Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Niort et Douai, les Espérances disparues de André Laoust

Niort, place Saint-Jean, le monument Spes détruit Place Saint-Jean à Niort se trouvait un monument aujourd’hui disparu. Il s’agissait d’une fontaine portant une allégorie de la République présentée au salon des artistes français de 1880 (voir dans le catalogue numérisé par Gallica, page 601) par le sculpteur André [Louis Adolphe] Laoust (1843-1924) sous le numéro 6452, sous le titre de Spes, l’espérance, d’après un poème de Daniel Parr, cité dans le catalogue mentionné ci-dessus:  » Paix et fraternité. J’apporte l’espérance ! A moi ! fils ! Oublions ; les combats sont finis. N’ayons plus qu’un drapeau, le drapeau de la France ! Et puisque nous étions frères dans la souffrance, Aux jours heureux restons unis « . Le dessin de la fontaine aurait pu être réalisé par l’architecte Georges Lasseron (d’après Daniel Courant, architecte niortais dont je vous ai ou vais vous parler pour de nombreux monuments, voir en fin d’article) ou, d’après un article de 1896, par M. Bouneault. Acquise par l’État, elle avait été installée à Niort en 1884 (grâce à Antonin Proust, ancien député de Niort devenu ministre des Beaux-Arts) qui fit venir dans son ancienne ville de nombreuses sculptures sont toutes celles qui se trouvaient place de la Brèche. Une subvention pour la construction de cette fontaine avait été votée en 1882. Démontée en 1942 (loi sur la récupération et la fonte des bronzes à l’exception des monuments aux morts), elle aurait été remise en place puis fut démontée dans les années 1960, où on perd sa trace. D’autres sources (comme la base monumen) indiquent qu’elle a été fondue en 1942, mais en principe, les monuments aux morts ont été exclus des fontes lors de la Seconde Guerre mondiale.
Il s’agissait d’une Victoire coiffée d’un bonnet phrygien orné d’une cocarde. Elle porte une longue robe, tient un drapeau dans la main droite et bandit une palme dans la main gauche.

Carte postale ancienne montrant le monument Spes de Laoust place Thiers à DouaiUn autre tirage de cette sculpture avait été installé en 1883 sur une place publique de Douai (Nord), ville natale de l’artiste. Il se trouvait place Thiers et a été détruit lors des bombardements de la ville, mais il en reste des cartes postales anciennes…

Logo de Octobre, le mois Fritissime Cet article entre dans le cadre de Octobre, le mois Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural et Elizabeth Bennet, à retrouver sur Facebook : Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces! Il s’agit au cours du mois de parler de tout ce que l’on veut en rapport avec les 17 anciennes provinces annexés par Charles Quint et les états de Bourgogne… et qui constituent aujourd’hui à peu près le Nord-Pas-de-Calais, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Douai… donc cet article entre dans Octobre, le mois Fritissime!

Vous trouverez d’autres informations sur cette oeuvre dans le Parcours du patrimoine consacré aux monuments aux morts avec une allégorie de la République, et dans le dossier documentaire réalisé par le service de l’inventaire du patrimoine culturel de la région Poitou-Charentes.

ATC des unes et des autres…

Octobre en ATC, 1, week-end à la mer par Véro Bis

J’ai plusieurs ATC (cartes que l’on s’échange, de 2,5 sur 3,5 pouces, soit 6,4 sur 8,9 cm) à vous montrer. La première a été confectionnée il y a une dizaine de jours par Véro bis, qui a profité du dernier week-end chaud et ensoleillé de la saison pour aller faire un tout dans sa chère Bretagne…

Octobre en ATC, 2, week-end à la mer par Véro Bis, recto et verso Elle en a profité pour ramasser du sable sur la plage… enfermé dans une jolie pochette transparente avec un petit mot, le tout fermé par du Masking tape (ces rubans masquant en papier de riz qui font fureur en ce moment)…

