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Centrale nucléaire de Civaux, juillet 2016, record de rejets dans la Vienne!

La centrale nucléaire de Civaux dans le département de la VienneCela fait longtemps que je ne vous ai pas parlé de la centrale nucléaire, installée sur un karst, de ses problèmes avec la sécheresse, de crue de la Vienne (et une promenade imprévue de carburant radioactif), de ses fuites de tritium en janvier 2012, la suite de cette fuite (février 2012)…

Un entrefilet, hier, dans la presse locale, m’a alertée:

« État des rejets dans la Vienne, de la Centrale de Civaux

La centrale de Civaux est située sur le bassin de la Vienne, entre les stations débitmétriques de Lussac-les-Châteaux (en amont) et de Cubord (en aval). La station de Cubord est la station débitmétrique de référence pour le suivi du fonctionnement de la centrale. Selon l’Autorité de Sûreté Nucléaire, « l’exploitant de la centrale prend toutes les dispositions pour garantir un débit moyen journalier minimum en Vienne à l’aval du rejet de la centrale supérieur à 10 m ». Au cours du mois de juillet, il est à noter que différents seuils de rejets ont été dépassés. Au total, le seuil de rejets chimiques a été franchi sur 22 jours, et huit jours pour le seuil de rejets radioactifs (avec dérogation) » (Centre presse, 10 août 2016).

Direction le site de l’autorité de sûreté nucléaire (ASN) pour vérification, mais je n’y ai pas trouvé l’information… le dernier avis d’incident date de juillet 2015 (pas à jour??? dernier arrêt de réacteur signalé en 2015 alors qu’il y en a eu plusieurs en 2016) et les lettres de suite d’inspection du 27 juillet 2016, mais cela ne concerne pas les rejets. Rien non plus sur celui de la commission locale d’information (CLI)…  En cherchant bien, j’ai fini par trouver les chiffres des rejets de juin 2016 sur le site d’EDF (dans la lettre d’information de juillet), mais pas ceux du mois dernier. Ils sont tous en vacances? Pourtant, 22 jours sur 31 de dépassement des rejets chimiques, et à nouveau des rejets radioactifs en dehors de la norme (encore du tritium? pire?), ça ne devrait pas être ainsi caché! Le dernier twitt de la centrale concerne… l’attentat de Nice, ils feraient mieux de surveiller ce qu’ils balancent à la rivière, d’autant qu’avec l’été, il y a des gens qui se baignent en aval…

Déjà en janvier 2016, les rejets de tritium liquide dans la Vienne avaient atteint 19 terrabecquerels (TBq), soit 21,5 % d’autorisation annuelle accordée à la centrale. A fin juin 2016, ils en étaient à 62,153 TBq sur 90 autorisés annuellement (70%). A suivre!

Les tremblements de terre anciens en Poitou

La terre a tremblé plusieurs fois en Charente-Maritime, Deux-Sèvres et Vienne ces derniers mois (2015-1016), retour sur des tremblements de terre plus anciens… Ces tremblements de terre sont répertoriés sur le site du BRGM (voir liens au fur et à mesure), mais n’ont pas tous été retenus pour le « calibrage » de la centrale nucléaire de Civaux

1018, 18 octobre : Poitiers

1083, 15 novembre : Poitiers, avec incendie de l’église Sainte-Radegonde. Il est notamment rapporté dans la chronique de Saint-Maixent publiée par Dom Bouquet, t. XII p. 402, voir la transcription du texte latin à la date de 1083 sur le site histoire passion [consultation pour vérification du 20 septembre 2014: lien inactif]: « Eodem anno terrae motus factus est magnus, XV° kalendas novembris, in die natalis Sancti Lucae. Pars civitatis Pictavis magna cum ecclesia Sanctae Radegundis combusta est« . Voir aussi Jean Vogt, 1983. Remarques sur le séisme du 18 octobre 1083 (Poitou). Rapport n°83-RN-SIS-50, janvier 1983, Antenne sismicité, BRGM, Strasbourg, 10 p.

