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Ré-éduquer l’odorat, est-ce possible?

La rondelle de ma crâniotomie, rédiographie du 13 novembre 2014A quelques jours près, il y a juste un an, j’étais opérée d’un méningiome qui écrasait mon nerf optique et menaçait la tige pituitaire (par où passent, entre autres, des neurotransmetteurs et des hormones). Extérieurement, il n’y a aucune trace de la grande couture, à la limite des cheveux, elle ne se voit pas. En revanche, il vaut mieux que j’évite encore les coups sur la tête, car la rondelle de crâniotomie (réalisée à gauche) n’est pas complètement consolidée, une rigole se sent nettement aux doigts et est bien visible sur la radio de la semaine dernière (à l’IRM, le titane des deux barres, des deux rondelles -rouelles plutôt?- et des quatre vis est invisible).

Visioagrandisseur maison avec plateau mobileDu point de vue des séquelles, la vue est loin d’être parfaite: il reste de nombreux trous dans le nerf optique à gauche et bien sûr l’exophtalmie de grade II due à l’ossification du fond de l’orbite par le second méningiome pas opéré. Un oiel à sa place et un pas à sa place et qui voit mal, ça donne une vision loin d’être parfaite mais bien meilleure qu’avant l’opération. Avec mon visioagrandisseur maison, j’ai pu reprendre le plaisir de lire un peu au lit le matin. Avec son plateau mobile, je peux facilement déplacer la feuille et donc reprendre un peu de bibliographie préhistorique (à petite dose). Mon équipement au bureau s’améliore aussi et est désormais pas mal. Avec beaucoup de lumière, ma vision est meilleure.

Alphabet arabe brodé terminéEn revanche, mon cerveau peine et fatigue encore vite pour trier les informations de « vision fine » ou nécessitant la coordination des deux yeux: la broderie (en monochrome, voir mon alphabet arabe) reste un exercice de rééducation plus qu’un plaisir, même s’il est plus agréable que faire entrer des oiseaux dans la cage de l’orthoptiste! Mon cerveau fait aussi des « bugs », je fais beaucoup plus de fautes d’orthographe (c’est bien la peine d’avoir relu des milliers de pages du Bulletin de la Société préhistorique française quand je le coordonnais) et je n’arrive pas à comprendre certains homophones. Quant à la perte de mémoire de certains noms propres, il paraît que ça arrive à tout le monde et que je ne devais pas y faire attention « avant ». Pourtant, il m’arrive souvent de chercher un nom propre, de personne ou de lieu, sans pouvoir le dire, je sais comment identifier la personne (contexte de rencontre, par exemple, ou un article publié si c’est un collègue préhistorien) ou le lieu (une carte me permet de résoudre le problème), je pense donc que c’est un trouble spécifique et non un simple « trou de mémoire » commun [après un peu d’errements, il semble que je soufre d’une prosopagnosie – incapacité à reconnaître les visages / prosopon en grec – partielle].

Il me reste quelques troubles de l’équilibre (atteinte labyrinthique): trébuchement au réveil, mal-être sur des tabourets hauts sans contact des pieds au sol. Globalement, je compense quand même très bien tant que j’ai « les deux pieds sur terre » (les capteurs proprioceptifs et la vue permettent de garder l’équilibre), et j’échappe à un nouveau passage sur la « chaise à vertiges » (un test avec des lunettes-caméras qui enregistre les mouvements des yeux pendant que la chaise bouge ou qu’ils envoient de l’air chaud ou froid dans les oreilles).

Un anti-épileptique prescrit au centre anti-douleur contrôle assez bien mon allodynie / hyperesthésie / paresthésie (en gros sensations douloureuses ou anormales, en limite du « scalp »/ décollement de la peau). Je gère aussi très mal le bruit, mon cerveau ne filtre pas comme il devrait, impossible au restaurant par exemple de bien distinguer la conversation en cours à ma table de celle de derrière. Cela peut aussi me donner des maux de tête; ce problème de gestion du bruit étant lié au traumatisme crânien, je cherche des pistes avec l’association des traumatisés crâniens. J’ai repris le travail « presque » à plein temps, même si je n’arrive pas encore à tenir 7h/jour (les heures en moins sont cumulées en congé en fin de mois) et si je saute très peu la sieste et peux « m’endormir debout » (presque au sens propre, avec des micro-endormissements, j’ai jeté la feuille de mots-croisés où c’était assez impressionnant). Je n’ai pas repris la conduite automobile: il me faudrait une évaluation sérieuse avant de reprendre le volant, je me renseigne.

Cake aux clémtines confites et au chocolat de MaryseCe qui me gène actuellement beaucoup, c’est l’anosmie (absence d’odorat) et l’agueusie (absence de goût). Plus de goût (sauf acide, sucré, salé et amer) ni d’odorat, plus de plaisir pour préparer les repas ou manger… et beaucoup de plats brûlés,faute d’être alertée par l’odeur ! Maryse a essayé de me stimuler avec  son baeckeoffe et son cake aux clémentines confites et chocolat. J’ai aussi suivi un cours de cuisine et vais essayer la relaxation…

Méningiome du jugum du sphénoïdeLa cause de l’anosmie est identifiée: pour passer et enlever le méningiome (la boule au centre sur cette IRM avant opération), le neurochirurgien était obligé de pousser l’ethmoïde et notamment sa plaque criblée pour atteindre le jugum du sphénoïde (… poétiques, les noms des os du crâne). Ce faisant, il a soit étiré, soit rompu les petites terminaisons du nerf olfactif, qui ne conduit plus l’information. L’ORL dit que tout n’est pas perdu, qu’il peut y avoir des récupérations jusqu’à 18 à 24 mois. J’ai de très rares sensations olfactives (même pas une odeur par jour, pas toujours les mêmes) depuis quelques semaines, elles sont inconstantes et seulement à de fortes concentrations.

Mini pots à confiture avant et après recouvrementMême si l’ORL est sceptique, j’ai vu grâce à ce site consacré à l’anosmie qu’il existe une consultation spécialisée à Garches, avec un programme expérimental de stimulation de l’odorat chez des traumatisés crâniens même après plusieurs années d’anosmie. J’ai envoyé un message, sans réponse depuis 15 jours, je vais essayer d’appeler. En attendant, j’ai fouillé mes tiroirs et retrouvé de petits pots, restes de cadeaux de noëls personnalisés il y a quelques années. J’ai confié les trois pots en céramique colorée à une collègue qui va me mettre des « surprises » dedans. Pour les autres, je les ai recouverts de papier crépon rouge collé au Primal, un produit pour professionnels de la conservation-restauration, comme le paraloïd B 72, il s’enlève à l’acétone (sous hotte chimique ou au grand air!) et je pourrai récupérer les pots. Ainsi, je vais pouvoir tester et tenter de reconnaître des choses sans être influencée par la vue. Pour l’instant, j’ai juste mis à sécher des peaux de clémentine, une des rares odeurs que j’arrive à sentir. J’hésite pour les autres pots. Il faut qu’il reste de l’air, dans lequel se concentreront les odeurs, et éviter les huiles essentielles, trop concentrées et qui peuvent avoir des actions sur les neurotransmetteurs, à éviter au maximum, comme l’encens, les polluants intérieurs ou extérieurs, il faut stimuler mais éviter de perturber le cerveau par des substances chimiques.

Mon méningiome de la faux du cerveauIl me reste aussi à gérer l’incertitude sur l’avenir: il reste deux méningiomes partiellement ossifiés dans mon crâne (ci-contre celui de la faux du cerveau), sous surveillance, ils poseront sans doute des problèmes à l’avenir, cela sera variable suivant l’orientation qu’ils prendront (et donc des zones comprimées).

