Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Le musée des Beaux-Arts de Metz

Façade du musée des Beaux-Arts de Metz Début août 2012, j’ai passé quelques jours à Metz… Après les expositions 1917 et Sol LeWitt au centre Pompidou, je ne pouvais pas rater le musée de la Cour d’or, qui rassemble l’archéologie et les beaux-arts (voir le site du musée de la Cour d’or). Des collections exceptionnelles… Bon, je ne sais pas où se cache la préhistoire et notamment le Néolithique, mais pour la Protohistoire et l’Antiquité romaine, il y a des merveilles… dans ces salles où je me suis longuement attardée, mais aussi dans les suivantes.

Un très gros bémol néanmoins, les éclairages sont catastrophiques, à moins qu’il n’y ait eu des modifications depuis ma visite (2 août 2012). Quelques exemples: au sous-sol, les cartels des thermes sont écrits en blanc sur fond noir dans une salle sombre: ils sont tout simplement illisibles. Des objets en pierre, qui n’ont donc pas de contrainte d’éclairage pour raison de conservation, sont très mal éclairés. Les cartels écrits en minuscules caractères et sans contraste suffisant de couleur (blanc sur rouge, beige sur noir) sont illisibles pour les bien-voyants, alors qu’en est-il pour ceux qui ont des problèmes de vision??? De toute façon, ils ont toutes les chances (tous les risques) de ne pas sortir indemnes de la visite, absence de marquage de la quasi-totalité des nez de marches d’escaliers, de bandes podotactiles et de rampe débordante sur beaucoup d’escaliers. Il y a une foule de marches dans ce musée, très peu accessible de ce fait aux personnes à mobilité réduite, et une bande de roulement lisse serait nécessaire dans le très beau grenier, impossible de traverser cette grande salle en fauteuil avec des pavés aussi irréguliers..

Problème d’éclairage encore avec des spots dans la figure, par exemple lorsqu’on veut lire le panneau qui accompagne la colonne de Merten (j’ai dû intercaler ma main entre le spot et mon visage pour réussir à voir quelque chose) ou bien un spot à l’arrière de la vitrine des bijoux mérovingiens (salle 17) qui empêche également de voir la vitrine… Ce ne sont que quelques exemples, j’ai pris deux pages de notes…

Deux ATC pour deux anniversaires

Deux ATC gourmandes pour deux anniversaires Pour accompagner les cadeaux d’anniversaire pour Cathdragon (un dragon sur une grille de Capucine O terminé en couverture de carnet) et Milkinise / Anne-Lise (un cobaye à lire, sur une grille de Battybat, terminé en trousse), j’ai réalisé deux ATC (cartes créatives de 2,5 sur 3,5 pouces). J’ai réalisé deux gâteaux avec des chutes de tissu…

Echange marque-page et livre… j’ai été gâtée!!!

Echange de marque-page 2012, 3, cadeau reçu Avant de revenir vous montrer la finition du marque-page avec des boutons brodés que j’ai envoyé à Pierrette / Le Terrier de Marmotte dans le cadre de l’échange livre et marque-page organisé par Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, voici les merveilles que j’ai reçues de Nini 79. Elle a choisi La marche de Mina de Yoko Ogawa [suivre le lien pour voir mon avis], chez Babel, un auteur que j’avais découvert avec La formule préférée du professeur.

Echange de marque-page 2012, 4, le marque-page recto et verso

Voici de plus près le joli marque-page, une vraie invitation à la lecture!

Un grand merci à Nini 79, n’hésitez pas à aller aussi voir son blog!

Tangente vers l’est de Maylis de Kerangal

Couverture de Tangente vers l'est de Maylis de Kerangal

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque, j’avais beaucoup entendu parler du précédent livre de cette auteure, mais pas lu Naissance d’un pont (prix Médicis 2010). [Depuis, j’ai aussi lu À ce stade de la nuit et Réparer les vivants].

Le livre : Tangente vers l’est de Maylis de Kerangal, collection Minimales, éditions Verticales, 2012, 128 pages, ISBN 9782070136742.

L’histoire : de nos jours dans le Transsibérien. Après avoir tout tenté pour échapper au service militaire en Sibérie, le jeune Aliocha déprime dans le train et le wagon de soldat. Il tente de fuir à Krasnoïarsk, mais la provodnista, redoutée chef de wagon, et sergent Letchov, qui le prennent en tenaille, veillent et l’obligent à remonter en voiture… Au moment de remonter, il aperçoit une étrangère, Hélène, qui fuit Anton, son ami russe nouvellement nommé directeur d’une usine hydro-électrique. Aliocha va réussir à la rejoindre dans son compartiment de première classe… Échappera-t-il à l’armée?