1097, 13 octobre : il est rapporté dans la chronique de Saint-Maixent, voir la transcription du texte latin à la date de 1097 sur le site histoire passion : « Eodem anno apparuit stella cometa, pridie nonas octobris, per septem noctes, fuitque terrae motus III° idus octobris. Mense novembri fuit magna perditio seminum, partim ex vermibus, partim ex pluviis ; et flumina creverunt magna et castella et vicos et homines necaverunt, maxime pedites« . La chronique mentionnant aussi des tremblements de terre en Italie (en 1113 et 1117), il n’est pas certain que celui-ci se soit produit dans le Poitou.

1098, 4 octobre : il est rapporté dans la chronique de Saint-Maixent / Maillezais publiée par Dom Bouquet, t. XII p. 404, voir la transcription du texte latin à la date de 1098 sur le site histoire passion : « Eodem anno inventum est corpus sanctae Pecinnae. Coelum apparuit rubicundum, VI° kalendas octobris. Terrae motus, III° nonas octobris fuit ; et lunae eclipsis fuit III° idus decembris« . La chronique mentionnant aussi des tremblements de terre en Italie (en 1113 et 1117), il n’est pas certain que celui-ci se soit produit dans le Poitou.

1105, avril : il est rapporté dans la chronique de Saint-Maixent, voir la transcription du texte latin à la date de 1105 sur le site histoire passion : « Idibus aprilis terrae motus« . La chronique mentionnant aussi des tremblements de terre en Italie (en 1113 et 1117), il n’est pas certain que celui-ci se soit produit dans le Poitou.

1318, 15 février : Poitiers

1335, le vendredi après noël [29 décembre] : tremblement de terre majeur avec un épicentre au sud-est d’Angoulême, mentionné à Poitiers en marge du manuscrit  112 de la médiathèque de Poitiers (voir le catalogue raisonné)

1512, 25 août : Poitou, probablement dans le secteur de Saint-Maixent-l’Ecole. Voir Jérôme Lambert (dir.), Les tremblements de terre en France Hier, aujourd’hui et demain, BRGM, 1996.

1645, nuit du 23 au 24 janvier : Poitiers. Un épisode est mentionné dans divers documents. Il ne s’agit pas d’un séisme mais d’une violente tempête, aussi signalée à Saintes et la Rochelle. Elle a entraîné la chute du clocher de l’église Saint-Hilaire-de-la-Celle à Poitiers. Voir Jean Vogt, 1988. Le « séisme » de 1645 – À propos d’un faux séisme présumé (1645) – Le Poitou et le sottisier des catalogues de sismicité historique, Le Picton, n° 70, p. 2-4.

[1657, 15 février : en marge du Poitou, à Sainte-Maure-de-Touraine, estimé force 7 à 8 sur l’échelle MSK].

1658 : Thouars. Mentionné dans un rapport du BRGM sur les tremblements de terre de la région de Chemillé (Maine-et-Loire, P. Godefroy et Jérôme Lambert).

1704, 11 mars : Vendeuvre-du-Poitou, estimé force 6 à 7 sur l’échelle MSK. Voir Grégory Quenet et Agnès Levret, 1997. Le séisme du 11 mars 1704 en Poitou. Recherche de nouvelles sources historiques et essai d’estimation de l’intensité à Vendeuvre en Poitou, Rapport IPSN, n° 97-17, 58 p. ; Grégory Quenet ,1999. Aspects méthodologiques de la recherche en sismicité historique : application au séisme de 1704 en Poitou, dans Rémi MARICHAL (dir.), Archéosismicité & vulnérabilité du bâti ancien. Actes des IVe Journées APS, Perpignan 1999, p. 87-105, repris sans les figures sur le site du groupe APS (Association pour l’identification et l’étude des pathologies d’origine sismique dans le bâti ancien). Il est mentionné aussi dans plusieurs registres paroissiaux de la Vienne [Archives départementales de la Vienne, analyse des registres paroissiaux, série E suppléments, par Émile Bricauld de Verneuil].

1708 : Poitiers. Comme le tremblement de terre de 1704, il est mentionné dans plusieurs registres paroissiaux de la Vienne (Bricauld, ibid.). Voir Jérôme Lambert (dir.), Les tremblements de terre en France Hier, aujourd’hui et demain, BRGM, 1996.

1711, 6 octobre : Loudun, évalué à une force 7,5 sur l’échelle MSK. Les sources signalant ce tremblement de terre ont été étudiées et analysées dans un rapport très détaillé du BRGM.

