Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

De la dentelle de Tulle… brodée

Un motif de dentelle de Tulle brodée Beaucoup de modèles du livre Marque-pages au point de croix, par Catherine Auguste et Odile Baudron, chez Edisud (2006), me tentent… Je vous ai déjà montré une broderie pour un marque-page du Rajasthan et un marque-page jardin à la française, cette fois, j’ai craqué pour la dentelle de Tulle, brodée en noir sur le même tissu que celui utilisé pour le SAL des Roses de Criquette… à qui j’ai envoyé celle-ci (mais pour la finition, ça sera pour plus tard!). Avec la dentelle de Chantilly et la pagode, je les ai terminées en marque-page.

Dans ce livre, j’ai réalisé:

Gourmandises à Lyon

Couverture du catalogue Gourmandises à Lyon

Au musée Gadagne de Lyon (qui rassemble le musée des marionnettes et le musée d’histoire de la ville de Lyon, dans le vieux Lyon) se tient jusqu’au 29 avril 2012 l’exposition Gourmandises! Histoire de la gastronomie à Lyon…

L’exposition, qui a connu un grand succès (il ne reste que des livrets d’accompagnement en anglais, ceux en français ont tous été distribués…), présente tous les aspects de la gastronomie lyonnaise, que ce soit celle des bouchons ou celle des grands chefs… Une scénographie que j’ai beaucoup appréciée, avec des textes essentiels aux murs et plein de compléments cachés dans des placards et des meubles à tiroir… Un parcours pour enfant se cache au milieu de l’exposition, dont trois jeux « sous la table » au sens propre! Deux grandes tables occupent le centre de la plus grande salle, avec les jeux en-dessous… Mon préféré, c’est celui qui fait partager un moment agréable entre parents (ou grands-parents) et enfants… Au-dessus de la table, l’adulte passe commande… En dessous, l’enfant enfile une sorte de plateau-gant et dispose dessus, grâce à des scratchs, les plats commandés… et réalisés au crochet par une designer textile. Cela m’a un peu rappelé les cônes de glace que j’avais tricotés il y a déjà un moment…

Pour aller plus loin, il y a beaucoup d’animations autour de cette exposition, à découvrir sur place ou en ville (visites hors-les-murs, etc.). Et allez voir le site internet, où vous pouvez notamment voir les films de l’INA présentés sur place, découvrir la mise en scène, etc. Je vous laisse visiter l’exposition sur place si vous le pouvez, sinon à travers tous les onglets du site internet. Le catalogue (la photo de couverture illustre cet article) est très riche aussi!

Des radis à la sauce aux fanes de radis…

Radis avec sauce aux fanes de radis C’est Dalinele qui a trouvé la recette dans un magazine… Des radis à la sauce aux fanes de radis… la dose proposée (280g de crème fraîche pour une botte de radis) me semblait beaucoup trop importante… J’ai donc réduit et adapté pour 100g de crème et c’était bien assez…

J’ai donc mis pour la sauce:

– 1/3 des fanes de la botte de radis, finement hachées (il faut vous assurer qu’ils n’ont pas été traités…)

– 100 g de crème épaisse

– le jus d’1/2 citron

– un tout petit peu de poivre (et pour vous, du sel)….

Bien mélanger le tout (j’ai battu à la fourchette, mais vous pouvez le faire au mixer)…

Délicieux!

Avec le reste de fanes, j’ai fait une petite soupe aux fanes de radis, juste pour un gros bol le soir…

PS : Mamazerty a tout de suite essayé la recette en remplaçant la crème par du fromage blanc, et servi avec du saumon fumé… Je le ferai la prochaine fois, je prévois souvent des crudité et des sauces au fromage blanc (avec de l’oignon, des épices, etc.) pour les apéros, je mettrai aussi la sauce aux fanes de radis…

Citoyenne 13 660 de Miné Okubo

Couverture de Citoyenne 13 660 de Miné Okubo pioche-en-bib.jpgUn album trouvé en fouillant dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Citoyenne 13 660 de Miné Okubo (dessin et scénario), traduit de l’anglais par Thierry Groensten, éditions de l’An 2 [plus au catalogue après le rachat de cet éditeur par Actes Sud], 2006 [première édition en 1946], 206 pages, ISBN 978-2848560632.

