Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Un crapaud pour Emmanuelle

Une grenouille (un crapaud?) pour Emmanuelle Emmanuelle / le Marquoir d’Élise aime les grenouilles… elle aura un crapaud! Je lui ai trouvé une grille chez Croisez les fils, fil DMC 926, deux numéros au-dessus de celui recommandé.

Il est parti avec une finition que je vous montrerai bientôt, accompagnant un peu de livêche séchée… pour lui permettre de goûter cette plante aussi appelée céleri perpétuel ou ache des montagnes, par oppositions à l’ache des marais, qui est le céleri branche habituel. Mais les goûts des deux sont très différents. Pour ma part, je l’utilise fraîche ou congelée dans un tas de plats, comme dans les légumes farcis, les champignons frais, les omelettes, etc…

Une autre enveloppe avec de la livêche est partie chez Criquette, bon, j’espère que la poste ne prendra pas cela pour autre chose!

Une riche maison dans la Grand’Rue à Poitiers

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 1, vue de la maison

À l’angle de la Grand’Rue (n° 48) et de la rue des Feuillants (n° 95) à Poitiers se trouve cette grande maison bourgeoise du 19e siècle.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 2, la travée centrale Sa travée centrale (voir ici pour revoir le vocabulaire d’une façade de maison) côté Grand’Rue est la seule à porter un décor. Au rez-de-chaussée se trouve une porte charretière (large, permettant l’accès d’une charrette) percée d’une porte cochère (pour le passage des piétons). Le premier et le deuxième étage jouent sur un motif de pierres de taille traitées en bossage (en relief, voir plus d’explications sur un appareil en bossage), avec un balcon au premier étage et un balconnet au second. À droite se trouve une devanture de boutique en bois.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 3, le portail La porte est encadrée d’un décor sculpté. Des marguerites sont sculptées sur les montants, avec un décor formant des panneaux moulurés.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 4, le linteau de la porte

L’arc segmentaire qui couvre la porte, même s’il est protégé par le balcon, porte un assez riche décor très sale.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 5, oiseau à gauche du linteau Sur la gauche et sur la droite, une profusion de décor végétal avec un oiseau dans la volute la plus vers le centre… ici à gauche…

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 6, oiseau à droite du linteau … et là à droite.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 7, personnage au centre du linteau Au centre, un petit personnage – genre putti – se tient debout, mains levées, dans un motif ovale qui rappelle fortement la forme en amande des mandorles.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 8, le décor du premier étage Au premier étage, une porte-fenêtre à imposte semi-circulaire ouvre sur le balcon. Cette imposte est encadrée d’un décor sculpté de motifs végétaux et de grappes de raisin…

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 9, la tête sur la clef de l'arc … et sur la clef de l’arc se trouve le visage d’un homme barbu et moustachu, au front ridé, les yeux levés vers le ciel.

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 10, le décor du deuxième étage Sous le bandeau qui sépare les deux étages a pris place une frise de fleurs stylisées. Sous l’appui de la fenêtre du deuxième étage est sculpté un panneau avec des entrelacs de tiges et de feuilles, des marguerites et des roses en fleur…

Poitiers, angle de la grand rue et de la rue des feuillants, 11, détail du décor végétal du 2e étage Voici un détail de ce décor…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011 (14): des bulbes

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 17, 1, l'entrée du jardin

Cette année, je suis allée visiter le festival des jardins de Chaumont-sur-Loire (sur le thème Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité heureuse) le 10 juin 2011, en train comme d’habitude (jusqu’à Onzain), avec Dalinele. Vous retrouverez les liens vers les articles de cette année avec ceux des années précédentes, sur cette page, et au fur et à mesure de leur publication en bas de chaque article. En attendant la suite, vous pouvez aussi faire la visite sur le site du domaine de Chaumont-sur-Loire). J’essayerai de mettre des liens vers les sites des concepteurs ou les sites créés pour ce festival, n’hésitez pas à suivre les liens…