1772, 9 janvier : épicentre entre Parthenay et Loudun. Il a été évalué à une force entre 7 et 8 sur l’échelle MSK. Les sources signalant ce tremblement de terre ont été étudiées et analysées dans un rapport du BRGM sur les tremblements de terre de la région de Parthenay (P. Godefroy et Jérôme Lambert).

Voir aussi Grégory Quenet, 2005, Les tremblements de terre aux XVIIe et XVIIIe siècles. La naissance d’un risque, Seyssel, Champ Vallon, 587 p.

Un jour à Poitiers, édition 2015-2016

Un jour à Poitiers 2016, conférence de rédaction du groupe du lycée BerthelotC’est parti pour l’édition 2015-2016 de l’opération Un jour à Poitiers #1JaP. Collégiens et lycéens de la Vienne et des Deux-Sèvres partent en reportage toute la journée à Poitiers, à suivre sur le blog Un jour à Poitiers… et sur twitter #1JaP. Ici le groupe du lycée Berthelot à Châtellerault en conférence de rédaction avant de partir en reportage au marché Notre-Dame de Poitiers.

Atelier radio de l'oeil à l'écoute et France bleu PoitouIls s’essayeront aussi à la radio avec l’association l’œil à l’écoute, sur le matériel de France bleu Poitou. L’atelier est installé juste devant le aussi le cénotaphe de Saint-Hilaire.

Depuis plusieurs années, dans le prolongement des Assises du journalisme qui s’étaient tenues à Poitiers en 2011 et 2012 (elles ont eu lieu depuis à Metz et à Tours), Un jour à Poitiers propose à des adolescents de découvrir la vie d’un journaliste en conditions réelles, grâce au club de la presse de la Vienne, le Clemi (centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information), la ligue de l’enseignement de la Vienne et le réseau Canopé/ex-CRDP de Poitiers qui accueille la manifestation (revoir l’édition 2013 et l’édition 2014).

Vous pouvez revoir les expositions de Jephan de Villiers et Eric Straw qui se sont tenues dans ce lieu.

Suivre le gazouillis en direct


Images révélées, derniers jours à Poitiers

Affiche de l'exposition Images révélées à PoitiersVoici déjà venus les derniers jours pour l’exposition Images révélées : Poitiers à l’épreuve de la photographie (1839-1914). Elle se tient pour partie à la médiathèque de Poitiers, jusqu’à ce samedi, pour partie au musée Sainte-Croix, jusqu’à dimanche (17 janvier 2016). Le commissaire de l’exposition, Daniel Clauzier, proposera encore des visites guidées ce week-end. Elle est aussi accompagnée d’une série de conférences (de qualité variable), la dernière, repoussée après les attentats du 13 novembre, aura lieu après la fermeture de l’exposition, jeudi prochain. Le service du patrimoine de feue la région Poitou-Charentes (oui, pub gratuite 😉 ) a prêté plusieurs clichés et propose en ligne l’ensemble de l’album de Louis Guitteau, vues de Poitiers en 1894-1895).

L’exposition présente une vue générale de la pratique de la photographie à Poitiers des premiers daguerréotypes des années 1840 aux expositions artistiques du début du 20e siècle, en passant par l’apparition de la photographie par des amateurs (éclairés…) avec l’apparition des premiers appareils automatiques, la production de cartes-photographies, les travaux de professionnel(le)s comme Hélène Plessis-Vieilllard, etc. L’évolution des techniques est abordée au travers d’épreuves et de tirages d’époque (sauf pour un cliché conservé au Getty Museum à Los Angeles identifié à l’occasion de l’exposition). Beaucoup de ces clichés sont inédits, certains ont été acquis ou restaurés pour l’exposition. Vous y découvrirez le travail d’Auguste-Hippolyte Collard, qui a commencé sa carrière photographique à Poitiers (avant de rejoindre Paris qu’il avait quitté suite à des problèmes liés à ses activités politiques), les photographies de la mission héliographique (premières photographies systématiques des monuments majeurs de France, commandées par la commission des monuments historiques dirigée par Prosper Mérimée) de 1851 par Gustave Le Gray et Auguste Mestral, celles de « fratries » : Achille et Honoré Hivonnait, les frères Varin, les frères Bisson, les travaux de Médéric Mieusement, d’Alfred Perlat (dont la série de clichés de la construction de l’hôtel de ville de Poitiers, déjà sélectionnés par Grégory Vouhé pour l’exposition Louvre pour Poitiers) ou encore de Jules Robuchon.

