Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Une orchidée brodée

Orchidée brodée su toile bleue Pour le premier mois de l’échange anniversaire organisé par Vivi / Jujuraph, c’est l’organisatrice qui est destinataire du colis… en janvier, mais j’avais plein de choses à présenter depuis quelques semaines. Avant de vous montrer l’ensemble et la finition, voici l’orchidée brodée sur toile bleue… Ben oui, Vivi / Jujuraph aime les orchidées et le bleu (entre autres).

Le modèle : trouvé dans Les idées de Marianne n° 122, juillet-août 2006 (vous remarquerez que je progresse dans les revues dont je n’ai pas encore réalisé de modèle…).

J’ai ajouté une carte à cet envoi.

PIF, merci Alix (2)

Les petits paquets du colis du PIF d'Alix Ce soir, je suis au théâtre auditorium de Poitiers pour deux concerts à la suite de l’orchestre baroque de Limoges, alors, pas de petite visite chez vous ! À demain, pas trop tôt non plus parce que j’irai à une conférence à l’espace Mendès France !

Je vous ai montré hier le nécessaire à couture reçu dans le cadre du PIF que nous avions conclu il y a quelques mois avec Alix, en direct de Québec. Tous ces petits paquets si bien emballés contenaient des merveilles.

Manique avec poule et poussins Côté broderie, une manique carrée ornée d’une jolie poule avec ses poussins… Le modèle vient du live Country de Helen Wind (info fournie par Alix).

Plein de choses à l'érable Côté gourmandise, plein de choses à l’érable, Québec oblige : des bonbons qui ressemblent un peu à du sucre candy (très bons !), du thé à l’érable (aux essences naturelles), du beurre (pas encore goûté), du mélange pour chocolat chaud… et une grande feuille en sucre d’érable, je dirais…

Plein de petites choses, rubans, perles, boutons Plein de petites choses, rubans, perles, boutons, détail Côté accessoires, pour mes futurs travaux, un rouleau de ruban et de multiples perles et boutons, je me réjouis d’avance à l’idée de les utiliser. Poiur les lettres VERONIQUE, j’ai déjà trouvé ce que je vais en faire…

Carnets Et pour écrire, un petit carnet sur Québec et un carnet avec des papillons… qui répondent aux papillons du nécessaire à couture

Encore un TRÈS TRÈS GRAND MERCI à Alix.

Mes envois à Alix, je pense n’avoir rien oublié, mais vérifiez chez Alix qui avait présenté le tout ici et ici !

Où on va, papa ? de Jean-Louis Fournier

Couverture de Où on va papa, de Fournier Le livre : Où on va, papa ? de Jean-Louis Fournier, éditions Stock, 2008, 155 p., ISBN 978-2-234-06117-0, prix Fémina 2008.

L’histoire : c’est un récit très personnel du drame qui a frappé Jean-Louis Fournier. À deux ans d’intervalle, il a deux fils polyhandicapés (handicap mental, physique, visuel). Mathieu, puis Thomas. Puis quelques années plus tard, Marie, qui n’a pas le même handicap. Puis sa femme le quitte (cas malheureusement fréquent suite à ce type de drame, mais c’est plus souvent la mère qui a la garde des enfants). Avec tendresse, il décrit sa vie – ou plutôt sa non vie – avec ses enfants, le renoncement aux rêves pour ses enfants, au parrain de Thomas, qui lui a offert un cadeau de baptême, puis plus rien, quand il a compris qu’il ne serait jamais polytechnicien…

