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Des demoiselles d’Auzay au clos Saint-Hilaire à Poitiers

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, 1, aujourd'hui Suite au décapage intempestif du monument aux morts de 1870, Didier Rykner, directeur de la Tribune de l’art (qui avait publié un papier le 23 février 2012, Des « restaurations » décapantes à Poitiers, suivi le même jour Droit de réponse [de la ville de Poitiers] sur l’article Des « restaurations » décapantes à Poitiers et d’une Réponse au droit de réponse de la Mairie de Poitiers), est venu passer une journée à Poitiers, qu’il a pu visiter de long en large. Il a tiré de cette visite une première impression générale dans cet article, et annonce toute une série d’articles détaillés à venir. Il commence par la question du Clos Saint-Hilaire, un immeuble très moche et mal construit qui a fait beaucoup parler de lui tout au long du chantier, avec une très mauvaise prise en compte du patrimoine historique et archéologique. Je ne vous en avais pas encore parlé ici, car je pensais que c’était une affaire classée, même si je sais par des voisins qu’il reste des lots à vendre et que les travaux ne sont toujours pas réceptionnés suite à de multiples malfaçons.

La visite de Didier Rykner relance la question… puisqu’il a pu constater que les prescriptions du permis de construire n’ont pas été respectées. Ainsi, des piliers provisoires en béton, qui n’étaient pas dans le permis de construire et pour lesquels le préfet avait certifié qu’ils seraient enlevés à la fin du chantier, sont toujours en place. Une grosse poutre du 13e siècle, qui devait être préservée dans l’ancien réfectoire, finement sculptée sur ses bords, a été sciée (voir les photographies dans son article Saint-Hilaire dénaturé). Il n’y a donc eu aucun contrôle de l’administration préfectorale ou des monuments historiques à l’issue du chantier? (Didier Rykner souligne que ces deux administrations ont refusé de lui répondre, se cachant derrière le devoir de réserve en période électorale…).

Poitiers, institution des Mlles d'Auzay à Saint-Hilaire, 1, angle de la cour contre l'église Je vous rappelle juste que nous sommes au sud de l’église collégiale Saint-Hilaire, où se trouvait le cloître et auparavant à l’époque romaine le cimetière où avait était enterré Saint-Hilaire. L’église est classée monument historique sur la première liste établie sous l’égide de Prosper Mérimée en 1840, revoir sur ce blog par exemple son beau chevet roman, la mort d’Hilaire sur un chapiteau, la charité de Saint-Martin peinte à l’époque romane. Un étroit jardin public borde de ce coté l’église, où se trouve l’enfeu de Constantin de Melle avec ses graffitis médiévaux (dont un alphabet). Ce tombeau et la statue de la Vierge qui est toujours dans l’angle du square étaient au début du 20e siècle dans la cour de l’école privée dite institution des demoiselles d’Auzay, comme on peut le voir sur cette carte postale ancienne.

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, 5, l'enfeu de Constantin de Melle et la statue aujourd'hui Et la vue aujourd’hui, à part le mur de clôture qui a été percé pour laisser passer l’escalier qui rejoint le chevet, ça n’a pas beaucoup changé.

Poitiers, institution des Mlles d'Auzay à Saint-Hilaire, 2, cour dans le cloître Dans le cloître et les anciens bâtiments monastiques se trouvait la cour principale de l’institution puis de l’école qui lui a succédé et avait quelque peu modifié le bâtiment (adjonction de préfabriqués, le grand toit que l’on voit à l’arrière du préau avait été remplacé par un toit en terrasse). Le mieux aurait été, au moment de la vente (la congrégation religieuse avait de l’argent) que la ville préempte ce terrain (adossé à un monument historique, voir plus haut, l’église est également inscrite depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, parmi 77 édifices au titre des  » chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France « ). Mais elle n’en a rien fait et accepté un premier permis de construire qui aurait enterré un parking dans l’ancien cloître. Les sondages archéologiques ayant confirmé la présence du cimetière et le coût des fouilles préventives étant dissuasif (plus que les protestations des historiens locaux), un deuxième permis de construire a été déposé, le parking a été aménagé en surface, les couches archéologiques étant protégées par un géotextile et une couche de sable (cela gèle les fouilles mais protège assez efficacement les sédiments pour des fouilles dans un lointain futur).