En tout cas, point positif, j’ai appris plein de choses en neuro-sciences, sur le fonctionnement du cerveau et ses « bugs ».

Centre-ville de Poitiers, attractif ou infréquentable?

Campagne de publicité à Poitiers, novembre 2014Après la campagne d’affichage dans le métro parisien l’année dernière et Bienvenue aux touristes cet été, la ville de Poitiers et son agence de communication tourangelle ont choisi de lancer de nouveaux bandeaux web et affiches absolument illisibles et signés « Double Mixte, direction de la communication de Poitiers 2014 (c) Yuriy Shevtsov – Fotolia.com » (la dernière référence, c’est une plateforme de photographies libres de droit, ils n’ont même pas payé les personnes, homme et femme (ouf, parité!), avec un visage  brouillé par le message publicitaire. Comme je l’ai expliqué pour une carte à publicité, lire un texte superposé à une image qui a du sens, comme ici un visage qui met en branle « l’aire de reconnaissance des visages » (même si c’est un visage inconnu) est encore quasiment impossible pour mon cerveau. Je suis loin d’être la seule dans ce cas! Bon, la ville est optimiste. En réponse à une pétition de commerçants et faisant la promotion de cette campagne de publicité dans un article paru dans Centre presse, on peut lire:

« On travaille sur les parkings, la signalétique, les animations. On n’a pas attendu leur courrier pour le faire » répond Patricia Persico. Cette campagne, qui a coûté 45.000€, sera aussi diffusée sur des radios et apparaîtra sur plusieurs bandeaux de sites internet nationaux. Reste à savoir si cela sera suffisant pour séduire les Poitevins.

A lire les réactions sur Facebook suite à cet article, je ne suis pas sûre du tout que les gens adhèrent!

Poitiers, rue Carnot, camionnette d'artisan empêchant le passage des personnes à mobilité réduite et des poussettesCeci étant, les commerçants et artisans réclament, outre la réouverture de certaines rues, moins de PV. Mais ils ne se rendent pas compte que leur comportement est dangereux pour eux et autrui? Voici un exemple relevé il y a quelques semaines par Maryse: un artisan garé pendant plusieurs heures rue Carnot sur le trottoir. Comment passent les personnes en fauteuil roulant ou les poussettes? Sur une rue passante, en plus. Et ne suggérez pas de passer en face, il y a une autre camionnette.

Poitiers, rue Carnot, voitures garées anarchiquement en avant de la zone piétonneEn avançant plus loin, c’est aussi un véritable slalom pour les piétons, alors que nous sommes en zone piétonne.

Poitiers, 2 novembre 2014, voitures sur les trottoirsUne rue adjacente continue à servir jour après jour, en journée, le soir et le dimanche, de parking sauvage, je vous ai déjà montré plusieurs fois cet endroit (revoir stationnement anarchique, ou encore là, des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort). En rentrant de Exhibit B vendredi soir, pour une fois, elles avaient toute reçu un PV, ce qui sera sans doute considéré comme exagéré par les commerçants signataires de la pétition.

Poitiers, boulevard Pont Achard, neutralisation du trottoir sans passage sécuriséLa ville autorise aussi de curieux panneaux aux artisans. Ainsi, devant chez moi, pendant une semaine, ils ont « neutralisé » le trottoir, avec un panneau « changez de trottoir ». Or il est absolument impossible de traverser à cet endroit, avec une circulation dense sur le boulevard Pont Achard, du coup, les piétons contournaient sur la chaussée, sans protection ne serait-ce que par des cônes…

Camionette de livraison devant les pompiers le 15 novembre 2014Au même endroit, samedi matin, vers 8h15. Le samedi, le boulevard est calme. Le conducteur de cette camionnette de livraison de Toupargel a ralenti, regardé les numéros sur son carnet, avec un écart, je me suis reculée dans l’abribus. Puis il a fait carrément demi-tour pour se garer en face, une voiture sortant du tunnel a dû ralentir. Il s’est garé devant les portes des pompiers. Quand je lui ai fait remarqué, il a juste répondu que la première porte est bloquée par des bennes à ordure (c’est vrai) et qu’ils peuvent passer à la deuxième porte. Le temps de sa livraison, deux piétons ont dû passer sur la chaussée (passante) et le livreur a lui-même traversé deux fois car il livrait en face! En s’imposant au retour face au flux de voitures. Trois traversées inutiles (une en voiture, deux à pieds), la mise en danger des piétons, le blocage des pompiers, avec un sans-gêne assumé, voilà qui donne envie de boycotter cette marque! Il pouvait tranquillement livrer en restant du bon côté (espace suffisant entre l’abribus et le vendeur de piles tout en laissant un passage aux piétons), puis aller tourner quelques dizaines de mètres plus loin par le tourne à gauche prévu à cet effet, juste au-dessus du tunnel. Un petit rappel du code de la route, des règles de bonne conduite et de civilité s’impose pour ce chauffeur-livreur.

Il y a encore du travail pour un partage en sécurité de l’espace public! Je sais que c’est pareil ailleurs, mais ce n’est pas une raison pour perpétuer ces comportements.

Un plateau mobile pour mon visioagrandisseur (2)

Plateau mobile pour visioagrandisseur, fixation de la première plaqueAprès avoir réalisé mon visioagrandisseur maison à moins de 150€ (au lieu de 3000 à 4000€), je voulais me faire un plateau mobile pour lire la bibliographie spécialisée accumulée ces derniers mois et j’avais retenu l’idée proposée sur la vidéo de ce monsieur qui a bidouillé un système avec un téléviseur, une caméra et un plateau mobile. Deux tablettes pour étagères, quatre rails de tiroir, pas de problème pour fixer deux rails sur la première tablette, mais comment fixer les rails de tiroirs entre eux? J’avais lancé un appel pour trouver des boulons et des écrous de Mécano… plusieurs de mes lecteurs ont cherché, merci à eux (et en particulier à Catherine), et…

Boîte pleine de plaques, écrous et boulons de mécano…c’est Joël Louis, mon ami brocanteur, qui a fouillé dans ses affaires et retrouvé cette boîte! Vendredi à la brocante hebdomadaire, il me dit être sûr d’avoir ce qu’il me faut. Samedi, il vient exprès en ville me l’apporter, mais nous nous ratons entre le marché et la médiathèque, où j’avais réservé un livre du fond Jean-Richard Bloch et le déplacement d’un visio-agrandisseur par un technicien dans la salle d’où le livre ne pouvait sortir (et où le téléphone portable ne passa pas!). Merci à toi, Joël, qui persévérant a pu la déposer dans ma boîte aux lettres grâce à mon gardien d’immeuble!

Ecrou de mécao trop large pour être tourné dans le rail de tiroirSitôt rentrée de ma lecture, me voici devant mes planches et mes rails de tiroirs. Zut! J’avais pensé aux pièces de mécano, mais oublié de calculer la diagonale du carré des écrous (a2+b2=c2, Pythagore, ça vous rappelle quelque chose?). Me voici fort déconvenue, ne sachant comment faire pour tenir les écrous, je réfléchis, existe-il des écrous octogonaux qui iraient bien? Impossible de chercher en ligne, après ma lecture « abusive » à la médiathèque, pas la peine d’essayer de lire sur l’ordinateur…

Visioagrndisseur, rails de tiroirs fixés et deuxième planche préparéeEt une demi-heure plus tard, Eurêka (pas dans le bain… mais devant la baignoire où, de déconvenue, j’avais mis à tremper des boîtes alimentaires pour un grand ménage des placards)! Mais pourquoi vouloir tourner les écrous, il suffit de tourner le boulon en maintenant bien l’écrou! Je devais être bien fatiguée pour n’y avoir pas pensé! En deux minutes, les deux premiers sont fixés, et ne me suis pas trompée dans les mesures, je peux fixer les deux autres sans problème. Un peu de calcul pour marquer l’emplacement des vis à fixer dans la deuxième tablette, je fais bien attention, elle va être retournée et les trous ne sont pas symétriques pour aller dans les bons trous des rails des tiroirs. Je ne serre pas trop, au cas où…

Plateau mobile terminé, décalé et ferméEt voilà, cette fois, je ne me suis pas trompée, le plateau du bas est fixe et celui du haut peut se déplacer dans tous les sens ou se ranger en tenant le moins de place possible! Je resserre toutes les vis, boulons et écrous, et c’est fini!

