Exhibit B de Bett Bailey à Poitiers

Flux de Rainer Gross à Poitiers, mai 2014, dans la cour du muséeDans le cadre de Peaux de tigre et de pouilleux, Du colonisé à l’étranger, organisé par le théâtre et auditorium / TAP et l’université de Poitiers du 12 au 16 novembre 2014, j’ai juste vu:

– « l’exposition » proposée par la  fondation pour l’éducation contre le racisme de  Lilian Thuram (des panneaux aux textes beaucoup trop denses, qui doivent à peu près reprendre ceux de Exhibitions, exposition au musée du quai Branly à Paris en 2012, sans les objets) dans le foyer du théâtre

– et, dans le cadre de ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, Exhibit B de Bett Bailey présenté au musée Sainte-Croix.

Le spectacle: 12 « tableaux humains » organisés par Bett Bailey, metteur en scène sud-africain qui a connu l’apartheid, avec des « performeurs », artistes professionnels ou non : Machita Doucoure, Alexandre Fandard, Guillaume Mivekannin, Éric Abrogoua, Jelle Samminadin, Jean-Philippe Mpeng-Backot aka « Soon », quatre chanteurs de Namibie – Marcellinus Swartbooi, Chris Nekongo, Lelsey Melvin Du Pont, Avril Nuuyoma – etc. Les douze tableaux vivants reproduisent les zoos humains ou les spectacles des expositions coloniales, mais aussi d’autres scènes comme les têtes coupées (envoyées par les colons allemands pour étudier les « races ») ou le sort des immigrés dans les centres de rétention.

Mon avis: interdit à Londres, faisant l’objet de pétitions contre sa présentation à Paris, ici, il n’y avait aucune polémique, pas un flic à l’horizon alors que j’avais un billet pour la toute première présentation du vendredi. J’ai bien apprécié la « mise dans l’ambiance ». Les groupes de 30 personnes (répartis au moment de la réservation des billets) sont rassemblés dans le hall du musée et emmenés en groupe avec des consignes de silence vers un autre espace du musée pour se mettre à l’aise, laisser sacs et manteaux. Tous les téléphones, pour une fois, semblaient bien éteints (enfin, un a sonné assez tôt pour un rappel à l’ordre). Montée du groupe au premier étage, dans ce qui ressemble à une « salle de classe », sans pupitres. Des chaises par rangs de trois, des numéros sur les chaises, un pupitre devant, une dame (« maîtresse d’école? »). Nous sommes appelés un à un par ces numéros, départs toutes les minutes environ. Ensuite, il faut suivre le parcours dans l’ordre, mais chacun à son rythme, en silence, enfin, avec en bruit de fond de très beaux chants qui se précisent au fur et à mesure qu’on s’approche [la chorale namibienne, composée de Marcellinus Swartbooi, Chris Nekongo, Lelsey Melvin Du Pont et Avril Nuuyoma, a donné la semaine suivante un concert-sandwich au TAP]. L’installation s’accompagne aussi de la mise en valeur ou le rebond sur des œuvres du musée, mises en valeur par l’éclairage (par exemple la Baigneuse de Pierre-Marie Poisson) ou laissées volontairement dans la pénombre (Les Nymphes de la prairie ou Les Trois grâces, d’Aristide Maillol, œuvre en dépôt faisant partie des spoliations de la Seconde guerre mondiale et donc des Musées nationaux récupération). L’ensemble, le tableau proposé, le cartel qui donne des informations qui interpellent (genre « technique mixte, personne noire, spectateur », etc.) ou qui expliquent des épisodes sombres de la colonisation, comme les têtes coupées, à la fois par la chorale dont les têtes émergent de caisses blanches, surmontées de photographies des têtes réellement coupées (le cartel explique ce qu’était « le cabinet de curiosités du Dr Fischer »), ou par la femme qui nettoient l’un des crânes, prisonnière derrière des barbelés. A chaque tableau, les performeurs tentent de capter droit dans les yeux le regard du spectateur. Avant de revenir, sonné, au monde réel, le spectateur passe par une salle ou les performeurs sont présentés, avec une photographie et leur motivation pour participer à cette expérience, puis une grande table avec des feuilles blanches et des crayons permet de laisser son impression, et surtout de ne pas repartir sans cette « transition ». Un spectacle dont personne ne ressort sans interrogations sur la nature humaine…

La grimolle, spécialité locale (poitevine?)