Mon avis : à l’occasion de l’année France-Russie 2010, une quinzaine d’écrivains français ont embarqué à bord du transsibérien, Maylis de Kerangal était du voyage et en a tiré ce court roman (ou longue nouvelle? ou est la frontière?). L’ambiance du train, la terreur du jeune soldat de son affectation et du bizutage qu’il devra subir, la vie brève de Hélène aux environs de Krasnoïarsk, avec peu de mots, l’auteur réussit à décrire les lieux et les ambiances. Un récit court pour un long voyage de plusieurs jours qui aurait pu être monotone, une rencontre assez improbable, mais qui souligne l’ineptie du service militaire russe…

Coussin magique (2), le tour

Coussin pique-aiguilles, 2, le tour intérieur terminé Depuis qu’il est paru, j’avais envie de réaliser le coussin magique proposé par Marie Suarez dans le n° 89 (mars/avril 2012) de mains et merveilles point de croix, dans lequel j’ai déjà réalisé un sac avec une broderie différente, le bonbon à lire. Je poursuis mon avancée, après le contours, le motif du tour est maintenant terminé… J’ai choisi une chute de toile de lin écrue, et de la soie d’Alger qui était dans mon dernier achat à la brocante…

PS: vous pouvez désormais découvrir motif central, les points spéciaux et l’assemblage.

Poitiers, coeur d’agglo, faut pas regarder dans les détails…

Poitiers, septembre 2012, 01, sous le clocher de Saint-Porchaire Puisque nous sommes en pleines Journées européennes du patrimoine 2012, j’ai eu envie de faire une promenade en centre-ville de Poitiers, en plein secteur sauvegardé, dans et aux abords immédiats d’édifices protégés au titre des monuments historiques, dans un rayon de moins de 5 minutes à pied autour de l’hôtel de ville. Depuis le début de Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…, il y a deux ans, il y a eu des destructions irrémédiables, la dernière en date étant la destruction du square de la République, dessiné par le grand architecte paysager Édouard André, destruction assumée par l’architecte Yves Lion… Les pavés, c’est pas mieux que les plantes??? Je vous mets ici des choses dont je ne vous ai pas encore parlé, mais vous ai préparé une mosaïque d’images en fin d’article, clic sur les vignettes pour retrouver les articles où je parle des problèmes, ainsi que quelques repères bibliographiques. Un bon point quand même, cette opération a été l’occasion d’agrandir la zone piétonne et de nettoyer beaucoup de façades très noires jusqu’alors…

Il y a peu, je vous ai montré la très belle restauration du clocher de l’église Saint-Porchaire. Il y avait un spot qui éclairait le soir à côté de ce qui était visé (tiens, ça me rappelle aussi cette façade), les électriciens sont intervenus vendredi dernier en début d’après-midi, quelques heures avant l’inauguration officielle de la restauration… En revanche, ils ont laissé sous le clocher la guirlande de leds, façon tube en plastique pour éclairer les maisons à noël, c’est vraiment dommage, parce que le clocher débarrassé de son sas en bois a vraiment belle allure…

Poitiers, actualité juillet 2012, canapés colorés devant l'hôtel de ville

Puisqu’il est question de sas, déplaçons nous de quelques dizaines de mètres… là aussi, la façade restaurée a belle allure, la suppression de l’escalier monumental qui y mène ne lui donne plus son ampleur symbolique, sur son socle, mais permet l’accès de tous, y compris les personnes à mobilité réduite, par le même cheminement. Il y a quelques semaines en revanche, gros couac, un sas hideux a été installé derrière la porte, si peu en accord avec le bâtiment inscrit parmi les monuments historiques et non conforme au projet qu’il a été démonté quelques jours plus tard…

Poitiers, septembre 2012, 02, dans le hall de l'hôtel de ville, carrelage et moulures cassées … non sans dommages collatéraux, comme l’éclatement de nombreux carreaux de marbre au sol et l’entaille des moulures…

Poitiers, septembre 2012, 03, hôtel de ville, spots en plastique Et puisque nous sommes dans le hall, interrogeons-nous aussi sur la pertinence de poser des spots en plastique bas de gamme…