Visioagrandisseur maison avec plateau mobileEt comme le logiciel Portanum permet en deux raccourcis de faire faire demi-tour à l’image, je n’ai même pas besoin de bouger mon imprimante, je peux poser le texte à lire (ici en anglais) tête en bas et bouger le plateau vers l’avant, il est parfait à l’écran! Je peux bien sûr l’agrandir beaucoup plus si besoin! Le matin, pour lire au lit, je prends la caméra et mon ultraportable, ça suffit, mais il va me falloir un système autre que les pinces à dessin pour tenir les pages ouvertes. Peut-être des bracelets pour présentation de livres dans les expositions?

Petite plaque de MécanoEt il me reste des boulons, des écrous, des équerres et… des plaques, une fois mesurées, elles sont encore presque deux fois plus grande que…

Référence de la plaque et des vis implantées dans mon crâne…la plaque en titane (Bioplate) de 1,2cm de long fixée dans mon crâne!

J’ai donc un visioagrandisseur maison pour 170€ avec:

– le logiciel Portanum, libre de droit
– une caméra Ziggi-HD et sa housse de transport (1,4kg, non vérifié, 30 x 10 x 6 cm) achetée chez Génération 5
quatre rails pour tiroirs et deux tablettes, respectivement de 25cm de long pour les rails et de 33cm de côté pour les planches
– 8 petites vis à bois pour la fixation sur les planches, 4 boulons et 4 écrous de mécano (je me suis passée des rondelles) pour solidariser les rails.

Un énorme merci à toi, Joël!!! Et vous pouvez le croiser en général le mardi matin au marché de Lezay dans les Deux-Sèvres et le vendredi matin à Poitiers place Notre-Dame (de Gaulle de son vrai nom).

Un plateau mobile pour mon visioagrandisseur (1)

Caméra et ordinateur portableMon visioagrandisseur maison à moins de 150€ (au lieu de 3000 à 4000€) me donne toute satisfaction, notamment pour lire des livres au lit avec mon ultra-portable: j’ai réussi facilement à lire en quelques jours les presque 550 pages de Yeruldelgger de Ian Manook. L’appétit venant en mangeant, j’ai aussi envie de récupérer mon retard de dépouillement de bibliographie de préhistoire. Pour cela, je compte utiliser l’ordinateur portable pour la prise de notes et l’ultra-portable pour la lecture. Mais la largeur des pages de la bibliographie est souvent en A4, et non de la largeur d’un livre. Un plateau mobile serait donc utile et j’avais retenu l’idée proposée sur la vidéo de ce monsieur qui a bidouillé un système avec un téléviseur, une caméra et un plateau mobile.

Matériel pour un plateau mobile pour mon visioagrandisseurDirection un magasin de bricolage avec une amie (pas facile d’accès en bus, surtout pendant les vacances, ces magasins). J’y ai acheté deux tablettes pour étagères en aggloméré de 33cm de côté, pas trop lourdes (ça ne doit pas être bien costaud pour des étagères, mais pour moi, ça ira), et deux paires de rails pour tiroirs de 25cm de long, soit 20€ d’achats. Je pensais avoir ce qu’il me faudrait en vis, rondelles etc.

Plateau mobile pour visioagrandisseur, réflexion avec les plateaux et les barres pour tiroirsUn peu de réflexion en 3D…

Plateau mobile pour visioagrandisseur, fixation de la première plaque…je tâtonne un peu sur les mesures, fixe les rails sur le plateau du bas (je veux pouvoir déplacer le dispositif, donc je ne mets pas les rails sur mon bureau), je me trompe dans la première mesure, affine, et voilà les deux rails fixés. Et je suis bloquée! Il me faut des vis très courtes pour solidariser les rails supérieurs, je veux faire un test, puis je fixerai d’abord le rail supérieur sur l’étagère du haut qui servira de plateau, avant de fixer les rails entre eux. Il ne me reste plus qu’à retourner au magasin de bricolage, grr!!! En espérant pouvoir trouver des tiges filetées de 4mm de diamètre maxi (plutôt 3), de 5 mm de long et les écrous qui vont avec. A moins que je n’aille plutôt au magasin de jouets, des écrous/boulons de Meccano auraient la bonne taille.

Référence de la plaque et des vis implantées dans mon crâneBon, le chirurgien a bien fixé une plaque en titane (Bioplate) de 1,2cm de long (ça ressemble justement à une petite plaque de meccano, rétrécie au milieu)…

Vis et plaque Bioplate comme celles implantées dans mon crâne… avec deux vis « autoperforantes » de 1,5 sur 4mm dans mon crâne, ce ne sont pas 4 vis qui vont me bloquer pour fabriquer mon plateau!

Un visioagrandisseur 20 fois moins cher!

Visioagrandisseur au bureauComme je vois toujours mieux en basse vision, ou au moins que je peux lire plus longtemps en large vision, j’ai voulu chercher comment m’équiper avec un visio-agrandisseur (ou téléagrandisseur). J’en ai un au bureau… mais ça pèse 12,5kg et ça coûte entre 3000 et 4000€ selon le modèle. Cela permet d’agrandir les documents ou les livres sur écran (d’ordinateur ou autonome), de changer les fonds (ajouter ou enlever des couleurs), de passer en négatif si besoin.

Mon poste de travail au bureauJ’attends au bureau un modèle plus léger, mais quand même 5 ou 6 kg, qui sera branché sur un des écrans de l’ordinateur, à droite, j’aurai le choix entre les images que je commente ou le texte à lire. Il est financé par mon employeur dans le cadre de l’aménagement de mon poste de travail (reconnaissance en qualité de travailleur handicapé / RQTH).

[PS:

Mon poste de travail aménagé au bureau

Mon équipement au bureau s’est amélioré avec une caméra qui retransmet l’image sur mon deuxième écran, et les escaliers que je fréquente sont tous équipés de bandes podotactiles d’alerte, d’un signalement en rouge des premières et dernières contremarches et en noir des premiers et derniers nez de marches].

Pour en obtenir un chez moi, il faut une prescription médicale, puis passer en commission pour une aide technique auprès de la maison départementale du handicap. J’ai eu un entretien préalable. En gros, il faut attendre un an après l’opération, pour que ce soit « consolidé » (même si le neurologue et l’ophtalmologue disent que ça continuera à évoluer après – voir le bilan à un an), et comme je peux lire en normal 20 à 30 minutes, et plus du double en large vision, ce n’est pas sûr que la prise en charge soit acceptée. Comment ça, j’ai besoin, ou envie, de lire plus et ce que je veux (le choix en large vision commence à se restreindre à la médiathèque) et pas en tronçonné en une ou deux fois dix pages normales par jour? Au bureau, oui, il faut que je puisse lire et remplir les bases de données, et mon employeur finit actuellement mon équipement après plusieurs tests, mais pourquoi vouloir aussi lire en loisirs? De toute façon, il faut attendre mi-novembre pour l’anniversaire de l’opération pour avoir une prescription, puis 5 à 6 mois pour que la maison départementale du handicap se prononce, j’ai décidé de « prendre le taureau par les cornes », et de trouver une autre solution!

