Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

SAL des roses chez Criquette, étape 2

SAL des roses, étape 2

Criquette organise dans les prochains jours un SAL sur le thème des roses de l’amitié, avec quatre petites étapes. J’ai changé les verts par rapport à ceux que j’avais choisis, 3347 et 3348 pour les feuilles, la tige en 580. Sinon, j’ai poursuivi avec la gamme de fils choisis, DMC 155, 3834, 603, 3731, 160, 906, 580, 444, blanc, écru, noir et 893.

N’hésitez pas à aller voir chez Criquette les avancées de mes « co-saleuses ».

Toutes les étapes de ce SAL:

Défi photo de Bidouillette, un carnaval de couleurs

Défi photo, février 2012, carnaval de couleurs, 1, barrières de chantier Pour cette semaine de carnaval, Monique / Bidouillette / Tibilisfil nous a proposé de photographier des couleurs ou le carnaval… Bon, je préfère éviter les photographies avec des personnes qui n’auraient pas donner leur accord… Du coup, voici un peu de couleur en ville à Poitiers, même si ce n’est pas facile de trouver des choses très colorées… Je commence par les barrières qui ferment l’accès à l’ancienne passerelle des Rocs, les grues sont arrivées, sa démolition va commencer, avec une grosse pagaille annoncée la semaine prochaine, du 27 au 29 février 2012, le boulevard et le parking Toumaï seront fermés… Il y aura un week-end de pagaille côté train en mai, les dates ne sont pas encore confirmées, mais la circulation des trains sera interrompue pour permettre l’enlèvement des travées centrales qui passent au-dessus des voies. Ensuite commencera la construction du viaduc, ouvert aux piétons, vélos et bus ) haut niveau de service…

Défi photo, février 2012, carnaval de couleurs, 2, parking Toumaï En parlant du parking Toumaï (à revoir dans le quartier de la gare rénové), il a aussi des étages colorés… Dimanche, j’ai oublié mon appareil photo chez moi… Ben oui, Monique / Bidouillette / Tibilisfil a dit de vérifier les piles, la carte mémoire, etc… mais pas de vérifier que l’APN était bien remis dans sa pochette!

Défi photo, février 2012, carnaval de couleurs, 3, coeur d'agglo en juin 2011, rue Claveurier Du coup, je vous ai mis un petit florilège de barrières colorées… Rue Claveurier à Poitiers en juin 2011…

Défi photo, février 2012, carnaval de couleurs, 4, coeur d'agglo en juin 2011, place d'Armes … ou sur la place d’Armes en avril ou mai 2011, en tout cas, avant sa ré-ouverture le 21 juin.

Si vous voulez voir d’autres barrières colorées, je vous renvoie à mon article sur le concours de travaux publié début août 2011, avec comparaison de Poitiers, Tours, Niort et les Sables d’Olonne…

Nu rouge de Frédéric Touchard

Couverture de Nu rouge de Frédéric Touchard

pioche-en-bib.jpgUn livre découvert parmi les nouvelles acquisitions de la médiathèque.

Le livre : Nu rouge de Frédéric Touchard, collection Thriller, éditions Arléa, 2011, 201 pages, ISBN 9782869599437.

L’histoire : de nos jours dans le nord de la France… Le livre s’ouvre par une mystérieuse visite en prison… puis remonte quelques semaines en arrière. Camille, étudiante très parisienne, décide d’aller dans le Nord-Pas-de-Calais sur les traces d’Édouard Pignon, peintre originaire du pays minier, sur lequel elle termine sa thèse. Direction Bully-les-Mines puis Marles-les-Mines, où sa mère tenait un café. Par hasard, elle rencontre Jean, qui lui fait découvrir la région, de Cassel à Dunkerque, en passant par les combats de coq et Lille où une rencontre avec un vendeur de kébab et la participation avec Jean à la manif hebdomadaire de soutient aux sans-papiers vont l’amener à Calais et faire basculer sa vie…

Mon avis : une promenade sur les traces d’Édouard Pignon, le pays minier, mais aussi les friches industrielles, Roubaix, son musée de la Piscine et la condition publique (là où on mesurait le taux d’humidité de la laine), les luttes, qui se poursuivent aujourd’hui, les traces de la première Guerre mondiale et les multiples nécropoles dont Notre-Dame-de-Lorette… Il y a beaucoup de références savantes (le mineur peintre Augustin Lesage, Marguerite Yourcenar, Nadja et Breton, etc.), ce qui dérouteront peut-être le lecteur qui n’est pas familier avec toutes les personnalités citées, peintres, musiciens, écrivains, etc. De mon côté, j’ai beaucoup aimé, mais je peux comprendre que pour une personne qui n’est familière ni des lieux visités, ni des personnalités citées, ce livre puisse être difficile ou frustrant à lire.