Cette semaine, j’ai choisi deux jardins qui jouent sur la forme des bulbes, le premier en l’affichant, le deuxième sans en parler. Je commence par le jardin n° 17, Les bulbes fertiles, conçu par Xavier Bonnaud, Stéphane Berthier, Clément Bouchet, Fabien Gantois, Étienne Panien, Olivier Duraysseix et Guillaume Pezet.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 17, 2, les bulbes et les plates-bandes Ils ont fabriqué ces bulbes géants comme des composteurs que je trouve beaucoup moins beaux et rigolos que les Champicomposteurs du jardin n° 2, Sculptillonnages (nom en écho aux hortillonnages), conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer, réalisé avec le concours d’Étienne Engramer.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 17, 3, les bulbes Plantés au milieu des parterres fleuris, ils sont censés nourrir au fur et à mesure les plates-bandes…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 17, 4, les fleurs Les fleurs qui sont plantées dans un sol recouvert de copeaux, idéal pour limiter les arrosages et la poussée des mauvaises herbes, à enfouir ou à mettre dans le composteur en fin d’été…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 17, 5, les bulbes dans les parterres de fleurs Je ne suis pas si sûre que ces bulbes, en bois de cageots agrafés, soit faciles d’utisiation, il faut écarter les lanières pour mettre les déchets verts, je suppose, car le haut des bulbes est trop haut… Mais au milieu des plates-bandes, pas faciles d’accès. En revanche, il serait peut-être possible d’y faire pousser des cucurbitacées qui s’en échapperaient, non?

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 17 en automne (30 septembre) En septembre (photos du 30/09/2011), les capucines ont bien grandi, certains bulbes se sont effondrés, le compost se développe à l’intérieur…

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 18, 1, vu depuis l'entrée Nous passons à côté, dans le jardin n° 18 Le jardin à la rue, conçu par Julien Maieli et Germain Bourré.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 18, 2, les lampadaires arrosoirs et réserves d'eau Nous sommes accueillis par de grands bulbes blancs, un peu en forme d’arrosoirs d’appartement géants… qui sont à la fois des lampadaires photovoltaïques et des réservoirs d’eau de pluie. Le long du « bec » poussent des fleurs d’alpage et des fruits des bois. Le sol du « trottoir » est en partie composé de grilles métalliques qui permettent au gazon de pousser à travers… bordé, à gauche de l’image, par une zone humide qui est une station de lagunage.

Chaumont-sur-Loire, festival 2011, le jardin 18, 3, les Le sol de la « rue » est lui composé d’un matériau est composé de matériaux issus du recyclage des rebuts industriels avec un liant à base d’algues. Au fond, si j’ai bien compris, il s’agit de stores sur lesquels doivent grimper des plantes…

Chaumont-sur-Loire, festival des jardins 2011, deux vues du jardin 18 en automne (30 septembre) Fin septembre, je n’ai pas observé beaucoup de changements dans ce jardin…

Pour retrouver les articles de 2011 / Jardins d’avenir ou l’art de la biodiversité :