Je suis donc allée me promener sur le web (toujours à petites doses), en commençant par le site du groupement des intellectuels aveugles et amblyopes, plein de ressources (pas toujours faciles à trouver, je n’ai pas bien compris leur classement) mais pas ce que je cherchais. Je me suis ensuite dirigée chez Déclic, que je connais depuis longtemps grâce à l’association Valentin Apac. Je pensais trouver mon bonheur dans leurs différents concours des Papas bricoleurs et mamans astucieuses. Il y a plein de bonnes idées pour simplifier la vie dans toutes sortes de handicaps, j’y ai trouvé une loupe de lecture pour ordinateur, pas tout à fait ce que je cherchais, mais ça brûlait! Par un commentaire, je suis arrivée sur la vidéo de ce monsieur qui a bidouillé un système avec un téléviseur, une caméra et un plateau mobile (je retiens cette dernière idée pour faire évoluer mon équipement, j’ai acheté le matériel vendredi). Mon but est d’avoir un équipement léger, que je puisse facilement transporter en vacances ou autre (genre séjour au CHU, au hasard).

Logo du logiciel PortanumEn croisant les mots-clefs, en jouant des opérateurs « et / ou / sauf », j’ai fini par trouver le logiciel Portanum, développé par Thalès et mis gratuitement à la disposition de tous! Ce que je ne comprends pas, c’est que personne ne m’en a parlé, alors qu’il a été développé et testé notamment avec le centre pour aveugles et mal-voyants / Institut Monteclair d’Angers, en lien avec le centre basse-vision qui dépend de la mutualité française Anjou-Mayenne, dont dépend le Service Interrégional d’Appui aux adultes Déficients Visuels/ SIADV (qui a fait mon équipement au bureau) et qui a également mis en place le centre basse-vision de Poitiers avec la mutualité française Vienne. Mais bon, ils ont sans doute intérêt à vendre des visio-agrandisseurs à 3 ou 4000€, il y a un vrai marché (tous ceux qui sont atteints de dégénérescence maculaire liée à l’âge/DMLA  notamment). J’ai immédiatement chargé le logiciel et en moins de 5 minutes, je l’ai testé avec la webcam intégrée à mon ordinateur portable. Image de qualité moyenne, mais toutes les fonctions utiles sont faciles à manier, avec des raccourcis claviers.

Le site du logiciel Portanum recommande un usage avec une caméra HD et particulièrement la caméra Ziggi-HD, montée sur un bras articulé, légère (1,4kg) et disposant en option d’une housse de transport. Elle sert surtout de tableau électronique dans les écoles. Me voici donc en suivant leur lien sur le site d’Ipevo, le fabricant aux États-Unis. La caméra et la housse de transport y sont vendus 113$ (83€), mais la livraison n’est possible qu’aux États-Unis. Je les contacte par leur formulaire (oui, il faut se débrouiller aussi en anglais), ils me répondent très vite qu’ils ont un compte chez Amazone (IPEVO Store at Amazon France) et m’envoient le lien direct (sympa!), le matériel y est vendu 168€ (228$)+ frais de port. Dans l’intervalle, j’avais aussi trouvé sur le site d’Ipevo un revendeur en Italie et un en France, à Chambéry, Génération 5. Là, je trouve la caméra Ziggi HD à 299€ avec un accessoire en plus dont je n’ai pas besoin vu l’usage que je veux en faire (vendu aux États-Unis autour de 30$ + une rallonge de cordon USB à 6$), le tout vendu comme « tableau électronique » pour les classes. Trois fois le prix pour traverser l’Atlantique, je trouve ça un peu cher. Je leur envoie un message pour savoir « s’ils peuvent faire un geste », vu l’écart de prix, et je contacte aussi avec mon frère pour une importation directe par un de ses amis qui l’aurait acheté aux États-Unis, avec TVA et dédouanement à prévoir l’arrivée.

Lecture à l'écran avec la seule caméraAu final, Génération 5 a consenti une remise, je leur ai posté le chèque et ai reçu très très vite la caméra et sa housse de transport. J’ai résisté à l’installer à l’heure de ma sieste (il y a des limites…), mais dès mon retour à 17h15, j’ai déballé la caméra… Voilà le résultat sur l’écran avec le pilote de la caméra.

Caméra et ordinateur portableLe logiciel Portanum la détecte sans problème…

Ecran avec visioagrandisseur et logiciel portanum, fond jaune… en un raccourci clavier je peux changer le fond ou passer en négatif. J’avoue que mardi dernier, j’ai exagéré et suis allée jusqu’à l’épuisement, vision double et dormant littéralement debout!

Le logiciel Portanum permet aussi de faire le traitement d’images (négatif, jaune, vert, etc.) sur les pdf, en installant quelques trucs en plus, dont Ghostscript (attention, le lien chez Portanum est cassé). Même plus besoin de scan, il est possible d’enregistrer directement les images, soit par la caméra, soit par Portanum.

La caméra Siggi et sa housseLa caméra est légère, la housse de transport parfaite, je suis ravie!!! J’ai même abusé de mon joujou pour lire le matin au lit, comme avant, de 6h30 à 7h30, un peu moins vite certes, mais j’ai attaqué un gros polar, deux écrans pour une page… j’ai presque fini, et pas de vision double. Mon emploi du temps: 10 minutes de jeu des 7 erreurs (rééducation de la vision binoculaire), 1h de lecture sur écran, repos visuel, bureau 9h-11h, retour, déjeuner, sieste, re-jeu des 7 erreurs, bureau 15h-17h, repos au retour, 20 minutes de broderie simple (voir conseils de la neurologue) après dîner avec la lampe lumière du jour, et au lit à 21h dernier délai!

Visio-agrandisseur maison, agrandissement maximumVoilà, pour 20 fois moins que ce que proposent les fournisseurs de matériels pour handicapés, j’ai un système qui me convient, réalisé facilement, sans passer par la maison du handicap (qui aurait sans doute rejeté mon dossier dans 9 mois) ni par la paperasse impossible à remplir, pour coûter plus de 3000 à 4000€ supplémentaires (je n’ose pas savoir le coût de mon opération) à la collectivité et avoir un reste à charge après intervention de ma mutuelle sans doute équivalent… Et vous voyez, j’ai de la marge, je peux agrandir jusqu’à trois lignes (il faut bouger en largeur) par écran!

Donc, mon équipement:

– le logiciel Portanum, libre de droit
– une caméra Ziggi-HD et sa housse de transport (1,4kg, non vérifié, 30 x 10 x 6 cm) achetée chez Génération 5 avec un geste commercial.

Si vous voulez des précisions, laissez un commentaire ci-dessous (si vous n’avez jamais mis de commentaire, il sera visible seulement par moi dans un premier temps), je vous contacterai.

PS: le  logiciel portanum a été aussi intégré dans unprojet plus vaste d’acceuil d’enfants déficients visuels, couplé à d’autres équipements (OCR/synthèse vocale) dans le cadre du projet Eyeschool, testé à grande échelle auprès de 500 élèves.

PPS: certains dyspraxiques ont besoin d’avoir des interlignes doubles, des caractères plus gros et des mots plus espacés, pour que leur cerveau discrimine bien les lignes et les mots. Les outils développés pour eux peuvent aussi être utiles à certains handicaps visuels. Voir par exemple cette page du Cartable fantastique.

Un couloir d’avalanches boulevard Solférino à Poitiers?

