Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Aya de Yopougon, de Abouet et Oubrerie

Couverture du tome 1 de Aya de Yopogon pioche-en-bib.jpgUne BD à nouveau empruntée à la médiathèque. Elle a reçu en 2006 le prix du premier album au dernier festival de la BD d’Angoulême.

Le livre : Aya de Yopougon, de Marguerite Abouet (scénario ) et Clément Oubrerie (dessins), collection Bayou, éditions Gallimard, 96 planches (et quelques pages pour aller plus loin, vocabulaire, recette de cuisine, etc.), 2005, ISBN 978-2-07-057311-7.

L’histoire : en 1978, à Yopougon, un quartier d’Abidjan en Côte d’Ivoire. Aya et ses copines et cousines sont en pleine fin d’adolescence, autour de 18/19 ans. Aya est une fille sérieuse, qui n’aime pas sortir, draguer, danser, et pense aux études de médecine qu’elle veut faire pour échapper aux trois C : coiffure, couture et chasse au mari ». Adjoua et Bintou, elles, ne pensent qu’à tromper la vigilance de leurs parents et à sortir dans un bar branché pour rencontrer des garçons. Où elles rencontrent aussi leurs oncles, qui courent les jeunettes, des frimeurs en Toyota… jusqu’au moment où l’une tombe enceinte, que va-t-il se passer?

Mon avis : je n’ai pas vraiment mordu à cette bande dessinée, qui pourtant semble plaire à beaucoup, elle fut longtemps assez en tête du top BD des blogueurs organisé par Yaneck / Mes BD à moi, c’est d’ailleurs pour cela que je l’ai empruntée. Mais je n’ai pas vraiment mordu au scénario, qui montre une Afrique insouciante, une vie de quartier où les jeunes gens ne pensent qu’à se retrouver (sauf Aya), seul point un peu plus profond qui est abordé, la possibilité d’un avortement clandestin.

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Logo BD for Women

Les articles des livres lus dans le cadre du défi Libérez les femmes artistes et leur crayon du placard, proposé par Audouchoc sont classés ici.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010 (19), Colorès

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, le jardin 9, 5, la table à l'entrée du jardin Depuis quelques semaines, chaque jeudi après-midi (quand je ne me trompe pas de date de publication…), je vous emmène à Chaumont-sur-Loire. Je vous rappelle que j’y suis allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin 2010. Cette année, je vous ai déjà montré le vallon des brumes, je vous emmène à nouveau dans le vallon, mais cette fois en partant par le chemin après le jardin n° 10, qui passe juste derrière le jardin 9, dont je ne résiste pas à l’envie de vous remontrer la grande table… Nous prenons donc le chemin des fers sauvages, pour arriver aux œuvres qui composent Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 1, les photos d'arbres à loques Comme pour l’arbre à prières du jardin n° 13, les artistes ont décliné le principe des arbres à loques, dont ils ont photographiés quelques exemplaires à travers le monde…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 2, les photos d'arbres à loques … Photographies qui se retrouvent suspendues aux arbres eux-mêmes entourés de ces chiffons votifs.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 3, passerelle de fer On franchit l’une des passerelles du sentier des fers…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 4, arbres à loques … pour découvrir un autre arbre à loques.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 5, passage de fer Un autre passage entre les fers…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 6, arbres à loques … et une autre version très colorée d’arbre porte chance…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 7, le fond du vallon Dans un creux, on découvre les troncs entourés de tissus, comme l’année dernière

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 8, le fond du vallon, les silhouettes … et tout au fond d’un cratère, je les trouve superbes, des silhouettes qui évoquent ce peuple des mânes…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 9, le fond du vallon, les silhouettes en voici une autre vue

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 10, le fond du vallon, les silhouettes et encore une autre

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, colorès, 11, plateforme encadrée de perches rouges avant de remonter vers le vallon des brumes, en passant par cette plateforme bordée de perches rouges du projet 2009.

Vous pouvez en voir ici de nouvelles photographies prises en 2011.

Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.

Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :

  • un premier aperçu
  • le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
  • le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
  • le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
  • le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
  • le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
  • le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
  • le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
  • le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
  • le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
  • le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
  • le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
  • le jardin 11, Philocephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss
  • le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
  • le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
  • le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
  • le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
  • le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur
  • le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
  • le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
  • le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
  • le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
  • le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
  • le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
  • le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain,
    Caroline Foulonneau et Julie Colin
  • le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
  • le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
  • le vallon des brumes
  • les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
  • les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
  • les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
  • le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
  • le Marie Denis
  • Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
  • et les liens vers les articles des années précédentes

Octobre, halloween se profile (5 et 6)

SAL octobre de Petite Fée Nougat, terminé avec un fantôme et le nom du mois En octobre, halloween se profile… même si je e participe pas à cette fête ancestrale (au moins gauloise) passée chez les Anglo-saxons et revenue de manière commerciale chez mou… Aujourd’hui, pour la case en bas à gauche, j’ai choisi le fantôme parmi les grilles proposées par Petite fée Nougat. Le nom du mois en orange en haut, une attache parisienne noire, et voici encore un mois de terminé…

Retrouvez toutes les étapes de ces SAL

Mon anniversaire par Anne-Lise

Mon anniversaire 2010 par Anne-Lise, 1, l'ensemble Pour mon anniversaire, qui dure, qui dure, j’ai été très gâtée par Milkinise / Anne-Lise, un énorme merci à toi, cela m’a fait très plaisir!

Mon anniversaire 2010 par Anne-Lise, 2, la carte Une jolie carte scrappée tout en bleu, Anne-Lise me connaît bien!

Mon anniversaire 2010 par Anne-Lise, 3, les serviettes Une superbe paire de serviettes de table très très gourmandes…

Mon anniversaire 2010 par Anne-Lise, 4, miam, tarlette aux fraises brodées! Comment ça, vous ne voyez pas? Voici de plus près une jolie tratelette aux fraises…

Mon anniversaire 2010 par Anne-Lise, 5, miam encore! Une charlotte (aux framboises) Et encore une grosse charlotte (aux framboises, dit Milkinise / Anne-Lise…). Elle a précisé chez elle que les grilles viennent du magazine Création Point de Croix n° 2, brodées sur de la toile de lin parme 12 fils. Encore merci à toi, je vous montre dans les prochains jours ce que j’ai reçu de Dianou, de Vérobis, ce que j’ai acheté à Strasbourg, etc…

Les femmes savantes de Molière

Couverture des femmes savantes et autres pièces de Molière
Logo du défi J'aime les classiques Un voyage dans les classiques sans Molière, c’était inconcevable… Restait à choisir un titre à relire… Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie (clic sur le logo pour voir mon récapitulatif).

Le livre : Les femmes savantes de Molière [première édition en 1672, une des dernières pièces de Molière, lue dans une édition bon marché, les classiques français, édité par Maxilivres quand ils existaient encore, 1993, page 11 à 115 de ce volume qui comprend aussi les précieuses ridicules et le malade imaginaire].

L’histoire : dans le troisième quart du 17e siècle, dans une famille bien comme il faut, proche de la cour. Trissotin, un faux savant, tente de séduire et manipuler trois femmes d’une même famille, la mère, Philaminte, sa belle-sœur, Bélise, une de ses deux filles, Armande. Avec force poèmes et une façade d’érudition, il vise surtout le porte-monnaie de ces dames. Le reste de la famille, le père, Chrysale, son frère, Ariste, et la fille cadette, Henriette, essaye de leur faire prendre conscience de la manipulation… Clitandre, enfin, a longtemps courtisé Armande, mais, concurrencé par son goût de la philosophie, il s’est finalement rabattu sur la sœur, Henriette. Mais Philaminte , la mère, préfèrerait que Henriette épouse le docte Trissotin…

Mon avis : comme toujours, un bon moment avec une courte comédie de Molière. Cette pièce, qui a connu un grand succès de son temps, mériterait d’être relue régulièrement par chacun et encore plus par nos édiles… Tiens, je prescrirai bien en intermède à l’Assemblée et au Sénat quelques lectures obligatoires, comme au réfectoire des monastère, avec Molière, La Fontaine, Voltaire… et bien sûr, Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette !

La gare de Tours (1), la façade

Tours, la gare, 1, la façade La gare de Tours a été remarquablement restaurée en 2006, avec notamment la mise en place de dorures à la feuille prévues dans le projet initial de Victor Laloux et jamais réalisées. Je vous prépare plusieurs articles et commence comme il se doit par la façade, je vous parlerai prochainement de l’intérieur et notamment des remarquables céramiques peintes. Pour rédiger ce texte, je tire l’essentiel des données (auteurs, dates) du dossier documentaire du service régional de l’inventaire de la région Centre). Je vous invite vivement à suivre le lien si vous voulez voir des photographies des plans et du projet en cours de construction. Si vous avez déjà pris le train de Paris à Bordeaux, la ligne ne passe pas par Tours mais par Saint-Pierre-des-Corps, la ville de Tours n’ayant pas voulu de gare dans les années 1840. Une gare/embarcadère avait finalement été construite à Tours en 1846 par Phidias Vestier. Elle était (et est toujours) en cul-de-sac. Une autre gare, sur un autre réseau, desservait Les Sables-d’Olonne. Toutes deux furent détruites en 1895 pour laisser la place à ce bâtiment monumental.

Tours, la gare, 2, la façade sur une carte postale ancienne Comme nous ne voyons pas grand chose aujourd’hui, à cause des arbres, des fils et autres signalétiques urbaines, voici une carte postale ancienne où la façade est mieux mise en valeur. La gare de Tours a été construite entre 1896 et 1898 sous la direction de l’architecte tourangeau Victor Laloux, l’architecte de la gare d’Orsay à Paris ou, comme je vous en ai déjà parlé, de l’hôtel de ville et de la nouvelle basilique Saint-Martin à Tours. Il avait réalisé son projet auparavant (il a été approuvé par décision ministérielle du 23 avril 1894).

Tours, la gare, 3, le mascaron en façade Finalement, de ce projet, seule la façade et ses ornements ont été réalisés suivant le projet de l’architecte, pour le reste, ce sont les ingénieurs de la compagnie des chemins de fer Paris-Orléans qui sont intervenus. Ainsi, si la façade annonce la présence de deux nefs, Victor Laloux avait proposé à la Compagnie du Paris-Orléans, concessionnaire de la gare, une grande halle unique de 62 mètres de portée. Les ingénieurs ont trouvé qu’il y avait beaucoup moins de contraintes techniques à réaliser des halles juxtaposées de 31 mètres de portée chacune, qui n’en sont pas moins des prouesses d’architecture à charpente métallique (réalisées par l’entreprise Moisant Laurent et Savey). En façade, chaque nef se présente avec un grand pignon triangulaire et une vaste ouverture en plein cintre. Dans l’espace compris entre l’arc et la pointe du pignon a pris place, sur chaque nef, une tête ceinte d’un diadème orné de rayons, qui ne sont pas sans rappeler celui de la Liberté guidant le peuple de Bartholdi. Tout le décor de la façade est dû au sculpteur Henri Varenne, à l’exception des statues monumentales, allégories des villes desservies par la Compagnie Paris-Orléans, qu’il a néanmoins réalisé en fait d’après les maquettes des deux sculpteurs retenus, Jean Hugues et Jean-Antoine Injalbert, avec qui il travaillera également quelques années plus tard sur le chantier de l’hôtel de ville, dont il réalisera aussi le décor d’ensemble. Toujours à Tours, Henri Varenne réalisa en 1928 la charité de Martin devant la basilique Saint-Martin.

Tous les articles sur la gare de Tours : l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert, les céramiques peintes du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle -en-Mer, Josslin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Alain Mothes).

