Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

TOP BD de novembre 2010

Logo du classement BD de Yaneck Pour novembre, le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible a connu de grands bouleversements, lire les commentaires chez lui… Merci à Yaneck / Mes BD à moi pour ces savants calculs et cette organisation. Je vais lire certains de ces nouveaux titres. Les BD que j’ai lues sont toujours en gras et les liens vers mes avis après ceux du classement. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

1- (=) Maus, Art Spiegelman, Flammarion 18.78, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé

2- (N) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman 18.67

3- (=) Watchmen, Alan Moore, Dave Gibbons, Panini Comics 18.5

4- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil 18.42, Tome 1, Tome 2

5- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, Jean Van Hamme, Gregorz Rosinski, Casterman 18.33

6- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt 18.25

7- (N) Murena, Jean Dufaux, Philippe Delaby, Dargaud 17.97, Tome 1, Tome 7,

8- (+) De cape et de crocs, Alain Ayroles, Masbou, Delcourt 17.75, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9

9- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 17.75, je l’ai lu aussi, voir mon avis

10- (=) Le signe de la lune, Enrique Bonet, José Luis Munuera, Dargaud 17.73

11- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman 17.72

12- (=) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux 17.67

13- (=) Pyongyang, Guy Delisle, L’Association, 17.67, j’en ai parlé ici

14- (=) L’âme du Kyudo, Hiroshi Hirata, Delcourt 17.67

15- (=) Undercurrent, Tetsuya Toyoda, Kana 17.67

16- (N) Nous ne serons jamais des héros, Olivier Jouvray, Frédérik Salsedo, Le Lombard 17.53

17- (=) Couleur de peau miel, Jung, Soleil 17.5, Tome 1, Tome 2, j’ai parlé du tome 1 et du tome 2

18- (=) Un homme est mort, Kriss, Etienne Davodeau, Futuropolis 17.5, je l’ai lu ici

19- (-) Je mourrai pas gibier, Alfred, Delcourt 17.5

20- (=) Un ciel radieux, Jirô Taniguchi, Casterman 17.5

21- (S-N) La mémoire dans les poches, Luc Brunschwig, Etienne Le Roux, Futuropolis 17.5, Tome 1, Tome 2

22- (-) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat 17.45, Tome 1, Tome 2, Tome 3

23- (=) Trois ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt 17.43

24- (=) Rides, Pablo Roca, Delcourt 17.33

25- (=) Batman Guerre au crime, Paul Dini, Alex Ross, Soleil 17.33

26- (=) Death Note, Tsugumu Ohba, Takeshi Obata, Kana 17.33, Tome 1, Tome 2,

27- (S-N) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt 17.3, Tome 1, Tome 2,Tome 3,

28- (=) Batman the killing Joke, Alan Moore, Brian Bolland, Panini Comics 17.17

29- (N) Broderies, Marjane Satrapi, L’Association 17.17, j’en ai parlé ce mois-ci

30- (=) Ayako tome 1, Osamu Tezuka, Delcourt, 17.13

31- (=) Kick-Ass, Mark Millar, John Romita Jr, Panini Comics 17.13, Tome 1, Tome 2

32- (+) L’orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan 17, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4

33- (=) Petit Pierrot tome 1, Alberto Varanda, Soleil 17

34- (=) Jéronimus tome 1, Christophe Dabitch, Jean-Denis Pendanx, Futuropolis 17

35- (=) Martha Jane Cannary, Christian Perrissin, Matthieu Blanchin, Futuropolis 17, Tome 1, Tome 2

36- (S-N) Pluto, Naoki Urasawa, Kana 16.91, Tome 1, Tome 2,Tome 3,

37- (=) Chroniques Birmanes, Guy Delisle, Delcourt 16.9, vous pouvez relire mon avis

38- (=) Ikigami, Motorô Mase, Editions Asuka 16., Tome 1, Tome 2,

39- (+) Où le regard ne porte pas, Georges Abolin, Olivier Pont, Dargaud 16.75, Tome 1, Tome 2

40- (=) Canoë Bay, Patrick Prugne, Tiburce Oger, Editions Daniel Maghen 16.75

41- (=) Rébétiko (la mauvaise herbe), David Prudhomme, Futuropolis 16.75

42- (=) Happy tome 1, Naoki Urasawa, Panini Manga 16.75

43- (+) Magasin Général, Jean-Louis Tripp, Régis Loisel, Casterman 16.73, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, j’ai parlé du tome 3 puis du tome 1, Marie, du tome 2, Serge, et du tome 4, Confessions.

