Archives de catégorie : Visites, musées et expositions

Mes visites, expositions et patrimoine, à l’exception de ce qui concerne Poitiers, classé à part…

Retrouvez Maxime Lemoyne à La Rochelle à partir du 9 mars 2017!

Il y a juste un an, je découvrais le travail de Maxime Lemoyne à la boutique des arts ménagers (121 rue de Charonne – il y a toujours des artistes à découvrir) du magazine Causette mais n’avais pas pu le rencontrer. En ce mois de mars , il va élire domicile à la galerie Bletterie à La Rochelle, du 9 au 25 mars 2017. En plus de présenter son travail sous le titre de « Dissimule », il propose  » deux ateliers de dessin d’après modèle vivant les samedis 11 et 18 mars de 10h à 12h. Ces ateliers sont ouverts à toute personne de tous niveaux, pour une découverte ou pour une approche plus personnelle en compagnie de l’artiste.  Les séances pourront être axées particulièrement sur le travail du trait et du noir.  Apportez des crayons 4b, des mines de graphite, des fusains, de l’encre de chine, des craies noir… et du papier grand format, on s’occupe du reste ! 

Tarif : 30 euros par personne pour les 2 heures
Atelier Bletterie : 11 ter rue Bletterie 17000 LA ROCHELLE« .

Je n’irai pas à l’atelier de dessin, pas de concurrence à mon père, qui est assez dans le thème, beaucoup de gravures ces derniers temps, pas mal de noir, parfois des femmes… et des loups pour la dernière ouverture de son atelier 😉 En revanche, j’irai sans faute voir l’exposition de (voir aussi sur sa page facebook)!

Derniers jours pour aller à la plage!!!

Non, je ne vous emmène pas sur le front de mer en pleine tempête! Ce week-end, je suis allée voir à Paris, l’exposition Tous à la plage! à la Cité de l’architecture et du patrimoine, qui se termine dans quelques jours, le 13 février 2017. A la fin de l’article, je vous mets quelques articles à (re)lire sur le quartier…

L’exposition se tient dans la salle habituelle, en sous-sol du palais de Chaillot, avec une entrée modifiée à cause de travaux.

Elle s’ouvre sur les bains de mer « médicaux », avec ces cabines de bain mobiles venues d’Angleterre qui permettent d’entrer dans la mer (en voiture à cheval) et de plonger le « baigneur » dans l’eau censée le revivifier… Au travers de nombreux documents, cartes postales, photographies anciennes, maquettes, affiches, films (je vous conseille particulièrement la colonie italienne sous Mussolini), vous pourrez aborder des thèmes allant des bains de mer à vocation médicale donc, avec également les hôpitaux et sanatoriums pour traiter notamment les tuberculeux, aux loisirs, casinos, champs de course, à l’aménagement de lotissements, de grandes villas, au bétonnage des côtes, aux colonies et centres de vacances… La construction de la Grande-Motte, la reconstruction de Royan, les aménagements réalisés ou non du Touquet, toutes les côtes françaises sont illustrées.

Les amateurs d’architecture seront comblés par les plans et les maquettes, ainsi que les compléments donnés dans le catalogue, mais je vous rassure, avec les autres documents graphiques, les films et même les produits dérivés à vocation touristique, cette exposition intéressera tout le monde!!! Alors, amis parisiens, sortez le maillot de bain en plein hiver et filez au musée!!!

Deux toutes petites réserves très personnelles, l’aspect « mode » avec deux dessins de tenues de plage aurait pu être plus développé, et la vitrine avec les bandes dessinées ne prend pas de risque, du classique de chez classique (Bécassine aux bains de mer, paru en 1932, Iznogoud, Boule et Bill, Gaston, les Bidochon, Reiser, et Les vacances de Claude Serre, 1984). En cherchant très peu, il y a beaucoup de bandes dessinées plus récentes qui auraient pu donner lieu à une présentation. Je propose par exemple Lulu femme nue (voir le tome 1 et le tome 2, d’Étienne Davodeau).

Pour aller plus loin: n’hésitez pas à acheter le catalogue, Tous à la Plage!, sous la direction de Bernard Toulier, avec la collaboration de Corinne Bélier et Franck Delorme, co-édition Éditions Lienart / Cité de l’architecture & du patrimoine, 2016, ISBN 978-2-35906-169-7, 35€.