Bannière des quatre saisons de Carmela (9)

SAL des quatre saison, l'hiver, la deuxième phase

Me voici de retour de Strasbourg, j’ai plein de choses à vous montrer, des achats, des visites… Mais ça sera pour plus tard, dans les prochains jours et semaines…

En attendant, voici la fin de l’hiver sur les quatre saisons de Carmela… Grâce à mes aménagements (moins de lignes de bordures entre chaque saison), ça passe, juste, juste, au point près… Je me suis trompée à droite, j’ai décalé de deux points vers la gauche les feuilles, brodées d’abord… Du coup, j’ai bidouillé le reste pour que ça ne se voit pas trop…

SAL des quatre saison, l'ensemble terminé Pour la finition, en haut, un petit ourlet et un rabat pour passer un cintre (il va me falloir trouver plein de jolis cintres forgés…), et en bas, un biais (vert tendre), histoire de ne pas avoir à faire d’ourlet, de toute façon, il n’y avait pas la place…

Toutes les étapes de ce SAL

Un tablier roman… (bannières de Cluny)

Tablier pour l'anniversaire de Véro bis, avec le motif brodé de Cluny

Vous vous souvenez du motif brodé à partir du livre Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny… ? C’était pour l’anniversaire de Véro bis, je l’ai transformé en poche pour un tablier… plus de brodeuse que de cuisine, le tissu rouge à surface veloutée n’aimera peut-être pas les tâches de graisse…

Et pour commander l’ouvrage, je dois encore avoir le pdf, sinon, chez votre libraire (ISBN 978-2-9535125-1-9, Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny…). Le projet avait été initié par Marlie (Marie Jeanne Lambert, une autre archéologue…), ainsi qu’elle l’a précisé dans un commentaire,  » vite épaulée par deux associations jurassiennes : l’ADAPEMONT et Mêta-Jura qui est l’éditeur « .

L’aventure lancée par Marlie et poursuivie avec le livre Bannières brodées pour Gigny, Baume, Cluny continue à essaimer…

Récapitulatif de mes réalisations avec ces grilles:

– les grilles parues dans le livre Les bannières de Cluny etc. (toutes les informations pour l’acheter sont ici)

– avec les grilles réalisées pour des projets supplémentaires

L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell

Couverture de L’étrange disparition d’Esme Lennox pioche-en-bib.jpgDepuis quelques mois, j’ai lu beaucoup de critiques positives sur cette étrange disparition d’Esme Lennox. La dernière en date, par Theoma, en septembre, m’a décidé à le réserver à la médiathèque

Le livre : L’étrange disparition d’Esme Lennox de Maggie O’Farrell, traduit de l’anglais par Michèle Valencia, éditions Belfond, 2008, 232 pages, ISBN 9782714443342.

L’histoire : en Inde dans les années 1930, en Écosse aujourd’hui, à Édimbourg, où l’asile de Cauldstone ferme ses portes. Une jeune femme, Iris, reçoit un étrange coup de fil, elle est priée de venir chercher à l’asile une tante, Euphémia (Esme) Lennox, qui y est enfermée depuis 60 ans, elle y est arrivée à l’âge de 16 ans. Sauf que sa grand-mère, Kitty, atteinte aujourd’hui d’une maladie d’Allzheimer, lui a toujours dit qu’elle était fille unique. Elle accepte d’aller voir cette tante, de l’emmener dans un foyer, mais devant l’aspect rebutant de celui-ci, elle décide d’héberger Esme, qui ne semble guère « folle », pour le week-end. Parallèlement, Esme, encore à l’asile, puis chez sa petite-nièce, revit son enfance en Inde, avec un petit frère, Hugo, dont la mort semble d’abord mystérieux, le retour en Écosse, la mère qui veut caser ses filles, Esme et Kitty, jusqu’à découvrir le sombre secret de famille qui a entraîné l’enfermement d’Esme et sa disparition de l’histoire familiale…