Octobre en ATC, 3, ATC et marque-page au crochet de Criquette De son côté, Criquette m’a envoyé ce bel ensemble, une carte avec une lettrine, un marque-page au crochet et une ATC de remerciement avec de la broderie au ruban, une première pour elle, très réussie avec la broderie traditionnelle et l’effet 3D! Tout cela pour lui avoir envoyé un peu de livêche que j’avais séchée et qu’elle a utilisée pour une quiche au saumon fumé (et bientôt un pot-au-feu)…

Octobre en ATC, 4, une ATC Coca Cola pour Criquette De mon côté, parce qu’elle avait dit il y a quelque temps qu’elle collectionnait des objets en lien avec Coca Cola, je lui avais joint cette ATC toute simple, un fond de carte avec des pays nordiques (découpée dans la même carte que ma série de juillet, clin d’œil à la mondialisation), une étiquette découpée sur une bouteille, un peu de colle à relief et de colle à paillettes…

Les souvenirs de David Foenkinos

Couverture de Les souvenirs de David Foenkinos les matchs de la rentrée littéraire

J’ai reçu ce livre grâce au site PriceMinister, dans le cadre d’un match de livres sélectionnés pour le prix Goncourt (dans la sélection qui incluait encore Limonov d’Emmanuel Carrère), grâce à Hérisson qui m’a fait connaître cette opération. J’ai choisi celui-ci car je n’ai jamais lu de livre de David Foenkinos, édité chez Gallimard, avec une douzaine de titres à son actif, j’avais envie de le découvrir…

Le livre : Les souvenirs de David Foenkinos, collection blanche, éditions Gallimard, 2011, 266 pages, ISBN 9782070134595.

L’histoire : de 2003 (il est question de la « grande canicule ») à nos jours, essentiellement à Paris et un peu à Étretat. Le narrateur assiste impuissant à la mort de son grand-père, des suites d’un accident domestique. Un peu plus tard, sa grand-mère fait à son tour une chute, sans gravité, mais ses enfants décident contre sa volonté de la mettre dans une maison de retraite, et ne respectent pas leur promesse de ne pas vendre l’appartement. Parallèlement, la mère du narrateur, professeure tout juste en retraite, fuit dans des voyages incessants, son père commence à s’inquiéter. Jusqu’au jour où le narrateur, gardien de nuit dans un hôtel parisien qui rêve d’écrire un livre, apprend la disparition de sa grand-mère de la maison de retraite. Il part à sa recherche, finit par la retrouver dans sa Normandie natale, lui programme une journée inoubliable, la rencontre avec une classe de CE2, à peu près le niveau où elle a dû quitter l’école, précisément dans cette école où elle va ce jour là. Au retour, elle a un malaise, le narrateur un coup de foudre pour l’institutrice… Je vous laisse découvrir la suite…

Mon avis : comment dire… ce n’est pas que je n’ai pas du tout aimé ce livre, mais je ne suis pas fan et me demande comment il a pu entrer dans la sélection des Goncourt… La structure d’abord. Entre chaque chapitre impair est intercalé un court chapitre en italique, chapitre qui aborde un souvenir d’un personnage croisé dans le chapitre précédent. J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ces petits chapitres intermédiaires, sans liens entre eux. Pour le récit général, la partie sur la maison de retraite est beaucoup plus quelconque que Série grise de Claire Huynen, que je viens aussi de lire (suivre le lien). Pour la dépression post-retraite de la mère puis, quand elle va mieux, la séparation de ce couple des parents, c’est pareil, le sujet est à peine effleuré, manque d’approfondissement. Puis l’histoire d’amour entre le narrateur et l’institutrice, d’une banalité à faire peur…

Pour aller plus loin : lire des extraits sur le site des éditions Gallimard.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

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Merci Véro 21 et Capucine O

Des ATC d'octobre 2011, 1, reçues de Véro 21 J’ai reçu de gros envois de cartes à publicité ces deux dernières semaines, ainsi que des ATC dont je vous parlerai demain… Je commence avec une grosse enveloppe reçue de Véro 21, On se motive encore.Un grand merci à toi!

