Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

En avant pour Moncoutant 2012 (2)

Concours de Moncoutant 2012, 2, un petit côté, renne et point de chausson Le salon de Moncoutant (Deux-Sèvres) et son concours approchent (10 et 11 novembre 2012), plus d’informations ici… Le thème est la soie, l’exposition accueillera des femmes de Madagascar.

Nous avions reçu une toile couleur brique, des fils de coton (DMC 4124) et de soie (écrue de plusieurs grosseurs), des rubans, des boutons, toutes les techniques sont autorisées, et il y a la possibilité d’ajouter cinq éléments dans les mêmes coloris… J’ai choisi d’assembler plusieurs grilles, en en prenant tout ou partie, en les complétant… Vous ne verrez le résultat final qu’au moment du concours… Pour la première grille, j’ai extrait un motif d’une grille créée par M.-A. Réthoret-Mélin, parue dans De fil en aiguille, n° 66, novembre-décembre 2008. Une revue dans laquelle j’ai déjà réalisé un edelweiss terminé en pochette ainsi que des rennes finitionnés en ATC.

PS:

Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition, mes achats

Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

Fluffy, de Simone Lia

Couverture de Fluffy, de Simone Lia

Logo BD for Womenpioche-en-bib.jpgPour trouver des BD avec des auteures féminines (depuis le défi Libérez les femmes artistes et leur crayon du placard, proposé par Audouchoc, je tente de garder la parité dans mes lectures de BD) j’ai décidé de cibler la collection Traits féminins des éditions de l’An 2 (à l’origine, c’était un éditeur charentais), à la médiathèque.

Le livre : Fluffy de Simone Lia (scénario et dessin), traduit de l’anglais par Jean-Paul Jennequin, collection Traits féminins, éditions de l’an 2, 2005, 83 pages, ISBN 9782848560694.

L’histoire : de nos jours à Londres. Michael joue le rôle du papa de Fluffy, le lapin qu’il a recueilli… L’institutrice, Mrs Owers, est amoureuse de Michael, qui n’ose pas la repousser… mais qui finit par fuir, en train, à travers l’Europe… Michael craint les avions, un long périple les attend en train jusqu’en Sicile.

Mon avis : un format assez inhabituel, carré un peu allongé horizontalement, pour cette bande dessinée. Un style bien particulier, avec des décors assez détaillés mais des personnages très simplifiés, le tout avec des aplats gris bleutés. Côté histoire, le lapin permet d’aborder des réflexions d’enfants par rapport aux adultes, sans compter des narrateurs surprenants, une poussière ou une pellicule des cheveux du « père ». Une aventure à suivre dans le tome 2, Fluffy en Sicile

Pour aller plus loin : voir le site officiel de Simone Lia.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Les bains Juin à Niort

Niort, les bains Juin, 1, la façade Les anciens bains Juin, 28 rue Baugier à Niort, étaient en juillet 2011, lors de mon passage, en bien piètre état. Il s’agit du premier établissement de bains-douches à Niort, installé en 1804 (vous pouvez aussi y voir les bains-douches publics et chauffés construits un siècle plus tard par Georges Lasseron dans la rue Basse). Ils se trouvent entre deux bras de la Sèvre niortaise, sa façade donne sur les vieux ponts, en face du quartier de la Regratterie… où les tanneurs travaillaient les peaux et devaient sérieusement polluer la rivière…

Niort, les bains Juin, 2, assemblage de quatre vues, la façade et les élévations sur la Sèvre Voici quelques autres vues. La rumeur veut que la façade hispanisante soit l’œuvre d’un architecte mexicain. Ils ont été transformés dans les années1950 en immeuble de rapport et partagés en appartements. Un projet de réhabilitation en hôtel de charme a échoué il y a quelques années. La tour à l’arrière abritait les machines.

Les photographies datent de juillet 2011.

Pour un jour spécial…

Un cadeau d'anniversaire mystérieux de la part d'une amie, 2, napperon brodé Une amie sans blog qui se reconnaîtra a passé son été à penser à moi… Elle se lançait pour la première fois dans la broderie, elle a réalisé une merveille pour cette première, vous ne trouvez pas? Format largeur d’un set de table, pour poser le thé et le goûter…

Un cadeau d'anniversaire mystérieux de la part d'une amie, 3, napperon brodé, détail de l'oiseau Voici de plus près le petit oiseau… Un grand merci à toi!