Poitiers, septembre 2012, 04, problèmes de poubelles et benne à verre Ressortons, et là, il est visible qu’il y a un énorme souci d’hygiène. Nos urbanistes super pensants (toujours le cabinet d’Yves Lion) ont juste oublié l’évacuation des poubelles, ce qui est un comble… Au bout de la rue des Grandes Écoles, les bistrots du secteur sortent et amoncellent leurs poubelles dès 18h… Elles y restent jusqu’au lendemain matin (je suis sympa, j’ai pris la photo le matin…). La ville a annoncé qu’elle allait installer un local collectif pour les restaurants dans le parking de l’hôtel de ville, je veux bien que ce soit utile pour les restaurants de la place, mais je vois mal ceux de la rue des Grandes écoles parcourir une telle distance avec leurs ordures (et ça ne résout pas la question de l’hygiène pour eux…). Juste à côté, c’est une benne à verre qui déchaîne depuis plusieurs semaines les passions (les messages humoristiques sont enlevés chaque matin par le service propreté, mais vous pouvez les voir chez M. Echo, ici et ), et à juste titre… Au lieu d’être installée par exemple rue Claveurier, entre les arbres (qui mettront des années à pousser) et les arceaux à vélo, elle a été mise sur la terrasse (au mètre-carré concédé fort cher par la mairie) d’un bistrot rue de l’Éperon, absurde!

Poitiers, septembre 2012, 05, un panneau qui empêche la fermeture du volet Puisque nous sommes là, traversons juste la rue… Les riverains de la rue de l’Éperon m’ont signalé il y a quelques jours (enfin, presque deux semaines) ce panneau de sens obligatoire à la limite de la rue de l’Éperon et de la rue de Puygarreau, posé quelques centimètres trop haut, il n’est plus possible de fermer les volets du rez-de-chaussée… Je suis repassée par là hier (visite du chantier de fouilles dans le cadre des journées du patrimoine), le panneau est maintenant tordu, mais pas sûre que le volet passe quand même…

Poitiers, septembre 2012, 06, des végétaux en plastique

Éloignons-nous un peu et quittons les réalisations communales pour voir quelques exploits privés… mais qui devraient faire l’objet d’un contrôle par la ville, au titre de l’urbanisme en secteur sauvegardé… Il y a quelques mois, de hideux murs végétaux en plastique ont fleuri dans le centre commercial (à gauche de l’image, le mur est celui de la chapelle des cordeliers, reprise dans un magasin de vêtements)… Pas de doute, je préfère les vrais (voir les murs végétaux de Patrick Blanc à Chaumont-sur-Loire, par exemple, celui du musée du quai Branly fonctionne moins bien). Et puisque le plastique a été toléré là, il est apparu il y a quelques jours sur une terrasse de brasserie rue Carnot…

Poitiers, septembre 2012, 08, bien restauré mais mal fini, enseigne et store

Son voisin et concurrent avait plutôt bien amorcé sa restauration, le dégagement des fenêtres du bâtiment à gauche de leur coffrage de bois est plutôt réussi… Mais ensuite, il y a des détails approximatifs, par exemple la pose du store ou l’enlèvement de l’ancienne enseigne après le départ de l’entreprise de restauration, qui laisse donc une marque très disgracieuse sur la façade…

Poitiers, septembre 2012, 07, des autocollants criards en façade Si on traverse juste la rue, à l’angle de la rue Saint-Nicolas, un magasin de jeux vidéos a ouvert il y a quelques semaines. Il a maculé sa façade d’autocollants criards… D’après un article lu dans la presse, ils sont bien non conformes à la réglementation des enseignes en ville, mais ils sont toujours en place (vendredi, un échafaudage était en cours d’installation sur l’immeuble). [PS: le magasin a fait faillite en avril 2013, exit les autocollants].

Poitiers, septembre 2012, 09, un support pour drapeaux à travers une porte protégée En même temps, pourquoi forcer un privé à respecter la réglementation, alors que l’État s’en moque complètement? Nous nous éloignons un peu, et allons rue Théophraste-Renaudot, juste à l’angle de la rue Victor-Hugo (je vous ai montré la façade rue Victor-Hugo). Juste à l’arrière se trouve un hôtel particulier dont l’orthographe varie selon les documents, mais qui figure ainsi dans la base Mérimée :  » Hôtel Joulard-d’Iversais (ancien) / la porte cochère y compris ses vantaux (cad. BL 61) : inscription par arrêté du 5 mars 1970 « . Les services de la préfecture ont dû oublier de demander une autorisation avant de visser ce porte-drapeaux en plein dans un « monument historique », sans aucune précaution (et sans doute sans demande d’autorisation).