Mon avis : Un début un peu confus, j’ai eu un peu de mal à situer les souvenirs qui émergent peu à peu, d’Esme mais aussi de sa sœur, Kitty, de six ans son aînée, peu à peu… Le terrible secret de la mort d’Hugo et de la bonne Jamila, morts de typhoïde, reste longtemps assez peu compréhensible, semble la clef de l’énigme… sans l’être vraiment, quoique… S’il n’était pas mort, la suite se serait-elle produite ? Et puis, derrière cette histoire terrible, on peut se demander comment une jeune femme a pu être internée à l’âge de 16 ans et ne ressortir de l’asile que 60 ans plus tard, et encore, parce que l’asile ferme et qu’ils n’ont pas trouvé de solution pour elle… Certes, cela se passe en Grande-Bretagne, mais pas sûr que ça ne puisse pas arriver chez nous… Les portraits d’Esme, mais aussi celui d’Iris, de son « frère par alliance » (le fils du second mari de sa mère) ou de son ami du moment sont dressés peu à peu, avec douceur et beaucoup de force en même temps. Un livre fort qui ne m’a pas laissée indifférente.

Pour aller plus loin : voir le site de Maggie O’Farrell (en anglais).

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Grande-Bretagne (l’auteure, Maggie O’Farrel, est née en Irlande-du-Nord, a vécu en Ecosse et au Pays-de-Galle), en complément de Les chemins de Saint-Jacques, Les routes du pèlerinage médiéval à travers la France et l’Europe, de Derry Brabbs déjà lu et sélectionné pour ce pays, mais il s’agissait d’un beau livre et non d’un roman..

Les peintures de la chambre de commerce de Poitiers

Poitiers, les peintures de l'ancienne chambre de commerce de Poitiers, 1, la signature de Lejeune Vous vous souvenez de l’ancienne chambre de commerce rue du Marché, avec des sculptures de Raymond Emile Couvègnes (1935) ? Je n’avais pas osé photographier la rotonde d’entrée, qui n’est pas visible de la voie publique, mais comme la porte est toujours grande ouverte, j’ai finalement décidé de vous en faire profiter… Elles sont signées de Henri-Pierre Lejeune (H. Lejeune dans l’angle inférieur gauche du panneau face à l’entrée), un peintre que je n’ai pas retrouvé ailleurs, sauf comme enseignant de l’école des beaux arts de Poitiers… Peut-être que l’un des lecteurs de ce blog pourra m’en dire plus… [PS : voir d’autres œuvres en fin d’article et en commentaires].

Poitiers, les peintures de l'ancienne chambre de commerce de Poitiers, 2, le panneau gauche L’ensemble est composé de trois panneaux peints dans un style art déco à tendance communiste (euh, peut-être pas dans les tendances d’une chambre de commerce, mais éloge du progrès…) et coloniale au mauvais sens du terme (enfin, ça, c’est mon avis personnel). Plaçons nous face à l’entrée… Sur le panneau gauche, l’apologie des transports (importants pour le commerce), un train et un autocar attendant derrière le passage à niveau, des pylônes pour la fée électricité, et deux personnages qui regardent le tout derrière la haie.

Poitiers, les peintures de l'ancienne chambre de commerce de Poitiers, 3, le panneau central Le panneau central, c’est là que ça coince un peu pour moi… Sur la gauche, une usine avec ses sheeds (toits à pente douce d’un côté et plus forte de l’autre, qui permet un meilleur éclairage des ateliers) et une grosse grue. Au centre, une femme (allégorie, à cause de son vêtement à l’Antique, de son sein dénudé, de sa position bras à l’horizontale) semble protéger de ses mains un ouvrier blanc qui donne la main à un bûcheron noir, placé près de grumes et d’une forêt tropicale luxuriante.

Poitiers, les peintures de l'ancienne chambre de commerce de Poitiers, 4, le panneau droit Sur le panneau droit, le transport maritime. Un gros cargo et son annexe cohabitent avec de petits bateaux à voile.

PS: le numérisation de la presse locale de la Vienne m’a permis de rassembler quelques informations complémentaires…

– en juin 1933 : exposition de 8 peintures à l’huile (paysages de la Vienne et de Poitiers) au magasin Ségeron-Fayoux. Voir l’article paru le mercredi 14 juin 1933 (60e année illisible, n° 163) dans L’avenir de la Vienne (vue numérisée n° 33).