Pour aller plus loin : voir des reproductions d’œuvres de Édouard Pignon sur le site de l’assemblée nationale, qui lui a consacré une exposition en 2001.

Logo rentrée littéraire 2011Ce livre est le dernier lu dans le cadre du défi 1 % rentrée littéraire 2011, coordonné cette année par Hérisson

Poitiers, de l’effet du kärcher sur un monument en bronze… Suite

Poitiers, le monument aux morts de 1870, vu après le kärcher le 21 février 2012

Voir en fin d’article, le complément du 22 février 2012

21 février 2012, le constat des dégâts

Il s’est passé un étrange phénomène aujourd’hui à Poitiers… Ce matin, je suis passée devant monument aux morts de 1870-1871, celui qui il a quelques mois a perdu ses grilles. Le soldat est une œuvre de Jules Félix Coutan, fonte des frères Thiébaut, le square et les autres bronzes de Jean-Camille Formigé, les grilles de Édouard André, inauguré en 1895. Le monument est cerné depuis quelques semaines par de dangereux terrassements (voir la deuxième photographie, prise le 27 janvier 2012). Ce matin (21 février 2012), je suis passée devant en allant au travail… vers 8h15. Bizarrement, il faisait l’objet de terrassements, et je me suis dit tiens, l’archéologue qui suit les travaux n’est pas là, j’espère qu’il n’y aura pas de découverte archéologique, et qu’il passera pour relever le niveau d’origine du monument…

Puis j’ai passé la journée en Charente… Au retour, je croise en ville un ami, il me dit que dans la journée, le monument a été passé au Kärcher (pardon, le nom est déposé, au nettoyeur haute pression) sablé, que la patine ancienne verte a été enlevée… Vers 20h15, je passe devant (d’où la photo pas terrible, j’en reprendrai d’autres demain à la lumière du jour). Le nettoyage n’est pas complet, vous devinez la partie gauche encore verte. Mais qui a pu l’idée saugrenue de faire cela? Les bronzes du 19e siècle étaient en général patinés à leur sortie de la fonte (dans des cuves avec des mélanges bizarres, comprenant souvent de l’urine, de la bouse, etc.), de manière à obtenir une légère attaque de la surface et la patine verte. Maintenant, nous avons un truc moitié bronze clair, sans aucune protection contre les atteintes de la météo, et surtout qui a perdu sa patine d’origine qui fait partie intégrante de l’œuvre, était contrôlée par le fondeur et le sculpteur. Le nettoyage de ces pièces ne peut se faire que par des restaurateurs spécialisés… Donc pour l’instant, nous avons l’écu avec la dédicace fichue (enfin, sans doute récupérable, mais avec une vraie expertise et un travail de professionnels de la restauration des bronzes), et un soldat qui a à moitié perdu sa patine d’origine, je ne vois pas comment cela peut être rattrapé…

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le kärcher, le 21 février 2012 dans l'après-midi Edit de 22h: cet après-midi, en allant voir le carnaval, Dalinele lui a trouvé une mine bizarre et l’a pris en photo… Voici sa photographie prise dans l’après-midi (21 février 2012), publiée avec son autorisation (et sur son blog, son reportage sur le carnaval). On voit mieux de jour l’étendue des dégâts…

Pour comparaison, je vous mets quelques photographies « avant » que je vous ai déjà montrées… ou pas.

