Retrouvez Maxime Lemoyne à La Rochelle à partir du 9 mars 2017!

Il y a juste un an, je découvrais le travail de Maxime Lemoyne à la boutique des arts ménagers (121 rue de Charonne – il y a toujours des artistes à découvrir) du magazine Causette mais n’avais pas pu le rencontrer. En ce mois de mars , il va élire domicile à la galerie Bletterie à La Rochelle, du 9 au 25 mars 2017. En plus de présenter son travail sous le titre de « Dissimule », il propose  » deux ateliers de dessin d’après modèle vivant les samedis 11 et 18 mars de 10h à 12h. Ces ateliers sont ouverts à toute personne de tous niveaux, pour une découverte ou pour une approche plus personnelle en compagnie de l’artiste.  Les séances pourront être axées particulièrement sur le travail du trait et du noir.  Apportez des crayons 4b, des mines de graphite, des fusains, de l’encre de chine, des craies noir… et du papier grand format, on s’occupe du reste ! 

Tarif : 30 euros par personne pour les 2 heures
Atelier Bletterie : 11 ter rue Bletterie 17000 LA ROCHELLE« .

Je n’irai pas à l’atelier de dessin, pas de concurrence à mon père, qui est assez dans le thème, beaucoup de gravures ces derniers temps, pas mal de noir, parfois des femmes… et des loups pour la dernière ouverture de son atelier 😉 En revanche, j’irai sans faute voir l’exposition de (voir aussi sur sa page facebook)!

Dans la savane (2)

J’ai un peu de retard pour vous montrer mon avancée pour le SAL (projet de broderie en commun) « Chat va vider mon placard » coordonné par Minouche. Ce mois-ci, des points avant,  je pensais pouvoir finir de cercler les zèbres, mais cela demande un gros effort de concentration pour suivre la grille de ce kit de DMC sur la savane, même si c’est un bon entraînement pour la poursuite de ma rééducation 😉 .

Je pense qu’en alternance, je broderai un autre chat monochrome tiré comme l’abécédaire du livre Brodez-moi chat d’Isabelle Haccourt-Vautier et Adeline Cras.

Sushis (1)…

Après les marionnettes de doigt, j’ai attaqué une dînette au crochet (un peu comme la dînette tricotée il y a quelque temps, voir liens ci-dessous)… Bon , bizarre, ils resserrent les rangs, du coups, dessous, ça se ferme en noir. J’en ai fait deux semblables… A suivre!

Dans le numéro spécial Doudous et petits jouets, n° 8 avril-juin 2012 de la revue Passion crochet, j’ai réalisé:

Fruits et légumes au tricot : ananas, banane, champignon, trognon de pomme, petit pois, pastèque, poivron, poireau, panais, tomate, cerises, aubergine, poivronEt pour revoir les Fruits & légumes au tricot, d’après des modèles de Susie Johns  (éditions Didier Carpentier, 2012), il suffit de suivre les liens : le poireau, le panais, la tomate, les cerises, le chou-fleur, le champignon, l’ananas, la banane, le trognon de pomme, le petit pois, la pastèque, la figue, le poivron, l’aubergine.

 

César 2017… les films dont j’ai parlé

"JeElle  de Paul Verhoeven (meilleur film, meilleure actrice pour Isabelle Huppert), j’avais déjà trouvé le livre « Oh… » de Philippe Djian très dur, les présentations du film m’avaient repoussée! En revanche, j’ai vu beaucoup de films primés ou nommés, et je ne désespère pas de voir un jour Ma vie de courgette de Claude Barras.

Juste la fin du monde de Xavier Dolan (meilleur réalisateur, meilleur acteur pour Gaspard Ulliel, meilleur montage)

Divines de Houda Benyamina (meilleure premier film, meilleure actrice dans un second rôle pour Déborah Lukumuena, meilleur espoir féminin pour Oulaya Amamra)

Moi, Daniel Blake de Ken Loach (meilleur film étranger)

Merci Patron ! de François Ruffin (meilleur documentaire)

Frantz de François Ozon (meilleure photographie)

Les films nommés dont je vous ai parlés :

Et pour les livres qui ont servi aux adaptations, parmi les nommés :

« Oh… » de Philippe Djian (Elle de Paul Verhoeven)

Réparer les vivants, de Maylis de Kerangal (Réparer les vivants adapté par Katell Quillévéré et Gilles Taurand)

The Ventriloquists Convention de Gisèle Vienne, au TAP

Le théâtre et auditorium de Poitiers après l'ouverture du viaduc, février 2014Dans le cadre de ma saison 2016-2017 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, j’ai vu il y a une quinzaine de jours The Ventriloquists Convention de Gisèle Vienne avec Dennis Cooper.