Ma grimolleJe réédite cette recette publiée en 2012 et le 1er octobre 2013… mais c’est une merveille en cette saison avec les bonnes pommes si vous en trouvez des non traitées (raisins et pommes sont les fruits qui reçoivent le plus de produits chimiques). Si vous êtes sûrs de leur provenance, vous pourrez garder les trognons et les épluchures pour la gelée d’épluchures et de trognons de pomme ou pour une boisson que j’ai vue (et pas encore testée) dans les recettes antigaspi proposées par de grands chefs pour La ruche qui dit oui et la région île de France, en partenariat avec Marmiton, dans le cadre de la semaine de la réduction des déchets (clic sur la pomme). Et pour les Poitevins, vous pouvez encore aller glaner des idées de recettes – et autres – aujourd’hui (23 novembre 2014) au salon Bien vivre Bio respire la vie au parc des expositions, j’ai participé hier à un atelier savon par saponification à froid (par Savondou), un sur les cosmétiques naturels maison (par Flore de Saintonge) – j’ai laissé mes coordonnées pour éventuellement un stage d’été – et un atelier autour des huiles essentielles (oui, je sais, je suis toujours quasi à zéro côté odorat, sur les quatre huiles essentielles qu’elle a utilisée, j’ai à peine perçu quelque chose avec le petit grain bigarade) animé par Alexia Blondel, qui fait également des stages au CHU, en cancérologie mais que j’aimerais pouvoir suivre… Dommage que ce genre de salon mêle stands sérieux et d’autres qui semblent vraiment relever de l’exploitation des gens trop crédules.

Article d’origine

Quand je trouve une recette que je veux tester, je la mets de côté dans la cuisine… et elle peut y rester longtemps avant que je ne me décide à la faire. C’est le cas pour la grimolle, découpée dans un magazine de présentation du département de la Vienne il y a plusieurs années… et que j’ai testée avec succès, pour changer du quatre-quarts aux pommes (nouvelle récolte qui arrive sur le marché). La recette, reprise ci-dessous (avec une ou deux adaptations…), ne précisait pas s’il s’agissait de cuillères à soupe rases ou bombées, j’ai fait entre les deux… Il y est dit qu’il s’agit d’une spécialité poitevine… à vérifier auprès d’authentiques poitevins.

Les ingrédients:

– 4 pommes
– 2 œufs
– 6 cuillères à soupe de sucre [la prochaine fois, j’en mettrai un peu moins]
– 7 cuillères à soupe de farine
– 3 cuillères à soupe d’huile
– 5 cuillères à soupe de lait
– 1 sachet de levure

La recette

Mélanger la farine, la levure et le sucre. Incorporer en mélangeant au fur et à mesure les œufs, puis l’huile, puis le lait.

Éplucher, vider et couper en grosses lamelles les pommes, les incorporer dans la pâte [petit rappel: vous pouvez congeler les épluchures et trognons, et quand vous en aurez suffisamment, préparer de la gelée d’épluchures et de trognons de pomme].

Si vous êtes « joueur », verser sur des feuilles de chou (il paraît que ça se faisait comme ça), sinon, dans un moule à gâteau (huilé ou beurré, à votre convenance), enfourner 20 à 30 minutes (30 pour mon four) à 180° / thermostat 6 (7 chez moi, question d’adaptation à mon four).

Verdict: délicieux, désolée, il n’en reste plus, mais j’en referai!

PS : lisez les différents commentaires ci-dessous, vous y trouverez des liens intéressants…

PPS: dès le samedi suivant, Anne-Marie / Brodstitch a testé la recette avec succès, voir ici!

 

Je tricote, tu tricotes, Maryse tricote… un snood mousse!

Maryse a beaucoup tricoté ces derniers temps! Elle alterne , et je crois bientôt un pull! Je lui laisse la parole!

Snood mousse

Snood vert pâle de Maryse, avec deux types de laineLanas Stop: Reina, vert mousse. 2 pelotes (72°/° mohair, 28°/° polyamide)
Anny Blatt: Victoria, vert olive foncé. 1 boninot (100°/° polyamide)

Je n’aime pas trop les écharpes qui s’accrochent partout et qui pendouillent, et je leur préfère les qui peuvent se porter très près du cou ou un peu plus lâche selon les goûts.