44- (-) Blacksad, Juan Diaz Canales, Juanjo Guarnido, Dargaud 16.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4

45- (N) Silence, Didier Comes, Casterman 16.68

46- (-) Les gouttes de Dieu, Tadashi Agi, Shu Ogimoto, Glénat 16.6, Tome 1, Tome 2, Tome 3

47- (+) Terre-Neuvas, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest 16.67

48- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman 16.6, Tome 1, Tome 2,

49- (-) Garulfo, Alain Ayroles, Bruno Maïorana, Delcourt 16.6, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6

50- (=) Le Sursis, Jean-Pierre Gibrat, Dupuis 16.5, Tome 1, Tome 2

Chaumont-sur-Loire, festival 2010 (23), de l’osier encore…

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage Depuis quelques semaines, chaque jeudi après-midi (quand je ne me trompe pas de date de publication…), je vous emmène à Chaumont-sur-Loire. Je vous rappelle que j’y suis allée avec Jardin zen le vendredi 11 juin 2010. Après l’osier de la semaine dernière, voici les créations en osier, en carex et en paille (ballots de luzerne, en fait, avec une bonne odeur de foin…) de Marie Denis (site pas mis à jour depuis 2007) dans la grange aux abeilles, un ensemble d’œuvres intitulé la main paysage (exposition terminée depuis début novembre 2010). Je vous laisse découvrir les photographies, sans plus de commentaires…

Si vous souhaitez déjà faire un tour, je vous conseille d’aller sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire, vous y trouverez toutes les informations pratiques et une description de chaque jardin du concours 2010, sur le thème Jardins corps et âmes.

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 1

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 2

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 3

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 4

Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 5 Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 6
Chaumont-sur-Loire, festival 2010, main paysage, 8 Pour retrouver les articles de 2010 / Jardins corps et âmes :