Le spectacle : sur scène, des chaises réparties sur trois rangs, de part et d’autre d’un espace central. Des marionnettes de la taille d’un enfant de 5/6 ans sont assis à côté de leur marionnettiste / ventriloque. Le spectacle se joue en anglais surtitré, une seule artiste joue en français. L’histoire est celle d’une convention de neuf ventriloques venus du monde entier qui se réunissent dans le Kentucky pour s’affronter, comparer leurs personnages, exposer leur vision du monde et celle de leur marionnette.

Mon avis : je pense que c’est la première fois que je vois un spectacle constitué exclusivement avec des marionnettistes / ventriloques. Je ne suis absolument pas entrée dans l’histoire. Je ne pense pas que ce soit dû au fait que le spectacle soit en anglais, mais le maître de cérémonie m’a vite agacée, le rythme m’a semblé lent, le scénario ne m’a pas emballée, un discours beaucoup trop dépressif (la marionnette et sa marionnettiste qui intervient en  service d’oncologie en particulier) alors que je m’attendais à une soirée de détente.

A la fin du spectacle, les applaudissements ont d’ailleurs été peu fournis et une amie qui assistait au spectacle avec moi n’a pas non plus aimé, le monsieur qui était sur le siège de l’autre côté de moi non plus, il s’est d’ailleurs vite laissé allé à la somnolence.

Jackie de Pablo Larraín

Ma sortie cinéma de dimanche a été pour Jackie, réalisé par Pablo Larraín, vous pouvez aussi [re]lire mon avis sur son film No.

L’histoire : novembre 1963. Une semaine après l’assassinat de John F. Kennedy, un journaliste [Billy Crudup] vient interroger Jackie [Natalie Portman] sur les jours qui ont précédé, l’organisation des obsèques en même temps que le déménagement de la Maison-Blanche pour laisser la place à Johnson [John Carroll Lynch], avec dans l’ombre mais au plus proche d’elle Bobby Kennedy [Peter Sarsgaard], ses deux jeunes enfants…

Mon avis : le film tourne entièrement autour de Natalie Portman, tournée sous tous les angles, couverte de sang juste après l’attentat le 22 novembre, avec le tailleur maculé et sous la douche à son retour à Washington, en pleurs, en pleins doutes quelques jours plus tard avec le prêtre [John Hurt] à Arlington quand elle vient enterrer quasi dans l’intimité leurs deux autres enfants décédés auprès de leur père, quelques jours après les obsèques pompeuses. La place des médias, de la télévision, est posée : le journaliste (presse écrite) pose la question, y a-t-il eu instrumentalisation des enfants pour créer une image médiatique ou juste l’envie de montrer au monde la souffrance de ceux-ci? Le journaliste a un accent que j’ai trouvé assez difficile à comprendre et les sous-titres (simplifiés, comme toujours) étaient cette fois bien utiles.

J’ai bien aimé l’idée d’intercaler des images de la visite de la Maison-Blanche par Jackie pour la télévision en 1961, de montrer les travaux de rénovation, de mise en valeur, et la brutalité des cartons faits dans l’urgence, et la brève vue sur Mme Johnson qui choisit déjà la nouvelle décoration… Une biographie qui se concentre sur une semaine de la vie d’une femme sur laquelle il a été beaucoup écrit, tourné, publié, et qui réussit à tenir presque deux heures.

Des chaussons… aux pommes ?

Pour Noël, Maryse m’a tricoté une paire de chaussons douillets et bien chauds… assortis au coussin bleu!!!

Elle y avait joint une machine à éplucher les pommes, semblable à celui qu’elle venait de s’acheter 😉 Une vraie magie, impeccable pour peler et débiter une pomme en quelques secondes, croquer une pomme au retour du boulot ou avant d’aller se coucher, ou encore préparer une tarte express comme ici, avec un fond de pâte brisée maison – j’en ai souvent d’avance au congélateur, un fond de poudre d’amande, quelques noisettes de beurre, des pommes prêtes en quelques tours de manivelle et deux coups de couteau! Le long ruban de peau peut même servir de décoration (si la pomme est bio)… et ne pas hésiter à congeler les trognons en vue de préparer de la gelée d’épluchures et de trognons de pomme ou une boisson aux (trognons) de pommes! En plus, il est  très facile à entretenir.

