Ayant croisé Elfie tricot à Moncoutant, j’ai ressorti la fiche achetée à Nans. Bon, comme c’est pour un cadeau « surprise » en fin d’année, vous ne verrez que le début, laine vert vif (Partner de Phildar) et mon inépuisable laine vert foncé (Bergère de France), achetée il y a déjà un bon moment et utilisée principalement pour mon cache-coeur, oups, je ne vous ai finalement jamais montré le résultat final!
Ce qui reste de l’exposition coloniale de 1931 à Paris…
La manifestation Peaux de tigre et de pouilleux, Du colonisé à l’étranger, organisée par le théâtre et auditorium / TAP et l’université de Poitiers, se poursuit jusqu’à demain (16 novembre 2014). Je vous parlerai prochainement de Exhibit B de Bett Bailey (en 12 tableaux humains, au musée), une performance qui ne peut pas laisser indifférent et où il sera impossible de voir un père expliquer à son fils qu’il a devant lui la preuve de l’existence des races (voir mon expérience à l’occasion de Exhibitions, exposition au musée du quai Branly à Paris en 2012). J’irai sans doute voir l’exposition proposée par la fondation pour l’éducation contre le racisme – de Lilian Thuram –dans le hall du théâtre et auditorium / TAP.
En attendant, voici un aperçu des installations de l’exposition coloniale de 1931 toujours visibles à la limite de Vincennes et Paris. Je vous prépare une série d’articles sur celles-ci. En arrivant Porte Dorée, vous ne pouvez pas rater La France coloniale de Léon Drivier. Si elle est maintenant au bout d’un bassin (et a perdu son titre), elle était à l’entrée du palais colonial, en haut des marches.
Je consacrerai plusieurs articles au « palais colonial », ex-musée des colonies devenu musée des arts d’Afrique et d’Océanie avant d’accueillir la Cité de l’immigration, « construit de 1928 à 1931 par Albert Laprade en association avec Léon Jaussely et avec la collaboration de L.E. Bazin », comme dit la plaque inaugurale. Un article sur les reliefs extérieurs bien sûr, reliefs réalisés par Alfred Janniot (1889-1969), chargé d’illustrer L’apport économique des colonies, et assisté de Gabriel Forestier et Charles Barbéris…
… un autre article sur les peintures intérieures de Pierre Ducos de la Haille qui ont été très bien restaurées et sont expliquées et contextualisées,
… peut-être un article sur le décor art déco, auquel ont participé de nombreux artistes dont Jean Prouvé, ci-contre la rampe en ferronnerie d’Edgar Brandt
… un dernier article traitera de la Cité de l’immigration, je ne suis pas très convaincue par les choix réalisés, et une ligne ou deux sur l’aquarium au sous-sol.
Enfin, dans le parc en face du « palais », je vous parlerai du monument au commandant Marchand (mission dite Congo-Nil, 1896-1898), même s’il a été installé plus tard, dans la même veine que le monument aux pionniers de la Côte-d’Ivoire, à La Rochelle.
Paru dans les mêmes années (1929), le livre Cacaouettes [sic] et bananes, de l’intellectuel communiste Jean-Richard Bloch, m’a surprise il y a quelques semaines par ses positions sur les « bienfaits du colonialisme ».
Sur le site de l’INA, voir ce petit film sur l’exposition coloniale de 1931 à Vincennes (je vous l’ai déjà proposé, mais il mérite vraiment d’être regardé)
Des lasagnes aux fanes de radis et aux épinards

Je vous avais présenté cette recette avec les épinards de printemps, mais ça marche aussi avec ceux d’hiver… Je crois que ça sera ma recette de ce soir, comme il ne fait pas froid, il y a encore des radis et de beaux épinards au marché! Il faut que je fasse un peu de béchamel pour finir un reste de chou-fleur à midi, autant un faire un peu plus aussi pour garnir le plat du soir!