Poitiers, boulevard Solférino, carte open street map avec localisation des problèmesAprès le problème de la rue Charles-Gide, il faut aborder un autre problème de sécurité routière à Poitiers. La démocratie participative est à la mode, mais les élus ont du mal à y participer! Récemment, au Breuil Mingot, Éliane Rousseau, adjointe à la voirie,  a fui une réunion du comité de quartier parce qu’ils lui exposaient un problème de voirie (voir l’article de la Nouvelle-République). Dans le passé, elle m’a dit, lors d’une réunion, quand je lui avais signalé le problème des des clous espacés et des piquets qui posaient problème aux aveugles et aux mal-voyants dans le quartier de la gare, et elle l’a aussi dit à d’autres, qu’on ne faisait que critiquer, sans jamais proposer de solutions. Donc, comme pour la rue Charles-Gide, je vais vous expliquer le problème… et proposer des solutions simples et peu coûteuses! Nous sommes donc sur le boulevard Solférino à Poitiers, au débouché du , ici sur une carte Openstreet Map (cartographie participative libre). J’ai mis un cercle rouge à l’emplacement du problème, des flèches vertes pour le sens des photographies. Il y a le même problème à l’autre extrémité, je suppose, mais j’y passe rarement.

Viaduc des Rocs à Poitiers, voiture de police engagée au feu rougeDepuis son ouverture en février 2014, un feu rouge double clignotant signale l’arrivée d’un bus sur le viaduc et impose l’arrêt des véhicules, mais le signal n’est pas compris et grillé même par la police (pas en intervention, sans sirène ni gyrophare sur cette photographie).

Viaduc des Rocs à Poitiers, voiture qui franchit le feu rouge à l'approche du busMalgré la vigilance des chauffeurs de bus, il risque d’y avoir une collision, et en tout cas, cela vaut force coups de klaxon!

Viaduc des Rocs à Poitiers, signalisation des feux clignotantsDans les premières semaines, un panneau indiquait ce nouveau signal et sa fonction…

Poitiers, boulevard Solférino devant la banque de France… mais il a disparu depuis.

Que dit la réglementation? J’ai eu du mal à trouver, mais finalement, dans légifrance, j’ai mis la main sur l’arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et des autoroutes, Feux de circulation permanents, Article 7, Modifié par Arrêté du 11 février 2008 – art. 1 (V) [ouf!]

B.-Autres signaux lumineux de circulation. Les signaux visés ici ont une implantation fixe hors des intersections, et fonctionnent en permanence ou occasionnellement.

c) Signaux d’arrêt (R 24) :

Un feu rouge clignotant (R24) ou un ensemble de deux feux rouges
clignotants imposent l’arrêt absolu. Il est employé devant un passage à niveau, une traversée de voie de tramway, un pont mobile, avant une zone dangereuse tel qu’un couloir d’avalanche, pour laisser le passage aux véhicules de pompiers ou à l’entrée des tunnels.

Panneau couloir d'avalanchesUn couloir d’avalanches à Poitiers?

Piste de luge place d'armes à Poitiers, noël 2013Même s’il y a eu cette année une piste de luge à noël 2013…

Défi photo, Poitiers en blanc, février 2012, 1, la Grand'Rue le 6 février … ou d’autres années des difficultés avec la neige…

Photomontage avec panneau avalanche sur le boulevard Solférino à PoititersIl n’est pas sûr que ce signal soit clair!

Extrait de la plaquette de prévention sur le tramway de ToulouseToutes les villes qui ont des tramways ont des problèmes avec ces signaux de stop avec deux feux rouges superposés clignotants. L’agglomération de Toulouse a édité une plaquette de prévention et renforcé la signalisation (saisie ci-contre) avec un panneau en amont qui signale la nature du danger (tramway) et un panonceau sous le feu qui rappelle sa signification (arrêt absolu), ce que l’on trouve aussi aux passages à niveau des chemins de fer, et un autre panneau, priorité au tramway.

Bornes d'accès à la zone réglementée, orange clignotantLes feux clignotants sont associés aux feux oranges clignotants, qui signifient « avancer prudemment », que l’on connaît ici par exemple sur les bornes d’accès réglementées, quand la borne est baissée.

Poitiers, fin mai 2012, 1, contournement de borne place d'ArmesSinon, quand le signal est rouge, les voitures s’arrêtent plutôt à cause de la borne levée, quand elles ne décident pas de les contourner comme ici au printemps 2012, défaut corrigé rapidement cette fois par la mise en place de poteaux qui empêchent cette attitude dangereuse.

Feu rouge monocolore et sortie de véhicules boulevard Solférino, sortie de la banque de FranceDes feux rouges clignotants ne sont pas utilisés pour les sorties pompier, devant chez moi, ils déclenchent en cas de sortie un feu tricolore classique, vert, orange, rouge. En revanche, j’en ai trouvé un juste à côté de la zone concernée, avec un panonceau d’avertissement « sortie de véhicules ». Je ne l’ai jamais vu fonctionner, il doit servir (ou pas?) lors de livraison de fonds à la banque de France.

Sortie de bus boulevard Solférino, proposition de panneauQue faire alors? La ville pourrait mettre un panneau d’avertissement un peu en amont, par exemple à la place du panneau publicitaire Decaux. Je n’ai pas trouvé de panneau attention bus, j’ai donc mis un « avertissement tramway »…

Carte postale ancienne, monument aux coloniaux et trolley-bus boulevard Solférino à Poitiers… retour au trolleybus qui passaient par là au début du 20e siècle (le monument aux coloniaux a été détruit dans le bombardement de 1944). (Oups, hors sujet, mais le trolley est quasiment à l’emplacement de la sortie du viaduc!).

Boulevard Solférino, avant le viaduc en sens descenteDans le sens descente…

Boulevard Solférino, avant le viaduc en sens montée… comme dans le sens montée, (et à l’autre extrémité du viaduc),

Extrait de la plaquette de prévention sur le tramway de Toulouseun panonceau « rouge clignotant arrêt absolu » et une indication de la priorité (bus au lieu de tram, toujours l’exemple de Toulouse ici) serait un minimum pas cher!

Poitiers, boulevard de Verdun, sortie du parking du TAPIl faudrait également « pré-avertir » ceux qui sortent du parking du TAP, boulevard de Verdun, ils ont déjà du mal à s’arrêter au rond-point à l’intersection du boulevard, alors quand ils déboulent juste ensuite au feu du viaduc, ils ne le voient pas ou ne le comprennent pas…

Alors, constructif ou pas, cet article? A quand de nouveaux panneaux?

Boulevard Solférino, ruptures de niveaux et petits rebordsPS: sinon, tant qu’on est dans ce secteur, j’ai aussi une demande de piéton qui a des problèmes visuels, comme la quasi totalité des personnes âgées et pas mal d’autres personnes même de mon âge…

Boulevard Solférino, ruptures de niveaux et petits rebords, propositions de marquage en contrasteQuand on descend ce boulevard à pied, dans le sens de la flèche verte, on a de fortes chances de se trouver dans l’axe des dénivelés pour les mini-rampes pour les personnes à mobilité réduite (pour la traversée vers l’îlot central). Je sais bien que les architectes et urbanistes détestent les bandes de contraste, mais elles sont indispensables pour que nous, nous ne tombions pas! Quand on trébuche, même sur 5cm, on peut tomber. Alors, un petit effort que l’on puisse deviner ces ruptures de niveaux???

Poitiers, ville inaccessible au handicap, 12, le parvis de l'hôtel de ville, au secours Et si possible pas avec du goudron qui ne tient pas dans les rainures comme place d’Armes, on ne les vois pas mieux que quand il n’y en avait pas! Je l’avais signalé (voir toujours des problèmes d’accessibilité, 9 novembre 2011) avant d’avoir des problèmes visuels, la ville a ajouté du goudron au fond des rainures, cela reste invisible pour moi, même si la bande d’alerte podotactile a amélioré la détection du début de l’escalier (ce qui n’est pas le cas square de la République, mais je vous prépare une autre visite détaillée).