Le volet de la médiathèque présente les usages de la photographie : dans la presse (avec une belle présentation de la séquestrée de Poitiers, présentant la photographie originale et les gravures qui en ont été tirées par la presse), le livre illustré, les travaux scientifiques et les pratiques populaires et commerciales.

Je vous recommande aussi particulièrement le catalogue (208 pages, aux éditions Snoeck, 29 €), très riche, même si je n’ai pas terminé de le lire!

Paysages et patrimoines de la vallée de la Gartempe

Je ne suis pas très présente en ce moment sur mon blog, je poursuis activement mes exercices de stimulation qui prennent beaucoup de temps et d’énergie. Une fois n’est pas coutume, je vous parle aujourd’hui « boulot » et promis, je reviens très vite pour du cinéma, des lectures et autres sujets…

Je suis invitée demain par le Pays d’art et d’histoire du Montmorillonnais et aurai le plus grand plaisir à vous retrouver

Samedi 28 novembre 2015
à 15h30
à la Maison des Services de Montmorillon

pour une conférence et la présentation de l’exposition  Paysages et patrimoines de la vallée de la Gartempe réalisée par la Région Poitou-Charentes (service du patrimoine). Pour les absents, suivez le lien, avec mes collègues, nous vous présentons déjà beaucoup de photographies et un premier dossier : 1914-1918 : les monuments aux morts de Montmorillon… A suivre, le retour à la « normale » passe par le retour à une activité professionnelle « normale », même si j’attends encore de pouvoir reprendre le volant 😉

Ce week-end à Poitiers…

Mouton devant l'hôtel de ville de Poitiers, revenant sur le thème du festival des expressifs 2015Dès demain jeudi 30 septembre 2015, le festival des Expressifs est de retour pour sa 20e édition, sur le thème de la censure… comme l’avait annoncé M. Mouton il y a quelques semaines!

Le festival des expressifs 2015 a décoré l'hôtel de ville de PoitiersCe festival fait en général déferler les arts de la rue et la gaieté. Dès aujourd’hui, l’association Poitiers jeunes (quasi exclusivement financée par la ville) a  relooké l’hôtel de ville avec des rubalises de chantier… Retrouvez tout le programme sur le site du festival des Expressifs, je n’ai pas encore trouvé de version papier…

Cette année, je ne profiterai pas de cette agitation, je serai dans le Nord, à suivre demain matin…

Sur mon blog, revoir les éditions 2009 (gâchés par les casseurs) et le résultat, 2011, 2012 et 2013.

 

Préhistoire de la bande-dessinée à Lussac-les-Châteaux

La sabline, musée de Préhistoire, salle consacrée à l'art Il reste quelques jours de vacances, amis poitevins ou de passage dans la Vienne, je vous propose de vous déplacer jusqu’à Lussac-les-Châteaux, à la Sabline, vous irez bien sûr à l’étage voir les portraits gravés magdaléniens de la grotte de La Marche et les autres sites préhistoriques,et peut-être lire au bord de l’étang sur le site de l’ancien château L’enfance heureuse d’un petit paysan de Léon Pineau, qui y fut écolier.

Affiche de l'exposition Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé à Lussac-les-ChâteauxAu rez-de-chaussée est présentée depuis quelques semaines et jusqu’au 27 septembre 2015 l’exposition Préhistoire de la bande dessinée et du dessin animé proposée par le préhistorien Marc Azéma. Il y présente les travaux issus de sa thèse, mais accessibles à tous, sur la représentation du mouvement dans l’art préhistorique et propose de voir dans le dédoublement de certaines peintures ou gravures des décompositions des mouvements. La découverte de la grotte Chauvet (voir La grotte des rêves perdus, de Werner Herzog) a permis de vérifier à grande échelle un phénomène plus discret ailleurs, mais il montre des exemples appliqués à Lascaux, Niaux, Les Trois-Frères, Baume Latrone ou encore ici à Lussac-les-Châteaux, sur une plaquette de la Marche. Dans la conférence qui a suivi, comme dans son livre et le DVD qui l’accompagne (voir extrait ci-dessous, j’avais déjà vue la démonstration au colloque de l’IFRAO à Tarascon-sur-Ariège en 2010), il a également montré sa reconstitution d’archéologie expérimentale: une rondelle en os magdalénienne perforée trouvée au Mas-d’Azil en Ariège (conservée au musée d’archéologie nationale à Saint-Germain-en-Laye) pourrait être l’ancêtre du thaumatrope. Il n’y a plus qu’à analyser les traces d’usures sur les perforations de la pièce expérimentale et sur la pièce originale! Et aussi à vérifier toutes les rondelles perforées gravées, à analyser les fractures (contraintes dues au mouvement)…