Article du 12 juin 2012
C’est la pleine saison des épinards de printemps… Alors, pour changer des cannelloni aux épinards et fromage frais et des épinards à la béchamel, j’ai essayé des lasagnes avec aussi des fanes de radis…
Donc pour un petit plat de lasagnes
– les fanes d’une ou deux bottes de radis non traités
– 500g d’épinards frais (c’est ce que j’avais, mais vous pouvez en mettre un peu plus… 750g au moins)
– un peu d’huile
– de la béchamel (30g de beurre, 30g de farine, 1/2 litre de lait, une pincée de muscade, un peu de poivre, et du sel si vous salez)
– 6 plaques de lasagne
– un peu de fromage râpé
Faire revenir dans un poêlon environ 5 minutes les fanes de radis bien propres dans un peu d’huile (pour moi, en enlevant les mauvais herbes, il y en avait pas mal cette fois-ci), réserver.
Faire fondre dans le même poêlon (il faut penser à la vaisselle!) les épinards environ 10 minutes dans un peu d’huile
En parallèle, lancer la béchamel sur un autre feu… et mettre le four à préchauffer, thermostat 6
Ramollir les plaques de lasagne, 5 minutes dans l’eau bouillante
Assembler le tout dans un plat beurré ou huilé allant au four… j’ai mis au fond les radis et 1/3 des épinards, un peu de béchamel, une couche de lasagnes (3 plaques), le reste des épinards, de la béchamel, le reste des lasagnes, le reste de la béchamel, un peu de fromage râpé, et hop, 1/2h au four, en mettant en gril les 5 dernières minutes… Avec de la salade (gare aux limaces, avec le temps qu’il fait… j’en avais plein de petites noires en prime…), cela fait un plat complet pour le soir, juste un fruit en plus!
Top BD des blogueurs, octobre 2014
Le classement du TOP BD des blogueurs proposé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible du mois d’octobre 2014 est arrivé… merci à lui pour ces savants calculs et cette organisation! Bravo à lui, voir ses commentaires dans son article! En gras, ceux (qui deviennent rares, 5 sur 50) que j’ai lus, et j’ai ajouté les vignettes des couvertures pour que vous les repériez mieux, qu’en pensez-vous? Il faut que je cherche d’autres titres dans les bacs de la médiathèque…
Un album dont j’ai parlé ce mois-ci entre dans le classement, Yossel, 19 avril 1943, de Joe Kubert…
mais Les ignorants d’Étienne Davodeau en sortent.
J’espère que Moi, assassin, d’Antonio Altarriba et Keko, entrera aussi prochainement dans le classement…
Après Un printemps à Tchernobyl d’Emmanuel Lepage, il faudrait que je lise ses autres titres qui flirtent dans le haut du classement.
1- (N) La lune est blanche, 19.17, Emmanuel Lepage, François Lepage, Futuropolis
2- (N) Yossel, 19 avril 1943, 19, Joe Kubert, Delcourt, voir mon avis sur Yossel, 19 avril 1943
3- (=) Le journal de mon père, 18.67, Jiro Taniguchi, Casterman
4- (N) Sharaz-de, 18.67, Sergio Toppi, Mosquito
5- (=) Asterios Polyp, 18.65, David Mazzuchelli, Casterman
6- (=) Persépolis, 18.64, Marjanne Satrapi, L’Association
7- (=) Ceux qui me restent, 18.63, Damien Marie, Laurent Bonneau, Bamboo
8- (=) Le loup des mers, 18.55, Riff Reb, Soleil
9- (=) Idées Noires , 18.5, Franquin, Fluide Glacial
10- (=) NonNonBâ, 18.5, Shigeru Mizuki, Cornélius
11- (=) Maus, 18.49, Art Spiegelmann, Flammarion, j’ai parlé ici du tome 1 : mon père saigne l’histoire, et du tome 2, Et c’est là que mes ennuis ont commencé
12- (=) Le pouvoir des Innocents Cycle 2- Car l’enfer est ici, 18.41, Tome 1, Tome 2,
13- (=) Tout seul, 18.38, Christophe Chabouté, Vents d’Ouest
14- (=) Le sommet des dieux, 18.33, Yumemuka Bura, Jirô Taniguchi, Casterman, Tome 1,Tome 2,Tome 3, Tome 4, Tome 5.