Poitiers, institution des Mlles d'Auzay à Saint-Hilaire, 3, cour haute Pour compléter la documentation sur cette institution, elle occupait aussi le bâtiment plus à l’est, la cour que l’on voit au premier plan ici sert en semaine de stationnement à des logements situés plus au sud. Sur l’image du bas, on voit à l’arrière le grand bâtiment qui contient l’ancien réfectoire et cellier monastique.

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, 4, l'ancienne cour haute de l'institution Voici cette même cour haute prise en photographie un dimanche, donc sans voiture.

Poitiers, institution des Mlles d'Auzay à Saint-Hilaire, 4, quatre vues intérieures

Quelques vues intérieures, une salle d’étude, un dortoir, le parloir et la chapelle, il y a cent ans (et donc sans doute plus ainsi au moment du projet des années 2000).

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, le bâtiment en cours de construction J’ai retrouvé des photographies pendant le chantier. Le bâtiment au sud conserve en élévation le cellier-réfectoire, à l’intérieur duquel se trouvent notamment les poutres datées du 13e siècle. Ce rez-de-chaussée n’a pas été aménagé pour l’immeuble d’habitation, mais celui-ci est construit tout contre et au-dessus (la flèche rouge sur la première photographie). Au passage, vous avez une vision de la très basse qualité de la construction, les appartements sont vendus comme des appartements de standing! En parpaings agglomérés!

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, 7, dépotoir entre le garage et la clôture Et plusieurs années après la fin du chantier, il y a toujours des matériaux qui traînent, comme ces tuyaux entre le garage et la clôture du domaine public de Saint-Hilaire, une honte le long d’un monument historique!

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, le mur de clôture protégé monument historique Du côté ouest, le mur en bordure de rue est le mur de clôture d’origine du cloître de la collégiale. Il est protégé au titre des monuments historiques (l’arrêté de protection, daté du 5 juin 1941, précise que sont protégés les vestiges du mur d’enceinte situés en bordure de la rue Saint-Hilaire) et ne devait pas être modifié (la flèche bleue du premier montage photographique, et ci-contre pendant le chantier).

Poitiers, le clos Saint-Hilaire, la porte de garage Il a été allègrement repris, parce qu’il faut bien faire entrer les voitures, et le bardage en bois a été réalisé n’importe comment, le bois qui ne devait pas être sec lors de la mise en œuvre a vrillé… Voir aussi la photographie n° 6 de Didier Rykner dans Saint-Hilaire dénaturé.

Une bien triste histoire… Rappelons juste que la ville de Poitiers souhaite toujours déposer un dossier de protection de la ville sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, quand on voit ce qu’elle a autorisé (et laissé faire contre les prescriptions pourtant minimales du permis de construire) sur le seul bien (ou plutôt partie de bien culturel) de l’Unesco qu’elle possède, ça laisse rêveur…

Capucine O en avril

Capucine en avril 2012, 01, cartes à publicité

J’ai à nouveau été gâtée tout au long du mois de mars par Capucine O, attention, elle a ouvert un second blog, l’espace du premier étant trop plein, avec plein de nouvelles cartes à publicité… je vous laisse les découvrir au fil des envois reçus, certaines sont très inventives et créatives… Cette fois, j’ai mélangé les cartes des premiers envois… Au passage, vous remarquerez dans la première série, en bas, que le théâtre du Lucernaire s’est mis au tricot (bleu en plus) pour la pièce la Dame d’Ithaque…

Capucine en avril 2012, 02, cartes à publicité

Capucine en avril 2012, 03, cartes à publicité

Capucine en avril 2012, 04, cartes à publicité

Le théâtre 13 joue sur ses cartes qui se répondent mutuellement (en bas à droite).