Voir les dossiers réalisés sur le front de mer de Royan dans le cadre de l’inventaire du patrimoine de l’estuaire de la Gironde par l’inventaire du patrimoine de Nouvelle-Aquitaine (site de Poitiers pour la rive charentaise)… publicité plus que méritée pour le travail de l’un de mes collègues 😉

Autour du Trocadéro sur mon blog :

Le cimetière de Passy : la tombe de Louis Ernest et Joseph Félix Barrias (sculpteur) ; la tombe d’Ernest Lavigne par Laurent Marqueste

Le monument aux morts de la place du Trocadéro

L’ancienne fontaine du Trocadéro : l’ancienne fontaine et ses éléments transportés devant le musée d’Orsay, le cheval à la herse de Pierre Rouillard, l’éléphant pris au piège d’Emmanuel Frémiet, le rhinocéros de Henri Alfred Jacquemart (le bœuf d’Auguste Cain est à Nîmes)

Anciennes expositions du musée d’art moderne de la ville de Paris

Le monument aux morts de 1870 à Limoges

Je remets cet article à la une, à la suite du commentaire d’un lecteur de ce blog, Eric Lancelet, qui me signalait que l’un des membres de sa famille a posé comme modèle pour la République. Il m’a aussi transmis cette carte postale ancienne (et d’autres documents que je vais lire attentivement), merci beaucoup!!!

Limoges, monument aux morts de 1870, 1, vue de loinArticle du 27 octobre 2012
Je ressors mes photographies anciennes… Après le monument aux morts de 1870 à Cahors la semaine dernière, je vous montre ces photographies prises il y a tout juste deux ans, début novembre 2010 à Limoges, à l’angle de l’avenue du Général-de-Gaulle et du cours Jourdan.

Limoges, monument aux morts de 1870, 3, les groupes sculptés Ce « monument à la mémoire des enfants de la Haute-Vienne morts pour la défense de la patrie en 1870-1871 » se compose d’un haut socle et d’un obélisque en pierre, devant lequel se trouve un groupe sculpté en bronze composé de trois éléments, une femme (la Haute-Vienne) au centre, encadrée de deux soldats de chaque côté.

Limoges, monument aux morts de 1870, 2, les trois marques du fondeur Durenne Chacun des blocs porte la marque du fondeur, « Etabts A. Durenne / Sommevoire / fondeur « , Antoine Durenne dont je vous ai déjà montré beaucoup d’œuvres (une fontaine aux amours à Corte, l’éléphant pris au piège et le cheval à la herse à Paris, et dans le parc de Blossac à Poitiers, la fontaine aux amours et aux nymphes ; un Amour sur un griffon ; un Amour sur un dauphin ; un Faune soufflant dans une corne ; un Faune au coquillage). J’ai dû regarder trop vite, je n’ai pas trouvé la signature du sculpteur, Martial Adolphe Thabard (Limoges, 1831 – Clamart, 1905). C’est l’un des rares monuments aux morts de 1870 protégé au titre des monuments historiques (depuis 2001). Le sculpteur a réalisé la maquette définitive en 1894, et le monument a été inauguré en 1895.

Limoges, monument aux morts de 1870, 6, la femme

Au centre, l’allégorie féminine est vêtue d’une longue jupe, d’un corsage à manches courtes et d’une coiffe à larges bords. Elle soutient un drapeau de la main droite et semble exhorter les soldats de l’autre main avec un large geste d’ouverture.

Limoges, monument aux morts de 1870, 7, le rouet Oh, la femme reste rivée à ses activités domestiques… le sculpteur l’a dotée d’un rouet très réaliste…

Limoges, monument aux morts de 1870, 4, les deux soldats à gauche A gauche, un officier brandit une courte épée (ou bien elle a été raccourcie par le temps???), suivi par un franc-tireur agenouillé armé d’un long fusil et chargé d’un lourd équipement sur son dos.

Limoges, monument aux morts de 1870, 5, les deux soldats à droite Les deux soldats de droite portent aussi leur matériel. A gauche, un clairon des troupes mobiles est tombé agenouillé au sol, probablement blessé. Derrière lui, un peu en retrait, un fantassin porte un fusil plus court que le soldat de l’autre côté.

Limoges, monument aux morts de 1870, 8, armoiries Entre les deux groupes, les armoiries de la ville de Limoges surmontées d’un casque à pointe, et en avant, des branches de laurier et une couronne végétale.

Limoges, monument aux morts de 1870, 9, deux vues de côté

Allez, deux vues de profil qui montre le mouvement des cinq personnages, suggéré par la position des mains et des pieds…

Tours (6), la basilique Saint-Martin

la basilique Saint-Martin à ToursLe dôme de la basilique saint Martin de Tours a été restauré en 2016, dans le cadre de l’année des 1700 ans (supposés) de la naissance de saint Matin.

Tours, la basilique Saint-Lartin en mai 2016En mai 2016, quand je suis allée voir les expositions Robert Capa et la couleur et Bertrand Bellon au château de Tours et 200 ans de tourisme en Touraine à l’hôtel Gouïn, le dôme était sous des échafaudages et la statue de saint Martin déposée (depuis février 2014) dans un atelier de restauration en Dordogne, où il voisinait avec l’archange saint Michel du Mont-Saint-Michel.