15- (=) Un printemps à Tchernobyl, 18.28, Emmanuel Lepage, Futuropolis, voir mon avis
16- (=) Daytripper, 18.27, Fabio Moon, Gabriel Ba, Urban Comics
17- (=) V pour Vendetta, 18.22, Alan Moore, David Lloyd, Delcourt
18- (=) Le Grand pouvoir du Chninkel, 18.19, Van Hamme, Rosinski, Casterman
19- (=) Universal War One, 18.14, Denis Bajram, Soleil, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6.
20- (=) Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes? , 18.13, Benoît Zidrou, Roger, Dargaud
21- (-) Les vieux fourneaux tome 1, 18.11, Wilfrid Lupano, Paul Cauuet, Dargaud
22- (=) Les ombres, 18.1, Zabus, Hippolyte, Phébus
23- (=) Abélard, 18.04, Régis Hautière, Renaud Dillies, Dargaud, Tome 1, Tome 2.
24- (=) La fille maudite du capitaine pirate, 18, Jérémy Bastian, Editions de la Cerise
25- (=) Le muret, 18, Pierre Bailly, Céline Fraipont, Casterman
26- (=) Il était une fois en France, 17.98, Fabien Nury, Sylvain Vallée, Glénat, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5,Tome 6.
27- (=) Habibi, 17.95, Craig Thompson, Casterman
28- (=) Herakles, 17.92, Edouard Cour, Akileos, Tome 1, Tome 2,
29- (=) Les derniers jours d’un immortel, 17.92, Fabien Vehlmann, Gwen de Bonneval, Futuropolis
30- (=) Gaza 1956, 17.92, Joe Sacco, Futuropolis, voir mon avis : Gaza 1956
31- (+)Melvile, 17.88, Romain Renard, Le Lombard
32- (=) Scalped, 17.86, Jason Aaron, R.M. Guerra, Urban Comics, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5, Tome 6, Tome 7,
33- (=) Manabé Shima, 17.83, Florent Chavouet, Editions Philippe Picquier
34- (=) Trois Ombres, 17.78, Cyril Pedrosa, Delcourt
35- (=) Les derniers jours de Stefan Zweig, 17.75, L. Seksik, G. Sorel, Casterman, voir mon avis sur Les derniers jours de Stefan Zweig
36- (=) Anjin-san, 17.75, Georges Akiyama, Le Lézard Noir
37- (=) Joker , 17.75, Brian Azzarello, Lee Bermejo, Urban Comics
38- (=) Mon arbre, 17.75, Séverine Gauthier, Thomas labourot, Delcourt
39- (=) L’histoire des trois Adolf, 17.75, Osamu Tezuka, Tonkam
40- (=) Blankets, 17.73, Craig Thompson, Casterman
41- (=) Le pouvoir des innocents Cycle 3- Les enfants de Jessica tome 1, 17.73, L. Brunschwig, L. Hirn, Futuropolis
42- (=) Holmes, 17.7, Luc Brunschwig, Cecil, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3.
43- (=) Calvin et Hobbes, 17.7, Bill Watterson, Hors Collection, Tome 1, Tome 2, Tome 15, tome 17,
44- (=) Les seigneurs de Bagdad, 17.7, Brian K. Vaughan, Niko Henrichon, Urban Comics
45- (-) Urban, 17.69, Luc Brunschwig, Roberto Ricci, Futuropolis, Tome 1, Tome 2, Tome 3,
46- (=) Washita, 17.69, Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4, Tome 5.
47- (=) Lorenzaccio, 17.67, Régis Peynet, 12 Bis
48- (=) Match!, 17.67, Grégory Panaccione, Editions Delcourt
49- (N) Mots rumeurs, mots cutter, 17.67, Charlotte Bousquet, Stéphanie Rubini, Gulf Stream Editeur
50- (=) Tokyo Home, 17.67, Thierry Gloris, Cyrielle, Kana
Un jeu de scrabble en patchwork, avec de petits galets comme pions

Je poursuis l’exploration de mes anciennes cartes mémoire… à la recherche d’une photographie que je ne retrouve pas, mais je redécouvre des clichés meilleurs que ceux mis sur mon ancien blog, du coup, je les republie avec les photographies récupérées. Je ne sais plus si j’avais montré à l’époque la pochette des pions, en tissu jaune, je ne l’ai pas retrouvée sur le blog…
Article du 12 janvier 2008: Il y a un peu plus d’un an, je voulais un jeu de scrabble facile à emporter en voyage.