Thaumatrope? Il s’agit d’un procédé d’optique qui joue sur la persistance rétinienne de l’image, comme les flipbooks (revoir Quand les livres s’amusent au musée de l’imprimerie à Lyon) ou les zootropes (revoir l’exposition Des mondes de papier, l’imagerie populaire de Wissembourg à Strasbourg). Les abonnés au journal de Mickey doivent en avoir vu sans connaître le nom. Le thaumatrope est composé d’une rondelle (en carton, en os), on glisse une ficelle ou un élastique, on fait tourner, et par exemple l’oiseau entre dans la cage… Battu de plus de quinze millénaires, le physicien John Ayrton Paris qui est censé avoir inventé le procédé en 1825 (et aussi son concurrent l’astronome John Herschel)! Vous voulez vous en fabriquer un? Rendez-vous sur le site de loisirs créatifs de La tête à modeler!

Pour aller plus loin : Marc Azéma, La Préhistoire du cinéma : origines paléolithiques de la narration graphique et du cinématographe, éditions Errance, 2011, 293 pages, 1 DVD.

Marc Azéma, Préhistoire de la bande dessinée et du dessin-animé, catalogue d’exposition, Musée d’Orgnac-Centre du Pech-Merle-Passé Simple, 2008.

L’amour sur un dauphin de Durenne

L'amour sur un dauphin de Durenne, dans le parc de Blossac à Poitiers

Il y a quelques heures, Grégory me signalait un reportage de France 3 Poitou-Charentes sur le vol la nuit dernière (du 6 au 7 juillet 2015) de l’Amour sur un dauphin d’Antoine Durenne dans le parc de Blossac à Poitiers. Je ré-édite cet ancien article, en espérant qu’il sera retrouvé « sain et sauf »… Il est en fonte, pas en bronze, donc il n’y a que du fer, pas le moindre gramme de cuivre pour un revendeur de métaux… Même s’il s’agit d’une oeuvre de catalogue, éditée à plusieurs exemplaires, nous ne pouvons que condamner ce vol…

Article du 16 mai 2010

Il y a plusieurs mois que je vous avais montré les œuvres d’Antoine Durenne dans le parc de Blossac à Poitiers : la fontaine aux amours et aux nymphes et l’Amour sur un griffon ou une lionne, le Faune au coquillage et le Faune soufflant dans une corne. Il me manquait à l’époque l’amour sur un dauphin, mais en fait, je passe souvent devant sans faire attention… Il est caché dans la végétation devant les aquariums, juste avant les cages quand vous entrez dans le jardin anglais par la rue.

Le voici de plus près et en faisant le tour…

Quatre vues de L'amour sur un dauphin de Durenne, dans le parc de Blossac à Poitiers

Poitiers, carte postale ancienne, l'amour sur un dauphin au parc de Blossac Et puis, j’ai fini par trouver une carte postale ancienne (enfin, sans doute pas si ancienne, disons des années 1950/1960) avec cet amour…

Les autres articles sur le parc de Blosssac

A part les CRS et les costards, il y a quelqu’un à Poitiers? Congrès du PS, jour 1…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, déploiement de CRSCela n’a pas dû vous échapper, le PS tient son congrès à Poitiers… enfin, au parc des expositions, à l’extérieur. « Alors, tu sors de ta léthargie bloguesque, tu nous racontes??? »… Oui, allez, fidèles lecteurs et autres, voici ce que j’ai vu en ville aujourd’hui… D’abord, un déploiement des forces de l’ordre comme je n’en ai pas vu en 20 ans que j’habite ici, sauf lors de très rares événements … petits rappels pour les étourdis : voir les expressifs 2009 (gâchés par les casseurs) et le résultat ; une évasion du palais de justice (sur cet article, vous aurez plein de liens pour découvrir la ville et une carte cliquable du centre-ville) ou encore lors du procès en appel des faucheurs volontaires d’OGM (dont José Bové). Ces derniers jours, nous avons aussi eu droit au vacarme des hélicoptères et aux sirènes des forces de l’ordre (bien inutiles, les rues sont désertes, comme vous le verrez sur les photographies suivantes, prises en pleine journée).