Basilique Saint-Martin de Tours, dôme et statue restauréePour la saint Martin (11 novembre), le dôme était débarrassé de ses échafaudages et la statue reposée en grande pompe.

Statue de saint Martin redorée au sommet de la basilique Saint-Martin à ToursLa ville de Tours aurait voulu la dorer entièrement, mais l’État s’y est opposé, aucune source n’indiquait qu’elle avait été ainsi dorée… la ville avait trouvé un projet de qui le montrait ainsi, mais il n’a sans doute jamais été réalisé (c’est très fréquent dans les projets).

Quatre vues de la statue de saint Martin, sur la basilique à ToursUne solution intermédiaire a été trouvée, dorer les attributs liturgiques, le pallium, la couronne, la crosse, le pectoral et l’anneau, ainsi que le bas des manches, de l’étole et de la chasuble et le bout des chaussures, ce qui donne déjà un effet assez « bling-bling ». Cette statue de 4,25 m de haut est une œuvre du sculpteur Jean [Baptiste] Hugues, fondue par Thiébaut frères.

basilique Saint-martin de Tours, statue de saint Martin au-dessus de la coupole, vue rapprochéeLa statue de saint Martin qui domine la coupole menace de tomber depuis un moment (premier élément de plomb tombé en 2011)… revoir mon article de 2014, la statue de saint Martin menace Tours.

Réédition de l’article du 23 janvier 2010

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la rue des Halles

La première basilique (encore un terme à vous expliquer un jour, disons pour simplifier une grande église construite sur un plan hérité de l’Antiquité romaine et qui abrite le tombeau d’un saint ou des reliques importantes dites reliques insignes) fut construite vers 437 par saint Brice, évêque de Tours, à l’emplacement du tombeau du troisième évêque de la ville (de 371 à 397), saint Martin, mais si vous le connaissez, c’est celui qui a partagé son manteau avec un pauvre. Le tombeau était situé en dehors de la ville, comme il était de tradition jusqu’à la fin de l’époque romaine. C’est la même chose à Poitiers pour le tombeau d’Hilaire et la création de l’abbaye de Saint-Hilaire, hors les murs, et aussi pour le tombeau de sainte Radegonde. Vous trouverez ainsi des exemples dans toutes les anciennes cités romaines. Très vite, l’édifice doit être agrandit et l’évêque Perpet consacre en 482 une nouvelle basilique, vite trop petite elle aussi, le tombeau prestigieux (pare que riche de miracles) de saint Martin attirant les foules. En 818, elle devient collégiale avec un très important chapitre de 200 chanoines. L’histoire est ensuite mouvementée, avec des incendies qui endommagent plus ou moins gravement l’édifice en 853 et 903. Une nouvelle basilique est consacrée en 917, et les chanoines fortifient le faubourg qui devient Châteauneuf. Je vous passe ensuite les détails, que vous pourrez retrouver par les liens en bas de ce papier. Convertie en écurie pendant la révolution, mal entretenue, la nef s’écroule en 1797. En 1802, l’église est éventrée par la nouvelle rue des Halles, seuls les deux tours sont conservées :

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne … la tour Charlemagne …

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour de l'horloge … et la tour de l’horloge.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la façade de la basilique contemporaine Dans le renouveau catholique du 19e siècle, il était hors de question d’abandonner le si célèbre tombeau de saint Martin. Dès 1822, des projets de reconstruction, ou plutôt d’une construction neuve et plus modeste, sont établis. Il faudra près de 50 ans pour que le projet aboutisse. C’est finalement l’architecte Victor Laloux qui le mène à bien, la crypte avec le tombeau est inaugurée en 1889, et la nouvelle basilique, de style néo-classique, l’année suivante. L’achèvement des travaux donne lieu à une bénédiction en 1902, mais la basilique n’est finalement consacrée qu’en 1925. En raison des contraintes liées aux terrains qui ont pu être achetés et à l’emplacement du tombeau, le chœur de cette nouvelle basilique n’est pas orienté (tourné vers l’est), mais au nord de l’édifice. Comme je suis allée à Tours la semaine suivant la saint Martin (11 novembre), il y avait de nombreux pèlerins en prière dans la basilique et dans la crypte, je n’ai donc pas pris de photographie pour ne pas les déranger.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : le côté est de la basilique contemporaine et au fond, la tour Charlemagne Ici et là, des vestiges de l’ancienne basilique restent visibles ou perceptibles [voir en débit d’article une photographie similaire de novembre 2016, avec les dorures].