Le modèle : aucun ! Enfin, quand même un vrai jeu de scrabble pour positionner les cases et préparer les pions avec le bon nombre de lettre et leur juste valeur.
Les matériaux : différentes chutes de tissu, dont les couleurs rappellent celles du scrabble, sauf pour les mots comptent double, le rose ne me plaît pas, alors j’ai mis un jaune. Pour les cases rouges, c’est toujours le tissu de la boîte à couture et de l’étui à ciseaux. Pour les pions, des petits galets plats collectés sur la plage du centre-ville de La Rochelle. Du biais rouge.
La réalisation : pour la face, j’ai découpé plein de petits carrés de 4 cm de côté. Assemblages par bande, puis assemblage des bandes, en laissant 1 cm dans les coutures, ce qui donne des cases de 2 cm de côté. On voit mieux ce que ça donne sur la face arrière.
Les finitions : j’ai assemblé ce jeu avec un carré de tissu beige au verso et un tour en biais rouge. Ensuite, j’ai inscrit les lettres et leur valeur au feutre noir indélébile. Il me reste à vernir les pions et à leur faire un petit sac en tissu ! Ça fait partie des bonnes résolutions en ce début d’année.
Une nouvelle amie, de François Ozon
Sortie cinéma mardi avec Une nouvelle amie, de François Ozon, dont j’avais boudé les films après le ridicule Ricky et ses ailes de poulet et finalement étais retournée le voir avec Dans la maison (pour Fabrice Luchini). Il est adapté d’une nouvelle de Ruth Rendell. [Du même réalisateur, voir mes avis sur Dans la maison, Ricky, Frantz]
Le film: une jeune femme dans un cercueil, Laura [Isild Le Besco], son jeune mari, David [Romain Duris], leur bébé de moins de six mois, sa meilleure amie, Claire [Anaïs Demoustier], et Gilles [Raphaël Personnaz] le mari de celle-ci. Un jour, n’en pouvant plus de tourner en rond dans sa déprime, Claire décide d’aller voir David. La maison est ouverte, accidentellement, elle tombe sur David… habillé en femme. Il lui avoue qu’il avait ce penchant avant de rencontrer Laura, qu’elle avait mis pour seule condition que ça reste privé. Mais au cours de leur vie commune, il n’avait pas eu cette envie, revenue avec le chagrin du deuil, avec l’alibi du bébé qui a besoin d’une présence féminine. Elle promet le secret, mais accepte rapidement d’aller faire du shopping avec lui/elle habillé en femme (Virginia…), puis à passer un week-end dans la maison des riches parents de Laura partis en week-end.
Mon avis: tout le monde parle de la performance de Romain Duris, dans ce film, il ne faudrait pas oublier celle d’Anaïs Demoustier, dans le rôle de Claire. Et celle de François Ozon, qui arrive à jouer avec le genre à merveille, au point de faire douter de l’identité de chacun dans la boîte de nuit: c’est un travesti qui chante celle qui « se sent pour la première fois devenir femme » de Nicole Croisille, mais est-on vraiment sûr du sexe de toutes les personnes présentes? Et puis, quid des relations de Claire et Laura, n’ont-elles pas partagé, adolescentes, le même lit, comme beaucoup d’adolescentes? David aimait se déguiser en femme avec les vêtements de sa mère (tiens, ça rappelle Les garçons et Guillaume, à table ! de Guillaume Gallienne), mais il n’est pas, selon lui, homosexuel. Lors d’un dîner, pour simplifier la situation auprès du mari, Gilles, il avoue une attirance pour les hommes… et ils se retrouvent peu après dans des vestiaires au tennis. Que cherche Claire? Le mari de sa meilleure amie ou celui qui aurait pu devenir son propre mari? Au lit à l’hôtel, elle est prête à franchir le pas, aurait pu tromper son mari avec une femme… mais ça coince à l’étape où il est évident que c’est un homme au lit! David s’habille en femme, mais une femme en pantalon et chemise stricte (Claire) n’est-elle pas habillée en homme? L’ambiguïté exacerbée par le deuil est au cœur de ce film qui ne laisse pas indifférent. D’ailleurs, alors qu’il n’est qu’en fin de première semaine, la salle était bondée à la séance précédente (16h) et suivante (20h).