Blast tome 3, la tête la première, de Manu Larcenet

Couverture de Blast tome 3, la tête la première, de Manu Larcenetpioche-en-bib.jpgEn vous parlant du tome 4 de Blast, pourvu que les bouddhistes se trompent, de , je m’étais aperçue que, après tome 1, grasse carcasse et le tome 2, l’apocalypse selon saint Jacky, j’avais oublié de vous parler du tome 3! Je l’ai ressorti de la médiathèque pour vous en parler.

Le livre : Blast, tome 3, la tête la première, de Manu Larcenet (scénario et dessin), éditions Dargaud, 2012, 204 pages, ISBN 9782205071047.

L’histoire : dans un commissariat quelque part en France, il y a pas mal d’années. Polza Mancini est toujours en garde à vue, les policiers tentent de le faire raconter sa vie en le confrontant à certains faits, et lui parle. D’abord son errance dans des maisons inoccupées, son entrée chez celle d’un suicidé dont il s’approprie les dessins, il s’inflige de graves lacérations, se retrouve interné à l’hôpital psychiatrique où il fait la connaissance de Roland Oudinot, schyzophrène qui suit plus ou moins son traitement, avant de s’évader devant le refus du psychiatre de le laisser sortir…

Mon avis : comme dans les autres tomes de la série, le noir domine, entrecoupé par quelques cases très colorées. Entre quelques très belles planches dans la nature et aux sculptures géantes (moaï sur troncs d’arbres qui ont continué à grandir) de Roland, la confrontation à la folie de Mancini est brutale: pensées suicidaires, lacération, confrontation avec le psychiatre. Lui-même victime d’un viol, il souffre, mais tourne autour de la question des enquêteurs pour avouer: a–il tué Carole, la fille de Roland? Non, répond-il, en attendant la suite… dans le tome 4 de Blast, pourvu que les bouddhistes se trompent.

Une série à découvrir, même si c’est violent, cette confrontation à la folie qui a mené aux meurtres…

Manu Larcenet

Le combat ordinaire

Blast

Manu Larcenet et Daniel Casanave

  • Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5)

Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Le retour à la terre

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Poitiers, rue Charles-Gide, des dizaines de chauffards ou un problème de signalétique?

Poitiers, rue Charles-Gide, plan mis en formeDésolée pour les lecteurs de mon blog, mais je vais encore vous parler d’un problème strictement poitevin, débattu entre amis ces derniers jours. Pour vous situer, j’ai pris une carte Openstreet Map (cartographie participative libre). Le sens de cette rue a changé depuis la réorganisation du parking Carnot/Hôtel de ville. Pour vous repérer: en rouge les bornes à accès réglementé (bus, secours, riverains, livraisons à certaines heures), cercle bleu l’endroit où les voitures sont bloquées, cercles verts les points que j’ai regardés, de 2 à 4.

Poitiers, rue Charles-Gide, emplacement du problème finalDonc, régulièrement, plusieurs fois par jour selon les riverains immédiats (dont les commerces), des voitures de touristes « et même des Poitevins », selon Philippe, se retrouvent bloquées entre des bornes d’accès réglementé en débouchant en sens interdit de la rue Charles-Gide. Ils n’ont alors qu’une solution: faire demi-tour au milieu des piétons, et comme ils sont énervés de se retrouver piégés, c’est souvent dangereux! Mes photos sont d’hier, 14 juillet, avec les barrières le matin, sans l’après-midi. Chauffards et incivilité pour moi, peut-être pas complètement volontairement pour Philippe. Je vous laisse juger, sans doute un peu des deux, mais on peut facilement améliorer les choses avec quelques panneaux bien placés, sans attendre un choc entre une voiture en sens interdit et une qui sort du parking ou un piéton renversé dans le carrefour où ils font demi-tour. (Et je continuerai avec une question de panneaux jeudi pour le « couloir d’avalanches » du boulevard Solférino! Késako? suivre ce lien!). Et comme des élus nous reprochent de toujours critiquer sans proposer, j’ai fait un reportage en images avec des propositions de correction des panneaux!

Poitiers, rue Charles-Gide, panneaux rue Victor-HugoD’où viennent ces voitures? Première option (cercle vert n° 2), de la rue Victor-Hugo en tournant le dos à la préfecture. Dans ce cas, il arrive par la flèche noire, se heurte à un panneau sens interdit, « sauf ayants droit » (sic), mais une autorisation pour l’hôtel, les autres doivent tourner à droite dans la rue Théophraste-Renaudot (flèche verte). Ceux qui s’engagent plus loin ont a priori été avertis.

Poitiers, rue Charles-Gide, arrivée de la rue Renaudot vers la rue Victor-HugoPremière option, bis, toujours dans le cercle vert n° 2 du plan. Il vient du début de la rue Théophraste-Renaudot, depuis la rue de la Marne, où il s’est peut-être heurté à un autre accès réglementé. Il a continué dans une rue à la chaussée très dégradée.

Poitiers, rue Charles-Gide, deuxième panneau sens interdit rue Victor-HugoS’il marque une balise et non un stop, il n’est pas sûr qu’il voit ce panneau sans interdit, pas bien dans son axe de vision, mais bon, il y a bien un sens interdit et j’en ai vu faire marche arrière une fois bien engagés. [Au passage, je l’avais déjà signalé au moment des travaux, mais une élue m’a répondu sèchement qu’il n’y avait aucun problème, les « bateaux » pour le passage des fauteuils roulants ou des poussettes sont orientés uniquement dans le sens de la rue Victor-Hugo, pas pour traverse cette rue! En fauteuil, pas le droit de vouloir aller d’une portion de la rue Renaudot à l’autre! Un des nombreux points où l’ pose encore problème, voir les liens dans mon dernier article sur le sujet: Poitiers ville accessible??? L’APF doit avoir la berlue…].

Poitiers, rue Charles-Gide, proposition de panneau supplémentaire rue RenaudotUn petit panneau interdit de tourner à gauche dans la rue Renaudot améliorerait la situation…

Poitiers, rue Charles-Gide, bornes d'accès réglementé rue Victor-HugoSi malgré les interdictions il s’est engagé, que se passe-t-il face aux bornes (cercle 3 du plan)? Quand il se heurte aux bornes…

Poitiers, rue Charles-Gide, arrivée face à la rue Charles-Gide… rien ne lui dit qu’il n’a pas le droit de prendre la rue Charles-Gide!!!

Poitiers, rue Charles-Gide, panneau sens interdit mal tournéPas de panneau sens interdit ni interdiction de tourner à droite… Ah si, en fait, il y en a un, mais trop haut, mal tourné et donc invisible sauf pour les piétons!

Poitiers, rue Charles-Gide, proposition d'emplacement du sens interditNous proposons un panneau sens interdit non pas là où il est (flèche rouge) mais plutôt d’un côté ou de l’autre de la rue…

Poitiers, rue Charles-Gide, propisition d'interdiction de tourner à droite… et une interdiction de tourner à droite un peu en amont…

Poitiers, rue Charles-Gide, sortie du parking Carnot/hôtel de villeDernier cas (cercle 4 du plan), la voiture sort du parking. Là, il a un panneau interdit de tourner à droite, un panneau zone 30 et un stop.

Poitiers, rue Charles-Gide, proposition de panneau sens interdit dans la deuxième partie de la rueEn revanche, s’il veut quand même s’engager (ou pour celui qui s’est engagé depuis le bout de la rue, cas précédent), il n’y a pas de panneau de sens interdit, on peut suggérer les emplacements ici!