L’histoire : 1939. En voyage en Europe, Miné Okubo rentre précipitamment aux États-Unis et plus particulièrement en Californie à la déclaration de la guerre. 7 décembre 1941, attaque japonaise sur Pearl Harbor. La méfiance contre les Américains d’origine japonaise (avec ou sans la nationalité américaine) monte. Février, mars 1942 : ces citoyens d’origine japonaise sont recensés, regroupés et finalement évacués (déportés) dans des camps provisoires puis dans de grands camps construits dans le désert… Miné Okubo et son frère reçoivent le matricule 13660.

Mon avis : un texte illustré plutôt qu’une bande dessinée, avec sur chaque page un grand dessin et un texte plus ou moins long. Ce témoignage de Miné Okubo fut présenté à la commission qui finira par reconnaître la déportation et l’internement de 110 000 ressortissants japonais et américains d’origine japonaise dans des centres appelés « War Relocation Camps » (un sujet évoqué aussi dans Si loin de vous de Nina Revoyr dont je vous ai parlé il y a quelques mois et à peine abordé dans Es-tu maître de l’aube ?, de Pearl Buck), pour finir en 1988 par les excuses du président Ronald Reagan et une indemnisation globale de 1,6 milliard de dollars. L’album parle surtout de la réalité de la vie dans ces camps, l’organisation qui se met en place tant bien que mal…

PS: depuis, sur un sujet voisin, je vous ai aussi parlé de Certaines n’avaient jamais vu la mer de Julie Otsuka.

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Le musée privé d’Art Spiegelman à Angoulême

Angoulême, la cité de la BD, le batiment des chais Cette année, je ne suis pas allée au festival international de la bande dessinée d’Angoulême (revoir ici l’édition le festival 2011), et j’ai donc raté l’exposition autour de Maus d’Art Spiegelman dans le bâtiment Castro (revoir Maus, un survivant raconte : tome 1 : mon père saigne l’histoire ; tome 2 : Et c’est là que mes ennuis ont commencé). Mais le musée privé d’Art Spiegelman reste dans le bâtiment de la cité de la BD jusqu’au 6 mai 2012 et je l’ai visitée avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise (qui pour l’occasion m’a offert ces beaux cadeaux)… Ah, la photo est une ancienne photo, cette fois-ci, il y avait un grand soleil!

L’exposition : c’est tout le parcours de la cité qui a été revu par Art Spiegelman. Il y retrace ce qu’est pour lui l’histoire de la bande dessinée, avec les précurseurs (au premier rang desquels il place Töpffer) et jusqu’à nos jours, le tout ponctué de nombreuses courtes vidéos de commentaires (interviews réalisées par un jour de pluie à New-York, et avec toujours une cigarette allumée à la main). Exit Bécassine, qui a d’habitude droit à une grande place dans les vitrines, bonjour la diversité renouvelée… Un parcours riche de plus d’une centaine d’auteurs (voir la liste ici). Ne pas rater non plus la salle annexe avec la revue Raw, qu’il a créée avec sa femme, Françoise Mouly.

Quatre oeufs de Pâques

Quatre oeufs de Pâques Quatre œufs de Pâques se sont envolés de chez moi… Un peu de collage, quelques étoiles et autres embellissements métallisés… L’adresse au dos. J’ai quand même eu peur que ça se décolle en cours de route, j’ai plastifié la face après la photo avec du scotch transparent large… Ils sont partis chez Cathdragon, Zazimuth, Véro bis et Capucine O.

Des ATC et des cartes de Dalinele

Dalinele en avril, 1, ATC Surprise l’autre jour dans ma boîte aux lettres… Une grosse enveloppe en provenance de chez Dalinele. Deux belles ATC qui détournent des cartes découpées, avec des collages… Très bien vu, l’autocollant chat sur les toits…

Dalinele en avril, 2, cartes Une carte à publicité, un découpage qui porte le texte… Un grand merci à toi, Dalinele, et n’hésitez pas à lui rendre visite…

A l’enfant que je n’aurai pas, de Linda Lê

Couverture de A l'enfant que je n'aurai pas, de Linda Lê

pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque, une auteure dont j’avais lu l’année dernière Cronos. Depuis, j’ai aussi lu Lame de fond et Œuvres vives.