Capucine en avril 2012, 05, cartes à publicité

Le samedi, c’est champignons (1)

Champignons aux oignons Le samedi, au marché, il y a un producteur de champignons qui vend différentes variétés, mais je lui prends presque toujours des champignons de Paris blancs, soit moyens, soit gros à farcir ou à griller en brochettes.

Pour moi, j’en prends généralement 300g (ça fait juste 1 euro à quelques centimes près, pourquoi se priver?).

Donc le samedi soir, en général, je mange des champignons, mais je varie les recettes… (à lire très bientôt à la grecque en version hiver et en version été) La semaine dernière, c’était la version la plus simple. J’ai fait revenir un oignon émincé (les échalotes du marchand à côté étaient germées…) dans un peu d’huile. J’ai mouillé avec un peu de vin blanc, mis les champignons dans le petit faitout, et hop, (sel pas pour moi), poivre, un glaçon de persil et livêche (il pleuvait trop pour aller en chercher au jardin, qui est à un gros quart d’heure à pied de mon appartement), un petit quart d’heure de cuisson.

Un petit soupçon de béchamel maison, et voilà un petit plat du soir léger…avec une tartine de pain maison!

Les recettes avec les champignons frais du samedi: des champignons aux oignons, à la grecque (version hiver et version été), une quiche champignons, oignons et chorizo

Top BD d’avril 2012

Logo 2012 du Top BD des blogueurs, nouvelle version Le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible d’avril est arrivé…

Comme d’habitude, en gras, ceux que j’ai chroniqués ici…

Merci à Yaneck / Les chroniques de l’invisible pour ces savants calculs et cette organisation. Et avec le choix de chroniquer à parité des BD d’hommes et de femmes, j’espère que des auteures (en plus de Marjanne Satrapi) entreront dans ce classement… Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

1- (=) Gaza 1956, Joe Sacco, Futuropolis, 19.17, voir mon avis : Gaza 1956

2- (=) Persépolis, Marjanne Satrapi, L’Association, 18.94

3- (=) Habibi, Craig Thompson, Casterman, 18.92

4- (=) Maus, Art Spiegelmann, Flammarion, 18.73, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé

5- (= ) Le journal de mon père, Jiro Taniguchi, Casterman, 18.67

6- (=) Idées Noires, Franquin, Fluide Glacial, 18.5

7- (=) NonNonBâ, Shigeru Mizuki, Cornélius, 18.5

8- (+) Asterios Polyp, David Mazzuchelli, Casterman, 18.38

9- (=) Portugal, Cyril Pedrosa, Dupuis, 18.38

10- (=) Black Hole, Charle Burns, Delcourt, 18.33

11- (=) Tout seul, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest, 18.29

12- (=) Universal War One, Denis Bajram, Soleil, 18.27, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

13- (=) Les ignorants, Etienne Davodeau, Futuropolis, 18.25, je l’ai aussi beaucoup aimé

14- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, J. Van Hamme, G. Rosinski, Casterman, 18.25

15- (=) V pour Vendetta, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt, 18.22

16- (-) Urban tome 1- Les règles du jeu, L. Brunschwig, R. Ricci, Futuropolis, 18.2

17- (=) Le sommet des dieux, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, 18.16, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.

18- (=) Quartier Lointain, Jiro Taniguchi, Casterman, 17.95, je l’ai lu aussi, voir mon avis

19- (-) Pinocchio, Winschluss, Les Requins Marteaux, 17.85

20- (=) Les enfants de Jessica tome 1, Luc Brunschwig, Laurent Hirn, Futuropolis, 17.83

21- (+) Il était une fois en France, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, 17.8, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5. pan>

22- (=) La mémoire dans les poches, L. Brunschig, E. Leroux , Futuropolis, 17.8, Tome 1, Tome 2,

23- (=) Pyongyang, Guy Delisle, Delcourt, 17.78, j’en ai parlé ici

24- (=) La Brigade Chimérique, Serge Lehman, Fabrice Colin, Gess, L’Atalante 17.78, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.