Bon, qu’en dites-vous, pas constructifs, ceux qui « critiquent, râlent, font leur mauvaise tête »???

C’est résolu! (complément du 10 août 2014)

Poitiers, rue Renaudot, nouveau panneau interdit de tourner à gaucheAprès cet article, j’ai aussi envoyé des photographies au service Pictavie, qui permet à chacun de signaler (par téléphone ou messagerie) des problèmes, je l’utilise assez souvent pour des trous ou des obstacles dans la chaussée, lampadaires grillés en donnant le numéro, etc. Ils m’ont rappelée et mise en relation avec le responsable de la voirie. Nous avons discuté en même temps d’autres problèmes, et il a vite résolu celui de la rue Charles-Gide, et d’autres (voir cet article), il réfléchit aussi à la question du « couloir d’avalanches ». Pour l’automobiliste qui se présente par la rue Renaudot, il y a désormais un interdit de tourner à gauche et le sens interdit sauf ayant-droits a été tourné et est bien visible.

Poitiers, rue Charles-Gide, panneaux rue Victor-HugoPour celui qui arrive par la rue Victor-Hugo, pas de problème, le premier sens interdit était bien visible, le second moins mais ne lui est pas destiné.

Poitiers, ajout d'un panneau interdit de tourner à gauche rue Renaudot et interdit de tourner à droite rue Victor-HugoSi donc il a raté ces avertissements, arrivé au bout de la rue Victor-Hugo (photo de droite), il a un tout nouveau interdit de tourner à droite. Le sens interdit (la flèche) reste peu visible, il pourrait aussi être un peu tourné.

Poitiers, rue Victor-Hugo, trois voitures bloquées par les bornesEn tout cas, ce dimanche (10 août 2014), vers 10h30, trois voitures en quelques minutes se sont engouffrées en connaissance de cause rue Victor-Hugo sans avoir les autorisations requises: le premier au fond, en train de faire demi-tour, m’a demandé sa route. Je lui ai demandé pourquoi il s’était engagé en sens interdit, il pensait qu’il pourrait passer quand même (« sauf ayant-droits »), qu’il n’y aurait pas la police un dimanche… Oui, pas la police, mais des bornes. EN tout cas, il n’a pas pris le sens interdit, ni les suivants. Et je l’ai accompagné en voiture dans le bon sens jusqu’au parking Carnot / hôtel de ville, pour 50 centimes, il est garé correctement pour rejoindre la banque sur la place… traversée un peu plus tôt en travers par un anglais avec une voiture et une remorque!!! Il sortait de l’hôtel voisin, ils auraient pu lui indiquer le chemin à suivre sans traverser la place piétonne, mais l’hôtelier ne parlait sans doute pas anglais…

Viaduc des Rocs (Léon-Blum) à Poitiers, enfin la fin des travaux?

Poitiers, championnat de France de cyclisme sur route, 29 juin 2014 sur le viaduc des rocsSi l’on excepte le cours épisode des championnats de France de cyclisme, nous avions abandonné le viaduc des Rocs (rebaptisé Léon-Blum) à Poitiers en février 2014, juste ouvert et encore pas bien fini. Il devait accueillir le Bus à haut niveau de service (BHNS), enterré avec l’éco-taxe, espérons qu’au moins, les arrêts de bus enfin posés vont s’améliorer, mais ne brûlons pas les étapes… retour quelques mois en arrière en attendant demain (14 juillet 2014) la grande déambulation menée à partir de 21h par la marionnette géante Liédo de la compagnie L’Homme Debout, qui mènera les spectateurs place d’Armes puis ils seront accompagnés (sans la marionnette) au feu d’artifice au parc de Blossac, s’il pleut autant que ce matin, ça sera moins dangereux que quand la foule s’y presse comme en 2009.

Viaduc des Rocs à Poitiers, voiture de police engagée au feu rougeRetour donc sur le viaduc, si le sujet vous intéresse, vous pouvez relire les épisodes précédents, et si vous passez par là, ne grillez pas les feux comme la police (sans gyrophare) et des dizaines de voitures chaque jour, il va finir par y avoir un accident (voir des propositions pour résoudre ce problème de panneau au débouché du viaduc). Voir les articles précédents: la passerelle des Rocs, la démolition des premières travées et de la maison Rolland, la mise en place d’échafaudages sur les derniers piliers, la préparation de  la dépose de deux travées sur les voies, les deux travées sur les voies, la dernière travée sur les voies, le début de la reconstruction, les premières nouvelles travées, la jonction côté ouest et côté plateau, la mise en place de la dernière travée, un nouveau report de l’ouverture, ouverture en février 2014.

Le viaduc des Rocs à Poitiers, février 2014, signalétiqueDonc, après sa mise en service, le principal problème était la séparation des piétons et des cyclistes. Un trottoir pour les uns, un pour les autres, la première signalétique n’était pas claire… Des autocollants sont apparus, d’abord quelques-uns mi-février…

Le viaduc des Rocs à Poitiers, février 2014, port du baudrier de sécurité obligatoireUn chantier tellement peu terminé que l’on pourrait croire que le baudrier de sécurité est obligatoire pour s’engager sur la passerelle de liaison avec le parking et la liaison vers la gare…

Viaduc des Rocs à Poitiers, passerelle de liaison interdite aux vélosVélos interdits en revanche! Enfin, renseignements pris, ils peuvent passer « pied à terre » pour rejoindre l’ascenseur qui avait été prévu pour monter du boulevard à la passerelle…

Le viaduc des Rocs à Poitiers, février 2014, signalétique autocollante multipliéeQuelques jours plus tard (18 février), les autocollants se multiplient, ceux qui attendent le bus sont toujours en plein vent, sans abri-bus, les murets comme siège… Comme les vélos sont plutôt des habitués, ils commencent à prendre le « bon trottoir », les piétons prennent celui qu’ils veulent…

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 20 février 2014, signalétique autocollante multipliée20 février 2014, une dame est tombée il y a quelques jours sur les trottoirs glissants (une petite gelée, accentuée dans cette zone de courants d’air), et l’a fait savoir dans la presse, un nouveau revêtement est promis pour dans quelques semaines, en attendant, invasion des autocollants! Non mais, ils vont comprendre, les piétons??? Il y a un trottoir qui ressemble à un trottoir mais qui est une piste cyclable interdite aux piétons! Et la chaussée, c’est que pour le bus, il ne faut traverser qu’à l’arrêt de bus ou aux extrémités. Prière de passer du bon côté! Euh, un médiateur, ça serait sans doute plus efficace que les autocollants géants!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 2 avril 2014, début de construction des abribus

2 avril 2014, non, je n’ai pas pris la photo le 1er. Grand espoir, arrivée des premiers éléments pour la construction des abribus (il va falloir plus de deux mois pour que les parois soient mises en place)! Il y a des autocollants tous les 10 m mais toujours des piétons sur la piste cyclable… et les voitures grillent toujours le feu qui se déclenche à l’arrivée des bus!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 12 avril 2014, tracé mystérieux au sol11 avril 2014, un curieux quadrillage est soigneusement dessiné à la craie… Son usage va rester mystérieux, les traits rouges en revanche ont sans doute servi de repère à l’opération suivante.

Le viaduc des Rocs à Poitiers, avril 2014, plaque avec les financeursA défaut d’inauguration officielle (février), une plaque avec les financeurs, dont l’Europe (grosse pub, drapeaux etc., les européennes pointent à l’horizon), est posée en petit comité.

