Les mots qu’on ne dit pas, de Véronique Poulain

pioche-en-bib.jpgCouverture de Les mots qu'on ne dit pas, de Véronique PoulainCe titre faisait partie des livres recommandés pour cet été par le magazine Causette. Je l’ai trouvé à la médiathèque.

Le livre : Les mots qu’on ne dit pas, de Véronique Poulain, éditions Stock, 2014, 144 pages, ISBN 9782234078000.

L’histoire : ses parents sont nés juste après-guerre, sourds tous les deux, la mère de naissance, comme son oncle, son père suite à une méningite contractée bébé. Ils se sont rencontrés à un bal à Paris, où leurs propres parents sont venus, pour qu’ils aient la meilleure éducation, ont eu une fille, Véronique, entendante… Elle passe ses premiers mois en nourrice, puis ses grands-parents, qui habitent au-dessus de chez les parents, la prenne avec eux, elle navigue entre le mode des entendants et ses parents sourds, en joue, en soufre, s’adapte dans les deux cultures…

Mon avis : un livre très court, 144 pages, dont au moins un tiers de vide (chapitres de deux ou trois pages, avec de grands blancs au début et souvent à la fin). Ses parents et son oncle sont très « engagés » dans le monde des sourds, la reconnaissance de la langue et la « fixation » du dictionnaire. Mais elle parle surtout des stratégies de l’enfant, de ses cousins aussi, surtout sa cousine Ève, pour s’adapter et grandir dans cette double culture, la difficulté de vivre avec des sourds (bruyants!), le regard sur le handicap, le manque d’efforts de la société pour comprendre ses parents, de ses camarades de classe… Elle oscille entre la fierté de la double culture, parfois la honte quand ses parents ne comprennent qu’ils font un bruit inadapté en société, rapporte souvent le cocasse des situations. Un beau témoignage!

Logo rentrée littéraire 2014Ce livre entre dans le cadre du défi 1% de la rentrée littéraire organisé à nouveau cette année par Hérisson (il reste quelques jours pour la rentrée 2014!).

7 réflexions sur « Les mots qu’on ne dit pas, de Véronique Poulain »

  1. Emmanuelle

    Merci Véro ! j’ai vu l’autre jour aux infos (régionales ?) l’exemple d’une crèche où le personnel apprenait aux tout petits -entendants- à signer en même temps que l’apprentissage de la parole ! Une réussite, tant du point de vue des parents que des petits, et une belle ouverture vers le monde de l’autre.

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  2. mamazerty

    mon petit-fils avait appris un peu la langue des signes, étant dans une classe avec aussi des malentendants et parfois il signe avec sa soeur à qui il a un peu appris .Je pense que çà a contribué à l’aider à structurer et langage et pensées, pour curieux que çà puisse paraitre…j »ai moi me^me eu dans ma classe une soeur et un frère dont les deux parents étaient sourds, c’était en maternelle et du coup, ils avaient eu besoin d e l’aide d’une orthophoniste, n’étant pas du tout rentrés dans la nécessité d’acquérir un langage oral.

    j’étais passée te faire un coucou du samedi.
    Mon fils et son petiot sont par chez toi en c e moment….

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