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, grève des busJe ne peux pas vous rendre compte de ce qui se passe du côté du parc des expositions, car le réseau de bus est en grève, sauf les quelques lignes non gérées par Vitalis (notre régie de transport)

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, bus pour les congressistes… et quelques bus extraits sans doute la veille du dépôt et conduits par des cadres pour ce que j’en ai vu. Et oui, les congressistes ont droit à des bus doubles quand les usagers marchent ou patientent dans des abribus ou au soleil… D’autres manifestations sont annoncées, mais plutôt vers le parc des expositions, ça va se bousculer en ville!

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, congrès du PS vu par M. MoutonNotre facétieux Monsieur Mouton (pour les non initiés, suivre le lien vers revoir l’index des précédents moutons… quelques exemplaires ont échappé à la vigilance policière) voit un mouton en costard-cravate derrière la petite lucarne télévisée… ah non, c’est un selfie! Il est à la mode 😉

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, militants en centre-ville, vestes par 30° à l'ombreIl ne croyait pas si bien dire, car à quoi reconnaissait-on un congressiste du PS dans les rues en fin de matinée? C’est le seul à rester en costard par presque 30° à l’ombre, traînant sa valise voire portant un sac à dos sur un veston (si, si, look assuré!), j’ai rarement vu autant de chemises blanches, cravates noires (ou rouges… bizarre) et vestes dans toutes les nuances de gris par cette chaleur! Certains ont quand même fini par la tomber, la veste… Même les poulets avaient opté pour la chemisette et la casquette, enfin, pour la police municipale, la nationale habituelle ou les gendarmes au palais de justice, les renforts étaient bien plus couverts… On croisait aussi des journalistes nationaux, caméra au pied, ou étrangers, cherchant la rue « car note » (oui, bon, c’est pas sympa de se moquer des accents… la rue Carnot, j’ai eu un instant d’hésitation quand même, et ce n’est pas dû à mon cerveau un peu en vrac). Ouille, vite, vive la COP21 contre le réchauffement climatique sponsorisée par les plus grands pollueurs de France et de Navarre!

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, détournement de une de la presseBon, alors, il se passe quoi en ville? Pas grand chose, un peu d’humour avec des affichettes qui détournent les annoncent quotidiennes de la presse locale, la Nouvelle République étant devenue « La Nouvelle Raie Publique » avec des titres accrocheurs pour inciter à acheter la dernière édition:

Coup de théâtre : le congrès du PS déplacé à Notre-Dame-des-Landes ;L’incroyable coming out de hollande : « j’ai toujours été de droite » ; Congrès du PS: « le libéralisme est un humanisme » ; Révélation Hollande : « j’ai un frère jumeau socialiste »…

So, what else??? Et bien, pas grand chose. La presse (la vraie) a annoncé que Poitiers le Centre (fédération des acteurs économiques) avait lancé une grande campagne d’affichage plutôt rigolote… « Les 5 et 6 juin lâchez la politique : visitez les agents économiques ». En fait de grand succès, je l’ai vue sur la boutique de la trésorière et deux de ses voisins…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, boutique du président de Poitiers le Centre… mais nulle part ailleurs, même pas sur la boutique du président (ni le midi, ni à 17h)! [je vous avais montré à la fin de voir ce précédent article  un détail pour les marques de montage des pans de bois]. Ceci dit, les retombées économiques de ce congrès nous sont annoncées de 1 à 2,5 millions d’euros. Ce midi, les restaurants n’ont cependant pas tous fait le plein, beaucoup d’habitués ont pensé qu’ils seraient pris d’assaut et en fait, il y avait peu de monde. En revanche, les bons restaurants et les salles municipales ont été réservés ce soir.