J’arrête là, j’ai encore du stock pour de prochains articles (en s’éloignant un peu en particulier), en attendant, je vous invite à relire mes articles précédents sur divers problèmes soulevés ces derniers mois…. clic sur les vignettes pour accéder aux articles…

Poitiers, square de la République, 5, sans les grilles Poitiers, consoles de la banque populaire, 2, détail de l'erreur du sculpteur Poitiers, ville inaccessible au handicap, 09, les fameuses boules casse-gueule
Poitiers, fin mai 2012, 7, chapelle Saint-Louis, rampe peinte en blanc puis en gris Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 04, spot mal positionné rue de la Marne Nouvelle plaque de rue pour la rue de Blossac à Poitiers
Poitiers, balcon rue Charles-Gide, problème de restauration Poitiers, place d'Armes, fin novembre 2011, 1, dégradations Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le kärcher, le 21 février 2012 dans l'après-midi
Poitiers, l'intérieur de la poste, 1, avant travaux en 2011, cliché A.C. La plaque de la rue Scheurer-Kestner à Poitiers, avec trois fois un c manquant Poitiers, coeur d'agglo, 3 septembre 2010, 17h15, vue 4, troncs abattus
Poitiers, fin mai 2012, 5, deux détails de la pharmacie Carnot avec façade défoncée Poitiers, actualité juillet 2012, grilles du square de la République avant et après coeur d'agglo Le nouveau mobilier urbain de Poitiers, mars 2012, 03, poubelle décolée, enfin, la colle

 

Poitiers, arbres sur un mur, rue Saint-Hilaire, détailsSi vous allez visiter l’église Saint-Hilaire, vous pouvez toujours admirer l’invasion de la végétation sur les murs à proximité, je n’ai rien contre les plantes, au contraire, sauf quand elles menacent l’intégrité des murs…

Et quelques lectures utiles sur les bâtiments cités (en pdf)… voir les articles de Grégory Vouhé parus dans la revue L’Actualité Poitou-Charentes:

– Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, n° 95, janvier 2012, p. 45

Édouard André, jardins pour Poitiers, n° 96, avril 2012, p. 42-44.

La place d’armes rénovée, n° 95, janvier 2012, p.46-47

– Théâtre de Poitiers, pour Pansart et Lardillier, n° 97, juillet 2012, p. 25

Louis XIV à Poitiers, n° 91, janvier 2011, p. 42-43

Une blancheur de marbre, n°86, octobre 2009, p. 45 [sur la construction de l’hôtel de ville]

Poitiers hausmanien, n°83, janvier 2009, p. 46-47

Le chef-d’œuvre d’Hilaire Guinet, n° 94, octobre 2011, p. 20-23.

– Et sur l’hôtel de ville: le catalogue de l’exposition Un Louvre pour Poitiers La construction du Musée – Hôtel de ville
1867 – 1875, par Anne Benéteau Péan et Grégory Vouhé, édition des Musées de la ville de Poitiers, 2010.

Louis Pasteur à Dole

Louis Pasteur à Dole, 01, maison natale Il y a déjà longtemps, je vous ai parlé du monument à Pasteur par Alexandre Falguière, avec des vues d’hier et d’aujourd’hui, à Paris (place de Breteuil), je vous renvoie à ces articles pour quelques repères sur la vie de Louis Pasteur. Début août 2012, lors de mes vacances dans le Jura, j’ai fait une halte de quelques heures à Dole… j’en ai rapporté cette photographie de la maison où il est né le 27 décembre 1822, aujourd’hui transformée en musée, dans le quartier des tanneurs.

Louis Pasteur à Dole, 02, monument près de la maison natale Dans le jardin voisin (passage de l’abreuvoir) a été élevé un petit monument le 14 juillet 1931 (date inscrite sur le socle)…

Louis Pasteur à Dole, 03, buste près de la maison natale Il renferme un buste en bronze… Il ne porte pas de signature, mais d’après le site du musée, il s’agit d’une copie récente du buste réalisé en 1877 par Paul Dubois (Nogent-sur-Seine, 1829 – Paris, 1901). En cherchant, j’ai trouvé le plâtre original qui semble correspondre à ce tirage dans la base Joconde, mais date de 1880 d’après la notice (présenté au présentée au salon des artistes français de 1880 sous le n° 6285, la notice fait bien allusion au tirage de Dole). Ce plâtre original se trouve aujourd’hui au musée Paul Dubois-Alfred Boucher à Nogent-sur-Seine. Le monument de Dole de 1931 a été conçu par Jean Hézard.