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 2, reçues de Véro 21 … dans ces deux séries, j’avoue être particulièrement surprise par celle en haut à gauche de cette deuxième série photographiée, un œil qui nous incite à tourner la carte pour « voir » de quoi il retourne! La carte de Vézelay (en bas à gauche) me donne des envies de bougeotte en Bourgogne… Mais bon, je bouge quand même, à Chaumont, Amboise et Tours en fin de la semaine précédente, à Angers cette fin de semaine…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 3, reçues de Capucine O Capucine O a toujours accès à une mine de cartes parisiennes… J’adore les grands formats du bas…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 4, reçues de Capucine O Quelle offre de théâtre (notamment) sur Paris…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 5, reçues de Capucine O Black and white… noir et blanc, des couleurs (ou des non-couleurs) qui inspirent toujours les graphistes…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 6, reçues de Capucine O Octobre rose??? Le rose des premières cartes rappelle qu’octobre (rose) est le mois de rappel de la prévention du cancer du sein (plus d’informations ici)…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 7, reçues de Capucine O Le retour de la maison de la poésie (en bas à gauche et au centre) avec ses cartes très identifiables dès le premier coup d’œil…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 8, reçues de Capucine O Oh Évariste Gallois, ce jeune mathématicien mort trop tôt dans un duel, a droit à un colloque et une exposition (par la fondation Poincaré)…

Des cartes à publicité d'octobre 2011, 9, reçues de Capucine O J’aurais dû vous mettre en grand la carte de la ligne du milieu à droite… pour les Comptines de Capucine!!! Un grand merci à la nôtre, Capucine O!

Retour vers la côte de Saskia Noort

Couverture de Retour vers la côte de Saskia Noort pioche-en-bib.jpgDans une revue, j’ai lu un avis sur Petits meurtres entre voisins de Saskia Noort… Il n’est pas encore arrivé à la médiathèque [PS: je l’ai lu plus tard, voir le premier lien], mais j’y ai trouvé un titre précédent. Depuis, j’ai aussi lu D’excellents voisins.

Le livre : Retour vers la côte de Saskia Noort, traduit du néerlendais par Mireille Cohendy, éditions Denoël, 2007, 314 pages, ISBN 978-2207258904.

L’histoire : Amsterdam, au début des années 2000. Maria, chanteuse dans un groupe de musique soul, élève seule ses deux enfants, Wolf et Merel, qu’elle a eu de deux pères différents. Elle est à nouveau enceinte, pour avoir pris la pilule en retard, mais cette fois, elle décide de se faire avorter sans prévenir son ami, Geert, dont elle vient de se séparer. Quelques jours plus tard, elle reçoit une lettre de menace dénonçant l’avortement puis, à l’issue d’un concert, un rat mort. Elle va porter plainte, mais pur de « simples » menaces, la police ne peut ou ne veut rien faire. Elle décide de fuir chez sa sœur, qui habite l’ancienne maison de ses parents, sur la côte. Elle y apprend que le mari de celle-ci vient de la quitter, mais elle l’accueille volontiers. Sauf que juste après, la maison à Amsterdam brûle, Maria semble sombrer dans la folie: aurait-elle la même maladie que sa mère, qui a sombré dans la psychose après la mort d’un troisième enfant longtemps attendu et qui a fini par se suicider? La police doute des menaces et soupçonne Maria d’avoir mis elle-même le feu à sa maison, au moins par imprudence en ayant laissé le gaz en partant…

Mon avis : un thriller sombre, avec plein de rebondissements jusqu’à la fin… Je l’ai dévoré dans le train lors de mes vacances. Juste un regret, il y a beaucoup trop de fautes (juste quelques exemples, qui perturbent vraiment la lecture, « mais » pour « mes » page 253, « où » pour « ou » pages 171 et 245, etc.).

