Des incivilités poitevines, encore et toujours… et autres encombrements des trottoirs

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 1, place Lepetit Oups, mon article est paru à l’état de brouillon non rédigé ce matin… j’avais préparé les photographies mais pas le texte pour cet article. Il part du relai dans la presse locale (papier et France 3) du non-renouvellement début janvier des cartes d’accès à la zone piétonne pour le cabinet d’infirmiers du centre-ville, en attente de la remise à plat du système et de l’anarchie qui règne dans les rues piétonnes. Mais cela n’est pas neuf et mon mot-clef  incivilité est bien rempli… ainsi que les articles sur le sujet… stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort (été 2013). La fontaine-lave-voitures (première photographie de cet article) reste une valeur sûre!

Poitiers, rue du Petit-Bonneveau, 3 août 2014, voitures sur les trottoirsSoyons honnête, les PV à 135 € ont à peu près résolu le point noir de la rue du Petit-Bonneveau (ici un dimanche de 2014).

Le 30 août 2015, il y avait encore des voitures à cet endroit, mais ces dernières semaines, le problème semble vraiment être juste un mauvais souvenir…

Au fil des mois, j’ai cependant continué à prendre des photographies, même si je ne les ai pas mises en ligne. Ici, le 6 septembre 2015 devant la préfecture… C’était un dimanche matin et les voitures sont probablement celles de personnes qui allaient assister au culte au temple protestant rue des Écossais voisine, charité chrétienne : protestants et catholiques dans le même sac, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

En revanche, le problème ne se limite pas aux rues piétonnes. Avant de pénaliser les infirmiers, il faudrait s’interroger sur quelques livreurs, toujours les m^mes souvent, qui mettent les autres usagers de la route en danger. Un exemple, ce chauffeur de la société Warning, que je n’arrête pas de croiser dans des circonstances dangereuses. Un exemple ici le 4 janvier 2017, à 13h30, garé carrément devant l’arrêt de bus Pont Achard, alors qu’il y avait une place libre 10 m devant sur une vraie place devant le n° 45 et 3 m derrière l’abribus, certes sur le trottoir mais sans gêner personne. Je lui ai fait la remarque, il m’a vertement rembarrée, disant que je n’avais qu’à faire le tout de l’abribus, et que le bus avait la place pour le contourner… Quand celui-ci est arrivé (matricule 252), il a commencé à déboîter, une voiture qui venait derrière a failli rentrer dans le bus, qui a fait un freinage d’urgence… guère apprécié par mon cerveau quand il a bougé un peu trop vite dans mon crâne! Le même chauffeur est un vrai danger public, il slalome en permanence dans les rues piétonnes, entre les autres livreurs et les piétons sans faire attention à personne, se gare en permanence sur les trottoirs, etc.

Au rayon des manœuvres dangereuses près de chez moi, toujours boulevard Pont-Achard, il y a aussi les scooters de ce fast-food asiatique, garés sur le trottoir, laissant en général le passage, mais lorsqu’ils arrivent pour se stationner, point de salut pour le piéton qui circule sur le trottoir en se croyant en sécurité! (Ici le 15 janvier 2017).

Autre exemple, sur le boulevard Solférino, depuis des mois, deux voitures se garent perpendiculairement au boulevard, occupant tout le trottoir. Le piéton est obligé (s’il est valide…) de s’engager sur la chaussée, avec les voitures qui descendent très vite (oui, souvenez-vous, c’est juste en contrebas de notre « couloir d’avalanches »), ici le 18 décembre 2016 de nuit…

ou le 15 janvier 2017 sous la pluie qui n’arrange rien si une voiture doit freiner pour laisser passer un piéton. Je ne leur ai jamais un seul procès-verbal sur le pare-brise!!!

L’autre question que je souhaiterais aborder, ce sont les autorisations de terrasses par la ville, depuis plusieurs années et en particulier Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, et la fin des travaux en 2001/2012 selon les secteurs, cela peut rester une belle pagaille. Ici une photographie prise le 7 mai 2016 rue Carnot : d’un côté, une invasion de voitures garées en toute impunité sur le trottoir, de l’autre, des terrasses installées sans coordination, qui ne laissent pas toujours le passage de 1,20 / 1,40 m prévues pour permettre la circulation en toute aisance aux personnes à mobilité réduite mais aussi les poussettes et autres,…

Ici, il faut vraiment slalomer, entre le mobilier urbain, la forêt de piquets, de bornes, et les terrasses qui laissent la place tantôt vers la rue, tantôt vers les façades…

C’est la même chose juste à côté, rue Saint-Nicolas.

C’est pire rue Magenta (à côté du monument aux morts de 1870-1871,et du square de la République complètement raté. Un restaurant a durablement annexé le trottoir!