De son côté, Mamazerty fête son troisième blog anniversaire et organise un grand jeu à découvrir ici!

Au marché la semaine dernière… chou et poulet

Chou chinois acheté en octobre 2012 Au marché cette semaine, un gros chou chinois, plus digeste je trouve que le chou vert, 1,5€ pièce. Il a fini en trois usages (je n’ai pas pris de photographies): j’ai cuisine le vert des feuilles extérieurs coupées en fines lanières et sautées rapidement à feu vif dans du beurre, bon, pas terrible, le beurre cuit, mais pour une fois, excellent! Le cœur, je l’ai mangé en salade. Et les cotes des feuilles extérieures ont fini dans la soupe… Rien ne se perd… avec un bon lavage, les petites limaces noires sont de retour avec la pluie…

Poulet avant cuisson, octobre 2012 J’ai aussi pris un poulet fermier élevé au grain de la ferme, sans OGM, dans les conditions du bio (sans le label AB néanmoins), à mon producteur habituel… Encore un poulet trop gros qu’il a fallu amputer des cuisses pour le faire entrer dans mon faitout (je les ai mises à cuire avec le reste, découpées, ça rentrait…). J’ai cuisiné une variante du poulet au cidre et aux légumes nouveaux et du coquelet au cidre. J’ai sorti les abats pour la photo, vous voyez, c’est un vrai poulet qui a tous ses morceaux, y compris le cou… à manger avec un petit couteau pointu!

Sur le prix du poulet, puisque j’ai eu des questions suite à plusieurs articles (notamment tous Cobayes de Jean-Paul Jaud), la rémunération des industriels et des producteurs (bio ou industriels), voici un petit tableau que j’ai reconstitué à partir d’un article paru dans le numéro 4789 du 8 août 2012 du Canard Enchaîné, à partir d’un poulet industriel genre ex-Doux et un producteur bio du Gers qui produit 12.000 poulets par an, avec abattoir chez lui, AMAP et vente directe. Cela vous donne une idée de la rémunération de l’éleveur et de l’intégrateur (celui qui fourni les poussins, la nourriture gavée d’antibiotiques -utilisés contre les épidémies et comme stimulateur de croissance- et souvent OGM importé pour le maïs, et récupère le poulet près à abattre). A vous de choisir qui vous préférez rémunérer…

Ligne budgétaire Poulet industriel Poulet bio
Coût de production 2,7 € / kg 2,8 €/kg
Coût de mise en marché 1,3 €/kg
Prix de vente 5,5 €/kgplus les subventions payéespar les impôts 7,5 €/kg
Revenu de l’agriculteur 0,6€ / kg 3,4 €/kg
Marge de l’intégrateur 2,2 € / kg 0 €

J’ai aussi fait un relevé de prix, en direct (marché et monoprix) et sur les sites Drive de grandes enseignes, toutes sur Poitiers… Surprise, le poulet Louet label rouge est beaucoup plus cher chez Géant Casino que le poulet fermier élevé dans les conditions du bio (grains produit sur l’exploitation, pas plus de un traitement antibiotique sur la vie du poulet, durée d’élevage et superficie par poulet), sans le label (voir sur la question de la non-labellisation l’avis de Richard Leroy dans les ignorants d’Étienne Davodeau). Je préfère un poulet élevé dans ces conditions sans le label que le nouveau « bio-industriel » ou « bio-low-coast » que l’on voit apparaître ici et là et qui est plus industriel que bio.

Quant aux poulets industriels sous marque distributeur (maître coq) de Leclerc et Super U, je n’ose même pas imaginer ce que touche l’éleveur par poulet.

Poulet industriel Poulet label rouge Poulet du marché
5,85 (1a) 7,85 (1a) 8,65 (6)
5,2 (2a) 7,16 (1b) 7,6 (7)
3,81 (3d) 7,78 (1c)
3,18 (4a) 9,83 (2b)
6,42 (3d, poulet blanc)
6,77 (3d,poulet jaune)
7,60 (5b)
Moyenne Moyenne Moyenne
4,51 7,63 8,125

Voici le code pour les relevés de prix, en euros par kg, réalisés les 5 et 6 octobre 2012. Pour les supermarchés en commande en ligne, le choix est limité, mais je n’allais quand même pas aller jusqu’au magasin pour relever les prix en rayon. Pour certains, ils ne donnent pas le prix au kilo mais au poulet, j’ai recalculé avec le poids, c’est dingue, des poulets tous au même poids, d’ailleurs… Le prix du poulet jaune (miam, nourri au maïs… aux pesticides et aux OGM) est en général le même que celui du poulet blanc.