25- (=) Gemma Bovery, Posy Simmonds, Denoël, 17.75

26- (N) L’histoire des trois Adolphes,Osamu Tezuka, Tonkam, 17.75

27- (=) Walking Dead, Robert Kirkman, Tony Moore, Charlie Adlard, Delcourt, 17.72, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7, Tome 8, Tome 9, Tome 10,Tome 11, Tome 12, Tome 13,Tome 14,

28- (=) Manabé Shima, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 17.7

29- (=) Trois Ombres, Cyril Pedrosa, Delcourt, 17.67

30- (=) Cerebus tome 1, Dave Sim, Vertige Graphics, 17.63

31- (=) L’orchestre des doigts, Osamu Yamamoto, Editions Milan, 17.5

32- (=) Alpha… Directions, Jens Harder, Editions de l’An 2, 17.5

33- (=) Anuki tome 1, Stéphane Sénégas, Frédéric Maupomé, Editions de la Gouttière, 17.5

34- (=) Lydie, Zidrou, Jordi Lafebre, Dargaud, 17.5

35- (=) Tokyo Sampo, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier, 17.5

36- (=) En chemin elle rencontre, Collectif, Des ronds dans l’eau, 17.5, Tome 1, Tome 2, j’ai parlé du tome 1

37- (=) La chronique des immortels tome 1, Von Eckartsberg, Van Kummant, Paquet,17.5

38- (=) Les aventures de Michel Swing, Brunö, P.Jousselin, Treizetrange, 17.5

39- (=) Mezek, Yann, André Juillard, Le Lombard, 17.5

40- (=) Taïga Rouge, Arnaud Malherbe, Vincent Perriot, Dupuis, 17.5

41- (=) Umbrella Academy, Gérard Way, Gabriel Ba, Delcourt, 17.49, Tome 1, Tome 2,

42- (=) Blankets, Craig Thompson, Casterman, 17.44

43- (N) Valérian vu par Manu Larcenet- L’armure du Jakolass, Larcenet, Dargaud, 17.42

44- (=) American Born Chinese, Gene Luen Yang, Dargaud, 17.38

45- (=) Le Gourmet solitaire, Masayuki Kusumi, Jiro Taniguchi, Sakka, 17.38

46- (=) Parker- Le Chasseur, Darwyn Cooke, Dargaud, 17.33

47- (=) Solanin, Inio Asano, Kana, 17.33

48- (-) Atar Gull ou le destin d’un esclave modèle, F. Nury, Brüno, Dargaud, 17.25

49- (+) Sigfried, Alex Alice, Dargaud, 17.25, Tome 1, Tome 2, Tome 3

50- (N) Les brigades du temps tome 1 , Kris, Bruno Duhamel, Dupuis, 17.25

La saga des plaques de rue de Poitiers… suite!

La plaque de la rue Scheurer-Kestner à Poitiers, avec trois fois un c manquant

La saga des plaques de rue de Poitiers se poursuit… Cette fois, c’est un ami croisé dans ma résidence qui m’a signalé cette plaque erronée dans une rue très proche… En fait, pas une, mais trois plaques avec la même faute, le pauvre Auguste Scheurer-Kestner a perdu le C et est devenu SHEURER-KESTNER… Bon, cette fois, contrairement au voisin le comte de Blossac, les dates sont bonnes (1833-1899)… Qui était-il? Républicain, ami de Georges Clemenceau et de Léon Gambetta, sénateur puis premier vice-président du Sénat, il a été à partir de 1897 l’un des grands défenseurs de Dreyfus (deux ans après le début de « l’Affaire »), ce qui lui coûta sa vice-présidence du sénat l’année suivante. Pour les Parisiens (ou ceux qui vont à Paris), un monument réalisé par Jules Dalou lui rend hommage depuis 1908 à deux pas du sénat, dans le jardin du Luxembourg. [la plaque a été corrigée, voir en février 2013]

Pour en savoir plus : voir la biographie de Auguste Scheurer-Kestner dans les Biographies alsaciennes avec portraits en photographie, série 1, A. Meyer, Colmar, 1884-1890 (ici sur Gallica).