Quant aux chaussons aux pommes… euh, pas dans les chaussons bleus 😉 Un grand merci à toi, Maryse!

Des incivilités poitevines, encore et toujours… et autres encombrements des trottoirs

Poitiers, fontaines, 13 mai 2011, 1, place Lepetit Oups, mon article est paru à l’état de brouillon non rédigé ce matin… j’avais préparé les photographies mais pas le texte pour cet article. Il part du relai dans la presse locale (papier et France 3) du non-renouvellement début janvier des cartes d’accès à la zone piétonne pour le cabinet d’infirmiers du centre-ville, en attente de la remise à plat du système et de l’anarchie qui règne dans les rues piétonnes. Mais cela n’est pas neuf et mon mot-clef  incivilité est bien rempli… ainsi que les articles sur le sujet… stationnement anarchique, ou encore là (avec un bilan sur plusieurs autres points), des voitures à la place des piétons, mégots, chewing-gums et autres incivilités, ras-le-bol, exemples à Poitiers et Niort (été 2013). La fontaine-lave-voitures (première photographie de cet article) reste une valeur sûre!

Poitiers, rue du Petit-Bonneveau, 3 août 2014, voitures sur les trottoirsSoyons honnête, les PV à 135 € ont à peu près résolu le point noir de la rue du Petit-Bonneveau (ici un dimanche de 2014).

Poitiers, voitures sur les troittoirs de la rue Bourcani à Poitiers, 30 août 2015Le 30 août 2015, il y avait encore des voitures à cet endroit, mais ces dernières semaines, le problème semble vraiment être juste un mauvais souvenir…

Voitures garées sur les trottoirs près de la préfecture de Poitiers, 6 septembre 2015Au fil des mois, j’ai cependant continué à prendre des photographies, même si je ne les ai pas mises en ligne. Ici, le 6 septembre 2015 devant la préfecture… C’était un dimanche matin et les voitures sont probablement celles de personnes qui allaient assister au culte au temple protestant rue des Écossais voisine, charité chrétienne : protestants et catholiques dans le même sac, faites ce que je dis, pas ce que je fais!

Livreur bloquant l'arrêt de bus Pont Achard à Poitiers, le 4 janvier 2017En revanche, le problème ne se limite pas aux rues piétonnes. Avant de pénaliser les infirmiers, il faudrait s’interroger sur quelques livreurs, toujours les m^mes souvent, qui mettent les autres usagers de la route en danger. Un exemple, ce chauffeur de la société Warning, que je n’arrête pas de croiser dans des circonstances dangereuses. Un exemple ici le 4 janvier 2017, à 13h30, garé carrément devant l’arrêt de bus Pont Achard, alors qu’il y avait une place libre 10 m devant sur une vraie place devant le n° 45 et 3 m derrière l’abribus, certes sur le trottoir mais sans gêner personne. Je lui ai fait la remarque, il m’a vertement rembarrée, disant que je n’avais qu’à faire le tout de l’abribus, et que le bus avait la place pour le contourner… Quand celui-ci est arrivé (matricule 252), il a commencé à déboîter, une voiture qui venait derrière a failli rentrer dans le bus, qui a fait un freinage d’urgence… guère apprécié par mon cerveau quand il a bougé un peu trop vite dans mon crâne! Le même chauffeur est un vrai danger public, il slalome en permanence dans les rues piétonnes, entre les autres livreurs et les piétons sans faire attention à personne, se gare en permanence sur les trottoirs, etc.

Au rayon des manœuvres dangereuses près de chez moi, toujours boulevard Pont-Achard, il y a aussi les scooters de ce fast-food asiatique, garés sur le trottoir, laissant en général le passage, mais lorsqu’ils arrivent pour se stationner, point de salut pour le piéton qui circule sur le trottoir en se croyant en sécurité! (Ici le 15 janvier 2017).

