couvert d’un linge.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 7 et 8 Station 7. Jésus tombe pour la deuxième fois. Jésus (toujours une silhouette, cette fois le haut du corps, la tête et un bras) ploie sous le poids de la croix.

Station 8. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent. Là, ce n’est pas facile à voir. Sur a gauche se trouve la silhouette du haut du corps de Jésus, debout. Vous devez réussir à distinguer la pointe du menton et son bras droit. Devant lui, trois visages très stylisés (un œil et un trait vertical symbolisant les larmes) des femmes de Jérusalem.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 9 et 10 Station 9. Jésus tombe pour la troisième fois. Une silhouette vaguement humaine est assise par terre dans l’angle inférieur gauche. Elle supporte le poids de la croix cette fois penchée vers le bas, le bras gauche de Jésus est passé autour d’elle.

Station 10. Jésus est dépouillé de ses vêtements. Pour cette station, l’artiste a choisi de montrer plutôt les soldats qui jouent au pied de la croix, juste symbolisés par trois dés formant un 4.21 au-dessus de la tunique du Christ et à côté d’une empreinte de pied.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 11 et 12 Station 11. Jésus est cloué sur la croix. Une main gauche présentée paume en avant et saignant, avec en arrière plan un rectangle (le bras de la croix).

Station 12. Jésus meurt sur la croix. L’artiste a choisi de lacéré la feuille de plomb au niveau du visage du Christ.

Poitiers, le chemin de croix de Claro à Saint-Hilaire, stations 13 et 14 Station 13. Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère. Un pied gauche et quatre clous pour cette station.

Station 14. Le corps de Jésus est mis au tombeau. Un gros paquet plus ou moins ovale… Jésus enfermé dans son linceul.

Dans un style très différent mais quasiment contemporain, voir le chemin de croix de Rosine Sicot (1958) dans l’église Saint-Hilaire à Niort.

Paris, l’éléphant pris au piège de Frémiet

Paris, l'ancien palais du Trocadéro, carte postale ancienne, l'éléphant, 1, avec le palais Je vous ai montré l’autre jour l’ancienne fontaine du Trocadéro, construite en 1878 et détruite en 1935. Sur le parvis du musée d’Orsay ont été réunis trois des quatre statues qui la composait, le cheval à la herse de Pierre Rouillard, l’éléphant pris au piège d’Emmanuel Frémiet, le rhinocéros de Henri Alfred Jacquemart, le bœuf d’Auguste Cain (oui, le sculpteur des tigres chimères de l’hôtel de ville de Poitiers) est désormais à Nîmes. Après le cheval et le rhinocéros, je termine avec l’éléphant pris au piège, avec d’abord une carte postale ancienne à son ancien emplacement… Il a été présenté au salon des artistes français de 1880 sous le n° 6338.

Paris, l'ancien palais du Trocadéro, carte postale ancienne, l'éléphant, 2, avec la tour Eiffel Et une autre vue dans l’autre sens, avec la tour Eiffel en fond.

Paris, l'éléphant de l'ancien palais du Trocadéro, 3, de profil Le voici en octobre 2010, sur la parvis du musée d’Orsay…

Paris, l'éléphant de l'ancien palais du Trocadéro, 4, les signatures

Je ne sais pas ce que craignaient le sculpteur, « E[mmanuel] Frémiet » (1824-1910) et le fondeur « A[ntoine] Durenne », mais aucun risque qu’on les oublie, il y a une signature sur chaque face de la terrasse (la petite partie verticale sous la sculpture). Emmanuel Frémiet, il faut que je vous montre une de ses Jeanne-d’Arc, quant à Durenne, je vous en ai déjà abondamment parlé, à commencer pour le cheval voisin… Au passage, sur la photographie en haut à gauche, vous pouvez deviner une petite grenouille qui semble sortir du sol…

Paris, l'éléphant de l'ancien palais du Trocadéro, 5, l'autre profil L’éléphant est pris dans un piège, constitué par un élément circulaire à moitié enterré et une corde avec un nœud coulant… Sa patte avant gauche est déjà entravée. Un singe s’amuse sur le piège…

Paris, l'éléphant de l'ancien palais du Trocadéro, 6, le singe On voit mieux ici le singe, qui semble hurler, et le piège…

Paris, l'éléphant de l'ancien palais du Trocadéro, 7, le singe Ou peut-être est-ce mieux ici?

Une trousse « vache » pour Marquise la Vache

Une pochette avec une vache pour Marquise la Vache J’ai finitionné la vache trouvée dans Les idées de Marianne n° 81 (juillet-août 2002) en trousse, partie chez Marquise la Vache. Un peu de thermocollant au dos de la broderie, et pour le dos de la trousse, j’ai utilisé un de mes tissus d’ameublement achetés en juin 2010, qui donne toujours un joli résultat. Je l’ai accompagnée d’une ATC sur le même thème