J’avais souligné la performance de Romain Duris dans La nuit juste avant les forêts, seul en scène avec un texte difficile (que je n’avais pas trop aimé) de Koltès. Ici, c’est une vraie métamorphose qu’il opère (enfin… sans opération!) jusqu’à l’épilogue, alors que le bébé à l’âge de Claire et Laura lors de leur rencontre.
Pour aller plus loin : le site officiel du cinéaste François Ozon.
Ce film a été inclus dans le festival Télérama 2015, dans lequel j’ai vu:
- Winter sleep de Nuri Bilge Ceylan
- Mommy de Xavier Dolan
- Ida de Paweł Pawlikowski
- The Grand Budapest Hotel de Wes Anderson
- Une nouvelle amie de François Ozon
- Hippocrate de Thomas Lilti
- Au bord du monde de Claus Drexel
- Bande de filles de Céline Sciamma
- Dans la cour de Pierre Salvadori
- Eastern Boys de Robin Campillo
- Le garçon et le monde (coup de cœur « Jeune public ») de Alê Abreu
De retour de Moncoutant!
Je suis donc allée à Moncoutant avec Maryse dimanche… une journée visiblement beaucoup plus calme que le samedi, à en croire les exposants et les organisateurs: entre 2500 et 2800 visiteurs dont 9 cars, je n’ai pas les chiffres de la police (mais Cagouillette en parlera sans doute bientôt)! L’occasion de faire la connaissance de Sylvie, fidèle lectrice de mon blog (elle participe à l’organisation d’un salon de dentelles et broderies à Airvault dans les Deux-Sèvres les 6 et 7 juin 2015), de croiser au détour des tables devant le concours Laura et de repérer celui d’Edith (qui suivait un atelier), … Hasard du placement, leurs kimonos étaient rassemblés!
Aucune de nous n’a remporté l’un des prix (voir les résultats sur le site officiel Moncoutant/création autour des fils) mais chacune est fière d’avoir participé! Six participantes n’ont pas respecté toutes les consignes (utilisation de boutons et de perles), mais l’ensemble était très réussi… beaucoup mieux que mes photos!
L’occasion aussi de passer le bonjour de Marlie à Gisella Tamagno, qui avait invité les bannières brodées à Vinovo en 2014, …
à Bernadette Baldelli (j’ai réalisé plusieurs de ses poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli : pour Nans 2014 et pour le concours de Nans 2012, deux vaches qui entourent un vacher, et deux autres vaches, une autre broderie rouge) et
à Marie-Thérèse Saint-Aubin, rencontrée par le passé à Moncoutant et à Nans-sous-Sainte-Anne (revoir le village de village brodé de Nans-sous-Sainte-Anne).
J’ai aussi vu Anne-So / Gardanimaux, Elfie tricot (j’ai justement commencé ma fiche achetée à Nans, mais chut, c’est un secret), … et j’ai été raisonnable sur mes achats: des accessoires en bois de l’atelier des elfes (il m’en reste de précédents achats, mais comment résister?), une grille de broderie de grandes dimensions (avec plusieurs couleurs mais beaucoup de contraste) de Par forts vents d’est et un minikit de Les Brico’lises.
Peaux de tigre et de pouilleux… à Poitiers!