  • un premier aperçu
  • le premier jardin, Métempsycose , conçu par Timothée Blancpain et Philippe Caillaud
  • le deuxième jardin, Hommage à Lady Day, Anne Zaragoza, Jasper Springeling, Berno Strootman et Matthijs Willemsen
  • le troisième jardin, Ma terre, mater, conçu par Olivier Hostiou, ingénieur paysagiste, Marie Forêt et Laurent Weiss
  • le jardin 4, Signes de vie, conçu par Flavio Pollano et Maurice Kanah
  • le jardin 4 bis, Le Labyrinthe de la Mémoire, de Anne et Patrick Poirier
  • le jardin n° 5, Jardi-nez, conçu par Guylaine Piketty et Sylvie Polo, pas chroniqué
  • le jardin n° 6, le carré des simples, une alchimie du corps à l’âme ?, conçu par Jean-Claude Charlet, Anne Ribes, Elaine Jarvis et Cécile Halley des Fontaines.
  • le jardin 7, jardin de la terre gaste, conçu par Jean-Pierre et Tangi Le Dantec Le Dantec, avec l’aide de Julien Fleischl
  • le jardin 8, Rêverie dans la nature, conçu par Francesca Fornasari et Elisabetta Fermani
  • le jardin 9, rêve de Pantagruel, conçu par Carlotta Montefoschi, Niccolo Cau, Elsa Pandozi, Maria Cecilia Villanis Ziani, Nelda Tripicchio et Ricardo Walker Campos
  • le jardin 10, Un divan au jardin, conçu par Emeline Escats, Raphaël Beuchot, Fanny Perrot, Camille Picot et Leila Si Moussa
  • le jardin 11, Philocephalus Hortus, conçu par François Laborie, Jérôme Fortin, Sibila Jaksic, Alain Cousseran, Philippe Borderieux, Patrick Latour et Alain Weiss
  • le jardin 12, Hortithérapie sensorielle, conçu par Stefano Marinaz, Francesca Vacirca et Daniela Tonegatti
  • le jardin 13, L’arbre à prières, conçu par le collectif First republik
  • le jardin14, Contactez-moi, conçu par Loic Nys, Sébastien Roussel, Cécile Larcher et Sébastien Migné
  • le jardin15, Cupidon s’en fout, conçu par Didier Courant, Phillip Robert, Gilles Pujol, Ronan Séné et Yann Bruneau
  • le jardin 16, Bon thé bon genre, conçu par PiP Partnership – George Richardson et Jules Arthur –
  • le jardin 17, Dix pieds sous terre, conçu par Tony Balmé, Ingrid Saumur, David Fabien, Franck Boulanger et Fabrice Ramalinghom,
  • le jardin 18, Le jardin qui chante, conçu par Rosalie Zeile et Amalia Besada
  • le jardin 19, jardin de la terre gaste, conçu par Christophe Marchalot et Félicia Fortuna
  • le jardin 19bis, Main dans la main, conçu par aroline Bourgeois, Virginie Brana, Marie Carayon, Annabelle Guehria, Nicolas Houdin, Christophe Lemoing, Cécile Mercat, Marcos Sampaio et Marie-France Taudière
  • le jardin 20, Le vilain petit jardin de Jean-Michel Vilain, conçu par Arno Denis, Pauline Robiliard et Xavier Coquelet
  • le jardin 21, calligrâme, conçu par Hélène Le Merdy, Michaël Ripoche, Jean-Michel Letellier et Miki Nakamura
  • le jardin 22, Des racines du corps à la bulle de l’âme, conçu Géraldine Gerin-Bougrain, Caroline Foulonneau et Julie Colin
  • le jardin 23, Igloolik ultima, conçu par Julien Lachal, Julie Bernard et Agathe Faure
  • le jardin n° 24, Le creux de la main, conçu par Juliette Berny, Fanny Cassat et Renaud Le Creff
  • le vallon des brumes
  • les oeuvres de Anne et Patrick Poirier
  • les oeuvres de Marc Deneyer, Patrick Blanc, Benoît Mangin et Marion Laval-Jeantet
  • les oeuvres de François Méchain, Rainer Gross, Erik Borja et Simon Crouzet
  • le Bob Verschueren, Karine Bonneval, Marie-Jésus Diaz
  • le Marie Denis
  • Colorès, de Michel Racine et Béatrice Saurel, qui a été complété depuis l’année dernière.
  • et les liens vers les articles des années précédentes

ATC de noël

ATC de noël 2010 pour Lili HR Il y a quelques semaines, je vous annonçais l’échange d’ATC proposé par Lili HR, qui proposait d’envoyer une ATC de noël de son cru en échange d’une ATC brodée sur le thème de noël de notre cru… J’ai réalisé un sapin à partir d’une grille de Passion des croix. Je n’ai brodé que le sapin, ajouté quelques perles, une attache parisienne en forme de flocon et un peu de colle à paillette. Pour le fil, il s’imposait, c’est Sapin des Vosges, de Annick Abrial / les fils de morphée, acheté au salon de Moncoutant 2010.

PS : j’avais comme d’habitude programmé cet article, puis annonçais l’échange d’ATC proposé par Lili HR m’a signalé qu’elle avait bien reçu l’ATC, mais vivait un deuil familial très proche… Je suis de tout cœur avec toi et ta famille…Elle m’a envoyé cette magnifique ATC!