En sortant de la basilique, empruntez la rue Rapin et admirez les maisons canoniales (maisons des chanoines), du 15e siècle pour certaines. Allez jusqu’au musée Saint-Martin.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la façade du musée Saint-Martin En saison (j’y suis passée le dernier jour d’ouverture pour 2009), juste à côté, dans l’ancienne chapelle Saint-Jean, construite au 13e siècle à l’emplacement supposé d’un baptistère fondé par Grégoire de Tours, vous pouvez visiter le musée municipal Saint-Martin, inauguré en 1990. Dans un espace dense, très serré, vous pourrez découvrir la vie de saint Martin, le culte qui lui est rendu, mais surtout admirer quelques vestiges des fresques de l’ancienne église détruite, et une copie du chapiteau avec Daniel dans la fosse aux lions si difficile à voir en vrai.

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié Daniel dans la fosse aux lions est un grand thème traité par les artistes de l’époque romane, je vous en ai montré plusieurs représentations à Poitiers, vous trouverez sur ce précédent article des liens utiles sur ce thème. Ici, il est plus ou moins visible sur le vestige de la tour dite tour Charlemagne. Il se trouve sur la colonne supportant la tribune du pavillon nord.

2Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié, Daniel dans la fosse aux lions caché par la végétation Mais il est largement caché par la végétation pour la face où on devrait le voir le mieux…

Tours, novembre 2009, basilique Saint-Martin : la tour Charlemagne, chapiteau historié avec Daniel dans la fosse aux lions Si vous voulez mieux le voir, il vaut mieux aller sur le trottoir opposé de la rue des halles et vous munir de vos jumelles… car bien sûr, vous avez toujours une paire de jumelles quand vous allez visiter des édifices romans (ou autres). Je blague, mais c’est bien pratique de les avoir toujours à portée de main, le décor est parfois caché bien haut… ou bien loin.

Tours, la tour Charlemagne et ses abors en novembre 2016En novembre 2016, la végétation a été enlevée, mais la tour n’est toujours pas restaurée.

Pour aller plus loin : mes collègues du service de l’inventaire de la région Centre ont numérisé et mis à la disposition de chacun les dossiers sur l’ancienne basilique (ne pas rater l’abondante iconographie ancienne).

Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, au musée des Beaux-Arts de Tours

tours_musee_ockeghemComme je vous le disais dimanche dernier, je suis allée voir l’exposition Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, au musée des Beaux-Arts de Tours, réalisée à l’occasion du 1700e anniversaire (supposé) de la naissance de Martin de Tours (316-397), et présentée jusqu’au 8 janvier 2017. Sous le grand cèdre a été installée une sorte de boîte avec la musique de Jean de Ockeghem, compositeur flamand et trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours de 1459 à 1497. Il s’agit d’une déclinaison du projet Cubiculum Musicae, développé par le Centre d’études supérieures de la Renaissance, qui permet de s’immerger dans la musique d’une époque. Je trouve que l’effet est très réussi. En plus, l’accès est gratuit (pas plus de 6 personnes à la fois dans la boîte).

Affiche de l'exposition Martin de Tours, 2016, à ToursEntrons dans l’exposition… Après une salle d’introduction, une grande carte retrace le périple de Martin à travers toute l’Europe, en passant par Ligugé 😉 Les salles suivantes sont consacrées aux deux édifices tourangeaux en grande partie détruits, la basilique Saint-Martin et l’abbaye de Marmoutier. Une vidéo montre la réalisation de la restitution en trois dimensions de la basilique dans son état du 15e siècle, couplée au projet du laboratoire de musicologie dont je vous ai parlé plus haut, baptisé RéVisMartin, Renaissance en musique de la collégiale Martin de Tours. La maquette virtuelle 3D est très réussie, il resterait maintenant à faire l’évolution de la collégiale / basilique, depuis sa construction, les phases romanes, et jusqu’à sa destruction après la Révolution et la construction de la nouvelle basilique par Victor Laloux.

Cette partie de l’exposition comprend aussi les cartons du verrier Lobin à Tours avec les scènes de la vie de saint Martin réalisés dans la basilique actuelle.

La seconde partie de l’exposition est consacrée à la naissance du culte de saint Martin, aux scènes les plus fréquemment représentées, comme la charité de Saint-Martin (le partage de son manteau à Amiens) ou la messe miraculeuse, sont expliquées aussi bien que les représentations moins fréquentes, comme la résurrection du catéchumène, puis à la construction d’un « mythe » (c’est moi qui souligne) au 19e siècle, à l’aide d’exemples venus de toute la France, à travers des tableaux, reliquaires, manuscrits, broderies, etc. Quelques écrans permettent de feuilleter la version numérique de manuscrits, il est un peu dommage que la cote des autres n’est pas inscrite sur les cartels, ce qui permettrait de noter au fil de l’exposition les références pour aller chercher les versions numériques en ligne. Il y a des QR-code sur certains cartels (mais mon téléphone ne permet pas leur lecture), peut-être que les pages vers lesquels ils mènent donnent plus d’informations. Ces cotes figurent dans le catalogue, on peut donc aller naviguer de chez soi en prenant pas mal de temps pour chercher les sites de chaque bibliothèque qui a prêté un manuscrit (bibliothèque de Tours, Bibliothèque Nationale, bibliothèque Sainte-Geneviève et bibliothèque mazarine à Paris, etc.).