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 26 mai 2014, abribus encore pas finis, horaires absurdes26 mai 2014. Presque 3 mois après l’ouverture du viaduc, les abribus n’ont toujours pas de parois ni de toit, et Vitalis, la société de bus, a eu la curieuse idée de poser les horaires à l’écart, à l’opposé de de l’arrivée des voyageurs par la passerelle de liaison avec la gare! Pour information, ils n’ont pas bougé mi juillet! Ils sont pourtant fixés avec des liens nylon, il devrait être facile de les mettre sur l’autre lampadaire (flèche verte)!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 26 mai 2014, début de pause du nouveau revêtement des trottoirsDe nouveaux ouvriers apparaissent, ils posent des graviers enrobés dans une résine qui pue (même avec mes troubles de l’odorat, je le sens!). Des graviers très blancs, ce n’est pas assez d’être éblouis partout en ville avec coeur d’agglomération, coeur de pagaille, nos édiles ont décidé que ça serait aussi le cas sur le viaduc!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 29 mai 2014, détail du revêtement côté piétons29 mai 2014, le trottoir « piétons » est terminé, il y a de curieuses rainures tous les 50 centimètres. J’en ai demandé la fonction à la mairie, pas de réponse pour l’instant, mais c’est option « tape-cul » si vous êtes en fauteuil roulant… Pourtant, je pense que c’est pour eux qu’ils ont été mis en place, car il y a une longue pente d’ouest en est sur ce trottoir, sans possibilité de repos, pas de plateforme à plat ni de main courante à la bonne hauteur pour se retenir. En mettant le fauteuil perpendiculaire au sens de circulation, il est quand même possible de s’arrêter. Les rainures ont sans doute une fonction anti-recul dans la tête de ceux qui les ont conçues (elles n’existent pas côté cyclistes), c’est raté, ça donne surtout une obligation d’effort supplémentaire pour franchir chacune! En plus, le revêtement avec les graviers est très peu « roulant », beaucoup de frottements… Bon, j’avais donné début juin mes disponibilités jusqu’au 14 juillet pour un rendez-vous au service handicap et avec les élus concernés pour discuter de ces problèmes et de ceux évoqués par ailleurs (revoir Poitiers ville accessible??? L’APF doit avoir la berlue…), aucune nouvelle depuis… [j’ai croisé M. Abderrazak Halloumi, élu référent handicap, en ville quelques semaines plus tard. Il a eu en gros cette réponse du service concerné. Côté vélo, il s’agit juste des joints de dilatation. Côté piétons, les bandes, espacées selon eux de 80 cm, sont là « pour faire beau ». Je ne trouve pas que ça enjolive le revêtement, et c’est vraiment galère en fauteuil roulant!]

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 19 juin 2014, nouveau revêtement côté cyclistesVoici côté vélos, pas de rainures (juin 2014). Au fait, il n’y a plus d’autocollants pour dire où doivent aller les vélos et les piétons, seulement les petites marques côté est (ville), et rien côté ouest!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 19 juin 2014, abribus enfin finis19 juin 2014, les abribus ont enfin un toit et des parois, les horaires papier sont toujours positionnés le plus loin possible des  voyageurs. certes, un téléviseurs a été mis en place sous l’abribus, mais ces dernières semaines, il a plus souvent affiché « chargement en cours » que les horaires…

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 12 juillet 2014, sortie de la passerelleEt maintenant? Hier (12 juillet 2014), à la sortie de la passerelle de liaison, vous voyez la distance pour aller consulter les horaires…

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 12 juillet 2014, abribusLes abribus sont très mal conçus. Pas fermés à l’ouest (au bout de la photo), ils ne protègent pas du vent. Les « assis-debout » sont très inconfortables!

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 12 juillet 2014, muretDu coup, il est plus confortable de s’asseoir sur les murets, s’il ne pleut pas.

Le viaduc des Rocs à Poitiers, 12 juillet 2014, côté ouestCôté ouest, le cheminement piétons et cyclistes n’est pas explicité…

Et pour les habitants du quartier de la gare, cela a compliqué l’accès au centre-ville, plusieurs arrêts en bas pour aller en ville, un autre en haut (compter bien 5 à 7 minutes pour y monter), pas d’horaires dans les différents arrêts de bus pour dire auquel il vaut mieux attendre, ou alors, il faut rentrer dans la gare pour trouver tous les horaires sur écran, Vitalis répond qu’on a qu’à utiliser leur application pour téléphone mobile, mais elle n’est pas du tout pratique! Il faut consulter chaque ligne! Sans compter que certains bus, parmi les rares qui circulent en été, sont annulés à la dernière minute sans avertissement: ils sont bien affichés sur les horaires même électroniques, alors que ceux-ci sont censés donner la réalité du trafic. Le service se dégrade de mois en mois! Tant que j’y suis, petite demande personnelle… Le bus 7, direction La Chaume, qui passe à Pont Achard à 8h27 est terminus Pétonnet-Hulin, mais continue chaque jour vers le dépôt… Son terminus ne pourrait-il pas être Pôle Notre-Dame comme cela vient d’être décidé pour le 14? Cela arrangerait 4 ou 5 personnes chaque jour en été, beaucoup plus hors vacances…

Blast tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent, de Manu Larcenet

pioche-en-bib.jpgCouverture de Blast tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent, de Manu LarcenetJe viens d’emprunter le tome 4 de Blast, de , sélectionné dans les nouvelles acquisitions de la médiathèque. Tiens, je m’aperçois que j’ai oublié de vous parler du tome 3… En attendant [voir désormais tome 3, la tête la première], vous pouvez relire Blast mes avis sur le tome 1, grasse carcasse et le tome 2, l’apocalypse selon saint Jacky.

Le livre : Blast, tome 4, pourvu que les bouddhistes se trompent de Manu Larcenet (scénario et dessin), éditions Dargaud, 2014, 202 pages, ISBN 9782205072730.

L’histoire : dans un commissariat quelque part dans une grande ville française, il y a pas mal d’années (les policiers fument dans le bureau… et les policiers qui reviennent aujourd’hui sur l’affaire pour un documentaire sont à la retraite). Confronté aux faits collectés par les enquêteurs, Polza Mancini continue à raconter sa vie jusqu’aux faits qui l’ont amené dans ce bureau. Toujours aussi obèse, il passe ses derniers mois d’hiver avec Roland et Carole, sa fille. Roland dessine des portraits pornographiques et révèle peu à peu à Blast son passé, jusqu’à ce qu’il commette le viol de trop sur sa fille… Quel est le rôle de cet emballage de barre chocolatée Funky ? Blast a-t-il bien tué Roland, Carole et quelques autres personnes croisées dans les tomes précédents?

Mon avis : comme dans les précédents albums, le noir domine, entrecoupé par quelques cases très colorées, les cauchemars, les dessins pornographiques de Roland et quelques planches de « Comics » de Jasper l’ours bipolaire, qui viennent donner comme une « respiration » dans la noirceur des planches et du récit. De même, bien que noires, certaines planches, généralement de nuit, montrent un nature de toute beauté (forêt, écureuil, rapaces, cerfs, renard, etc.) qui tranche avec la lourdeur du récit sur fond d’alcoolisme, de viol, d’inceste, de suicide. La forme narrative est aussi intéressante, avec d’un côté l’opposition interrogatoire par les flics / plongée dans la vie de Mancini  puis, dans la dernière partie, interrogatoire des flics à la retraite par le documentariste / récit des instants qui ont précédé le dénouement de l’affaire. Une série à découvrir absolument, une œuvre magistrale de près de 1000 planches au total qui ne laissera personne indifférent.

Manu Larcenet

Le combat ordinaire

Blast

Manu Larcenet et Daniel Casanave

  • Crevaisons (Une aventure rocambolesque du Soldat inconnu, tome 5)

Jean-Yves Ferri et Manu Larcenet

Le retour à la terre

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