Ce snood est assez haut et peut faire cagoule quand il fait très froid.

Le tricot en mohair est en double fil: 4 rangs en jersey.

Le galon vert foncé est en point mousse: 4 rangs.

J’ai alterné mohair et galon: mousse et jersey jusqu’à la fin des pelotes de laine mohair.

Snood vert pâle de Maryse, avec deux types de laineTrès confortable et ne gratte pas le cou.

Inconvénient: un peu cher (22€) mais si confortable!

Un conseil: pour un temps un peu frisquet!
Vraiment très mousse, tant pour la couleur que pour le point employé.

M. Mouton, ce n’est pas prudent de s’enfoncer un sapin de noël dans les fesses!

Mouton avec un plug anal vert face à Paul McCarthyDe nouveaux moutons (revoir l’index) sont apparus en fin de semaine dernière à Poitiers. Le premier n’a pas eu l’air d’interpeler les passants, qui ne le voyaient même pas sur sa gouttière. Un mouton avec un plug anal vert dans les fesses, déguisé en taureau  face à un homme barbu / toréador, allusion au « sapin de noël » érigé par Paul McCarthy (dont c’est à peu près un portrait) lors de la dernière biennale d’art contemporain place Vendôme à Paris. L’artiste avait été agressé et blessé le 16 octobre 2014 puis avait utilisé comme un exorcisme des phrases entendues lors de cette agression dans son exposition Chocolate Factory à l’hôtel de la monnaie. Il est accompagné de cette légende: « To plug or not to plug. Merci pour cette démo qui met en lumière l’intransigeance et la dangerosité de nos intégristes religieux ».

Mouton Art terroristToujours dans le domaine de l’art, cette tête de mouton « Art / ter / ror /ist ».

Des moutons de l'ORTFPour changer de média (M. Mouton a beaucoup attaqué la publicité et la télévision), cette affichette en couleur (j’ai failli ne pas l’identifier de loin comme une affichette à moutons) avec des moutons noirs et blancs devant un micro « ORTF L’ORTF bouge… 7h-7h30 LE MATIN » (avec le pouce de Maryse!).

Moutons noirs et blancs Je ne suis pas raciste mmmêêêêêD’autres moutons blancs font face à des moutons noirs: « Je ne suis pas raciste mmmêêêêê… ». Comme ils étaient collés sur un panneau qui indiquait la direction du théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, j’y ai vu, peut-être à tort, une allusion à la manifestation Peaux de tigre et de pouilleux, Du colonisé à l’étranger, qui y avait lieu au même moment.

Un mouton obèse qui stresse et consommeA nouveau, il dénonce la société de consommation, soit avec des modèles antérieurs, soit avec ce nouveau modèle de mouton obèse « Plus je stresse plus je consomme, plus je consomme plus je stresse ».

Des moutons face à des maisons pavillonaires et leur ossatureLa consommation de masse toujours avec ces pavillons préfabriqués et leur ossature…

Deux vitrines avec un mouton face à un panneau publicitaireDes modèles anciens sont aussi réapparus sur des vitrines de magasins abandonnés…

Deux grands moutons sur le même magasin fermé… parfois même sur les deux vitrines, même si la première avait été partiellement nettoyée.

Enlèvement des dernières cabines téléphoniques de PoitiersAvec l’enlèvement des dernières cabines téléphoniques du centre-ville ont disparu un support d’affichage sauvage…

Meuble pour tampons, première étape

La boîte de tampons à l'achat

J’ai envie de refaire des cartes personnelles, même si je manque d’inspiration… Première étape, ressortir mes tampons, bien rangés dans leur meuble en carton.

Article du 19 juillet 2008

Il y a quelque temps, j’ai acheté un lot de tampons d’écoliers. Mais impossible de les utiliser correctement si je les laisse dans cette boîte à chaussure.

Lot de tamponsAlors, j’ai décidé de leur faire un meuble spécial en carton, structure en carton et tiroirs de quelques centimètres de haut. Voici le début de cette réalisation. Il va y avoir des temps de séchage un peu long… 8 tablettes, 9 tiroirs de 28 sur 38 cm… Je vous expliquerai le montage une prochaine fois.

Meuble à tampons terminé Voir la suite: les tablettes, le premier tiroir, les autres tiroirs, le meuble terminé.