Couverture du catalogue Martin de ToursLe catalogue est riche, bien illustré et à un prix raisonnable (35€)… peut-être parce que c’est un éditeur italien! Martin de Tours, le rayonnement de la Cité, Éditions Silvana Editoriale, 352 pages, 200 illustrations, ISBN : 9788836634118. Il est organisé en six parties : Saint Martin, de Sabaria à Candes ; La geste martinienne, la Charité et les miracles ; Les hauts-lieux martiniens, en Poitou et en Touraine ; Saint Martin source d’inspiration intellectuelle et artistique ; Le renouveau du culte martinien au XIXe siècle ; Sur les chemins de saint Martin.

Je ne vous recommande pas le site sur l’année Saint-Martin, complètement inaccessible en navigation large vision, mais si vous passez par Tours ou à proximité, n’hésitez pas à aller voir cette exposition!

Pour aller plus loin :

Sur le musée des beaux-arts de Tours, vous pouvez en attendant mon nouvel article (re)voir mes articles précédents sur le cèdre et l’éléphant, le monument à François Rude par Becquet, les expositions Max Ernst et Richelieu.

Voir aussi la chapelle du catéchumène, l’église et l’abbaye de Ligugé.

 

 

Petit tour à… Tours!

tours_musee_ockeghemIl y a une dizaine de jours, je suis allée à Tours pour voir au musée des Beaux-Arts l’exposition sur saint Martin, à l’occasion des 1700 ans (supposés) de sa naissance, je vous en parle très vite! En attendant, voici la « boîte » où le visiteur peut s’immerger dans la musique de Jean de Ockeghem, compositeur flamand et trésorier de la basilique Saint-Martin de Tours de 1459 à 1497. Sur le musée, vous pouvez en attendant mon nouvel article (re)voir mes articles précédents sur le cèdre et l’éléphant, le monument à François Rude par Becquet, les expositions Max Ernst et Richelieu.

Gare de Tours, panneaux en céramique déposés en 2016Dès l’arrivée à la gare, une petite surprise, les céramiques peintes ont été déposées et remplacées par des photographies faisant appel à un financement participatif pour leur restauration. Vous pouvez revoir en suivant les liens celles  du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle-en-Mer, Josselin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Mothes), ainsi que l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, les allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert.

Basilique Saint-Martin de Tours, dôme et statue restauréeJe suis aussi bien sûr allée à la basilique Saint-Martin, avec son dôme restauré…

Statue de saint Martin redorée au sommet de la basilique Saint-Martin à Tours… où trône la statue restaurée et redorée de saint Martin, qui était déposée lors de ma précédente visite à Tours pour voir les expositions Robert Capa et la couleur et Bertrand Bellon au château et 200 ans de tourisme en Touraine à l’hôtel Gouïn. Elle a été reposée en grande pompe pour la saint Martin, le 11 novembre 2016 (revoir aussi la statue de saint Martin menace Tours).

Tours, la tour Charlemagne et ses abors en novembre 2016La tour Charlemagne n’a pas été restaurée, juste nettoyée des végétaux envahissant pour la construction d’un modèle numérique virtuel… Quelques panneaux explicatifs ont été apposés sur le mur voisin.

La charité de saint Martin par Henri Varenne devant la basilique Saint-Martin à ToursEn revanche, la charité de Martin par Henri Varenne semble flambant neuve : je vais mettre les nouvelles photographies sur l’article que je lui ai consacré.

Tours, dans la basilique, la messe de St Martin par Alaphilippe, 01, vue générale A l’intérieur de la basilique, vous pouvez aussi revoir la messe miraculeuse de saint Martin par Camille Alaphilippe.

 

 

De retour de Moncoutant…

Eléphant qui a reçu le 1er prix à Moncoutant 2016Je republie l’article du 16 novembre avec des photographies de H. et D.D., avec qui je suis allée à Moncoutant… en commençant par l’un de nos éléphants préférés, réalisé par Françoise MACAIRE de Tours et qui a reçu le premier prix!

Les éléphants du salon de Moncoutant 2016Je vous ai montré l’autre jour l’éléphant que j’ai envoyé au salon de Moncoutant/création autour des fils. Il s’est retrouvé dans un grand « troupeau » d’une centaine de projets qui donnaient un bel ensemble!