Logo de Octobre, le mois Fritissime Cet article entre dans le cadre de Octobre, le mois Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural et Elizabeth Bennet, à retrouver sur Facebook : Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces! Il s’agit au cours du mois de parler de tout ce que l’on veut en rapport avec les 17 anciennes provinces annexés par Charles Quint et les états de Bourgogne… et qui constituent aujourd’hui à peu près le Nord-Pas-de-Calais, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

Les expressifs, version 2011 à Poitiers

Les expressifs à Poitiers, édition 2011, devant l'hôtel de ville et derrière Notre-Dame Comme chaque année en octobre revient le festival des Expressifs organisé par Poitiers jeunes. Depuis les expressifs 2009 (gâchés par les casseurs avec ce résultat), et même si les casseurs étaient des anarchistes qui avaient profité du festival pour manifester violemment contre le déménagement de la prison, la présence des forces de l’ordre est trop importante et gâche un peu la fête… En attendant, si vous êtes à Poitiers (et ne craignez pas la fine bruine), vous pouvez encore assister cet après-midi à des dizaines de spectacles gratuits en ville, dans la rue ou sous chapiteau… Il y a aussi des installations sympathiques, comme ici derrière Notre-Dame-la-Grande ou les fauteuils et canapés place d’Armes devant l’hôtel de ville, cela vous semble désert peut-être, j’ai pris les photographies hier matin, avant le commencement de la journée festive…

Les expressifs à Poitiers, édition 2011, devant le Printemps Et de l’autre côté de la place, un chapiteau coloré rompt la monotonie de la place d’Armes devenue immense sans chaussée, sans trottoir et avec de ridicules arbres (revoir la plantation des Sophoras qui ont remplacé les grands arbres soit-disant malades… mais pas creux du tout)… Au passage, vous apercevez la verrue du printemps qui a perdu il y a quelques jours seulement ses peintures colorées, et qui néanmoins fermera à la fin de l’année…

Défi photo : des enseignes

Enseigne de La maison de Papier à Poitiers En prévision d’un éventuel futur défi photographique de Monique / Bidouillette / Tibilisfil, j’avais fait il y a quelques semaines des photographies d’enseignes à Poitiers. Puis Monique a mis son blog en veille… Aujourd’hui, la mise en place de l’enseigne de la Maison de papier (dont je vous ai montré la façade dans la rue de la Cathédrale à l’occasion du défi des potagers urbains) est l’occasion de mettre à jour et de publier cet article préparé il y a déjà un moment. Elle est l’œuvre de Olivier Monteil, comme les trois suivantes dans cet article…

Poitiers, enseigne, 01, Arsène couture rue Scévole de Sainte-Marthe Je continue par une enseigne que j’admire régulièrement sans avoir jamais testé le service, contrairement à la plupart des enseignes suivantes… Arsène Couture a choisi de promouvoir son activité avec une bobine, du fil et une aiguille. Cette enseigne se trouve rue Scévole de Sainte-Marthe, une petite rue tout en haut à droite quand on entame la Grand’Rue en partant de Notre-Dame-la-Grande.

Poitiers, enseigne, 05, le loup blanc Grand rue Un autre magasin de jouets, plutôt style jeux anciens, boîtes à musique et petits objets de décoration à l’angle de la Grand’Rue et de la rue Riffault. J’aurais pu la prendre pour les animaux qui ne bougent pas.

Poitiers, enseigne, 02, Roberte et Lucienne rue Bourcani En plein milieu l’amphithéâtre romain , rue Bourcani, de se trouve une friperie chic pour les bobos du quartier, Roberte et Lucienne.Je pense que cette enseigne a aussi le même auteur…

Poitiers, enseigne, 03, Coquelicot Grand'Rue En haut de la Grand’Rue se trouve un fleuriste ouvert il y a quelques mois et qui propose des compositions très originales, ne ratez pas Coquelicot sir vous passez par Poitiers…

Poitiers, enseigne, 04, le dé à trois faces rue Edouard Grimaud Une adresse pour Zazimuth qui aime les jeux de société, le Dé à trois faces rue Édouard Grimaud.

Poitiers, enseigne, 06, le carillon de la bijouterie Landreau rue des Cordeliers Pas vraiment une enseigne, mais je n’ai pas pu résister, voici le carillon (ici à midi moins une, il sonne vive le vent et les personnages défilent) de la bijouterie Landreau rue ds Cordeliers.