Après un colloque consacré à Michel Foucault (né à Poitiers) en 2012 et un sur le genre, Miroir d’Éros, en 2013 (dans lequel le dernier film de François Ozon que j’ai vu hier aurait eu toute sa place), le théâtre et auditorium / TAP et l’université de Poitiers récidivent en organisant du 12 au 16 novembre 2014 avec Peaux de tigre et de pouilleux. Du colonisé à l’étranger. Un titre qui peut paraître mystérieux mais qui renvoie à la une du journal pour l’inauguration de l’exposition coloniale de 1931. Colloque, films, spectacle, conférences se répartiront sur ces 4 jours, en partie gratuits (attention, il faut réserver sa place pour les conférences de Lilian Thuram – au nom de sa fondation pour l’éducation contre le racisme – et de Christiane Taubira – comme ministre de la Justice PS: elle sera finalement absente).
Ils reviendront en partie sur le thème des zoos humains, un sujet que j’avais abordé à l’occasion de Exhibitions, exposition au musée du quai Branly à Paris en 2012 et qui m’avait un peu laissée perplexe dans son traitement.
Pour ma part, j’irai sans doute voir l’exposition dans le hall du TAP (tirée en partie de Exhibitions si j’ai bien compris) et j’ai une place, dans le cadre de ma saison 2014-2015 au théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, pour Exhibit B de Bett Bailey (en 12 tableaux humains), un spectacle qui fait polémique surtout lorsqu’il n’a pas été mis dans son contexte (faire réfléchir sur l’exposition d’êtres humains), interdit à Londres et qui fait l’objet de pétitions pour sa suspension à Paris. Je vous en reparle très vite. Le reste du programme est alléchant, mais en journée, je travaille (et oui, j’ai repris plus ou moins à plein temps) et le soir… je dors très tôt (mon cerveau réclame encore beaucoup de sommeil même si cela fait presque un an jour pour jour que j’ai été opérée d’un méningiome). Voir le programme complet sur le site de l’université de Poitiers.
Pour rebondir, je vous parlerai samedi prochain de la cité de l’immigration et du palais des colonies créé pour l’exposition coloniale de 1931 (devenu musée des arts africains et océaniens puis cité de l’immigration, avec aquarium au sous-sol) aux portes de Vincennes.
Paru dans les mêmes années (1929), le livre Cacaouettes [sic] et bananes, de l’intellectuel communiste Jean-Richard Bloch, m’a surprise il y a quelques semaines par ses positions sur les « bienfaits du colonialisme ».
Illustration en tête de cet article : les armoiries de l’hôtel de ville de Niort.
Sur le site de l’INA, voir ce petit film sur l’exposition coloniale de 1931 à Vincennes
Un coussin tricoté sur le thème du Canada
Pour accompagner avec la couverture en appliqué, j’avais aussi tricoté en 2004 un coussin avec le même thème de la feuille d’érable sur chaque face, en négatif l’une par rapport à l’autre. Je réédite l’article du 17 mars 2008 avec des photographies de 2010 récemment retrouvées sur un carte mémoire!

Le modèle : dans Marie-Claire Idées n° 54, septembre 2004, comme la couverture.
Les matériaux : de la laine Bergère de France (je ne sais plus en quelle qualité), rouge, en deux tons, rouge vif et bordeaux.
La réalisation : en suivant la grille jacquard.
Souvenirs de guerre d’un légionnaire suisse
Maryse a retrouvé un ouvrage dans la bibliothèque familiale, en parfait accord avec cette grosse semaine sur 1914-1918 sur mon blog. La parole à Maryse! J’ai ajouté un lien pour le Triptyque La Guerre / Der Krieg d’Otto Dix, conservé au musée de
Dresde, j’ai choisi la page en anglais avec une très intéressante vidéo en Allemand (possibilité de sous-titrage allemand, ça aide à comprendre pour ceux qui ont un allemand un peu rouillé, pour les autres, euh, je ne suis pas sûre que les images parlent complètement sans commentaire intelligible).
Souvenirs de Guerre d’un Légionnaire Suisse
Le 1er Mystérieux, par G.-Jean Reybaz
Paris, André Barry, 12, quai des Célestins, 1932. Ouvrage illustré de 33 compositions de HAUTOT, dont 9 hors-texte, et d’un frontispice reproduisant le crayon noir de STEINLEN: « Le Légionnaire ».
Cet ouvrage retrouvé dans la bibliothèque de mes parents lors du déménagement de leur maison m’a surpris tant par le sujet que par la dédicace de son auteur:
« A Monsieur
Marcel Métayer,
en témoignage de reconnaissance
et de vive sympathie.