– 1: Monoprix centre ville de Poitiers

– 2: Géant casino Poitiers

– 3: Leclerc Drive Poitiers

– 4: Super U Buxerolles (banlieue de Poitiers, pour les lecteurs non locaux)

– 5: Intermarché Buxerolles

– 6: ferme de la Giraudière / Sylvie Debelle à Chabournay (marché bio du vendredi soir square de la République, présente aussi au marché des Couronneries le mercredi et le dimanche), c’est là que je m’approvisionne en général

– 7: Le grand Logis / Julio Cesar Rubio Bartolo à Moncoutant (marché Notre-Dame du samedi), et oui, il n’y a pas que des brodeuses ou le centre de pêche Pescalis, à Moncoutant!

– a: marque distributeur

– b: Loué

– c: Périgord

– d: maître coq

L’homme à la canne grise de Michèle Gazier

Couverture de L'homme à la canne grise de Michèle Gazier

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : L’homme à la canne grise de Michèle Gazier, collection cadre rouge, éditions du Seuil, 2012, 138 pages, ISBN 9782021064452.

L’histoire : août 2012, dans une maison de retraite. Le père de la narratrice, aveugle et atteint de la maladie de Parkinson, décède. L’occasion pour elle d’évoquer la vie de celui-ci, né en France de parents espagnols, qui a participé à la guerre d’Espagne sans en parler vraiment à son fils et à sa fille, puis résistant en Lozère. La mère, toujours malade, lui, qui voit mal à la suite d’un accident de travail, la compagne rencontrée après plusieurs années de veuvage.

Mon avis : un récit autobiographique comme un long cheminement du deuil facilité par la reconstruction des souvenirs proches et lointains avec son père. Également, sans que cela soit clairement dit, une quête des origines espagnoles, de la guerre d’Espagne dont ce père ne parle pas mais qui a laissé des traces, par exemple lorsqu’il nettoie les plaies de son fils. Par petites touches, sans ordre chronologique, plutôt dans l’ordre où les souvenirs resurgissent, Michèle Gazier retrace la vie de son père pour réussir à lui dire adieu…

Word trade center, la reconstruction d’un site (maison de l’architecture de Poitiers)

Londres, 17 avril 2011, défi APN escaliers, 4, entre la passerelle du millénaire et le quaiJusqu’au 10 novembre 2012, la maison de l’architecture organise une exposition et des rencontres sur la reconstruction du quartier du Word Trade center à New-York, tout le programme sur leur site. Les panneaux sont très clairs… et vous serez accueillis par une grande structure en kapla (vous savez, ces petits bâtonnets en bois)…

Pour l’instant, j’ai participé à deux événements, et irai peut-être voir le pecha-kucha (késako? allez voir le premier pecha kucha).

Le premier événement était une conférence de Frédéric Edelman, journaliste au monde et à France Culture, qui tournait (retournait et « ratatournait » avec une projection en désordre et sans préparation réelle) autour des destructions et des reconstructions, en vrac New-York, Berlin, Banyan, Dresde, le palais de Bucarest. Mieux préparé et organisé, le propos aurait pu être intéressant…

Le deuxième événement était un documentaire suivi d’un débat, Norman Foster de Carlos Carcas et Norberto Lopez Amado. Un public clairsemé (contrairement au lendemain, dans la même salle, pour Tous Cobayes de Jean-Paul Jaud). Ce film était consacré à Norman Foster (né en 1935), de l’agence Foster + Partners… Mais si, vous le connaissez au moins de réputation, pour le viaduc de Millau… et les deux tours qui ne se construiront sans doute pas sur le site de La Défense à Paris…Le film retrace sa vie et son œuvre, de la banlieue pauvre de Manchester et ses débuts avec Rogers (voir Richard Rogers + architectes, grrr, avec la refonte du site du Centre Pompidou, j’ai dû rechercher leur lien… tous les anciens liens que j’ai mis sur des expos du centre sont cassés) aux constructions de tours géantes, en passant par le pilotage d’avions ou la participation à de grands projets ces dernières années, comme la reconstruction du Reichstag à Berlin, le carré d’art à Nîmes, les aéroports de Londres Stasted (celui des low-cost) et de Pékin (où le visiteur n’est pas censé se perdre dans le terminal 5), la ville utopique dans le désert des Émirats…

Londres, le pont du millénaire vu depuis la Tate Modern Cela m’a fait pensé que j’avais en stock quelques-unes des réalisations londoniennes de Foster, prises lors de mon dernier séjour londoniens en avril 2011, avant LE mariage. La première photographie de cet article est le pont du Millénaire, pris depuis les escaliers qui descendent de la cathédrale Saint-Paul (voir des escaliers londoniens), la deuxième est la vue prise dans l’autre sens, depuis la Tate Modern (revoir les expositions Orozco et Miro, Ai Weiwei).