Mon sac à ouvrage avec des phares

Sac avec des pharesJe réédite aujourd’hui l’un des premiers articles de mon blog, publié le 13 janvier 2008, avec la photographie reprise sur une vieille carte mémoire… Comme je me sers toujours de ce sac (réserve de laine), je pourrai d’ailleurs faire des photos de détail!

Article du 13 janvier 2008

J’utilise ce sac depuis plusieurs années, il est toujours prêt à côté de mon canapé.

Le modèle
: un kit DMC.

Les matériaux : ils sont tous dans le kit.

La réalisation : il n’y a qu’à suivre la grille de point de croix, facile !

PS: J’en profite pour faire un petit récapitulatif des phares que j’ai bordés (ou cousu!), clic sur les liens ou les vignettes.

Une miniaturure rouge estivale une miniature sur le thème de la plage tirée du livre Miniatures au point de croix de Françoise Prax, finie en trousse

Echange d'été de Miss Fil, mon envoi, 1, la broderie : un phareUne pochette avec un phare d’après un modèle des Idées de Marianne, n° 91, de juillet/août 2003

Un marque-page avec un phareLe phare de Pointe Vénus d’après un modèle de Nadège Richier paru dans Motifs de polynésie à broder (j’ai aussi changé la photo)

Livre en tissu ouvert, pages ouvertesEt il y  a aussi un phare dans un livre en tissu tiré de Idées Bébé, n° 7, mai-juin-juillet 2006.

Ré-éduquer l’odorat, est-ce possible?

La rondelle de ma crâniotomie, radiographie du 13 novembre 2014A quelques jours près, il y a juste un an, j’étais opérée d’un méningiome qui écrasait mon nerf optique et menaçait la tige pituitaire (par où passent, entre autres, des neurotransmetteurs et des hormones). Extérieurement, il n’y a aucune trace de la grande couture, à la limite des cheveux, elle ne se voit pas. En revanche, il vaut mieux que j’évite encore les coups sur la tête, car la rondelle de crâniotomie (réalisée à gauche) n’est pas complètement consolidée, une rigole se sent nettement aux doigts et est bien visible sur la radio de la semaine dernière (à l’IRM, le titane des deux barres, des deux rondelles -rouelles plutôt?- et des quatre vis est invisible).

Visioagrandisseur maison avec plateau mobileDu point de vue des séquelles, la vue est loin d’être parfaite: il reste de nombreux trous dans le nerf optique à gauche et bien sûr l’exophtalmie de grade II due à l’ossification du fond de l’orbite par le second méningiome pas opéré. Un oiel à sa place et un pas à sa place et qui voit mal, ça donne une vision loin d’être parfaite mais bien meilleure qu’avant l’opération. Avec mon visioagrandisseur maison, j’ai pu reprendre le plaisir de lire un peu au lit le matin. Avec son plateau mobile, je peux facilement déplacer la feuille et donc reprendre un peu de bibliographie préhistorique (à petite dose). Mon équipement au bureau s’améliore aussi et est désormais pas mal. Avec beaucoup de lumière, ma vision est meilleure.

La 13e étape de mon alphabet arabeEn revanche, mon cerveau peine et fatigue encore vite pour trier les informations de « vision fine » ou nécessitant la coordination des deux yeux: la broderie (en monochrome, voir mon alphabet arabe) reste un exercice de rééducation plus qu’un plaisir, même s’il est plus agréable que faire entrer des oiseaux dans la cage de l’orthoptiste! Mon cerveau fait aussi des « bugs », je fais beaucoup plus de fautes d’orthographe (c’est bien la peine d’avoir relu des milliers de pages du Bulletin de la Société préhistorique française quand je le coordonnais) et je n’arrive pas à comprendre certains homophones. Quant à la perte de mémoire de certains noms propres, il paraît que ça arrive à tout le monde et que je ne devais pas y faire attention « avant ». Pourtant, il m’arrive souvent de chercher un nom propre, de personne ou de lieu, sans pouvoir le dire, je sais comment identifier la personne (contexte de rencontre, par exemple, ou un article publié si c’est un collègue préhistorien) ou le lieu (une carte me permet de résoudre le problème), je pense donc que c’est un trouble spécifique et non un simple « trou de mémoire » commun [après un peu d’errements, il semble que je soufre d’une prosopagnosie – incapacité à reconnaître les visages / prosopon en grec – partielle].