Les plaques des rues Augouard et Foch à Poitiers Dans la droite ligne des articles précédents, j’ai toujours des interrogations sur les choix de changement de noms sur ces nouvelles plaques (et des tirets aléatoires), comment fait la Poste avec ses trieuses automatiques, l’annuaire, les gens qui ont des plans de rue, les nouveaux arrivants? Y a-t-il changement du nom officiel? certes non, les arrêtés municipaux n’ont pas été changés. Mais au fil des mois, les noms portés sur les plaques de rue risquent de prendre le pas sur les noms des arrêtés officiels. Deux exemples, la rue Monseigneur Augouard devenue  » rue / Prosper-Augouard 1852-1921 / missionnaire et évêque » (voir sa biographie sur ce site catholique), et la rue du Maréchal Foch, devenue  » rue / Ferdinand-Foch / 1851-1929 / maréchal de France » (voir sa biographie sur le site officiel du ministère de la Défense)…

Les autres articles sur cette « saga des plaques de rue »:

rues Renaudot et Carnot (anciennes rues des Hautes Treilles, des Trois Piliers, des halles),

– rue de Blossac (toujours pas corrigée)

rues Montgau(l)tier et du Souci(s),toujours du scotch sur le s de souci, mais la rue Montgautier a été corrigée

rue des frères Lumière(s) et cité de la Traverse, les Lumières ont enfin perdu leur S (voir ici la plaque corrigée)

– la rue Sainte-Radegonde scotchée

– les rues Scheurer-Kestner (sans C), Augouard, Foch.

– et Philippe de Tout Poitiers en a trouvé une excellente pour la rue de la Cueille aigüe / aiguë / aigüë!

Le monument aux soldats sans uniforme et la résistance à Niort

Niort, les monuments à la résistance, 1, le monument aux soldats sans uniforme

Au bout de la place de la Brèche à Niort, près de la rue d’Alsace-Lorraine, en bas des escaliers menant à la rue des remparts, dans un espace appelé place des Martyrs-de-la-Résistance, se trouve le monument aux soldats sans uniforme. Il se compose d’une grande stèle d’où sort une main droite tenant un tronçon d’épée et une flamme…

Niort, les monuments à la résistance, 3, la flamme du monument aux soldats sans uniforme …illustration de ce texte du général de Gaulle inscrit juste au-dessus : « La Résistance s’est accrochée / sur la pente à deux pôles / qui ne cédèrent point : / l’un était le tronçon d’épée / l’autre, la pensée française / 31 octobre 1943 ».

Niort, les monuments à la résistance, 4, détails du monument aux soldats sans uniforme De l’autre côté se trouve l’inscription « à ses soldats sans uniforme / 1940 Niort 1945 ». Sur le socle sont gravés les noms des réseaux et mouvements de la résistance. Sur ces photographies de détail on voit bien la main, l’épée cassée et la flamme.

Niort, les monuments à la résistance, 2, signature sur le monument aux soldats sans uniforme Il est signé « J. DULAU prix de Rome & KLOTZ / SCULPTEURS », pour Jacques Victor Dulau (Dax, 1918-1973, second prix de Rome en 1948) et Klotz. Sa première pierre a été posée le 11 novembre 1949.