Troupeau d'éléphants à Moncoutant 2016Et voici deux autres vues de H.D.

Troupeau d'éléphants à Moncoutant 2016

Grille et kit achetés au salon de Moncoutant 2016Comme je n’ai pas fini de réaliser tout ce que j’ai acheté en 2014, j’ai été très raisonnable! J’ai pris une fiche avec de charmantes petites souris chez Le lin d’Isabelle et un mini kit pour un mini coussinet en broderie au ruban chez Le fil d’Atalie.

Mini cadres au crochetSur le stand d’Atalie (merci pour l’autorisation de prise de photo), j’ai trouvé qu’elle avait eu une super idée, utiliser de petits bracelets métalliques pour faire de petits cadres au crochet. J’ai trouvé un tuto pour en réaliser chez Laisser parler les petits papiers.

Livres achetés au salon 2016 de MoncoutantSinon, j’ai pas mal papoté, rencontré des ami(e)s parmi les exposants (mention spéciale à Marie-Thérèse Saint-Aubin/MTSA) et les visiteurs. J’ai aussi acheté quelques livres en fin de série des éditions L’inédite sur le stand de la librairie Bodoni :

  • Collectif, Tendres oiseaux, 26 projets à coudre, broder & quilter
  • Andrée Leblanc, Maisons
  • Liliane Petit, Fantaisies colorées à coudre et à broder
  • Collectif, L’atelier du fil, couture, broderie, appliqué, tricot et perles

 

 

Les chasseurs d’aigles de Jules Coutan, à Paris

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, vue d'ensembleAujourd’hui [7/10/2016], je vous emmène au Muséum d’histoire naturelle à Paris, ou plutôt sur la façade de l’un des bâtiments (galerie d’Anthropologie) rue Buffon. J’ai pris ces photographies en juin 2014… je passerai voir lors d’une prochaine visite à Paris si quelque chose a été fait pour restaurer cette sculpture ou si les sangles sont toujours là. Je ne suis pas sûre d’avoir le temps d’aller voir ce qu’il en est ce week-end.

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, vue d'ensemble, octobre 2016[PS du 11/10/2016 : les sangles sont toujours en place… juste un peu plus sales! Le provisoire peut durer longtemps au Muséum… Et pour mes fidèles lecteurs, je suis encore en vadrouille quelques jours, au Pays basque, reprise des articles à mon retour].

Signature J. Coutan 1900 sur Les chasseurs d'aigles de Jules CoutanElle porte la signature J. Coutan 1900, pour Jules Coutan (Paris, 1848 – 1939), prix de Rome en 1872, artiste dont je vous ai déjà parlé au sujet du monument aux morts de 1870-1871 à Poitiers et de la tombe de la famille Herbette dans le  à Paris. Le plâtre monumental (hauteur 5m35 ; largeur 3m05 ; profondeur 1m2) a été commandé en 1893 et terminé en 1900 d’après la notice du musée d’Orsay où il se trouve sous le titre Les chasseurs d’aigles. Commandé par l’État, le tirage en bronze, réalisé par Denonvilliers, a été présenté sous le titre Les races humaines, sans doute pour être en accord avec la galerie d’Anthropologie! Mais la tenue des chasseurs – l’un nu, les autres vêtus de peau de bête – et leurs armes – arc rudimentaire, pierre, massue – explique aussi ce changement de titre sans remous… Autre époque! Je ne l’ai pas trouvé dans les Catalogues des artistes français (j’ai contrôlé 1893 à 1901).

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, aigle blessé par une flècheSi l’un des aigles est bien blessé par une flèche…

… et un aiglon semble mort (désolée, le point s’est fait sur la sangle et pas la sculpture…)…

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, aigle qui attaque les chasseurs… le troisième aigle est bien vaillant et attaque les trois chasseurs !

Tout en bas, l’archer, nu, est accroupi à l’affût, armé d’un arc rudimentaire avec de grosses flèches.

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, chasseur armé d'une brancheLe chasseur du haut se protège le visage avec le coude gauche et une branche de bois – même pas un gourdin – qu’il brandit de la main droite. Il a les cheveux couverts d’une peau de bête qui lui retombe dans le dos.

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, chasseur armé d'une pierreCabré en arrière, le troisième chasseur, dont les yeux sont visés par l’aigle survivant, brandit une simple pierre de la main droite. Il est vêtu d’un pagne en fourrure…

Les chasseurs d'aigles de Jules Coutan, pieds chaussés de fourrure maintenue par des bandes molletières… mais comble du raffinement ;-), il porte des guêtres, enfin, des bandes de fourrure maintenue par des bandes molletières!