  • en préalable, le puits avec des archers et les gargouilles du château
  • le jardin n° 1, Le laboratoire, conçu par Méryl Fanien, Philippe Guillemet et Cyrille Parlot
  • le jardin n° 2, Sculptillonnages, conçu par Corinne Julhiet-Detroyat et Claude Pasquer
  • le jardin n° 3, Tu me manques, conçu par Jacob Vilato et Marc Cunat
  • le jardin n° 4, La transparence du ver, conçu par Anne Blouin et Alessandra Blotto
  • le jardin n° 4bis, La bibliothèque du souvenir, conçu par Gaétan Macquet, Oreline Tixier et Pierre-Albert Labarrière
  • le jardin n° 5, L’envers du décor, conçu par Cathy Viviès et Vanessa Farbos
  • le jardin n° 6, Le jardin bijou, conçu par Loulou de La Falaise avec le concours de Paul-Antoine Penneau
  • le jardin n° 7, la sève à la croisée des chemins, conçu par Ernesto Neto et Daisy Cabral Nogueira
  • le jardin n° 8, La biodiversité en question, conçu par Olivier Chardin, Anaïs Brochiero, Philippe Verigno et Anaïs Brochiero,
  • le jardin n° 9, Le jardin pixélisé conçu par Mattéo Pernigo et Claudio Benna
  • le jardin n° 10, Le jardin méditerranéen conçu par les équipes du festival en liaison avec les étudiants de l’Institut national d’horticulture d’Angers
  • le jardin n° 11, Manier avec précaution, conçu par Jeroen et Maarten Jacobs
  • le jardin n° 12, Le jardin des plantes disparues, conçu par Olivier Barthélémy et Denis Valette
  • le jardin n° 13, La nature des choses, conçu par Soline Portmann, Aurélie Zita et Mioko Tanaka.
  • le jardin n° 14, Célébrons et tissons la [bio]diversité, conçu par Manon Bordet-Chavanes
  • le jardin n° 15, Entre ciel et terre, conçu par Wang Xiangrong
  • le jardin n° 16, Lucy in the sky, conçu par Chilpéric de Boiscuillé, Raphaëlle Chéré, Pauline Szwed et Benjamin Haupais,
  • le jardin n° 17, Les bulbes fertiles, conçu par Xavier Bonnaud, Stéphane Berthier, Clément Bouchet, Fabien Gantois, Etienne Panien, Olivier Duraysseix et Guillaume Pezet
  • le jardin n° 18, Le jardin à la rue, conçu par Julien Maieli et Germain Bourré
  • le jardin n° 19, le jardin de Madame Irma, conçu par Gladys Griffault, Clara Juncker, Emmie Nyk et Pascale Trouillet
  • le jardin n° 19bis, La biodiversité bleue, sans concepteur identifié
  • le jardin n° 20, Le jardin à emporter, conçu par Steve Papps, Jo Chapman et Jackie Bennett
  • le jardin n° 21, Le jardin des marées, conçu par Sarah Foque, Roland Horne, Jeremy Clark, Jos Gibson, Olly Hurst et Stan Van Der Laan…
  • le jardin n° 22, Graines d’espoir ou le jardin d’un regard partagé, conçu par des étudiants de l’école Du Breuil et de l’école Boulle
  • le jardin n° 23, Le pollen exubérant, conçu par Yekaterina Yushmanova et Ruth Currey
  • le jardin n° 24, La salle à manger, conçu par un groupe d’étudiantes japonaises
  • les jardins zen : le jardin de méditation d’Erik Borja et Simon Crouzet et le jardin 7
  • les murs végétaux : le jardin 8 et les murs de Patrick Blanc
  • des oeuvres dans le château : La soupe verte de Gerda Steiner et Jörg Lenzlinger, Jardins engloutis et Carnivores de Helene Schmitz, Atmosphère de Shin-Ichi Kubota
  • les oeuvres de Dominique Bailly dans le parc et les écuries et celles de Bob Verschueren (Dominique Perrault, Herman de Vries, Manfred Menz)
  • Colorès dans le vallon des brumes
  • les oeuvres de Tadashi Kawamata, de Dominique Perrault (avec de nouvelles photographies des oeuvres de Anne et Patrick Poirier, François Méchain, Victoria Klotz et Rainer Gross), dans le parc

Poulet rôti, pâtisson et poires à la grenadine

Poulet rôti, pâtisson et poires à la grenadine Pour inaugurer Octobre, le mois Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural, j’ai voulu essayer de faire des poires à la grenadine comme les faisait ma nounou (à Mouchin, près de Lille). Quand nous étions petits, ou plus tard, quand nous étions malades et que nous allions chez elle, un de nos plats préférés était le poulet avec des frites et des poires à la grenadine… Bon, pour la recette des poires à la grenadine, j’ai battu le rappel… Mon frère m’a dit qu’il fallait absolument trouver de la grenadine rouge, et mon père est passé chez nounou pour avoir sa recette… Voilà les consignes:

« c’est très simple m’a dit Nounou : Il faut prendre des conférences, les éplucher les couper en 4 et les faire cuire directement dans le sirop de grenadine, pas trop longtemps (elle ne peut pas dire le temps, c’est au jugé, mais pas trop longtemps autrement ça se démêle) ». Précision, il faut mettre les poires dans la grenadine pure… Le résultat est pas mal, mais les poires moins rouges que dans mon souvenir, il doit y avoir moins de colorants dans le sirop aujourd’hui…

Pâtisson Bon, pas question de préparer des frittes frites (un seul t, merci papa), je n’en fais jamais. Mais j’avais eu un pâtisson (en plus des poires, et plein d’autres bonnes choses) dans mon panier de légumes de chez Fermopanier. Cela fait quelques années que j’ai découvert ce légume. La première fois, j’avais bêtement voulu l’éplucher… Galère, la peau est dure! Le maraîcher m’avait expliqué la semaine suivante… Comme pour le potimarron, on le cuit en entier dans l’eau bouillante, 40 à 45 minutes selon la grosseur. Ensuite, en général, j’en fais une purée gratinée (cette fois dans un plat à gratin, sinon, directement dans la coque): on décalotte le potimarron, on récupère la chair (en enlevant les graines), sans percer la coque, mais comme elle est très dure, pas difficile. Ensuite, préparer une purée (avec du lait, un peu de beurre, de la noix de muscade comme je ne sale pas), je remets le tout dans la coque, un peu de fromage à gratiner (je prends une version peu salée), et au four une dizaine de minutes… (cette fois, je l’ai coupé en deux pour le cuire…).