Pas un mois sans petite croix, novembre et décembre de Miss Fil (2)

Pas un mois sans petite croix, novembre et décembre de Miss Fil, corrigé Sur la dernière grille de Miss Fil, elle s’est aperçu sur ma photographie que j’avais oublié le bonhomme de neige… et en fait, aussi les nuages! Comme j’avais déplacé le nom des mois, je ne les ai pas brodés, j’ai juste mis des flocons en décembre…

T Pas un mois sans petite croix, novembre et décembre de Miss Fil, l'ensemble corrigé outes les étapes de ce SAL :

L’héritage d’Esther de Sándor Márai

Couverture de l'héritage d'Esther, de Sandor Marai pioche-en-bib.jpgIl y a peu, Schlabaya, qui dirige le challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, a parlé de ce livre et m’a tentée… surprenant, court, et… hongrois, idéal aussi pour mon tour du monde des livres, organisé par Livresque. Et coup de chance, il était à la médiathèque, dont j’attaque la seconde moitié avec ce 27e pays (sur 50 à parcourir). [Depuis, j’ai aussi lu Ce que j’ai voulu taire].

Le livre : L’héritage d’Esther de Sándor Márai, traduit du hongrois par Georges Kassai et Zéno Bianu, éditions Albin Michel, 2001 [première édition en Hongrie en 1939], 163 pages, ISBN 978-2226122452.

L’histoire : dans un village de Hongrie en 1938. Esther vit seule avec sa vieille Nounou (sa domestique) dans la maison de ses parents aujourd’hui décédés. Elle vient de recevoir une injonction de Lajos de le recevoir… Elle ne l’a pas vu depuis une vingtaine d’années… Manipulateur, amoureux d’elle, il avait alors épousé sa sœur, Vilma. Mais Vilma est morte avec des enfants en bas âge, Esther en a élevé les enfants pendant quelques années puis a fui avant le retour de l’étranger de Lajos. Aujourd’hui, elle se souvient et craint qu’il ne revienne, qu’il ne la manipule à nouveau, ne lui soutire à nouveau de l’argent… Comment la rencontre va-t-elle se passer ?

Mon avis : un texte court et surprenant… Qui montre à la fois une femme manipulée et consciente de l’être, sans pouvoir résister. Esther ne serait-elle pas, finalement, une victime consentante ? Un texte encore plus surprenant si on se replace dans le contexte de l’Europe centrale en 1938, à la veille de la seconde guerre mondiale. Je n’ai pas été absolument séduite, mais agréablement surprise.

logo tour du monde en lecture Ce livre entre dans le cadre du défi du tour du monde des livres, organisé par Livresque, au titre de la Hongrie.

L’église Saint-Sernin à Toulouse (1)

Toulouse, Saint-Sernin, le côté sud Je reviendrai plus longuement sur cette église dans les prochaines semaines et prochains mois, mais c’était hier la saint Saturnin, ancien nom attribué aussi à saint Sernin de Toulouse… Il s’agit d’un chef-d’œuvre de l’art roman (avec deux phases importantes, la consécration de l’autel en 1096 par  dans son tour de France de consécration et de « racket » en vue de la première croisade et l’achèvement du transept et d’une partie de la nef en 1180)… et de la vision que l’on s’en fait au milieu du 19e siècle (enfin, que Viollet-le-Duc s’en est fait)! Saturnin est un évêque toulousain martyrisé en 250. Comme il est de coutume à l’époque romaine, il est enterré hors les murs… d’où les nombreux vestiges romains trouvés aux alentours et en partie conservés dans le musée Saint-Raymond voisin. Puis un culte s’est développé sur son tombeau « redécouvert », une première basilique est construite, agrandie, en reprenant des chapiteaux antiques, en réinterprétant des chapiteaux antiques et en créant un magnifique programme sculpté, récemment réétudiés et publiés par Quitterie et Daniel Cazes, avec des photographies de Michel Escourbiac, Saint-Sernin de Toulouse, De Saturnin au chef d’œuvre de l’art roman, Editions Odysée, 2008, 978-2-909478-23-4. Petit rappel, mes photos datent de fin février-début mars 2010… Je me contente aujourd’hui d’un rapide tour extérieur en commençant par le sud, la façade était alors sous échafaudage…

Toulouse, Saint-Sernin, la porte Miégeville … la porte Miégeville, à qui je consacrerai plusieurs articles,

Toulouse, Saint-Sernin, le chevet vu du sud le chevet et le clocher si célèbre, vus du sud…