Mon avis : un livre plein de tendresse, avec un humour que seul un père d’enfant(s) handicapé(s) peut se permettre… ou leur nounou, sans le vouloir ( » ils ont de la paille dans la tête « ) Il se lit très vite, change vraiment des témoignages parfois larmoyants, même s’il ne cache pas sa détresse, surtout après la mort de Mathieu, trois jours après une opération de la colonne vertébrale. Pour aller plus loin, je vous invite à visiter et si vous le pouvez soutenir l’association Valentin Apac, association de porteur d’anomalies chromosomiques, dont je suis secrétaire. Ces deux enfants en sont plus que probablement atteints. Certaines anomalies ont des conséquences graves, d’autres non, toutes (sauf la trisomie 21 qui est fréquente et a de nombreuses associations d’aide spécifique, mais que nous pouvons aussi aider en particulier en cas de translocation robertsonienne impliquant le chromosome 21 chez l’un des parents) trouveront écoute, soutien, mise en relation avec des parents qui ont des questions similaires. Je trouve dommage, dans le livre, que Marie ne soit évoquée qu’au passage. La fratrie peut avoir des conséquences importantes, à prendre en compte aussi. Enfin, sur les combats de coqs, dans le nord, contrairement à ce qui est dit dans le livre (évoqués à propos des griffure des enfants à leur retour du centre), ils ne sont absolument pas interdits… Ils le sont en Belgique, mais dans les départements du Nord et du Pas-de-Calais, les gallodromes fonctionnent toujours. Parmi tous les sites que je suis allée voir sur le sujet, je vous conseille cette page, qui n’est ni ultra pour, ni ultra contre, et explique plutôt bien les combats. Il y avait aussi eu un reportage passé tard le soir il y a quelques années (et oui, je ne regarde pas la télé, mais d’autres le font et me l’ont signalé, et j’ai regardé après).

De Jean-Louis Fournier, j’ai aussi lu depuis Il a jamais tué personne, mon papa.

Le silence de Lorna, de Jean-Pierre et Luc Dardenne

C’est le premier film que j’ai vu dans le cadre de la semaine du festival Télérama. Le silence de Lorna, de , a obtenu le prix du scénario au festival de Cannes en 2009 [en 2011, j’ai aussi vu Gamin au vélo des frères Dardenne puis Deux jours une nuit, La fille inconnue].

L’histoire : Liège. Une jeune albanaise, Lorna (Arta Dobroshi), vient d’épouser Claudy (Jérémie Renier), drogué. Il s’agit d’un mariage blanc organisé par la mafia albanaise. Un premier mariage pour lequel la jeune femme paye un drogué, obtient des papiers belges, puis, si tout se passe bien, une fois divorcée ou veuve, elle doit épouser un Russe, elle touchera alors l’argent du mariage (moins la commission de la mafia), et quand ce dernier aura obtenu la nationalité belge, elle le quittera pour retrouver son vrai petit ami albanais, Sokol. Sauf que bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu… car Claudy veut se faire désintoxiquer.

Mon avis : comme ça, au débotté, je dirais que j’ai préféré le livre Éric-Emmanuel Schmitt, Ulysse from Bagdad , à ce film. Le sujet s’en rapproche, un émigré qui cherche un monde meilleur, mais l’approche n’y est pas que mafieuse… Cependant, c’est un film qui m’a bien plu, pas très optimiste sur l’exploitation de l’homme par l’homme, encore moins quand l’ami de Lorna (son amoureux albanais) gagne de l’argent en allant se faire irradier pendant une minute dans le cœur d’un réacteur nucléaire… Arta Dobroshi (Lorna) est sublime.
Il a été sélectionné pour le César 2009 du meilleur film étranger, mais c’est Valse avec Bachir d’Ari Folman qui l’a reçu.

Pour les 15 films du festival Télérama, ils se partagent en quatre catégories :

Ceux que j’ai vus et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au théâtre

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au Dietrich

Ceux que je n’irai pas voir, sauf si vous avez des arguments pour me convaincre d’y aller…

  • À bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
  • L’heure d’été d’Olivier Assayas
  • Home d’Ursula Meier, finalement vu au Dietrich
  • Into the Wild de Sean Pen
  • Juno de Jason Reitman
  • There will be blood de Paul Thomas Anderson

 

Pendouille oiseau…

Pendouille oiseau en couture Pour Frezzia, qui a fermé son blog mais continue à nous lire, j’ai cousu ce petit oiseau en tissu. Le modèle vient de Anna Burda n° 14, décembre 2008. Bien sûr, come dans une recette de cuisine, j’avais regardé les ingrédients (pardon, le tissu), mais pas lu la recette en entier.

Donc je coupe le corps, endroit contre endroit, je le couds à la main (pas très grand), laisse l’ouverture au niveau de la marque… et là, je lis qu’il faut glisser l’attache et faire un surpiqûre… Aïe, sur un petit objet qui tourne, vais-je y arriver ? Même pas peur, après le stage de couture du printemps dernier (où je me suis fait un pantalon, terminé à mon retour). Je sors donc ma machine, surpique, couds les ailes, les boutons pour les tenir, brode l’œil. Pas si mal… Et Anna avait raison, cela donne un aspect beaucoup plus fini… J’avais bien sûr ajouté une carte maison.