Pour le poulet, comme tout le monde, un peu d’huile, du beurre entre les cuisses et le corps, et cuisson la moitié du temps sur une cuisse, puis sur l’autre, ça donne un poulet bien cuit!

Voir d’autres recettes: poulet rôti sur lit de tomates cerises, poulet au cidre et aux légumes nouveaux, coquelet au cidre, et une comparaison du prix du poulet.

Logo de Octobre, le mois Fritissime Cet article entre dans le cadre de Octobre, le mois Fritissime, organisé par Schlabaya / Scriptural et Élisabeth Bennet, à retrouver sur Facebook : Le lion des Flandres, Tintin, Max Havelaar : vive le mois des 17 provinces! Il s’agit au cours du mois de parler de tout ce que l’on veut en rapport avec les 17 anciennes provinces annexés par Charles Quint et les états de Bourgogne… et qui constituent aujourd’hui à peu près le Nord-Pas-de-Calais, la Belgique, les Pays-Bas et le Luxembourg.

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (1)

SAL de noël 2011, première étape Voici la première étape du nouveau SAL pour noël 2011 organisé par Défi de toile, j’ai choisi de leur prendre le kit proposé, avec une toile à 12 fils par cm et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010.

Je suis un peu déçue… Je pensais que la toile du kit était calibrée, je ne me suis pas méfiée, après avoir brodé la moitié du sapin, j’ai vu que la toile déformait encore plus que les toiles de lin d’ameublement que j’utilise habituellement. J’aurais mieux fait de prendre une de celles-ci, et le hasard a mal fait les choses, il aurait mieux valu que la déformation soit dans l’autre sens, cela aurait étiré le sapin au lieu de le tasser… J’ai mesuré, pour 12 fils, 9mm dans un sens et 11 mm dans l’autre. Tant pis, j’ai la flemme de démonter, et de toute façon, ça se verrait trop…

Toutes les étapes de ce SAL

Questions de dessin de Edmond Baudoin

Couverture de Questions de dessin de Edmond Baudoin pioche-en-bib.jpgAprès avoir lu l’avis de Theoma / Audouchoc, je suis allée l’emprunter à la médiathèque.

Le livre : Questions de dessin de Edmond Baudoin (scénario et dessin), éditions de l’an 2, 2002, 142 pages, ISBN 978-2848560007.

L’histoire : ce livre rassemble des planches en doubles pages parues à l’origine dans la revue pour enfants Dada, à la fois une initiation au dessin (par exemple comment représenter le mouvement du chat ou du garçon qui joue au ballon) et à l’histoire de l’art plutôt par comparaison (les taureaux de Picasso/ceux de Lascaux -avec une boulette sur la datation, il manque quelques milliers d’années…, la danse de Matisse / Feng Mien, un chinois qui lui est contemporain), etc.

Mon avis : une belle manière d’aborder l’art du dessin et de la peinture, tantôt en noir et blanc, tantôt en couleurs. A ne pas réserver aux enfants et à faire découvrir à tout le monde!

Pour aller plus loin : voir le site de l’auteur.

Le monument à Louis Pasteur par Alexandre Falguière à Paris

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 01, vue générale du monument Si vous allez à pied (ben oui, quand je vais à Paris pour du repos, en général, je marche…) de la gare Montparnasse à la tour Eiffel, au musée du Quai Branly, aux Invalides ou au Grand Palais à Paris, vous passerez comme moi place de Breteuil devant cet imposant monument à Louis Pasteur, situé en fait pas très loin de l’institut Pasteur. Comme c’était hier l’anniversaire de sa mort, il m’a semblé que vous présenter son monument aujourd’hui était une bonne idée… Louis Pasteur est donc né à Dole dans le Jura le 27 décembre 1822 et mort à Marnes-la-Coquette en Seine-et-Oise le 28 septembre 1895. Son monument est la dernière œuvre réalisée en 1900 [donc bien après le monument que Dole, sa ville natale, lui a consacré] par Alexandre Falguière (Toulouse, 1831 – Paris, 1900). Il n’eut d’ailleurs pas le temps de l’achever, tâche qui fut réalisée à partir de ses modèles préparatoires par Victor Peter (1848-1918, collaborateur et ami de Falguière) et Louis Dubois, ça, c’est ce que dit le dossier sur la sculpture animalière de Paris, mais je pense qu’il s’agit plutôt de Paul Dubois (Nogent-sur-Seine, 1829 – Paris, 1905), qui a aussi réalisé plusieurs bustes de Louis Pasteur (dont un tirage à Dole). Je vous ai déjà parlé de cet auteur pour le groupe sculpté représentant Pierre Goudouli ou le Vainqueur du combat de coq, tous deux à Toulouse, et le monument à Léon Gambetta à Cahors.