Poitiers, le monument aux morts de 1870, photographie du 27 janvier 2012

Voici donc le square vu fin janvier 2012, les grilles ont été massacrées depuis plusieurs semaines, et il a fait l’objet d’un curieux dégagement, avec une tranchée peu profonde tout autour…

Poitiers, monument aux morts de 1870, 2, le soldat

Et maintenant, voici le soldat tel qu’il était encore ce matin, même si cette photographie date d’avant le lancement de l’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille…,

Poitiers, monument aux morts de 1870, 6, le haut

Et puis voici la dédicace sur l’écusson, avant son « nettoyage » radical! Les palmes et autres branches au-dessus ont aussi subi le même « traitement ».

Affaire à suivre… je vais essayer de savoir si ces travaux ont été autorisés par l’architecte des bâtiments de France (le monument en lui-même n’est pas protégé, mais nous sommes en secteur sauvegardé), si la ville a contacté au préalable des restaurateurs agréés d’œuvres d’art, et si c’est une entreprise spécialisée qui est intervenue (quoique là, je pense connaître la réponse, aucun risque qu’une telle entreprise ait pu faire un tel massacre)…

22 février 2012, le massacre s’est poursuivi

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février 2012 à 8h05 et 17h30

Le massacre s’est poursuivi dans la journée, malgré les rumeurs selon lesquelles le sablage – car il s’agit carrément d’un micro-sablage et non d’un passage au kärcher – était suspendu. La preuve en image, à gauche, photo prise à 08h05, le bras et le genou droits du soldat (à gauche quand on regarde) son encore indemnes. Remarquez au passage le tuyau laissé par les ouvriers dans la main tendue du soldat, cruelle ironie… La photo de droite a été prise en fin d’après-midi, à 17h30. La patine qui restait encore le matin a été définitivement détruite!

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février 2012 à 8h05, 2

Voici d’autres détails de ce matin, aucun élément du monument n’a échappé à la sableuse, mais je ne sais pas si c’est bien visible, les oxydes de cuivre ont été en partie dilués dans l’eau et la pierre a pris une teinte verdâtre…

Le monument aux morts de 1870 de Poitiers, après le sablage, le 22 février à 8h05, 3, le matériel

Et voici le coupable, matériellement sur le terrain, le compresseur signé de l’entreprise Dumuis (peinture et ravalement de façade, rien à voir avec une entreprise de restauration d’œuvres d’art), la sableuse et le sac de mélange pour l »hydro-gommage » (sablage, quoi… soyons clairs!).

En revanche, je n’ai pas réussi à savoir qui avait pris la décision de ces travaux.

PS : Sa restauration a commencé en juin 2012.Il est désormais restauré.

Un précédent qu’il n’aurait pas fallu laisser passer… la Jeanne d’Arc de Real del Sarte

Poitiers, Jeanne d'Arc de Real del Sarte, plaque après sablage et reprise de corrosion, fév 2012 Nous aurions tous dû être plus vigilants, il y a environ deux mois, la plaque de bronze du monument de Jeanne-d’Arc par Maxime Réal del Sarte (1929) dans le square des Cordeliers (je vous ai parlé de ce monument ici dans cet article sur la statue et la plaque en bronze) a subi le même traitement, Arnaud Clairand l’avait signalé à la mairie, mais c’était resté sans suite… Comme la statue elle-même avait été épargnée, les dégâts sont moins importants, mais c’était peut-être un test grandeur nature? Dans ce cas, cela montre qu’enlever la patine ancienne sans remettre de patine ni de vernis de protection est une absurdité: vous voyez tous les points verts sur la photo? C’est la reprise de corrosion!!! Si rien n’est fait rapidement, le monument aux morts de 1870 sera très vite dans le même état, avec des points verts qui apparaîtront en quelques semaines puis une corrosion généralisée verte (des oxydes de cuivre qui vont migrer du bronze), et il a définitivement perdu sa patine d’origine, qui l’avait protégé pendant 117 ans…

Poitiers, Jeanne d'Arc de real del Sarte, plaque avant et après sablage Et pour mémoire, cette plaque de bronze avant (en 2010) et après traitement (photo du 22 février 2012)…

Poitiers, Jeanne d'Arc de Real del Sarte, monument avant et après sablage

… et le monument en entier, idem, à gauche en 2010 et à droite le 22 février 2012.