PIF, merci Alix (1), nécessaire à couture

Colis reçu d'Alix dans l cadre du PIF Vendredi dernier, j’ai donc reçu le chat de Liliane et un gros colis Alix, en direct de Québec, dans le cadre du PIF que nous avions conclu il y a quelques mois…

Le recto de la trousse de couture Le colis contient tant de chose… Je commence par le nécessaire à couture.

Le dos de la trousse de couture Il se compose d’une petite trousse rebondie qui contient une pendouille à ciseaux et un pinkeep. Ils ont en commun le motif du vase de fleurs et un joli ruban vert… Au verso du pinkeep et à l’intérieur de la pochette, un très beau tissu à motifs de fleurs et de papillons. Je vous laisse admirer la finesse de ce travail de broderie et de couture. Alix a précisé que le modèle vient de Maryse, dans le magazine internet The gift of stitching.

Le recto du nécessaire à couture J’espère venir à bout des nouvelles modalités de dimensions de photographies, expliquées hier par Zazimuth, qui m’a aussi envoyé aujourd’hui une enveloppe rebondie, il vous faudra patienter un peu pour voir son contenu.

Le vrso du nécessaie à couture Un grand merci à Alix pour ce gros colis, la suite demain…

Mes envois à Alix, je pense n’avoir rien oublié, mais vérifiez chez Alix qui avait présenté le tout ici et ici !

Le chat de Liliane et week-end

Le chat de Liliane Voici l’EXTRAORDINAIRE chat que Liliane a dessiné pour moi. Il est vraiment trop craquant ! Comme je cherche un stage d’encadrement, cela sera un des projets à encadrer… avec la carte de vœux gravée de mon père.

Côté week-end, cela s’est très bien passé, que ce soit l’assemblée générale Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques, dont je suis secrétaire, ou la soirée de samedi. Mais pas d’exposition Picasso et les maîtres, il y avait vraiment trop de monde, même de nuit, et même sans faire la queue avec nos coupe-file, cela n’aurait pas été agréable à l’intérieur… Du coup, dimanche, grasse-matinée, papotage et autre entre copines… Et au retour, la SNCF avait oublié de commander le conducteur du train… Notre TGV (19h50, Paris-Bordeaux) est parti avec 25 minutes de retard, arrivée avec 20 minutes de retard, pas de remboursement. Et à Poitiers, le TGV qui venait de Tarbes avait aussi une demi-heure de retard… et tous les trains en correspondance pour Limoges et La Rochelle, qui attendaient ces deux retardataires. Ras le bol des pagailles de la SNCF !

Une mini pendouille coeur en broderie suisse

Petit coeur en broderie suisse Après mes débuts en broderie suisse montés en pochette pour Bidouillette / Tibilisfil, j’ai récidivé avec le même tissu Vichy à petits carreaux (3/4 mm) bleus et le même coton perlé rouge bordeaux. Le modèle vient aussi du même livre, Broderie suisse de Brigitte Rainglet, paru au 3e trimestre 2008 chez l’Inédite.

Petite pendouille avec coeur en broderie suisse J’ai monté cette broderie en mini pendouille en forme de cœur et envoyée à Babeth/Babouchka, qui m’avait envoyé une superbe tortue en fimo suite au CROSS-OVER-BLOGS qu’elle a organisé avec Véro 21 / On se motive encore. C’est Véro qui avait proposé la grille de la tortue Maori. J’avais bien sûr ajouté une carte maison.

SAL Etude de plantes, de Milkinise. Le jasmin, cinquième étape

SAL étude de plantes, le jasmin, cinquième étape Pour la cinquième étape du SAL études de plantes organisé par Milkinise, j’ai bien avancé vers la droite, du haut en bas, les fleurs et les tiges… J’espère finir cette grille le mois prochain, comme ça, à mi chemin, j’aurai fini une grille et pourrai en prévoir une seconde.

Les cinq premièes étapes du jasmin, SAL études de plantes Le projet études de plantes : il s’agit de broder sur 12 mois au moinsune des grilles sur le thème Étude de plantes parues dans la revue De fil en aiguilles. Nous présentons nos avancées chaque premier du mois. J’ai choisi le Jasmin (n° 64 de la revue).

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

Dans la colonne de droite, retrouvez tous mes SAL en cours et mes SAL terminés.

