Robert Capa et la couleur, à Tours

Affiche de l'exposition Robert Capa et la couleurCela fait longtemps que je ne suis pas allée voir les expositions de photographies organisées par le château de Tours, parfois en coproduction avec le musée du jeu de paume comme ici, avec l’International Center of Photography à New-York qui l’a d’abord présentée et a édité le catalogue uniquement en anglais. L’exposition Robert Capa et la couleur a commencée en novembre et se poursuit jusqu’au 28 mai 2016.

L’exposition occupe le rez-de-chaussée et le premier étage du château. Elle propose des magazines (ou leur reproduction) dans des vitrines à plat et des tirages grand format aux murs. Ces tirages ont été réalisés à partir de scanners des originaux, avec peu de correction des couleurs pour les kodachromes (35 mm, 2 »1/4 x 3 »1/4, 4″ x 5″), plus pour les ektachromes (formats carrés) dont la plupart des couleurs ont viré.

Dans la tour au fond est projeté un film d’une heure et demie que je n’ai pas regardé car il est annoncé qu’il est aussi disponible sur le site du musée du jeu de paume. Si Robert Capa a un peu travaillé la couleur avant guerre, l’exposition commence surtout avec des reportages de guerre, à partir de 1941, avec une belle série sur un cargo de transport de troupes. Il emportait alors beaucoup de pellicules en noir et blanc et quelques-unes en couleur, chères et peu pratiques pour l’édition en magazine puisqu’il fallait compter le délai de développement dans un laboratoire spécial. Au milieu de ces reportages de guerre, on trouve aussi une petite série très touchante datée d’octobre 1941, un pique-nique dans l’Idaho de Martha Gellhorn avec Ernest Hemingway et ses fils, Gregory et Patrick. Après la Deuxième Guerre mondiale, il réalise un reportage sur Picasso, des portraits de personnes célèbres ou pas, comme ces anonymes dans les Alpes ou à la mer (Deauville, Biarritz), ceux du projet Génération X, des reportages tout autour du monde jusqu’à l’ultime, au Vietnam, où il trouva la mort en sautant sur une mine en 1954. Je trouve que les organisateurs sont sévères en parlant pour l’un des reportages d’un travail (je cite de mémoire) « à peine meilleur que les photographies d’un touriste ».

Si vous passez par Tours, n’hésitez pas à aller voir cette exposition (attention, ouverte seulement l’après-midi). Je vous parle très vite des deux expositions de peinture dans les étages supérieurs du château et 200 ans de tourisme en Touraine organisée par les archives départementales d’Indre-et-Loire à l’hôtel Gouïn.

D’autres expositions du château de Tours: revoir Max Ernst, Yves Elléouët et sur la fondation des Treilles, Nadar, Richelieu, Kertesz et Zola, Bertrand Bellon

3 réflexions au sujet de « Robert Capa et la couleur, à Tours »

  1. danielle

    je pense avoir vu ses photos sur Picasso et sa compagne de l’époque; de belles photos, qui racontent. la qualité du travail… est-ce sévère? cela montre aussi que des amateurs font du beau travail?

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