Il me reste quelques troubles de l’équilibre (atteinte labyrinthique): trébuchement au réveil, mal-être sur des tabourets hauts sans contact des pieds au sol. Globalement, je compense quand même très bien tant que j’ai « les deux pieds sur terre » (les capteurs proprioceptifs et la vue permettent de garder l’équilibre), et j’échappe à un nouveau passage sur la « chaise à vertiges » (un test avec des lunettes-caméras qui enregistre les mouvements des yeux pendant que la chaise bouge ou qu’ils envoient de l’air chaud ou froid dans les oreilles).

Un anti-épileptique prescrit au centre anti-douleur contrôle assez bien mon allodynie / hyperesthésie / paresthésie (en gros sensations douloureuses ou anormales, en limite du « scalp »/ décollement de la peau). Je gère aussi très mal le bruit, mon cerveau ne filtre pas comme il devrait, impossible au restaurant par exemple de bien distinguer la conversation en cours à ma table de celle de derrière. Cela peut aussi me donner des maux de tête; ce problème de gestion du bruit étant lié au traumatisme crânien, je cherche des pistes avec l’association des traumatisés crâniens. J’ai repris le travail « presque » à plein temps, même si je n’arrive pas encore à tenir 7h/jour (les heures en moins sont cumulées en congé en fin de mois) et si je saute très peu la sieste et peux « m’endormir debout » (presque au sens propre, avec des micro-endormissements, j’ai jeté la feuille de mots-croisés où c’était assez impressionnant). Je n’ai pas repris la conduite automobile: il me faudrait une évaluation sérieuse avant de reprendre le volant, je me renseigne.

Cake aux clémentines confites de MaryseCe qui me gène actuellement beaucoup, c’est l’anosmie (absence d’odorat) et l’agueusie (absence de goût). Plus de goût (sauf acide, sucré, salé et amer) ni d’odorat, plus de plaisir pour préparer les repas ou manger… et beaucoup de plats brûlés,faute d’être alertée par l’odeur ! Maryse a essayé de me stimuler avec  son baeckeoffe et son cake aux clémentines confites et chocolat. J’ai aussi suivi un cours de cuisine et vais essayer la relaxation…

La cause de l’anosmie est identifiée: pour passer et enlever le méningiome (la boule au centre sur cette IRM avant opération), le neurochirurgien était obligé de pousser l’ethmoïde et notamment sa plaque criblée pour atteindre le jugum du sphénoïde (… poétiques, les noms des os du crâne). Ce faisant, il a soit étiré, soit rompu les petites terminaisons du nerf olfactif, qui ne conduit plus l’information. L’ORL dit que tout n’est pas perdu, qu’il peut y avoir des récupérations jusqu’à 18 à 24 mois. J’ai de très rares sensations olfactives (même pas une odeur par jour, pas toujours les mêmes) depuis quelques semaines, elles sont inconstantes et seulement à de fortes concentrations.

Mini pots à confiture avant et après recouvrementMême si l’ORL est sceptique, j’ai vu grâce à ce site consacré à l’anosmie qu’il existe une consultation spécialisée à Garches, avec un programme expérimental de stimulation de l’odorat chez des traumatisés crâniens même après plusieurs années d’anosmie. J’ai envoyé un message, sans réponse depuis 15 jours, je vais essayer d’appeler. En attendant, j’ai fouillé mes tiroirs et retrouvé de petits pots, restes de cadeaux de noëls personnalisés il y a quelques années. J’ai confié les trois pots en céramique colorée à une collègue qui va me mettre des « surprises » dedans. Pour les autres, je les ai recouverts de papier crépon rouge collé au Primal, un produit pour professionnels de la conservation-restauration, comme le paraloïd B 72, il s’enlève à l’acétone (sous hotte chimique ou au grand air!) et je pourrai récupérer les pots. Ainsi, je vais pouvoir tester et tenter de reconnaître des choses sans être influencée par la vue. Pour l’instant, j’ai juste mis à sécher des peaux de clémentine, une des rares odeurs que j’arrive à sentir. J’hésite pour les autres pots. Il faut qu’il reste de l’air, dans lequel se concentreront les odeurs, et éviter les huiles essentielles, trop concentrées et qui peuvent avoir des actions sur les neurotransmetteurs, à éviter au maximum, comme l’encens, les polluants intérieurs ou extérieurs, il faut stimuler mais éviter de perturber le cerveau par des substances chimiques.