Poitiers, enseigne des compagnons Rue des trois-Rois, les compagnons du devoir ont installé aussi leur enseigne…

poitiers, enseigne avec un saxophone pour l'Atelier Et tout à côté, rue de la Chaîne, le réparateur d’instruments de musique de l’Atelier a choisi un saxophone.

Poitiers, enseigne, 07, le bistrot de l'absinthe rue Carnot Ce bon vivant vous accueille rue Carnot au bistro de l’Absynthe. Une salle tout en long, bruyante dès qu’il y a du monde. Je préfère le Vingélique, tenu par le même patron, juste en face, un peu plus cher mais à peine le midi (plus le soir, c’est sûr), service stylé.

Poitiers, enseigne, 08, la table du jardin rue des vieilles boucheries Ce cuistot dodu touillant dans sa marmite vous accueille dans une excellent adresse rue des Vieilles Boucheries, la Table du jardin, penser à réserver le midi (le soir aussi, je pense), la salle est petite, ou alors rejoignez le nouveau restaurant ouvert juste à côté, place Charles VII.

Poitiers, enseigne, 09, restaurant rue de la Regratterie Un bistrot plein d’arnaque à l’entrée de la rue de la Regratterie (il doit encore être sur la place du marché, euh, plutôt du Général-de-Gaulle), près de la façade de Notre-Dame-la-Grande. On ne voit jamais les mêmes serveur, et contrairement à ce que laisse à penser l’enseigne, vous n’y mangerez pas de la cuisine au feu de bois mais des tajines réchauffés.

Poitiers, enseigne, 10, jasmin et citronelle rue Gambetta Rue Gambetta, au fond d’une petite ruelle se trouve un charmant et minuscule salon de thé, avec de délicieux scones le samedi à l’heure du goûter… Attention, il y a très peu de tables…

Poitiers, enseigne, 11, des enseignes de bistrot Je termine par un montage des enseignes de bistrots et restaurants les plus fréquentes, payées par les brasseurs et producteurs de bière (sauf une marque de café)… J’ai hésité à flouter, pas de publicité sur mon blog… Et puis j’ai laissé, mais attention, à boire avec modération!

PAL – Quilt mystère d’automne (9)

Mystère d'automne, 2011, l'assemblage Et c’est parti pour l’assemblage du projet à long terme de patchwork (patch a long/PAL), organisé par Mamoune/Baboupatch. Comme elle l’a proposé, j’ai utilisé du biais de couleur orange foncé, assemblage à la main, ça évite les dérapages du pied de la machine… Il me reste maintenant à choisir un tissu pour la bordure et pour le dos, et à quilter le tout…

Toutes les étapes du PAL

Chaumont-sur-Loire, festival 2011 (15): des pampilles et des perles

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 6, 1, depuis l'entrée

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (sur le thème Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse) le 10 juin 2011, en train comme d’habitude (jusqu’à Onzain), avec Dalinele. Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page, et au fur et à mesure de leur publication en bas de chaque article. En attendant la suite, vous pouvez aussi faire la visite sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire). J’essayerai de mettre des liens vers les sites des concepteurs ou les sites créés pour ce festival, n’hésitez pas à suivre les liens…

Deux jardins au programme de notre visite aujourd’hui, avec des pampilles et des perles. C’est parti avec le jardin n° 6 Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise, créatrice de bijoux (que vous pouvez par exemple voir ici, avec le concours de Paul-Antoine Penneau, paysagiste. On entre dans un jardin organisé en rond autour d’une fontaine, avec de sièges en osier vivant (très à la mode l’année dernière, beaucoup moins présents cette année).

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 6, 2, les parterres Le parterre fleuri donne une impression de patchwork (les concepteurs parlent de « tissu bayadère », mais je ne suis pas convaincue, peut-être un problème de floraison).