Autre exemple, sur le boulevard Solférino, depuis des mois, deux voitures se garent perpendiculairement au boulevard, occupant tout le trottoir. Le piéton est obligé (s’il est valide…) de s’engager sur la chaussée, avec les voitures qui descendent très vite (oui, souvenez-vous, c’est juste en contrebas de notre « couloir d’avalanches »), ici le 18 décembre 2016 de nuit…

Voitures sur le trottoir du boulevard Solférino à Poitiers, le 15 janvier 2017ou le 15 janvier 2017 sous la pluie qui n’arrange rien si une voiture doit freiner pour laisser passer un piéton. Je ne leur ai jamais un seul procès-verbal sur le pare-brise!!!

Voitures stationnées rue Carnot à Poitiers, 7 mai 2016L’autre question que je souhaiterais aborder, ce sont les autorisations de terrasses par la ville, depuis plusieurs années et en particulier Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, et la fin des travaux en 2001/2012 selon les secteurs, cela peut rester une belle pagaille. Ici une photographie prise le 7 mai 2016 rue Carnot : d’un côté, une invasion de voitures garées en toute impunité sur le trottoir, de l’autre, des terrasses installées sans coordination, qui ne laissent pas toujours le passage de 1,20 / 1,40 m prévues pour permettre la circulation en toute aisance aux personnes à mobilité réduite mais aussi les poussettes et autres,…

Terrasses encombrant les trottoirs de la rue Carnot à Poitiers, 7 mai 2016

Ici, il faut vraiment slalomer, entre le mobilier urbain, la forêt de piquets, de bornes, et les terrasses qui laissent la place tantôt vers la rue, tantôt vers les façades…

Rue Saint-Nicolas à Poitiers, 7 mai 2016C’est la même chose juste à côté, rue Saint-Nicolas.

Terrasses encombrant les trottoirs de la rue Magenta à Poitiers, 7 mai 2016C’est pire rue Magenta (à côté du monument aux morts de 1870-1871,et du square de la République complètement raté. Un restaurant a durablement annexé le trottoir!

Terrasses encombrant les trottoirs de la place Charles-de-Gaulle à Poitiers, 7 mai 2016

Terrasses encombrant les trottoirs de la place Charles-de-Gaulle à Poitiers, 7 mai 2016Sur les trottoirs qui bordent la place du Général-de-Gaulle, au chevet de l’église Notre-Dame-la-Grande, point de salut non plus pour le piéton, et en plus, le trottoir est haut, il y a pas mal de voitures et beaucoup de bus qui circulent sur la chaussée (ici le 12 juin 2015, mais avec le soleil, c’était à peu près la même chose ces derniers jours).

Terrasses encombrant les trottoirs de la place Charles-de-Gaulle à Poitiers, 12 juin 2015ce n’est guère mieux du côté , dans le prolongement de la grand’rue. Toujours le 15 juin 2015, mais c’était pareil cet été 2016… Le congélateur de la boulangerie empêche tout accès au petit passage laissé le long de la façade par le restaurant, avec en plus un gros dévers devant la porte!

Manèges bloquant le passage au chevet de l'église Notre-Dame-la-Grande à Poitiers, décembre 2016Et que dire du manège qui privatise complètement l’arrière de l’église depuis deux ans pendant presque deux mois pour les fêtes de fin d’année (ici le décembre 2016 à 8h30). Il pose des barrières, le piéton qui vient de l’arrêt de bus très fréquenté à l’opposé de la place est coincé entre ces barrières et la terrasse du bistrot qui reste en place l’hiver. Là encore, un très haut trottoir empêche toute personne qui a un peu de difficulté de circuler, et ce blocage complique la vie de tous!

La question ne se pose pas qu’en été!!! Voici une photographie prise rue du Marché le 19 janvier 2017 (la colonne au premier plan de l’image est celle de l’ancienne chambre de commerce, avec des sculptures de Raymond Émile Couvègnes (1935) et des peintures de Henri-Pierre Lejeune). Les bacs, les tables et les chaises obstruent complètement le trottoir!!!

La réflexion en cours par la ville sur les cartes d’accès aux rues piétonnes ne pourrait-elle pas être élargie à la libre circulation du piéton sur les trottoirs et aux terrasses avant la sortie des « terrasses d’été » (dès le 1er avril?)???

Tour de France des maladies rares…

Du  18 septembre au 8 octobre 2017, Frédéric Debusschère, dont le fils de 10 ans Ethan est atteint d’une maladie rare (maladie de Dent), réalisera un tour de France des maladies rares à vélo au profit de l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques.