Il me reste aussi à gérer l’incertitude sur l’avenir: il reste deux méningiomes partiellement ossifiés dans mon crâne (ci-contre celui de la faux du cerveau), sous surveillance, ils poseront sans doute des problèmes à l’avenir, cela sera variable suivant l’orientation qu’ils prendront (et donc des zones comprimées).

En tout cas, point positif, j’ai appris plein de choses en neuro-sciences, sur le fonctionnement du cerveau et ses « bugs ».

Un jour à Poitiers, 60 jeunes reporters mercredi en ville!

Un atelier des assises du journalisme 2012, pohoto archives nouvelle république

Dans le prolongement des Assises du journalisme qui s’étaient tenues à Poitiers en 2011 et 2012, le club de la presse de la Vienne, le Clemi (centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information), la ligue de l’enseignement de la Vienne et des classes et clubs « journalisme » de collèges et lycées de Poitou-Charentes s’étaient retrouvé le 9 octobre 2013 avec le théâtre et auditorium de Poitiers / TAP comme « quartier général ».

La formule est renouvelée cette semaine, le mercredi 19 novembre 2014. Une soixantaine d’adolescents, encadrés par des journalistes de la presse écrite, de la radio et de la télévision, vont réaliser des reportages en ville et livrer des articles, sons et sujets, au fur et à mesure de la journée sur le blog Un jour à Poitiers et sur twitter sur le hashtag #1JaP. Cette fois, le rassemblement aura lieu dans les locaux de Canopé/ex-CRDP de Poitiers, un lieu que mes fidèles lecteurs ont déjà pu découvrir (voir le cénotaphe de Saint-Hilaire et les expositions de Jephan de Villiers et Eric Straw). La « salle de presse », les ordinateurs pour la tenue du blog Un jour à Poitiers (j’y participerai activement) et les ateliers radio animés par l’association L’œil à l’écoute (avec le soutien matériel de France bleu Poitou) s’y tiendront.

Cette journée est possible grâce au soutien de la Région, du Département et de la Ville de Poitiers.

Des mitaines rustiques…

C’est Maryse qui tient la plume (et les aiguilles à tricoter) aujourd’hui! De mon côté, je vous en ai montré deux paires ces dernières années (des mitaines grises et des mitaines vertes) ainsi que des manchons qui permettent aussi de garder les mains bien au chaud.

Des mitaines rustiques…

Les mitaines rustiques de Maryse1 pelote de laine Katia Oxford (50% laine, 40% acrylique et 10% viscose)

Après les , une paire de mitaines pour aller au marché était nécessaire.
Les gants, au marché, se posent sur les étals et… s’oublient. Les mitaines pas besoin de les enlever, on les garde aux mains, c’est plus sûr.

J’ai choisi cette laine chinée dans un dégradé de beiges et marron. Modèle simple avec un poignet en côtes 3/3 sur 7cm, puis un jersey avec des jours sur le dos de la main et enfin deux rangs de côtes 1/1. Une couture en laissant un espace pour le pouce, et le tour était joué.

J’ai trouvé que la finition était sommaire, alors j’ai fait un petit picot au crochet: un premier rang avec une ms, une m. en l’air et un deuxième rang, en alternant une ms et 3 brides.

J’en fais une autre paire plus raffinée, suite au passage au salon de Moncoutant avec Véronique le 9 novembre dernier. À suivre…

Centre-ville de Poitiers, attractif ou infréquentable?