Niort, les monuments à la résistance, 5, d'autres lieux de mémoire de la résistance Voici quatre autres lieux de mémoire lié à la résistance. Juste en face du monument, sur le rebord du muret, une inscription (en haut à gauche). Tout près, dans la rue d’Alsace-Lorraine, la maison qui a abrité la Gestapo, avec une plaque commémorative (A la mémoire des patriotes / victimes de la Gestapo / qui sévit dans cet immeuble / durant l’occupation », en bas à droite). Juste un peu plus loin, sur la façade de l’ancien grand café (aujourd’hui une banque), une plaque rappelle que de jeunes niortais, dont Maurice Schumann, y ont entendu l’appel du 18 juin, dont le texte est inclus en lettres de bronze (en bas à gauche). Encore plus loin (en haut à droite), près des anciennes casernes Chanzy qui accueillent depuis 2007 le conseil général des Deux-Sèvres, cet autre monument composé de plaques apposées derrnière une fontaine.

Niort, les monuments à la résistance, 6, le monument de la gare Enfin, à la gare, non pas une plaque comme dans de nombreuses gares mais un véritable mémorial en tête du quai A.

Pour aller plus loin :

La Résistance en Deux-Sèvres de Michel Chaumet et Jean-Marie Pouplain, Geste éditions, 1993 (rééd. 2010).
Les enfants cachés de la Résistance de Jean-Marie Pouplain, Geste éditions, 1998.

Un tricot pour moi (2)

Un tricot pour moi, étape 2, mystère, 50 mailles sur 90 cm

Sur la première étape, personne n’a deviné ce que je me tricote pour moi, avec 9 pelotes de laine achetées à Angoulême avec Emmanuelle / le Marquoir d’Élise, qualité Calzetteria (70 % de laine et 30% de polyamide), tricotée en 3,5.

J’ai terminé la bande de 90 cm de long sur 50 mailles de large…

Toujours aucune idée du modèle? Un indice, il se trouve dans Fait main hors série n° 28, spécial tricot du printemps 2012…

Toutes les étapes de ce pull:

 

L’anneau de Moebius de Frank Thilliez

Couverture de L'anneau de Moebius de Frank Thilliez pioche-en-bib.jpgJe continue à lire les ouvrages de Frank Thilliez en les empruntant à la médiathèque.

Le livre : L’anneau de Moebius de Frank Thilliez, collection Thriller, éditions Le Passage, 2008, 440 pages, ISBN 978-2-84742-122-4.

L’histoire : Paris, du 3 au 15 mai 2007… Victor Marchal, fils d’un grand flic, accusé de favoritisme par ses collègues même s’il s’en défend, vient de prendre son poste à la brigade criminelle. Pour sa première enquête, il se retrouve face à un meurtre particulièrement violent, une ex-star du porno torturée et dont le cadavre a été mis en scène avec des poupées, dont l’une est mutilée… Très vite, l’enquête s’oriente vers un milieu glauque où des gens sont attirés par des corps difformes, que ce soit dû à la maladie ou à des mutilations… Il croise très vire Stéphane Kismet, décorateur de cinéma (il fabrique notamment des masques et des monstres), hanté par des rêves prémonitoires…

Mon avis : une plongée dans un monde déviant étonnant… ainsi qu’à la limite de la science fiction… Stéphane vit dans ses rêves les événements avec un décalage de 6 jours et 20 heures, soit en avance, soit en retard, le Stéphane du présent, du futur et du passé se croiseront-ils, pourront-ils influencer le destin et le cours de ces événements??? En tout cas, on se laisse prendre au récit, j’ai terminé le livre un soir fort tard, impossible de lâcher le livre sans connaître la fin!

Pour aller plus loin : le site officiel de Franck Thilliez

Les titres dans l’ordre de parution :

Émile Guimet et l’Égypte antique à Lyon

Façade du musée Guimet de Lyon Jusqu’au 2 juillet 2012, le Musée des Beaux-Arts de Lyon organise une grande exposition intitulée Un jour, j’achetai une momie… Émile Guimet et l’Égypte antique. Pour l’occasion, j’ai choisi d’illustrer l’article par l’angle de l’ancien musée Guimet de Lyon, près du parc de la Tête d’Or, qui a aussi longtemps hébergé le muséum d’histoire naturelle, j’étais allée y étudier une collection il y a une quinzaine d’années… Ce musée est fermé, en attendant l’ouverture du gigantesque (et fort coûteux) musée des Confluences, qui va renfermer entre autres ses collections.