Le livre : A l’enfant que je n’aurai pas de Linda Lê, collection les affranchis, Nil éditions, 2011, 65 pages, ISBN 2-84111-563-1.

L’histoire : Linda Lê a décidé de ne pas avoir d’enfant, s’en explique à cet enfant qu’elle n’aura pas et à S., son dernier compagnon, qui aurait voulu des enfants… Elle revient sur son enfance étouffée par sa mère, Big Mother. Elle explique pourquoi elle ne pourrait pas s’attacher à un enfant, renoncer à ce qu’elle est maintenant pour un enfant…

Mon avis : un très court texte autobiographique, peut-être une forme de thérapie aussi, après une tentative de suicide et une psychanalyse. Un choix de non-maternité assumé, au moins en apparence… En revanche, je ne sais pas pourquoi, j’ai eu l’impression d’être mise en situation de voyeurisme dans cet lettre adressée à cet enfant qui n’arrivera jamais parce que non désiré, je n’ai pas du tout adhéré au texte (mais il est si court que je suis allée jusqu’au bout…).

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson.

En route pour Nans 2012 (4)

La broderie pour le concours de Nans-sous-Sainte-Anne en 2012, 4, la vache à lire Pour le prochain concours de Nans-sous-Sainte-Anne, que j’ai déjà annoncé ici, les 28 et 29 avril 2012, je vous dévoile peu à peu les broderies qui composent ma participation, un assemblage de différents motifs de plusieurs ouvrages… J’ai mêlé les deux thèmes avec un rouge que j’aime (DMC 115) et les vaches de nos verts pâturages…

Voici la vache à lire tirée des Broderies à lire, de Battybat (Cécile Dourlens), dans laquelle je vous ai déjà montré un loup et sa finition, la grenouille et sa finition en trousse, l’abeille offerte lors de la sortie du livre.

Plus de renseignements sur le salon de Nans-sous-Sainte-Anne chez Marlie.

Vous pouvez aussi revoir le motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours d’idées de Nans-sous-Saint-Anne en 2011 et les cadeaux reçus.

Voici les détails de ce projet maintenant terminé…

– un petit morceau du contours

– un premier abécédaire, un deuxième abécédaire et de petits motifs tirés de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang

– une vache à lire tirée des Broderies à lire, de Battybat (Cécile Dourlens), dans laquelle je vous ai déjà montré un loup et sa finition, la grenouille et sa finition en trousse, l’abeille offerte lors de la sortie du livre

deux premières vaches qui entourent un vacher, et aujourd’hui deux autres vaches précédées de celui-ci, tous tirés de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli

– la vue d’ensemble

– et bientôt la finition

– – le cadeau en retour… désormais brodé

battybat_broderies_lire.jpg

Battybat (Cécile Dourlens), Broderies à lire, Collection l’Atelier de Clémentine, éditions Tutti Frutti, 2009.

Danyel Waro enflamme le TAP

Poitiers, le théâtre et auditorium,12, vu depuis la grande passerelle

Avec l’inondation de la salle de théâtre du théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, le spectacle de Danyel Waro était déplacé de la salle de théâtre à la salle d’auditorium. Un spectacle vu en matinée (à 17h) par un beau dimanche printanier dans le cadre de mon abonnement pour la saison 2011-2012.

Le spectacle : Danyel Waro et son groupe de cinq musiciens revisitent la maloya de la Réunion. Des textes en créole, des explications en français ou en créole entre les morceaux qui racontent sa vie, la vie à la réunion, ses filles, les Réunionnais partis chercher le « bonheur » en métropole…

Mon avis : c’est la première fois que je vois enfin un public métissé au TAP! Et une ambiance d’enfer, 2h de spectacle au lieu d’1h20 annoncée, avec une piste de danse improvisée entre le premier rang et la scène, toute la salle debout dans la dernière partie…

Pour aller plus loin : Voir un extrait sur deezer.