Louis Pasteur à Dole, 04, monument dans le parc Mais le grand monument à Louis Pasteur se trouve un peu plus loin, dans le jardin public près du cours Saint-Mauris (un jardin dont je vous reparlerai dans les prochaines semaines). Il se compose d’une colonne au sommet de laquelle se trouve une statue en bronze représentant Louis Pasteur pensant et au pied, une mère tenant sur ses genoux deux enfants et une allégorie féminine figurant l’humanité. Sur la colonne se trouvent également des reliefs sculptés. Le projet a été choisi à l’issue d’une souscription internationale et un concours lancés en 1898, sous le patronage de Félix Faure, soit trois ans après la mort de Pasteur. Le monument a été inauguré le 3 août 1902, donc avant le monument parisien.

Louis Pasteur à Dole, 05, signatures de Antonin Carles Plusieurs signatures sur le monument, celle du sculpteur, [Jean] Antonin Carlès (Gimont, 1851 – Paris, 1919) qui se trouve à la fois sur les plis de la femme (pas de photo), sur le socle avec la date 1902 et sur la terrasse (le rebord) de la statue de Pasteur. Celle de l’architecte, [Jules] Léon Chifflot (Lyon, 1869 – Bréhat, 1949, grand prix de Rome d’architecture en 1898, l’architecte en 1920 de la Casa Velasquez) se trouve sur le socle, désolée, pas de photographie, elle était floue.

Louis Pasteur à Dole, 06, Pasteur debout et pensant au sommet Au sommet donc se tient Louis Pasteur, représenté debout et pensif… Une statue de bronze assez classique…

Louis Pasteur à Dole, 08, la mère et les enfants Au pied du monument, voici le groupe en bronze avec la mère éplorée tenant sur ses genoux deux enfants, et devant elle, une femme qui désigne l’inscription  » A / LOUIS / PASTEUR / NE A DOLE / LE 27 DECEMBRE / 1822  » … et qui se prolonge donc en bas (voir photographie précédente) … « L’HUMANITE RECONAISSANTE ».

Louis Pasteur à Dole, 09, l'humanité

La femme debout, qui lève la main droite vers Pasteur, peut être assimilée à une allégorie de « l’humanité reconnaissante ».

Louis Pasteur à Dole, 10, les reliefs sur la colonne Au dos de la colonne, l’inscription rappelle l’origine des fonds…  » SOUSCRIPTION / INTERNATIONALE ».

Louis Pasteur à Dole, 11, reliefs avec la vigne, le loup enragé et les moutons Voici de plus près les reliefs où l’on reconnaît de la vigne et du raisin (travaux sur la fermentation autour de 1865) des moutons (allusion au vaccin contre le charbon du mouton qu’il mit au point en 1881), un loup enragé (travaux sur la rage à partir de 1881, premiers essais du vaccin en 1885).

PS: si vous êtes « fans » de maisons natales, vous pouvez aussi aller lire mon article sur Théophraste Renaudot à Loudun (Vienne).

Une grosse surprise de Dalinele

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 1, l'ensemble (moins les noisettes)

Surprise en rentrant l’autre jour… Le concierge me hèle… une dame (attention, la dame a un nouveau blog!) a laissé un gros paquet pour vous… Voici le contenu de ce gros paquet… qui était accompagné de plein de noisettes toutes fraîches et excellents, je n’ai pas encore tout mangé! Un grand merci à toi, Dalinele et je te montre très vite la poupée assemblée… peut-être un petit délai pour l’utilisation des boutons…

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 2, ATC Nans Un petit clin d’œil à mes articles de ces dernières semaines (voir en fin de celui-ci)… avec une ATC (carte de 3,5 sur 2,5 pouces, soit 8,9 sur 6,4 cm) intitulée « le village de Nans », il faut que j’envoie la photo aussi à Marlie!

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 3, tortue Une carapace de tortue en tissu… idéale pour coiffer une petite corbeille (celle des noisettes est trop grande )… avec en plus une étiquette brodée personnalisée!

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 4, cartes à publicité Plein de nouvelles cartes à publicité et un marque-page… de quoi enrichir ma collection…

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 5, cartes à publicité … surtout qu’il y a aussi celles-ci!