Pour aller plus loin : voir les articles de Grégory Vouhé, Édouard André et Jean-Camille Formigé. Le square de la République, L’Actualité Poitou-Charentes n° 95, janvier 2012, p. 45 et Édouard André, jardins pour Poitiers, L’Actualité Poitou-Charentes n° 96, avril 2012, p. 42-44.

Exhibitions au musée du quai Branly à Paris

La façade sur Seine et le jardin du musée du quai Branly Le musée du quai Branly à Paris (ici une photographie de 2009…) organise jusqu’au 3 juin 2012 sur la mezzanine ouest (entrée dans le musée, billet collections permanentes) intitulée L’invention du sauvage, exhibitions.

Sur la présentation officielle, on peut lire :

« EXHIBITIONS met en lumière l’histoire de femmes, d’hommes et d’enfants, venus d’Afrique, d’Asie, d’Océanie ou d’Amérique, exhibés en Occident à l’occasion de numéros de cirque, de représentations de théâtre, de revues de cabaret, dans des foires, des zoos, des défilés, des villages reconstitués ou dans le cadre des expositions universelles et coloniales. Un processus qui commence au 16e siècle dans les cours royales et va croître jusqu’au milieu du 20e siècle en Europe, en Amérique et au Japon. »

 L'hôtel de ville de Niort, 4, le blason Mon avis : l’exposition mélange plusieurs choses… Au début de la période, il s’agit d’exhiber des « sauvages » comme on exhibe aussi des personnes difformes dans les foires, etc. Voyeurisme, pas de doute, mais à ce moment-là, il n’est pas sûr qu’il s’agisse d’un comportement raciste et de bourrage de crâne du visiteur de ces exhibitions comme cela semble être le discours tout au long de l’exposition. Pour l’image du « sauvage », au passage, je vous invite à revoir ceux qui portent les armoiries de Niort… Je vous remets l’image, si avez avec la flemme d’aller revoir l’article. Ils ne sont pas inintéressants, car ils sont présentés comme un souvenir des fêtes costumées données par le duc de Berry à la fin du 14e siècle… donc exactement dans le même mouvement que ce qui est présenté dans l’exposition. Et dans le même cliché, dénudés et armés de gourdins.

La deuxième partie montre un phénomène tout à fait différent, qui se développe du début du 19e siècle aux années 1950. A ce moment-là, il y a réellement une exploitation voire une industrie du « spectacle exotique ». Des figurants voire de véritables artistes, en troupes, font le tour de l’Europe et de l’Amérique du Nord, dans de véritables « zoos humains », que ce soient dans des parcs comme le jardin d’acclimatation à Paris ou lors des expositions coloniales. Au début, il y a vraiment une sorte d’esclavage de ces personnes exhibées, qui payent un lourd tribut en maladies et accidents. Mais peu à peu, ils deviennent de vraies troupes, avec mise en scène, costumes, répétitions, etc. Alors certes, il y a la barrière avilissante, mais ils reçoivent la plupart du temps à ce moment là un cachet. Est-ce bien différent des spectacles que donnent aujourd’hui les tribus Massaï ou les esquimaux du Canada aux visiteurs (j’aurai pu prendre beaucoup d’autres exemples)? On me rétorquera sans doute que dans ces spectacles « ethniques » sur place, il y a des retombées économiques positives pour ceux qui accueillent les « visiteurs ». Mais n’était-ce pas aussi le cas avec les troupes des années 1930?

Je pense que l’exposition aurait dû vraiment mieux séparer les choses. La présentation aurait aussi gagné à être différente… Le visiteur de 2012 qui regarde les cires à caractère racial et raciste n’est guère dans une situation différente du spectateur de ces cires dans des cabanes de foire un siècle plus tôt. Restez un peu au bout de la salle, et vous verrez, il y a ceux qui passent vite, comme gênés, et ceux qui semblent fascinés, en situation de voyeurisme, qui les scrutent les unes après les autres… Je vous passe même un commentaire entendu et qui devait être le commun des commentaires à l’époque, visiblement, le discours anti-raciste qui est censé accompagner l’exposition n’était pas passé pour ce papa qui expliquait à son fils qu’il avait devant lui la preuve de la supériorité des blancs (pas au deuxième degré, comme j’ai pu le constater dans la salle suivante où il tenait impunément des propos très racistes). Je ne sais pas comment il aurait fallu présenter ces cires, mais certainement pas comme elles le sont, les commissaires de l’exposition auraient dû mieux faire entendre leur point de vue auprès des muséographes. C’est également le cas pour la dernière salle, qui n’a absolument rien à voir et mélange tout.