G.-Jean Reybaz »
Livre tiré à 5300 exemplaires (celui-ci porte le numéro 3785)
Marcel Métayer était mon arrière-grand oncle (le beau-frère d’Adorise pour ceux/celles qui ont suivi les péripéties du torchon de Véronique qu’elle a présenté au concours de Nans-sous-Sainte-Anne cette année!).
Donc cet auteur peu connu* a dû connaître cet oncle par le biais de l’armée celui-ci étant gendarme. Supposition!
Ce livre, aussi inconnu que son auteur, vaut essentiellement par les gravures qui l’illustrent.
Les gravures hors-texte sont de belle facture et font penser à Otto Dix (Untermhaus, 1891 – Singen, 1969), peintre allemand associé au mouvement expressionniste qui a vu certaines de ses œuvres détruites par les nazis qui considéraient que c’était un « art dégénéré ». Ses eaux-fortes ont dû inspirer Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), journaliste, caricaturiste et illustrateur de cet ouvrage, j’y reviendrai en détail dans un autre article, auteur d’affiches en général (et d’affiches de propagande, pendant la guerre, en particulier), etc.
L’histoire est un témoignage de ce soldat suisse d’origine qui s’est engagé dans la Légion étrangère lors la guerre 1914-1918. Elle raconte la vie du soldat, ses rencontres, ses angoisses, et décrit les affres de la guerre vécue au quotidien.
L’écriture n’est pas géniale mais l’émotion et la sincérité lui donnent toute sa valeur.
L’introduction intitulée « Triptyque » n’est pas innocente et fait référence au « Triptyque » peint par Otto Dix sur le thème de La Guerre / Der Krieg, tout comme les gravures de Hautot.
Quelques citations issues de cette introduction sont très révélatrices des sentiments du « poilu »:
« La guerre! Chez ceux qui l’ont connue, quelles résonances prolongent ce mot, que d’images il réveille… Images d’une horreur sans nom ou seulement misérables […], images, parfois, de choses grandes. »
« La guerre, au panache à jamais envolé, la guerre des gaz et des bacilles, des sinistres oiseaux de nuit semant la mort et l’épouvante dans les cités… »
« Notre époque se préoccupe de recueillir des témoignages sur ses origines et les à côté du grand événement qui l’a marquée. J’apporte le mien, très humble. »
« Je me trouvais dans le Caucase dans l’été 1914 et je puis affirmer que les officiers russes et leurs familles, nombreux dans cette région […] ont accueilli la nouvelle de la déclaration de guerre par l’Allemagne avec un serrement au cœur. Aucune ruée vers la guerre fraîche et joyeuse! »
Et en fin de l’introduction comme un clin d’œil, il s’adresse à un poilu qui regarde son livre sur les étals des quais de Paris et lui dit:
« Prends-le,[…]. Sinon pour texte, pour les dessins (sans parler de Steinlen) qu’il a inspirés à Hautot. Ils sont très beaux. En t’en retournant, la pensée que tu pourras les contempler à ton gré te tiendra en joie […]. Prends-le vieux! »
Ces pages font penser aux lettres des poilus reproduites ici ou là, et pour cela elles sont intéressantes et émouvantes.
Et le titre reste…. mystérieux.
*Pour aller plus loin: De G. Jean Reybaz, il n’a été possible de retrouver qu’un article paru en février 1930 dans la Revue des Deux mondes, Pour le Centenaire de la Légion, la légion étrangère au front (1915) et un autre livre, dans des librairies spécialisées, Le maquis Saint-Séverin, ou comment fut libéré le quartier Saint-Michel, Paris Maison du livre français [1945] 30 p. une planche en noir en frontispice in-8 Broché, couverture illustrée.
Voir le dossier consacré à Théophile-Alexandre Steinlen (Lausanne, 1859 – Paris, 1923) par le musée des arts décoratifs
Voir un article consacré à Georges Hautot (Colombes, 1887 – La Ferté-Allais, 1963), en attendant de découvrir d’autres illustrations de ce livre.