Toulouse, Saint-Sernin, le chevet vu du nord … puis du nord. Bon, un article court de mise en bouche… j’ai juste regardé pour une fois la météo dimanche et entendu que c’était la saint Saturnin lundi, et décidé d’intercaler cet article à la place de celui initialement prévu sur Toulouse…

Récapitulatif de Défi de toile

Mes divers achats chez Défi de toile Le week-end dernier, Défi de toile nous a demandé de faire un récapitulatif de nos achats chez elles… J’en profite pour vous signaler que les inscriptions sont aussi ouvertes chez elle pour un troisième concours au profit des loups du Portugal…

Pour moi, il y a eu deux achats: l’un à l’AEF en début d’année 2010 et l’autre il y a un mois à Strasbourg. J’ai ajouté la toile offerte pour le deuxième concours loup. J’ai aussi ajouté les petites bobines de fil qu’elles m’avaient envoyées pour la déco du stand en 2010 et celles pour la petite Ocupada ainsi que la série pour les mini frivolités. Côté utilisation, j’ai surtout réalisé des frivolités, un marque-page pour l’échange amitié, trois marque-pages du même modèle mais avec des fils différents (voir le premier, le deuxième et le troisième), un petit motif rigolo. Je viens d’utiliser un morceau de la toile gagnée et des fils pour une broderie dans le cadre d’un chut pour noël…

Novembre, fêtons l’automne (5 et 6)

SAL novembre de Petite fée Nougat, terminé Pour novembre, Petite fée Nougat décidé de fêter l’automne… Je n’ai pas trouvé la bonne attache parisienne (et j’ai eu la flemme d’aller à la source), je la remplacerai à l’occasion… Pour le titre, j’ai choisi le marron DMC 838.

Retrouvez toutes les étapes de ces SAL

La photographe de Christophe Ferré

Couverture de La photographe de Ferré pioche-en-bib.jpgJ’avais bien aimé dans cette collection La longue nuit d’un repenti de Yasmina Khadra. Du coup, quand j’ai vu ce volume sur une table de coup de cœur des bibliothécaires de la médiathèque, je n’ai pas hésité à l’emprunter, faisant confiance à leur choix et au choix éditorial. J’ai appris depuis qu’il a reçu le prix de la nouvelle 2010 de l’Académie française.

Le livre : La photographe de Christophe Ferré, collection Histoire courte, Les Éditions du moteur, 2009, 85 pages (numérotées une page pour le feuillet gauche et droit), ISBN 978-2-918602-02-6 (le site de l’éditeur est toujours aussi mal fait, impossible d’y trouver le livre en question en passant par l’accueil).

L’histoire : New-York, les 10 et 11 septembre 2001 (2010 oups pour le lapsus, merci à Petite fée Nougat de me l’avoir signalé!). La photographe, d’origine française (elle se souvient souvent au fil des pages de son enfance à Beaugency), la quarantaine, cherche dans New-York et à bord de ses ferrys de jeunes hommes comme modèles avec qui il lui arrive de coucher… Le dernier en date est un latino d’une vingtaine d’année. Cette fois, elle pense être tombée amoureuse. Elle a déjà passé une nuit avec lui à l’hôtel. En ce 10 septembre 2010, elle s’apprête à passer la nuit avec lui alors que demain matin, il doit être à 8h30 précise à son travail… au restaurant du dernier étage de la tour nord du World Trade Center.

Mon avis : un récit sans nom, les personnages sont la photographe, le latino, et autres, un peu comme pour mettre une certaine distance avec eux… Deux parties très différentes, dans la première, la photographe vit sa journée du 10 septembre, mais se souvient aussi de ses modèles précédents, de son enfance à Beaugency (elle comparera les tours de Manhattan au donjon de cette petite ville du val de Loire). La deuxième partie est très différente. La photographe, armée du zoom de son appareil photo, tente de voir son amant au dernier étage, assiste à la progression de l’incendie, finit par avoir son amant au téléphone… Quelques dizaines de minutes très fortes avec un récit très bien mené…