Alors oui, ces exhibitions ont participé à forger l’imaginaire du sauvage, à ancrer des thèses racistes dans la tête des gens, mais il y avait aussi les dessins, caricatures, articles de la presse (relire avec prudence les revues des ligues dans les années 1930), etc. Le phénomène est beaucoup plus complexe.

Pour les visiteurs, il y a trois catégories:

– ceux qui connaissent le sujet et/ou sont au moins sympathisants de mouvements proches des droits de l’homme, ceux-ci vont glaner quelques pépites, approfondiront leurs connaissances…

– ceux qui viennent avec des a priori racistes et se trouvent littéralement confortés par cette exposition (cf. le discours du père à son fils devant les cires raciales)

– ceux qui n’ont pas vraiment d’avis, et qui ressortent en n’en sachant pas vraiment plus, parce qu’ils ont avalé un « gloubiboulga » (oups, les moins de 40 ans ne vont pas comprendre), une sorte de mixture qui mélange des choses qui ont pas toujours quelque chose à voir entre elles, un discours dense, mais qu’ils n’auront pas lu en entier (un visiteur fatigue dès qu’il y a plus de 600 à 800 signes sur un panneau).

Et puis, le musée du quai Branly aurait peut-être eu aussi à réfléchir sur la place du musée de l’Homme dont il est l’héritier, sur la salle d’anatomie comparée du musée des antiquités nationales (devenu d’archéologie nationale) dont une partie est également entrée dans les collections de Branly, et même sur son attitude dans des expositions récentes, je pense en particulier à Polynésie, qui présentait des objets rituels liés au cannibalisme… sans parler de cette pratique, excès inverse par rapport à Exhibitions, le « Bon sauvage » ne saurait plus être cannibale…

Pour le musée du Quai Branly, je vous ai déjà parlé de :

Sur le site de l’INA, voir ce petit film sur l’exposition coloniale de 1931 à Vincennes

 

SAL mes échevettes de Lili HR, étape 3

SAL Mes échevettes, étape 3 Voici la troisième étape du SALmes échevettes proposé par Lili HR. Toujours avec du DMC 666 et un reste de gris qui n’a plus de numéro…La partie broderie est finie, à suivre la finition en patchwork…

Toutes les étapes de ce SAL

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (6)

SAL de noël 2011, sixième étape, détail Voici la sixième étape du SAL pour noël 2011 organisé par Défi de toile, j’ai choisi de prendre le kit proposé, avec une toile à plus ou moins 12 fils par cm (en fait, la toile déforme suite une erreur de constitution du kit) et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010. Comme la livraison des grilles avait pris beaucoup de retard, j’avais mis ce projet de côté, puisqu’il aurait été impossible de le finir pour noël…mais je le reprends volontier, cela me laissera aussi du temps pour la finition!

SAL de noël 2011, quatrième étape, l'ensemble

Toutes les étapes de ce SAL

Semaine de la langue française 2012, les 10 mots

Affiche des dix mots de la langue française 2012

Voici le retour de la semaine de la langue française, ça sera cette année du 17 au 25 mars 2012 sur le thème dis-moi dix mots qui te racontent. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc.

âme, autrement, caractère, chez, confier,
histoire, naturel, penchant, songe, transports.

Pour moi, comme en en 2008, en 2009, en 2010 et en 2011, ça sera un texte où j’essayerai de tous les caser! Voir ma proposition 2012

Une initiale C

Initiale C pour Cloeti Pour l’anniversaire de Claudine/Cloeti, en janvier, j’ai brodé… un C tiré du n° 128 (février 2007) des Idées de Marianne, avec un fil Copine Véronique créé par broderie coeur à prendre et offert en 2009 par Emmanuelle. Pour la toile, un tissu d’ameublement qui déforme un peu…

Pour la finition, allez voir chez Claudine/Cloeti ou bien patientez un peu… pour voir l’album photo.