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 6, 3, la fontaine Au centre ou presque, une fontaine à deux bassins ornés de tiges terminées par des pampilles.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 6, 4, la fontaine et les canaux De cette fontaine partent des canaux d’irrigation des parterres.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 6 en automne (30 septembre) En voici deux autres vues prises le 30 septembre 2011.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 1, depuis l'entrée Passons maintenant dans le jardin de Madame Irma (n° 19), conçu par Gladys Griffault, Clara Juncker, Emmie Nyk et Pascale Trouillet.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 2, la roulotte D’un côté, une roulotte sur un plancher avec un banc devant pour prendre le frais…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 3, l'intérieur de la roulotte À l’intérieur, tout ce qu’il faut pour prédire l’avenir… de la planète et de la biodiversité?

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 4, par la fenêtre Par la fenêtre, on aperçoit les plantes grasses sur le rebord de la fenêtre, une table et des chaises…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 5, l'espace devant la roulotte Dehors, quelques lames enlevées du plancher permettent aux fleurs de pousser (ainsi que dans le seau hygiénique)…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 6, le rideau de perles Si on franchit le rideau de perles, surprise à l’arrière du jardin…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 19, 7, le jardin du futur à l'arrière Une allée en copeaux et des parterres largement paillés, peu de fleurs, ah la sécheresse (nous étions en juin, je vous rappelle), dans ce qui est censé être le jardin du futur (si j’ai bien compris)… un peu triste s’il doit être comme ça.

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 19 en automne (30 septembre) Et deux vues prises le 30 septembre 2011.

Pour retrouver les articles de 2011 / Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité :

  • en préalable, le puits avec des archers et les gargouilles du château
  • le jardin n° 1, Le laboratoire, conçu par Méryl Fanien, Philippe Guillemet et Cyrille Parlot
  • le jardin n° 2, Sculptillonnages, conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer
  • le jardin n° 3, Tu me manques, conçu par Jacob Vilato et Marc Cunat
  • le jardin n° 4, La transparence du ver, conçu par Anne Blouin et Alessandra Blotto
  • le jardin n° 4bis, La bibliothèque du souvenir, conçu par Gaétan Macquet, Oreline Tixier et Pierre-Albert Labarrière
  • le jardin n° 5, L’envers du décor, conçu par Cathy Viviès et Vanessa Farbos
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise avec le concours de Paul-Antoine Penneau
  • le jardin n° 7, la sève à la croisée des chemins, conçu par Ernesto Neto et Daisy Cabral Nogueira
  • le jardin n° 8, La biodiversité en question, conçu par Olivier Chardin, Anaïs Brochiero, Philippe Verigno et Anaïs Brochiero,
  • le jardin n° 9, Le jardin pixélisé conçu par Mattéo Pernigo et Claudio Benna
  • le jardin n° 10, Le jardin méditerranéen conçu par les équipes du festival en liaison avec les étudiants de l’Institut national d’horticulture d’Angers
  • le jardin n° 11, Manier avec précaution, conçu par Jeroen et Maarten Jacobs
  • le jardin n° 12, Le jardin des plantes disparues, conçu par Olivier Barthélémy et Denis Valette
  • le jardin n° 13, La nature des choses, conçu par Soline Portmann, Aurélie Zita et Mioko Tanaka.
  • le jardin n° 14, Célébrons et tissons la [bio]diversité, conçu par Manon Bordet-Chavanes
  • le jardin n° 15, Entre ciel et terre, conçu par Wang Xiangrong
  • le jardin n° 16, Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais,
  • le jardin n° 17, Les bulbes fertiles, conçu par Xavier Bonnaud, Stéphane Berthier, Clément Bouchet, Fabien Gantois, Etienne Panien, Olivier Duraysseix et Guillaume Pezet
  • le jardin n° 18, Le jardin à la rue, conçu par Julien Maieli et Germain Bourré
  • le jardin n° 19, le jardin de Madame Irma, conçu par Gladys Griffault, Clara Juncker, Emmie Nyk et Pascale Trouillet
  • le jardin n° 19bis, La biodiversité bleue, sans concepteur identifié
  • le jardin n° 20, Le jardin à emporter, conçu par Steve Papps, Jo Chapman et Jackie Bennett
  • le jardin n° 21, Le jardin des marées, conçu par Sarah Foque, Roland Horne, Jeremy Clark, Jos Gibson, Olly Hurst et Stan Van Der Laan…
  • le jardin n° 22, Graines d’espoir ou le jardin d’un regard partagé, conçu par des étudiants de l’école Du Breuil et de l’école Boulle
  • le jardin n° 23, Le pollen exubérant, conçu par Yekaterina Yushmanova et Ruth Currey
  • le jardin n° 24, La salle à manger, conçu par un groupe d’étudiantes japonaises
  • les jardins zen : le jardin de méditation d’Erik Borja et Simon Crouzet et le jardin 7
  • les murs végétaux : le jardin 8 et les murs de Patrick Blanc
  • des oeuvres dans le château : La soupe verte de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, Jardins engloutis et Carnivores de Helene Schmitz, Atmosphère de Shin-Ichi Kubota
  • les oeuvres de Dominique Bailly dans le parc et les écuries et celles de Bob Verschueren (Dominique Perrault, Herman de Vries, Manfred Menz)
  • Colorès dans le vallon des brumes
  • les oeuvres de Tadashi Kawamata, de Dominique Perrault (avec de nouvelles photographies des oeuvres de Anne et Patrick Poirier, François Méchain, Victoria Klotz et Rainer Gross), dans le parc