Photographies juin 2014 et octobre 2016

Le monument de la place de la République à Paris : les reliefs

Monument de la République à Paris Je poursuis la découverte du monument de la place de la République à Paris. Après les quatre figures allégoriques (République, Liberté, Égalité, Fraternité), voici les douze plaques en bronze apposées tout autour du socle et qui racontent les principaux épisodes de l’histoire de la République de 1789 à 1883, date d’érection du monuments. Les sculptures et les reliefs sont de Léopold Morice, dont le frère Charles a réalisé l’architecte du monument.

Monument de la République à Paris : marque du fondeur Thiébaut frères sur l'un des reliefsComme pour le lion et la République, la fonte a été réalisée par Thiébaut frères, dont la marque est apposée en bas à gauche de plusieurs reliefs. La date correspondant à chaque événement est gravée sur le monument, au-dessus du relief. Je vous le montre pour le premier, puis j’ai resserré le cadrage de mes photographies.

Monument de la République à Paris : 20 juin 1789Le premier relief illustre le 20 juin 1789… Alors, vite, on révise son histoire de France, tiens, à transmettre aux candidats à la Présidentielle et déjà aux candidats aux primaires: s’ils n’identifient pas correctement les événements de ces douze dates, ils sont disqualifiés! Alors… Vous avez trouvé? Oui, c’est le Serment du jeu de paume. Les députés, réunis pour les états généraux à Versailles, entrent en résistance contre le roi, ils approuvent le texte rédigé par l’abbé Emmanuel-Joseph Sieyès et lu par Jean-Sylvain Bailly, « de ne jamais se séparer, et de se rassembler partout où les circonstances l’exigeront, jusqu’à ce que la Constitution du royaume soit établie et affermie sur des fondements solides »… La composition reprend en gros le célèbre dessin de David…

Monument de la République à Paris : 20 juin 1789, détail de la partie gauche… y compris la foule qui applaudit aux fenêtres à l’arrière-plan…

Monument de la République à Paris : 20 juin 1789, détail de la partie droite… mais le panier à droite (pain?) n’est pas sur le dessin.

Monument de la République à Paris : 14 juillet 178914 juillet 1789… Là, c’est facile! Prise de la Bastille

Monument de la République à Paris : 4 août 17894 août 1789… Nuit du 4 août… abolition des privilèges, même si certains n’ont toujours pas compris ce que ça veut dire, ou qui doivent croire au transfert des privilèges de la noblesse vers les députés (et autres édiles…).

Monument de la République à Paris : 4 août 1789, détail de la partie droitePour l’instant, perruques, chapeaux, cheveux nus ou tonsures permettent encore de distinguer les trois ordres (noblesse, clergé et Tiers-État).

Monument de la République à Paris : 14 juillet 179014 juillet 1790, Fête de la Fédération… c’est elle qui est fêtée sur la plupart des monuments au Centenaire de la Révolution (voir par exemple celui de Châtellerault). La grande fête organisée pour fêter l’anniversaire de la prise de la Bastille réunit une grande foule place du Champ-de-Mars à Paris, aménagée pour l’occasion, et dans toute la France. Au moment de l’édification du monument de la place de la République, le 14 juillet vient juste (depuis le 6 juillet 1880) de devenir le jour de la Fête nationale française, sans préciser si c’est 1789 ou 1790. La Fayette, au nom des gardes nationales fédérées, prête serment de fidélité « à la nation, à la loi et au roi », de maintenir la Constitution, d’assurer la protection des biens et des personnes… puis le roi prête à son tour serment de fidélité aux lois nouvelles.

Monument de la République à Paris : 11 juillet 179211  juillet 1792, Proclamation de la Patrie en danger, la guerre avait été déclarée au roi de Bohême et de Hongrie (donc à l’Autriche et non à tout l’Empire romain-germanique) par Louis XVI le 20 avril, puis avait mis son véto au projets de déportation des prêtres réfractaires et de constitution d’un camp de gardes nationaux (Fédérés) pour défendre Paris… Suite à l’entrée en guerre de la Prusse le 6 juillet, l’assemblée nationale contourne ce véto en proclamant la patrie en danger. Les volontaires sont appelés à rejoindre Paris…

Monument de la République à Paris : 20 septembre 1792… ce qui permet la victoire célébrée sur la plaque suivante, 20 septembre 1792, La bataille de Valmy, les armées prussiennes sont stoppées par les troupes révolutionnaires, commandées par Charles-François Dumouriez, aux portes de Paris, dans la Marne… Le début d’une série de victoires. Vous avez remarqué le grand chêne à droite du relief? Le même jour, l’assemblée nationale vote la laïcisation de l’état civil et l’autorisation du divorce! Et renouvelle la Commune insurrectionnelle de Paris.