L’exposition dont je vous parle se tient au musée des beaux-arts. A moins de trente ans, en 1865, Émile Guimet (1836–1918), riche industriel lyonnais (il fabrique les fameux cubes bleus pour la lessive) se rend en Égypte.

Il est plus connu pour ses voyages en Asie (qui sont à l’origine de la collection du musée Guimet de Paris, dont l’architecture est proche de celle du musée de Lyon, les deux musées ayant été financés par le donateur), mais il a aussi beaucoup collectionné d’objets en provenance d’Égypte, et y a financé des fouilles.

Il donne une partie de sa collection donc au musée des religions orientales qu’il crée dès 1879 dans sa ville natale de Lyon. Fâché du peu de cas fait à ses collections à Lyon (en particulier parce que les spécialistes de l’Égypte sont alors dans la capitale et ne viennent pas à Lyon), il les déménage à Paris en 1889 (avec les employés!), avant de recréer le musée de Lyon dans les locaux d’origine en 1913. L’exposition a choisi de montrer cette évolution, et beaucoup d’objets sont mis en relation avec leur présentation initiale, avec des vitrines devant de grands tirages des salles égyptiennes de l’ancien musée Guimet de Lyon.

Les textes présentés dans les salles sont repris dans un document remis à l’entrée à chaque visiteur. Les audioguides sont inclus dans le prix d’entrée… et j’ai beaucoup aimé l’idée de l’audioguide en version spéciale pour les enfants (je ne les ai pas testés).

Pour en savoir plus, voir le dossier de presse de l’exposition, et n’hésitez pas à acheter le catalogue.

Bienvenue en arabeCet article entre dans le cadre du défi sur le monde arabe organisé jusque fin juin 2012 par Schlabaya.

Du muguet… sous l’eau (au sens propre)

Crue du Clain le 30 avril 2012, 1, mon jardin sous 5 cm d'eau

Le mois de mars 2012 a été très sec à Poitiers, la rivière avait son niveau d’étiage de juin/juillet. Changement de programme en avril… Trois semaines de giboulées, 43 mm d’eau en plus samedi (et jusqu’à 55 mm en amont), et voici le Clain à nouveau en crue depuis dimanche… Une crue moins importante qu’en décembre 2011 (environ 80 cm en partie basse), mais là (photographies de lundi 29 vers 17h30), il y a quand même de l’eau en surface jusqu’au milieu du jardin… qui ressemble à une rizière bien verte… Impossible de couper l’herbe ou de désherber depuis les giboulées, du coup, ça pousse, il y a quelques centimètres d’eau sur les framboisiers (en bas) et plus de 5 cm je pense au-dessus du muguet, à l’arrière de mes carrés de potager qui surnagent…

Crue du Clain le 30 avril 2012, 2, les scilles Les scilles offerts par Jean-Marie et Marie-José sont encore bien fleuris, mais impossible d’aller cueillir un bouquet, même avec des bottes, ça s’enfonce trop… (à gauche de la photo, les perches de l’un des carrés, le muguet est un peu plus à gauche).

Crue du Clain le 30 avril 2012, 3, sous le pont de chemin de fer et jardin voisin Impossible aussi de passer sous le pont de chemin de fer et donc de remonter par le chemin de la Cagouillère, je prends donc le chemin de Traine-Bot au retour comme à l’aller (j’avais été prudente)… Et au passage, vue sur un jardin voisin du mien, un peu plus bas, artichauts et poireaux surnagent… Bon, il y aura du boulot à la décrue… Le pire, c’est que ça déborde, mais les nappes phréatiques ne se rechargent pas vraiment, les plantes absorbent l’essentiel de l’eau qui ne s’évacue pas directement vers la mer.