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, bacs de plantes vertesNous avons aussi droit à des bacs de fleurs et plantes vertes, ça change du tout minéral du centre-ville désert…

Congrès du PS à Poitiers, 5 juin 2015, vers le monument aux morts à 17hcomme vous le voyez aussi ici, devant le monument aux morts de 1914-1918. Ah oui, la campagne de publicité créée il y a deux ou trois ans pour le métro parisien est aussi revenue…

Allez, à suivre… Je sortirai peut-être en début de soirée quand il fera moins chaud…

Privatisation des espaces publics: pauvre square de la République à Poitiers…

Square de la République à Poitiers, privatisé pour une marque de voiture, 14 avril 2015, vue 1Comme partout en France, il faisait très beau en ce début de semaine à Poitiers. Mardi, il y avait beaucoup de monde dans les rues, dans les parcs et jardins de la ville. Mais si quelqu’un voulait se poser dans le square de la République, ce n’était pas possible, il avait été privatisé par une marque de voiture, pas question d’atteindre les bancs ou les gradins, une marque de voiture avait privatisé l’espace et y donnait une sauterie pour quelques clients. Petite question: la ville a-t-elle bien facturé cet usage qui me semble pour le moins troublant???

Square de la République à Poitiers, privatisé pour une marque de voiture, 14 avril 2015, vue 2Quand il s’y tient le marché bio le vendredi après-midi, déplacé de son ancien emplacement, les espaces de repos restent accessibles, là, impossible de s’approcher.

Poitiers, novembre 2012, arrêté municipal interdiant les chiens dans le square de la RépubliquePetit rappel, la ville a détruit il y a quelque temps l’ancien square, et y avait affiché un arrêté municipal qui interdit le square aux… chiens (article 1: « interdiction de circulation des chiens ») pour « empêcher les anciennes pratiques » (commentaires à relire dans cet article de février 2013), elle avait oublié de dire aussi interdit aux gorilles des sociétés de gardiennage!

Photo : Paysagiste de renommée internationale, Edouard André avait créé en 1893-1894 le Square de la République. Cette carte postale garde seule mémoire de sa végétation luxuriante : une chape de béton a été coulée sur ce jardin, et désormais une rue passe à l'emplacement du bassin et des rocailles. ©Grégory Vouhé Pour en savoir plus : "Edouard André. Jardins pour Poitiers", L'Actualité Poitou-Charentes n° 96, p. 42-44.

Photo : Paysagiste de renommée internationale, Édouard André avait créé en 1893-1894 le Square de la République. Cette carte postale garde seule mémoire de sa végétation luxuriante : une chape de béton a été coulée sur ce jardin, et désormais une rue passe à l’emplacement du bassin et des rocailles. ©Grégory Vouhé Pour en savoir plus : Édouard André. Jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, p. 42-44.

Sur les modifications du square, lire ou relire:

Poitiers, monument aux morts de 1870, 2, le soldatrevoir le monument aux morts de 1870-1871, avant les travaux…

Poitiers, square de la République,6, coupe des grilles le 29 novembre 2011 Il a ensuite perdu ses grilles et la plupart des arbres, tous les bosquets…

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février 2012 à 8h05 et 17h30… puis sa patine (la presse en parle),

Poitiers, square de la République après restauration, 1, le soldat restauré

voir ensuite le début de la restauration, et le monument restauré,

Poitiers, actualité juillet 2012, grilles du square de la République avant et après coeur d'agglode nouvelles grilles moches,

Poitiers, square de la République, du mur peint aux piquetsIl a reçu une installation de Benoît-Marie Moriceau, après quelques péripéties (œuvre démontée en février 2013).

Poitiers, square de la République, avril 2013, effet des vélos sur le monument aux morts Voir enfin le nouveau square de la République raté. L’aménagement est limite pour les personnes handicapées visuelles: les marches et surtout les gradins ne se distinguent pas, en blanc sur blanc, avec des bandes d’alerte podotactiles très partiellement mises en place et aucune bande de contraste. Les Bmx n’hésitent pas, eux, à monter sur le monument aux morts et endommagent les « bacs » qui encadrent les arbres, leur présence dissuade, autant que les « anciennes pratiques » citées dans l’arrêté municipale, la venue des personnes âgées à certaines heures.

Privatisation du suare de la République à Poitiers, 10 septembre 2015PS : Récidive le 10 septembre 2015, privatisation par une autre marque de voiture, sono hurlante, allez donc faire respecter le calme en ville aux étudiants après ça!

Pour aller plus loin : voir les articles de Grégory Vouhé, Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Édouard André, jardins pour PoitiersL’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.