Le groupe sculpté de Pasteur à Paris ne fut mis en place qu’en 1908 par l’architecte Charles Girault sur le massif de maçonnerie de l’ancienne tour monumentale du puits artésien de Breteuil, encore qu’il y ait un doute pour la date, la ville de Paris dit 1908, mais une carte postale place l’inauguration le 16 juillet 1904.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 02, le groupe sculpté de face En haut du monument siège Louis Pasteur.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 03, la dédicace En cas de doute, c’est confirmé par une inscription, qui souligne aussi le financement par souscription publique internationale.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 04, Louis Pasteur assis en haut du monument Louis Pasteur est représenté assis, vêtu d’une robe de chambre ample… et bien sale aujourd’hui (enfin, au moins couverte de mousses et d’algues quand j’ai pris ces photographies en novembre 2010, il faut dire que c’est la face nord du monument).

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 05, détail de Louis Pasteur Il a un air un peu sévère sous sa moustache, la main gauche doucement posée sur sa cuisse.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 06, la victoire sur la mort Sur chaque face du socle se trouve un autre groupe sculpté avec les grandes victoires dues à Pasteur. Ainsi, à ses pieds, la Mort avec sa grande faux (et le dos qui a besoin d’un bon nettoyage!) tourne le dos, n’ayant pas pu emporter avec elle…

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 07, la mère soutenant la fille mourante … la jeune fille mourante soutenue par sa mère qui porte déjà le voile du deuil.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 08, la face avec le berger On tourne vers la gauche, avec une face orientale complexe.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 09, la mort de face Sur la droite, on voit la face de la mort (enfin, elle détourne la tête) qui fuit la scène précédente, à laquelle elle est rattachée.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 10, le pâtre et ses moutons Sur cette face est figuré un jeune pâtre (berger) qui garde ses moutons en jouant de la flûte.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 11, détail du pâtre N’est-il pas mignon, pieds nus sur son rocher ? Allusion à la mythologie ? Que nenni…

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 12, détail des moutons L’important dans cette scène, ce sont les moutons… allusion au vaccin contre le charbon du mouton qu’il mit au point en 1881.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 13, la face avec les boeufs On tourne encore et nous voici face à une paire de bœufs et son bouvier, du côté sud.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 14, le bouvier Comme le pâtre, le bouvier est pieds nus, mais il est debout et en pleine forme… En fait, il s’agit ici d’une allusion à la découverte de la vaccine. Pasteur et ses collaborateurs avaient remar
qué que les bouviers et vachers étaient moins atteints par la variole que les autres, en fait parce qu’ils étaient immunisés par une maladie proche de la variole mais bénigne, transmise par les vaches, d’où le nom de vaccine…

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 15, les poulets sous les boeufs Entre les pattes des boeufs se cachent des poulets… Cette fois, il s’agit sans doute à une allusion au vaccin contre le choléra des poules, sur lequel il travailla en 1879, avec ses collaborateurs Émile Duclaux et Émile Roux… pour les picto-charentais, le même qui a donné son nom au lycée de Confolens et dont vous pouvez voir le buste à Confolens.

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 16, la face avec la vigne On termine avec la dernière face, à l’ouest…

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 17, la vigneronne Une paysanne est assise, avec sa vendange dans un grand panier et le raisin de l’autre côté sur la vigne. Il s’agit là des travaux menés dans les années 1865 sur la fermentation… Grâce à eux, vous buvez aujourd’hui du bon vin qui ne tourne plus au vinaigre dans l’année qui suit…

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 18, mûrier? Quant aux vers à soie, dont parlent tous ceux qui présentent ce monument, je ne les ai pas trouvés, sans doute sont-ils cachés dans un mûrier… Mais où est le mûrier? Est-ce lui ici, derrière les boeufs?