Monument de la République à Paris : 21 septembre 1792L’histoire se précipite et le 21 septembre 1792 est la date suivante… Dès le lendemain de Valmy (ou plutôt le lendemain des décisions législatives précédentes), la Convention nationale tient sa première séance et proclame L’abolition de la royauté, proclame la République et décide de l’instauration du suffrage universel (ça ne va pas durer) pour ratifier la nouvelle constitution . Le calendrier est revu et l’on passe de 1792 à l’an I de la République!

Monument de la République à Paris : 13 prairial an II (1er juin 1794)Du coup, la date suivante est le… 13 prairial an II (1er juin 1794), là, j’avoue que j’ai dû chercher! Il s’agit de la Bataille navale de prairial qui a opposé Français et Anglais au large d’Ouessant. Les Anglais tentaient d’empêcher le passage de vivres en provenance des États-Unis. La victoire est revendiquée… par les deux camps! Les Français ont perdu 7 navires mais les Anglais n’ont pas intercepté la cargaison de vivres.

Grand saut dans le temps… on passe directement à 1830! Vous remarquerez au passage les choix « consensuels » qui sont faits, la fuite du roi, sa décapitation etc. ne sont pas célébrés sur ces reliefs, ils évitent aussi toute la période de l’Empire et de la Restauration! Cinquante ans plus tard, la République est fragile, pas question de remuer des questions qui fâchent.

Monument de la République à Paris : 29 juillet 1830Nous voici donc le 29 juillet 1830. Les Trois glorieuses (27, 28, 29 juillet 1830) se terminent par l’instauration de la monarchie constitutionnelle dite Monarchie de juillet… Le 30 juillet, Charles X est éliminé et Louis-Philippe arrive le lendemain.

Monument de la République à Paris : 4 mars 1848De Révolution en révolution, on passe au 4 mars 1848. Marianne trône maintenant derrière la table du Conseil. La Révolution, qui a commencé par l’insurrection de Paris le 22 février, c’est soldée par l’instauration de la Deuxième République le 24 février.  Le 4 mars 1848, c’est l’adoption du suffrage universel (masculin)…

Monument de la République à Paris : 4 septembre 1870 L’histoire de France est tronquée du Second Empire et nous voici le 4 septembre 1870. Il s’agit de la date de la Proclamation de la troisième République. Le 2 septembre, Napoléon III avait été battu à Sedan, entraînant de nouvelles émeutes à Paris et la convocation dans l’urgence du corps législatif.

Monument de la République à Paris : 14 juillet 1880Cette fois, la Commune de Paris (18 mars – 28 mai 1871) est passée sous silence. On arrive au dernier relief, qui relate un fait qui eut lieu le jour même de l’inauguration du plâtre préfigurant le monument de la République! Nous sommes le 14 juillet 1880, première fête nationale officiellement à cette date (voir plus haut au 14 juillet 1890).

Monument de la République à Paris : 14 juillet 1880, détail de la partie gaucheLa scène se passe sur la place de la Bastille, le petit génie de la Liberté qui se trouve place de la Bastille.

Photographies d’août 2014.

Mon père ouvre son atelier les 30 septembre, 1er et 2 octobre 2016

Installation de l’atelier de Lucien Dujardin pour les portes ouvertes des 30 septembre, 2 et 3 octobre 2016

Installation de l’atelier de Lucien Dujardin pour les portes ouvertes des 30 septembre, 2 et 3 octobre 2016

Dans dix jours, mon père ouvrira son atelier d’artiste à dans le cadre des Poaa/portes ouvertes d’ateliers d’artistes organisées par le conseil général du Nord, celui du Pas-de-Calais (pas de site) et la région de Flandre occidentale (14, 15 et 16 octobre 2016). Cette année, les trois départements organisent ces journées sur trois week-ends différents. Pour mon père, ça sera à Mouchin, vendredi 30 septembre de 14 h à 18 h, samedi 1er et dimanche 2 octobre de 10 h à 12 h et de 14 h à 17 h. Un groupe de randonneurs est annoncé le samedi matin…

Il a préparé un projet très mystérieux… et publié plusieurs articles sur la mise en place de l’exposition (clic sur ses vignettes pour voir les images en grand). Il y aura plein d’installations mystérieuses… dès la pelouse si la météo est coopérative. En tout cas, le thème tourne autour du Petit chaperon rouge, toutes les versions, et il a mis en avant celle du Nivernais! Je vous en avais aussi parlé de ces différentes versions quand j’ai réalisé le conte du en tissu dont il faudrait que je vous montre les dernières photographies.

Plus d’informations sur les Pooa2016 sur le blog de mon père, il a dévoilé plein de petits éléments depuis un mois, l’ensemble fera sens en venant le voir à Mouchin!

Retrouvez ici quelques gravures de  et ses photographies pour illustrer .