Christian Boltanski (Monumenta 2010)

Le Grand-Palais vu du bout de l'esplanade des invalides La création de Christian Boltanski (Monumenta 2010), se termine bientôt, le 21 février 2010 au grand Palais, ici vu depuis l’autre rive de la Seine, au bout de l’esplanade des Invalides, la semaine dernière.

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : le mur d'entrée Le visiteur est d’abord accueilli vers un mur, qui le plonge dans un autre monde… tout aussi glacial que l’extérieur, l’artiste ne voulait semble-t-il pas que l’espace soit chauffé (difficile vus les volumes, mais hors gel, ça aurait été sympathique pour nous…). J’ai pris la photographie du revers de ce mur.

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : les vêtements au sol dans un sens Nous nous dirigeons à une extrémité…

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : les vêtements au sol dans l'autre sens … puis à l’autre. L’ambiance est oppressante, avec le bruit des battements de cœur en arrière fond… Ces bruits font partie d’un futur projet de l’artiste à Tokyo, vous pouvez faire don du vôtre en l’enregistrant dans une cabine à l’écart, et si vous êtes nostalgique du doppler réalisé par votre cardiologue, vous pouvez aussi repartir, pour la modique somme de 5 euros, avec votre enregistrement sur CD…

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : la galerie haute Montons maintenant sur la galerie.

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : la pyramide de vêtements, pince en bas De là haut, nous voyons très bien la pyramide de vêtements avec sa grosse pince rouge.

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : la pyramide de vêtements, pince en haut avec des vêtements Perpétuellement, cette pince qui grince vient prendre des vêtements en haut du tas, se relève…

Christian Boltanski (Monumenta 2010) : la pyramide de vêtements, pince en haut lâchant les vêtements… et les relâche (pas très visible sur la photo, désolée).

Peut-être pouvez-vous prévoir une visite libre d’abord, puis avec l’un des médiateurs culturels (inclus dans le prix d’entrée) qui essayeront de se faire l’intermédiaire entre l’artiste (et ses intentions) et le visiteur. Quant au discours de l’artiste sur son œuvre, son symbolisme, vous pouvez le trouver dans de nombreuses revues, critiques, etc.

Avec mon amie, nous n’avions qu’une envie, fuir cette ambiance oppressante et filer sur le trottoir au soleil (moins froid que celui à l’ombre, même si la bise était toujours là), sur les Champs-Élysées voisins.

Jusqu’au 28 mars 2010, vous pouvez également poursuivre la visite avec l’exposition au MAC/VAL à Vitry-sur-Seine, navettes gratuites depuis le Grand-Palais jusqu’à la fin de Monumenta.

9 réflexions au sujet de « Christian Boltanski (Monumenta 2010) »

  1. Liliane

    J’aime beaucoup la présentation de cette exposition que tu as réalisée ! Bravo Véro. Je l’ai vue sur un autre blog mais artistiquement beaucoup moins bien présentée. Merci du partage.
    Bisous.

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  2. Remillond

    Ce qui m’attriste, c’est la crédulité naïve de mes semblables; penser que l’on peut tout faire admettre dès lors qu’on le présente avec conviction. Rares sont ceux qui de nos jours manifestent un peu d’esprit critique.  Plus de bon sens pour dire: « attention! là on me prend pour un ignare ». Ce qui est plus grave, c’est la prédominance du discours sur la sensibilité individuelle, ce qui est essentiel dans le domaine de l’art. Faudra-t-il attendre encore longtemps celui qui dira enfin: « Le roi est nu »! Sachons retrouver l’enfant qui est en chacun de nous sinon nous vivrons une longue période d’obscurantisme. La bagatelle Boltanski coûte à l’Etat plus de 2M d’euros… Etait-ce bien nécessaire? 

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  3. Lucien

    « Prédominance du discours sur la sensiblité individuelle » dites-vous, Remillond. Vous ou moi, mais l’un des deux, c’est certain, n’a pas bien lu l’article du blog. L’auteure y dit :
    « Avec mon amie, nous n’avions qu’une envie, fuir cette ambiance oppressante »
    Si « ambiance oppressante » se réfère au discours et non à la sensibilité, j’ai du mal à comprendre !

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