Campagne de publicité à Poitiers, novembre 2014Après la campagne d’affichage dans le métro parisien l’année dernière et Bienvenue aux touristes cet été, la ville de Poitiers et son agence de communication tourangelle ont choisi de lancer de nouveaux bandeaux web et affiches absolument illisibles et signés « Double Mixte, direction de la communication de Poitiers 2014 (c) Yuriy Shevtsov – Fotolia.com » (la dernière référence, c’est une plateforme de photographies libres de droit, ils n’ont même pas payé les personnes, homme et femme (ouf, parité!), avec un visage  brouillé par le message publicitaire. Comme je l’ai expliqué pour une carte à publicité, lire un texte superposé à une image qui a du sens, comme ici un visage qui met en branle « l’aire de reconnaissance des visages » (même si c’est un visage inconnu) est encore quasiment impossible pour mon cerveau. Je suis loin d’être la seule dans ce cas! Bon, la ville est optimiste. En réponse à une pétition de commerçants et faisant la promotion de cette campagne de publicité dans un article paru dans Centre presse, on peut lire:

« On travaille sur les parkings, la signalétique, les animations. On n’a pas attendu leur courrier pour le faire » répond Patricia Persico. Cette campagne, qui a coûté 45.000€, sera aussi diffusée sur des radios et apparaîtra sur plusieurs bandeaux de sites internet nationaux. Reste à savoir si cela sera suffisant pour séduire les Poitevins.

A lire les réactions sur Facebook suite à cet article, je ne suis pas sûre du tout que les gens adhèrent!

Poitiers, rue Carnot, camionnette d'artisan empêchant le passage des personnes à mobilité réduite et des poussettesCeci étant, les commerçants et artisans réclament, outre la réouverture de certaines rues, moins de PV. Mais ils ne se rendent pas compte que leur comportement est dangereux pour eux et autrui? Voici un exemple relevé il y a quelques semaines par Maryse: un artisan garé pendant plusieurs heures rue Carnot sur le trottoir. Comment passent les personnes en fauteuil roulant ou les poussettes? Sur une rue passante, en plus. Et ne suggérez pas de passer en face, il y a une autre camionnette.

Poitiers, rue Carnot, voitures garées anarchiquement en avant de la zone piétonneEn avançant plus loin, c’est aussi un véritable slalom pour les piétons, alors que nous sommes en zone piétonne.

Poitiers, 2 novembre 2014, voitures sur les trottoirsUne rue adjacente continue à servir jour après jour, en journée, le soir et le dimanche, de parking sauvage, je vous ai déjà montré plusieurs fois cet endroit (revoir stationnement anarchique, ou encore là, des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort). En rentrant de Exhibit B vendredi soir, pour une fois, elles avaient toute reçu un PV, ce qui sera sans doute considéré comme exagéré par les commerçants signataires de la pétition.

Poitiers, boulevard Pont Achard, neutralisation du trottoir sans passage sécuriséLa ville autorise aussi de curieux panneaux aux artisans. Ainsi, devant chez moi, pendant une semaine, ils ont « neutralisé » le trottoir, avec un panneau « changez de trottoir ». Or il est absolument impossible de traverser à cet endroit, avec une circulation dense sur le boulevard Pont Achard, du coup, les piétons contournaient sur la chaussée, sans protection ne serait-ce que par des cônes…

Camionette de livraison devant les pompiers le 15 novembre 2014Au même endroit, samedi matin, vers 8h15. Le samedi, le boulevard est calme. Le conducteur de cette camionnette de livraison de Toupargel a ralenti, regardé les numéros sur son carnet, avec un écart, je me suis reculée dans l’abribus. Puis il a fait carrément demi-tour pour se garer en face, une voiture sortant du tunnel a dû ralentir. Il s’est garé devant les portes des pompiers. Quand je lui ai fait remarqué, il a juste répondu que la première porte est bloquée par des bennes à ordure (c’est vrai) et qu’ils peuvent passer à la deuxième porte. Le temps de sa livraison, deux piétons ont dû passer sur la chaussée (passante) et le livreur a lui-même traversé deux fois car il livrait en face! En s’imposant au retour face au flux de voitures. Trois traversées inutiles (une en voiture, deux à pieds), la mise en danger des piétons, le blocage des pompiers, avec un sans-gêne assumé, voilà qui donne envie de boycotter cette marque! Il pouvait tranquillement livrer en restant du bon côté (espace suffisant entre l’abribus et le vendeur de piles tout en laissant un passage aux piétons), puis aller tourner quelques dizaines de mètres plus loin par le tourne à gauche prévu à cet effet, juste au-dessus du tunnel. Un petit rappel du code de la route, des règles de bonne conduite et de civilité s’impose pour ce chauffeur-livreur.

Il y a encore du travail pour un partage en sécurité de l’espace public! Je sais que c’est pareil ailleurs, mais ce n’est pas une raison pour perpétuer ces comportements.