Reçu de Dalinele en septembre 2012, 6, cartes anciennes et copies d'anciennes Enfin deux cartes à publicité anciennes (pour une marque d’alcool) et deux copies de cartes anciennes…

Et mes derniers articles sur Nans-sous-Sainte-Anne…

Pour le dernier salon du fil de Nans-sous-Sainte-Anne, Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA a réalisé une grille spéciale, qui a été envoyée aux participantes aux concours (et était en vente sur place), vous pouvez revoir le cadeau en retour et mes vaches

Toutes les étapes de la broderie du village:

première étape

deuxième étape

troisième étape

quatrième étape

cinquième étape (terminé)

– la finition… bientôt!

Petite histoire des colonies françaises, tome 1, l’Amérique, de Grégory Jarry et Otto T.

Couverture de Petite histoire des colonies françaises, tome 1, l'Amérique, de Jarry et Otto

Et voilà, je continue la Petite histoire des colonies françaises de Grégory Jarry et Otto T. avec le premier tome, consacré à l’Amérique française. Des mêmes auteurs, vous pouvez revoir mon avis sur le tome 2 (l’Empire), le tome 3 (la décolonisation) et le tome 4 (la Françafrique) bientôt, ainsi que sur Village toxique. Ce premier tome avait reçu le prix Tournesol au festival d’Angoulême en 2007.

Le livre : Petite histoire des colonies françaises, tome 1, l’Amérique française de Grégory Jarry et Otto T., éditions Flbl, 2010, 60 pages, ISBN 978-2-35761-022-4.

L’histoire : depuis le Moyen-Âge, Français et Anglais se livrent à une rivalité chronique (chapitre 1). A partir de 1560, la Floride est colonisée notamment sous l’impulsion des Protestants, il s’agit aussi pour eux d’avoir une issue de secours pour les guerres de religion qui se profilent (chapitre 2). En 1534, Jacques Cartier pose le pied au Canada (chapitre 3), bientôt suivi par Samuel Champlain, ça se corse entre les Français, les Anglais et leurs différents alliés Indiens. Le chapitre 4 est consacré à la Floride, le suivant aux Antilles (avec l’esclavagisme pour la production sucrière et le commerce triangulaire)… avant d’arriver (chapitre 6) au conflit avec les Anglais, à la vente de la Floride aux Espagnols, à la perte du Québec, à la Révolte de Saint-Domingue, et les territoires toujours colonisés aujourd’hui par la France, la Guadeloupe, la Martinique et la Guyane.

Mon avis : le récit est porté par un général de Gaulle très stylisé. Comme les autres livres signés Grégory Jarry et Otto T., nous sommes à la limite de la bande dessinée, avec sur chaque page un bloc de texte qui narre l’histoire et en dessous, une série de vignettes non délimitées par des cases, qui illustrent souvent avec beaucoup d’humour le texte, dans un dessin très stylisé, en noir et blanc sur fond bleuté (dans plusieurs nuances). L’humour est mis au service d’une histoire complexe, survolée à grands traits, comme une introduction et une invitation à approfondir le sujet.

Pour aller plus loin : Sur la Nouvelle-France, voir notamment, sous la direction de Mickaël Augeron, Dominique Guillemet, Alain Roy et Marc Saint-Hilaire, Sur les traces de la Nouvelle-France en Poitou-Charentes et au Québec, cahier du patrimoine n° 90 (978-2-84561-438-3, chez Geste éditions), dont je vous ai parlé ici (je vous conseille le chapitre sur les Filles du Roi, sujet à peine signalé dans l’album), ou encore Samuel de Champlain, Carnet de voyages au Canada, une bande dessinée du XVIIe siècle interprétée par Patrick Henniquau et Bernard Mounier, avec plusieurs liens dans l’article que je lui ai consacré.

Broderie pour un nouveau marque-page

Echange de marque-page 2012, 1, la broderie Cet été, Emmanuelle / le Marquoir d’Élise a organisé un échange livre et marque-page, sous forme de ronde avec envoi début septembre…

Il est arrivé à bon port, je peux donc vous révéler la broderie… Ma gâtée est Pierrette / Le Terrier de Marmotte. Comme elle réalise beaucoup de couture et de patchwork, j’ai choisi un motif de boutons brodés, trouvés dans le n° 183 (février 2012) des Idées de Marianne. J’ai choisi des fils DMC à variation, en deux fils : 90, 94 et 69. Et un gris orphelin de son numéro pour les points arrière. Pour la finition, à suivre bientôt… avec aussi le livre qui l’accompagnait.

Voir ici le bel ensemble que j’ai reçu de la part de de Nini 79, ainsi que mon avis sur le livre, La marche de Mina de Yoko Ogawa.