Et voir la superbe carte brodée que j’ai reçue de Claudine/Cloeti.

Poitiers, les sculpteurs actuels n’ont pas le compas dans l’oeil…

Poitiers, balcon rue Charles-Gide, problème de restauration Le centre-ville de Poitiers est en pleine restauration, nettoyage de façade etc. dans le cadre de l’opération Poitiers cœur d’agglomération, cœur de pagaille… Certaines sont bien menées, d’autres montrent que les sculpteurs d’aujourd’hui, même ceux relevant d’entreprises agréées pour les monuments historiques, font du travail un peu approximatif.

Je commence par un balcon de la rue Charles-Gide. Bon, la façade de cette maison n’est pas encore restaurée, mais la console gauche du balcon devait être restaurée… Voici le résultat… De loin, les deux consoles se ressemblent…

Poitiers, balcon rue Charles-Gide, problème de restauration, 2, détail

… mais de près, ce n’est pas tout à fait ça… Il faut faire abstraction de la crasse à droite, mais les nervures des feuilles, leur forme dans le détail des courbes (surtout pour la feuille du haut), ce n’est pas vraiment ça… Bon, nous sommes ici sur un petit immeuble privé, de loin, ça passe, mais faire une copie correcte n’est pas plus cher…

Poitiers, banque populaire, 1, sur une carte postale ancienne

Passons maintenant sur la place Leclerc (place d’Armes), devant l’hôtel de ville. Une place que vous commencez à bien connaître, je vous y ai déjà montré la verrue du Printemps (fermé depuis un mois) et le grand magasin qui l’a précédé, l’ancien théâtre et l’ancien cercle du commerce. Aujourd’hui, on part juste en face de ce dernier, l’ancien cercle littéraire, qui est aussi occupé aujourd’hui par une banque… Un cercle qui n’a pas eu les moyens de mettre de la sculpture (que l’on trouve aussi un peu plus loin sur l’ancien cercle industriel), mais qui a soigné le langage architectural, en jouant sur les cannelures, les consoles, etc.

Poitiers, banque populaire, 2, la façade avant et après nettoyage

Voici la façade sur la place, avant et après restauration (au passage, vous y voyez un des poiriers de Chine, essence tout à fait locale choisie par la ville pour ce coin de la place)…

Poitiers, banque populaire, 3, l'angle avant et après restauration

Et voici l’angle, avant et après restauration (mais la photo date d’avant la remise en place des enseignes…). La porte est maintenant en retrait et en ardoise…

Vous me direz, c’est mieux après, plus propre…

Poitiers, consoles de la banque populaire, 1, avant et après

… oui mais, si on regarde dans le détail, des consoles ont été refaites, complétées. Sous le balcon de l’entrée, ça passe à peu près… mais au-dessus de la porte latérale, ce n’est pas terrible. J’ai encadré en rouge la console sous l balcon, incomplète avant restauration et sa restitution actuelle. De très loin, ça passe…

Poitiers, consoles de la banque populaire, 2, détail de l'erreur du sculpteur

… de près, ce n’est pas terrible. En bas, entouré en vert, les anciennes consoles qui se trouvent à droite du balcon. Au milieu, à droite, la console d’origine, et à gauche, au bout de la flèche, la restitution. Si vous regardez bien, la forme des gouttes trapézoïdale est beaucoup trop large à la base, trop « mastoque », les petites gouttes touchent les grandes, les petits cercles intermédiaires n’ont pas non plus les bonnes proportions.Si vous regardez aussi la moulure (juste en-dessous de la flèche), elle est aussi trop large, trop haute… Pas terrible…

Cela choque moins au-dessus de la porte de l’angle, car il n’y a pas de comparaison originale, c’est entièrement du faux, mais ici où elles sont côté à côte, cela se voit d’autant plus… Du détail, me direz-vous. certes, mais ces travaux coûtent fort cher, pourquoi ne pas faire bien les choses, une sculpture bien copiée n’est pas plus chère qu’une mauvaise copie comme ici…

Bon, après tout, les gouttes sont trop larges, elles peuvent peut-être être retaillées à moindre frais? Mais la banque a rouvert, le chantier a dû être réceptionné comme « conforme » par son architecte…