La saison des coings… Gelée et pâte de coings

Pâte de coing La saison des coings bat son plein… Un ami m’en avait donné un gros sac, direction la cuisine… Cette année, j’ai pris une recette qui permet de faire d’un coup ou presque la gelée et la pâte de fruits.

Première étape, la préparation de base : cuire les coings après les avoir épluchés sans se couper le doigt ou presque (euh, oui, j’ai un peu entaillé mon pouce…), enlever le milieu dur, mettre les épluchures, les pépins et les parties dures dans un nouet (une mousseline nouée) dans la bassine à confiture (j’utilise la cocotte minute ouverte), ajouter les coings coupés en morceaux, mettre de l’eau à ras, et cuire « au pif » jusqu’à ce que l’on puisse enfoncer facilement le couteau dans les fruits, disons 20 à 30 minutes.

Deuxième étape, la gelée de coings : enlever le nouet (cette partie a joué son rôle en libérant la pectine des fruits), récupérer le jus de cuisson (le réduire si nécessaire, pour avoir environ 1/3 du volume d’eau mis au départ, mais une partie s’est déjà évaporée à la cuisson) et extraire le jus des fruits. Pour cela, j’utilise un extracteur manuel simplissime, je mets les fruits dans un filet de gaze qui se serre sur une sorte de tuyau en bois (j’aurais dû faire une photo), cela permet d’avoir un jus bien clair. Je ne la fais pas trop sucrée : 750 à 800 g de sucre pour 1 kg de jus, un jus de citron. Cuisson rapide (10 à 15 minutes environ, vérifier le perlé sur une assiette bien froide), mise en pot… Utiliser du sucre cristal normal, pas du sucre à confiture, puisque vous avez récupéré dans l’eau de cuisson la pectine des coings…

Troisième étape, la pâte de coings : prendre la pulpe des fruits, réduire en compote si besoin (j’ai passé un coup au robot mixeur…). Ajouter la même quantité de sucre, cuire à feu doux/moyen en remuant toujours entre 30 et 45 minutes (pas très précis, mais ça dépend surtout de la teneur en humidité des coings et de la capacité à extraire le jus pour la gelée), la pâte devient… pâteuse! Elle doit former une boule sans coller à la paroi de la casserole. L’étaler sur 2cm d’épaisseur environ, laisser refroidir et prendre une nuit au frais. Je trouvais qu’elle était encore un peu trop molle, je l’ai mise à sécher dans un plat au four à 100° pendant 1h. Ensuite, il n’y a plus qu’à la découper, remettre un peu de sucre pour la déco, et ranger au frais si vous ne la dévorez pas immédiatement!