Paris, monument à Pasteur par Falguière, 19, mûrier ? Ou bien là, derrière la paysanne? Aucune des deux ne ressemble vraiment au mûrier. En quoi consistaient ces travaux? En fait, à essayer de vaincre une maladie du ver à soie, mais Louis Pasteur a alors mélangé deux maladies, la pébrine et la flacherie.
Bon, pas de chien, pas de victoire contre la rage sur ce monument (à moins que ce ne soit la première face?). Ce monument est vraiment très riche et mériterait une étude plus approfondie… J’en ai aussi des vues anciennes, mais ça sera pour le prochain article sur Paris, dans deux semaines… En attendant, vous pouvez lire des milliers de pages écrites par Louis Pasteur dans Gallica.

Un étui à CD pour Tibilisfil

Etui à CD pour l'anniversaire de Tibilisfil Pour l’anniversaire de Monique / Bidouillette / Tibilisfil , je vous ai déjà montré l’ATC Bon anniversaire, la poule et ses poussins puis le coq brodés. Pour la finition, j’ai d’abord renforcé la broderie au thermocollant, puis fait les ourlets à la machine. Ensuite, j’avais acheté une pochette pour ranger les CD, j’ai appliqué les broderies au point invisible en laissant le haut libre, ça fait une petite poche de chaque côté. Bon, pas facile, la couture, parce que la couverture est rigide… Mais le résultat final est pas mal, je trouve…

Dans cette revue, j’ai aussi réalisé un hérisson.

Enveloppe brodée (3), l’assemblage

L'enveloppe brodée avec des F, la face

J’ai réalisé cette enveloppe dans le cadre d’un échange organisé par Plaisir de l’aiguille, Francine, ma binômette, n’a pas de blog, et sera en retard suite à un souci personnel… J’espère que l’enveloppe arrivera, pas de nouvelle, elle est partie lundi 20… Je vous avais montré l’autre jour les contours au point d’échelle, la broderie avec une grille F du Sajou 326 gentiment mis en grille et offert par Chris / C en Roussillon pour la face principale…

L'enveloppe brodée avec des F, le dos …et pour le dos, un extrait de grille parue dans le Passion fil n° 11, d’avril 2011, voici maintenant l’assemblage.

Tissu fleuri J’ai oublié de prendre une photographie qui montre le tissu de doublure, je demanderai une photo à Francine… En attendant, voici le tissu tout seul.

Les étapes de l’enveloppe brodée :

les contours en jour d’échelle

– la broderie

– la couture

Je n’ai jamais su si elle était arrivée à destination…

1275 âmes de Jim Thompson

Couverture de 1275 âmes de Jim Thompson J’ai acheté ce livre d’occasion à la nouvelle librairie-café / biblio-café (ouverte il y a quelques mois en haut de la rue de la Cathédrale à Poitiers), un jour que j’attendais quelqu’un qui était en retard et que je n’avais pas de livre dans mon sac (ce qui est exceptionnel…). Je connaissais déjà cet auteur (pour Les alcooliques, lu avant l’ouverture du blog).

Le livre : 1275 âmes de Jim Thompson, traduit de l’anglais par Marcel Duhamel, collection Folio policier n° 26, éditions Gallimard, rééd. 2005, 248 pages, ISBN 978-2-07-040660-1 [1ère traduction française en 1966 aux éditions Gallimard, n° 1000 de la série noire, et curieusement, le titre original est Pop. 1280, pourquoi avoir changer le nombre d’habitants??? En cherchant une piste sur le web, j’ai vu que ce problème avait tracassé beaucoup de monde, dont Jean-Bernard Pouy, qui a écrit 1280 âmes sur les 5 disparus de ce livre… j’ai noté de lire ce livre!].

L’histoire : dans les années 1920 dans le canton de Potts aux États-Unis. Nick Corey, le narrateur, est le shérif, en pleine campagne pour sa ré-élection. Il est marié mais a plusieurs amantes. Pas question non plus de faire trop de zèle, pour se faire ré-élire, il ne serait pas populaire d’arrêter ses électeurs! Mais quand même, les proxénètes du bordel voisin commencent à l’énerver (surtout qu’ils se moquent de lui et même au-delà). Il résout le problème à sa façon, par un double meurtre qu’il s’arrange pour mettre sur le dos de quelqu’un d’autre… Comment va-t-il se débrouiller avec le fermier violent avec sa femme, qui vient de molester un noir en ville?

Mon avis : je suis sceptique… d’un côté, nous avons toutes les bassesses des hommes, sexes, alcoolisme, racisme, dans un bled paumé du fin fond des États-Unis. De l’autre, une narration à la première personne dans la bouche du shérif fainéant et qui est entraîné dans le crime pour protéger son poste. Même au second degré, je ne suis pas sûre d’adhérer à ce récit…