Sur les trottoirs qui bordent la place du Général-de-Gaulle, au chevet de l’église Notre-Dame-la-Grande, point de salut non plus pour le piéton, et en plus, le trottoir est haut, il y a pas mal de voitures et beaucoup de bus qui circulent sur la chaussée (ici le 12 juin 2015, mais avec le soleil, c’était à peu près la même chose ces derniers jours).

ce n’est guère mieux du côté , dans le prolongement de la grand’rue. Toujours le 15 juin 2015, mais c’était pareil cet été 2016… Le congélateur de la boulangerie empêche tout accès au petit passage laissé le long de la façade par le restaurant, avec en plus un gros dévers devant la porte!

Et que dire du manège qui privatise complètement l’arrière de l’église depuis deux ans pendant presque deux mois pour les fêtes de fin d’année (ici le décembre 2016 à 8h30). Il pose des barrières, le piéton qui vient de l’arrêt de bus très fréquenté à l’opposé de la place est coincé entre ces barrières et la terrasse du bistrot qui reste en place l’hiver. Là encore, un très haut trottoir empêche toute personne qui a un peu de difficulté de circuler, et ce blocage complique la vie de tous!

La question ne se pose pas qu’en été!!! Voici une photographie prise rue du Marché le 19 janvier 2017 (la colonne au premier plan de l’image est celle de l’ancienne chambre de commerce, avec des sculptures de Raymond Émile Couvègnes (1935) et des peintures de Henri-Pierre Lejeune). Les bacs, les tables et les chaises obstruent complètement le trottoir!!!

La réflexion en cours par la ville sur les cartes d’accès aux rues piétonnes ne pourrait-elle pas être élargie à la libre circulation du piéton sur les trottoirs et aux terrasses avant la sortie des « terrasses d’été » (dès le 1er avril?)???

7 réflexions au sujet de « Des incivilités poitevines, encore et toujours… et autres encombrements des trottoirs »

  1. danielle

    très bonne question, changer de point de vue ne pourrait qu’améliorer la fluidité de la circulation. et que l’espace public reste public, pas annexé. bon lundi!

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  2. Dane

    Wahou, grosse colère aujourd’hui ! C’est vrai que les voitures garées n’importe comment gêne fortement la circulation des piétons surtout ceux à mobilité réduite. Tout le monde sait que les français n’en ont rien à faire des lois et sont d’une incivilité particulière tenace.
    Par contre les terrasses des cafés ou restos dans les rues me gênent moins car ça fait de la vie (enfin c’est mon avis)
    Bonne semaine à toi. Biz

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    1. Véronique Dujardin Auteur de l’article

      Les terrasses font partie de la vie de la ville, mais il faut laisser un passage aux piétons, sinon, de toute façon, c’est source de conflit, entre les clients et les gens qui veulent légitimement passer en continuité sur le trottoir…

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  3. maddaluno

    Bonjour Véronique, hélas c’est notre quotidien depuis des mois chez nous aussi dans le 15e arrondissement de Paris. La mairie retire de plus en plus de RdP (Réceptacle de Propreté) arguant la tentation des dépôts sauvages d’encombrants et autres ordures. Les riverains qui par flemme d’aller au container à ordures de leur immeuble qui se trouve dans l’arrière cour jettent leur sac d’ordures ménagères dans les quelques poubelles sur la voie publique. Des mégots et chewing-gum n’en parlons pas, même des restaurateurs sont victimes de trous dans leurs stores l’été par les mégots jetés par les fenêtres. De petits espaces verts sont souillés par des papiers, paquets de cigarettes vides et autres canettes aluminium. C’est affligeant l’incivisme croissant. Lorsque je ramasse les déchets, les passants saluent mon initiative seulement pas de réaction active de leur part hélas ! Restons positifs il faut peut-être parler à ces contrevenants et leur expliquer leur incivilité ? Bonne journée. Gérard

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  4. Emmanuelle

    J’aime quand tu pousses des coups de gueule comme ça ! 😉 j’espère que ça peut faire bouger un peu les choses. Et je pense qu’en centre-ville, toute réflexion sur la mobilité et la circulation devrait être faite avant tout du point de vue de l’usager piéton, il est le premier à risquer ça vie dans l’histoire. Même chose ici, mêmes problèmes et incivilités récurrentes…

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  5. Sylvie79

    Super article! N’aurais-tu pas oublié le slalom entre les crottes de chiens ou pire le splasch! A moins que ce souci soit résolu…. C’est à souhaiter car en général partout où l’on va, il faut regarder en plus où on met les pieds.
    J’espère que ton article sera lu par des membres de l’équipe municipale…..
    Bises et à bientôt!!

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  6. NiniDS

    J’espère que ton article aura le retentissement qu’il mérite auprès de la municipalité, hélas, Poitiers n’a pas le monopole des incivilités… si chacun commençait par essayer de respecter l’autre, ce serait déjà un grand pas… Je partage le point de vue d’Emmanuelle, les nouveaux aménagements devraient être d’abord considérés du point de vue des piétons, avec et sans difficulté de mouvement, les poussettes, les plus fragiles et les plus âgés, pas toujours conscients du danger qu’ils courent…
    Bises, belle soirée.

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