L’hôtel de Beaucé à Poitiers

Poitiers, hôtel Jean Beaucé, carte postale ancienne, façade vue de près Poitiers, hôtel Jean Beaucé, 1, la façade Je ne vous ai pas beaucoup parlé de la période de la Renaissance sur Poitiers. Elle s’y développe vers 1525 avec la fin du chantier du château de Bonnivet (commune de Vendeuvre), château aujourd’hui détruit et auquel le musée de Poitiers avait consacré une exposition il y a quelque temps (à découvrir sur le dossier en ligne. Si vous passez à Poitiers, vous pourrez admirer le riche décor de l’hôtel Berthelot (1529). Pour la seconde Renaissance, les hôtels se multiplient avec l’hôtel Pélisson (1557) ou celui de Jean Beaucé (1554). C’est de ce dernier que je vais parler aujourd’hui… [l’article est illustré de cartes postales anciennes, de photographies avant restauration en septembre 2010, complétées par les photographies après restauration en janvier 2014].

Poitiers, hôtel Jean Beaucé, 3, les deux travées de gaucheBon, nous sommes rue Lebascle, juste derrière l’hôtel de ville, en plein secteur de cœur d’agglomération (d’où les barrières), mais ici, le ravalement n’a pas commencé (la photographie date de septembre 2010)… Il en aurait pourtant bien besoin!

L'hôtel Jean Beaucé après restauration, en janvier 2014[et maintenant, c’est fait! voici ce que ça donne après restauration!]

Jean Beaucé était un financier. Il prêta son hôtel particulier en 1558 pour le colloque fondateur des églises réformées de France, puis en 1561 pour le deuxième synode national des églises réformées.

L'hôtel Jean Beaucé après restauration, en janvier 2014, les deux travées gauchesIl a accordé un soin tout particulier au décor des fenêtres. Pas de petits motifs sculptés sous chaque appui comme on peut en voir à la maison des Trois-Clous dans la Grand’Rue ou à l’hôtel Fumé (université de lettres, rue René-Descartes), exemples poitevins que je vous monterai un jour, mais oui, c’est promis, mais quand même un décor soigné, qui joue sur le vocabulaire de l’architecture, tour d’escalier hors-œuvre entre la deuxième et la troisième travée, pilastres cannelés, etc. (il faudra que je complète ma page sur le vocabulaire d’architecture…).

Vu l’état de ce bâtiment, je retournerai faire des photographies de détail après restauration (j’en ai aussi prises maintenant), les propriétaires de la place ont tous été sommés de procéder à un ravalement dans les deux à trois ans selon le cas. Il paraît, si j’en crois Centre presse du 20 novembre 2010, que le maître d’œuvre a été choisi…

L'hôtel Jean Beaucé après restauration, en janvier 2014, les trois lucarnes[… et voici le résultat, très réussi!]

L'hôtel Jean Beaucé après restauration, en janvier 2014, détail de la lucarne gauche[Et la lucarne gauche, désormais lisible, mérite que l’on s’y penche de plus près, voir la belle lucarne révélée par la restauration]

Poitiers, hôtel Jean Beaucé, carte postale ancienne, façade vue de loin Allez, je vous mets une autre carte postale ancienne, on y voit moins son état de délabrement! Et je vous épargne la façade néo-renaissance construite à l’arrière en 1912 rue Louis-Renard [après restauration, elle mériterait quand même un article]. L’hôtel fut occupé par la Feldgendarmerie durant la Seconde Guerre mondiale, mais c’est une autre histoire que je vous raconterai peut-être un jour.

Poitiers, hôtel Jean Beaucé, 4, la partie 19e siècle La tour d’escalier que l’on devine sur le côté à droite est une création du 19e siècle, lorsque l’hôtel particulier a été agrandi [oups, j’ai oublié de reprendre une photo après restauration].

Poitiers, carte postale, vue aérienne, hôtel de ville, hôtel de Beaucé, chapelle Saint-Louis Et pour vous repérer, voici une photographie aérienne publiée en carte postale dans les années 1960, recadrée sur l’hôtel de ville, l’hôtel de Beaucé, le collège Henri IV et la chapelle Saint-Louis.