Ce soir (18 février 2017), Frédéric assistera à Lille avec Isabelle et Thierry Marchetti, présidente et trésorier de l’association, au match de basket de la ligue féminine entre l’Entente Sportive Basket Villeneuve d’Ascq Lille Métropole (ESBVA-LM) et Nice au Palacium de Villeneuve d’Ascq. Une tombola sera organisée pour gagner des lots du club au profit du projet.

Vous pouvez aussi voir le reportage réalisé par grandLille.tv le 14 février 2017.

Logo de l'association Valentin ApacL’association Valentin Apac se consacre aux anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont un seul chromosome X), et aux anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.), à leurs conséquences (selon les cas, handicap, polyhandicap, stérilité, fausses-couches à répétition, deuil périnatal, …).

Cette année, l’association a publié 15 livres de témoignages, réunis par syndromes ou groupes d’anomalies, accompagnés d’une partie médicale relue par le comité scientifique. Vous pouvez les commander sur le site de l’association, ainsi que les « produits dérivés » (T-shirt, badges, porte-clefs/jetons pour caddie), dans la boutique en ligne.

Quartier Lointain de Jirô Taniguchi

pioche-en-bib.jpgCouverture du tome 1 de Quartier Lointain de Jiro TaniguchiCouverture du tome 2 de Quartier Lointain de Jiro TaniguchiJirô Taniguchi est décédé hier, le 11 février 2017. L’occasion pour moi de republier cet article, l’un des premiers mangas que j’ai lus…

Note du 30 janvier 2015 : Je n’irai pas encore au festival d’Angoulême cette année, pas question de prendre des risques dans la foule… Mais il y a une grande exposition sur Charlie hebdo au musée de la bande dessinée (qui avait été transformé en 2012 en musée privé par Art Spiegelman), et comme Bill Watterson, auteur de Calvin et Hobbes, grand prix l’année dernière, n’a pas voulu sortir de sa « tanière », c’est une grande exposition Taniguchi qui a été organisée, d’où la réédition de cet article. Il me reste un an pour lire les mangas de Katsuhiro Otomo, nouveau grand prix, qui devrait donc avoir une grande rétrospective l’année prochaine!

Article du 31 mai 2013: Cet album a reçu l’alph’art du meilleur scénario au festival d’Angoulême en 2003. Je l’ai trouvé dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Quartier Lointain de Jirô Taniguchi (scénario et dessin), traduit du japonais par Kaoru Sekizumi et Frédéric Boilet, éditions Casterman, tome 1, 2002, 198 pages, ISBN 9782203372344 et tome 2, 2003, ISBN 9782203372382 (existe aussi en un tome regroupant l’intégrale).

L’histoire : Dans le Japon de la fin des années 1990, Hiroshi Nakatana, 48 ans, doit rejoindre sa femme et ses deux filles à Tokyo après un voyage d’affaire… La soirée a été bien arrosée, et il se trompe de train, se retrouve dans sa ville natale, Kurayoshi. Comme il a deux heures d’attente pour pouvoir reprendre un train vers Tokyo, il décide d’aller voir la tombe de sa mère… Là, il s’endort… et se réveille au même endroit, plus de 30 ans plus tôt… Il a 14 ans, se retrouve à la veille de la rentrée des classes, et se rappelle des événements qui vont survenir bientôt, la disparition de son père notamment… Redevenir collégien, retrouver ses amis d’enfance, sa famille, tels qu’il les a connus dans le passé le perturbe. Saura-t-il changer le cour des choses? Reviendra-t-il à sa vie d’homme mûr?

Mon avis : le passage sur la rencontre des parents du narrateur, juste après la seconde guerre mondiale, et la mutation du Japon rural au Japon urbain (fils d’agriculteur, après-guerre, le père devient tailleur), la transformation de la ville en 30 ans, m’a bien intéressée. L’histoire en elle-même, sinon, le retour vers le passé et tenter d’en changer le cours, ne m’a pas complètement convaincue. Le rapport du jeune (première cuite chez un copain) puis de l’adulte à l’alcool (en plus, au whisky, pas à l’alcool local) aurait mérité, je trouve, un développement plus important. Je lis rarement des mangas, celui-ci m’a plutôt plu, sans enthousiasme excessif.

Sur un sujet voisin : voir Camille redouble de Noémie Lvovsky

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