Hunger de Steve Mc Queen

Il est temps de vous parler un peu des films que j’ai vus dans le cadre du festival Télérama 2009. Je commence par Hunger de Steve Mc Queen. Présenté au 61ème festival de Cannes en 2008 dans la sélection Un certain regard, il a reçu la caméra d’or, qui récompense le meilleur premier film toutes sections confondues. [PS: depuis, j’ai aussi vu 12 years a slave].

L’histoire : 1981, le quartier spécial de la prison de Long Kesh / Maze, en Irlande du Nord. Des prisonniers de l’IRA réclament le statut de prisonniers politiques. N’ayant à leur disposition que leurs corps, ils font la grève du port de l’uniforme de prisonnier (ils protestent nus, avec une seule couverture, Blanket Protest, mais acceptent les vêtements pour les visites et la messe, plus pratique aussi pour trafiquer) et de l’hygiène (vidange des seaux hygiéniques sous la porte, peinture aux excréments sur les murs, etc.). Le film suit le jeune Davey Gillen (Brian Milligan) vient d’être incarcéré, sa lente dégradation physique, les bains forcés, l’émeute… Lors des visites de famille, des informations et des objets (textes sur papier tiré de la bible, poste de radio à galène, etc.) s’échangent malgré tout. Et la communication avec le leader du mouvement, Bobby Sands []. N’obtenant toujours pas le statut de prisonnier politique, après un long entretien avec un prêtre, ce dernier décide d’organiser une grève de la faim et de la soif avec un nouveau gréviste tous les quinze jours… pour ne pas subir le même échec que quelques mois plus tôt. À ce sujet, vous pourrez aller écouter le reportage vidéo de Radio-Canada sur le 5 mai 1981, diffusé le 30 juin 1981, sur la mort de Bobby Sands en prison (en français).

Mon avis : mis à part Valse avec Bachir d’Ari Folman, que j’avais vu lors de sa sortie, Hunger est probablement le film le plus fort de la sélection du festival Télérama 2009. Un grand silence a accompagné la fin du film, même si la salle était loin d’être même à moitié pleine, c’était impressionnant. Heureusement qu’il n’y a pas encore d’odeurs en même temps que les images. Un film qui montre la violence des deux côtés, IRA, régime de Thatcher (que l’on entend en voie off…) et gardiens.

Il a fallu attendre la mort de 10 grévistes de la faim (Bobby Sands, 6 autres membres de l’IRA et 3 de l’INLA) et de 26 gardiens assassinés à l’extérieur pour que ces prisonniers obtiennent les conditions de détention d’un prisonnier politique, sans en avoir le statut. Personne n’a été poursuivi pour le non respect des droits de l’homme et des conventions internationales… La médiatisation de cette grève de la faim a entraîné un afflux de ressources pour les indépendantistes et probablement contribué à la poursuite des actions sanglantes de l’IRA pendant de nombreuses années.

Que ce film soit aussi l’occasion d’avoir une pensée pour tous les prisonniers politiques (la frontière entre terroriste et combattant de la liberté peut être très ténue…) du monde entier, mais aussi pour le respect des droits de l’homme en prison, en France aussi (voir le nombre anormal de suicides et de crimes en prison ces derniers mois). Et pour que tous ceux qui violent les droits de l’homme et les conventions internationales, ou les ont violé, même à Abu Ghraib (voir l’article du centre de recherche sur les tortures dans le monde) ou à Guantánamo (voir le rapport d’Amnesty international)… camp où il y a aussi eu des grévistes de la faim, mais qui ont été alimentés de force.

Et Messieurs des ex-RG, n’oubliez pas d’ajouter une ligne à ma jolie fiche du fichier Edwige, rebaptisé d’un nom pas possible mais je suppose pas mis à la poubelle…

Pour les 15 films du festival Télérama, ils se partagent en quatre catégories :

Ceux que j’ai vus et dont je vous ai parlé (pas beaucoup cette année)

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au théâtre

Ceux que j’ai ratés et que je vais essayer de voir cette semaine au Dietrich

Ceux que je n’irai pas voir, sauf si vous avez des arguments pour me convaincre d’y aller…

  • À bord du Darjeeling Limited de Wes Anderson
  • L’heure d’été d’Olivier Assayas
  • Home d’Ursula Meier, finalement vu au Dietrich
  • Into the Wild de Sean Pen
  • Juno de Jason Reitman
  • There will be blood de Paul Thomas Anderson