Je n’aime pas trop son réaménagement de la cour du British museum (revoir l’exposition Afghanistan crosswoards of the ancient world), je n’ai pas retrouvé la photographie, mais je trouve que l’espace d’exposition aménagé dans la cour est trop petit.

Londres, l'hôtel de ville depuis le parvis Voici aussi l’hôtel de ville de Londres, pris depuis le parvis en venant de la tate modern…

Londres, l'hôtel de ville vu depuis l'autre rive de la Tamise … et pris de la rive en face, avec la tamise boueuse.

Photographies d’avril 2011.

SAL les petites affaires du Père Noël, troisième étape

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 3, les gants

Voici la troisième étape du SAL (projet de broderie à plusieurs et sur la longue durée) des petites affaires du Père Noël, organisé par Marquise la Vache. Après le bonnet, voici les moufles du Père Noël. Je souhaite à Marquise la Vache de récupérer très vite toutes les données de son ordinateur…

SAL petites affaires du Père Noël 2012, étape 3, l'ensemble Revoir toutes les étapes :


En avant pour Moncoutant 2012 (1)

Concours de Moncoutant 2012, 1, position de mon projet Le salon de Moncoutant (Deux-Sèvres) et son concours approchent (10 et 11 novembre 2012)… Je remettrai mon ouvrage dans la semaine, il ne me reste que de petites finitions, mais j’ai fait des photographies en plusieurs étapes… Nous avions reçu une toile couleur brique, des fils de coton (DMC 4124) et de soie (écrue de plusieurs grosseurs), des rubans, des boutons, toutes les techniques sont autorisées, et il y a la possibilité d’ajouter cinq éléments dans les mêmes coloris…

Le thème est la soie, l’exposition accueillera des femmes de Madagascar.

PS:

Pour Moncoutant 2012 : le matériel, les contours, la première, la deuxième, la troisième et la quatrième faces, le toit, l’intérieur, la finition, mes achats

Pour Moncoutant 2010 : vous pouvez maintenant voir les préparatifs le tablier lors du concours, le tablier à son retour et la pendouille à ciseaux… ainsi que mes achats.

Pour Moncoutant 2008 : la broderie pour le concours et mes achats.

Nul n’est à l’abri du succès de Pascal Garnier

Couverture de Nul n'est à l'abri de Pascal Garnier

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Nul n’est à l’abri du succès de Pascal Garnier, éditions Zulma, 2012 [première édition en 2001, l’auteur est décédé en 2010], 145 pages, ISBN 978-2-84304-576-9.

L’histoire : à la fin des années 1990, à Paris, La Châtre puis Lille. Jusque là, Jean-François Colombier, la cinquantaine, avait publié des livres sans grand succès. Quand il reçoit un célèbre prix littéraire, il est le premier étonné. Au cours d’une séance de dédicace dans une librairie de province, il rencontre Ève, 25 ans. Quelques mois plus tard, le voilà marié, mais deux ans après, il fugue, rejoint à Paris son fils qu’il ne voit que de loin en loin… et le voici embarqué avec lui, après un trajet en voiture, dans une nuit lilloise étrange…

Mon avis : un très court roman, ou plutôt une longue nouvelle, vite dévorée (150 pages, dont beaucoup de pages blanches entre les chapitres…), menée à un rythme soutenu. J’ai beaucoup aimé ce ton plein d’humour noir et d’autodérision de l’écrivain, son retour sur sa vie, les relations à son fils, conçu très jeune pour une nuit d’amour qui s’est terminée en mariage et presque aussi vite en divorce. Et voici finalement le fils dealer qui donne de la drogue à son père… Un texte à découvrir! Après Opium Poppy et Palestine de Hubert Haddad, je m’aperçois que j’aime assez les choix de cet éditeur, il faudra que j’en lise d’autres…