Maryse a-t-elle envie de manger ses nouvelles mitaines… abricot?

Je vous l’ai dit l’autre jour, Maryse alterne , et bientôt un pull! Gare aux articulations avec cet abus de tricot, LOL! Je lui laisse la responsabilité de son titre… le vrai, ci-dessous. Précision, Maryse m’avait très gentiment conduite à Moncoutant, puisque je ne peux pas encore conduire… ou en tout cas, je n’ai pas encore eu d’évaluation qui me permettrait de reprendre le volant en toute sécurité pour moi et surtout pour les autres usagers.

Mitaines abricot

Laine Fonty KipodaleFonty: Kipodale
(70°/° mohair agneau, 30°/° polyamide)
Tricotée en double fil, donc 2 pelotes.

Mitaine abricot sur la main de MaryseLors du salon de Moncoutant le 9 novembre dernier où je suis allée avec Véronique D, j’ai trouvé chez Elfie tricot ce modèle de mitaines et cette superbe laine « made in Creuse » (ouf! pas in Taïwan ou in China). Donc tentation oblige, je me suis laissé tentée :-).

Mitaines en laine mohair et détail du noeudQue du bonheur! La douceur de cette laine, la couleur (toutes les couleurs étaient superbes et le choix fut difficile), le détail du poignet fait en côtes 1/1 et qui fait un joli nœud, et le point en damiers pour la main!
Vite faites ces mitaines, elles sont confortables et élégantes.
Petit détail, sur l’étiquette, cette petite inscription: « Imprimé sur papier recyclé ». Qui dit mieux?
Prix raisonnable en fonction de la qualité de la laine: 12€.

Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood

Logo de pioché en bibliothèqueCouverture de Le complexe d'Eden Bellwether de Benjamin WoodLogo God save the livreLogo rentrée littéraire 2014Un livre trouvé à la médiathèque et qui entre à la fois dans le défi God save the livre (littérature anglaise) organisé par Antoni / passion livres et dans la rentrée littéraire pilotée par Hérisson. Il a reçu le prix Fnac du roman 2014.

Le livre: Le complexe d’Eden Bellwether de Benjamin Wood, traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Renaud Morin, éditions Zulma, 512 p., ISBN 978-2-84304-707-7.

L’histoire : été 2003 à Cambridge. Des événements dramatiques sont annoncés. Retour quelques mois avant, en octobre. Oscar Lowe est attiré dans une chapelle par l’orgue et la chorale qui les accompagnent. Bien qu’il ait l’âge des étudiants, il travaille comme aide-soignant dans une institution auprès de personnes âgées dépendantes, rien à voir avec le milieu huppé d’Iris Bellwether, qui l’attire, et de son frère Eden, l’organiste. Le voilà attiré dans une curieuse soirée où il se retrouve objet d’une expérience, placé sous hypnose grâce à la musique… dont la passion exclusive pour la musique baroque s’accompagne d’étranges conceptions sur son usage hypnotique, et dans la maison de leur parents. Perturbé, sur la recommandation du Dr Paulsen, l’un de ses vieux patients bougon mais qu’il aime bien, il décide de demander l’avis de Herbert Crest, un spécialiste des troubles de la personnalité. Entre ce dernier et Eden se noue alors une relation de manipulé/manipulateur…

Mon avis: je crois que c’est le plus gros roman que j’ai lu en « normal » depuis un an, et c’est peut-être parce que j’ai dû le lire pour la plus grande partie avec mon visioagrandisseur que j’ai eu du mal à entrer dans les 150 premières pages. Il faut dire que le personnage principal, Eden Bellwether, n’a pas grand chose pour plaire, mis à part que c’est un excellent musicien. A partir du quart du livre environ, oui, mon cerveau est parfois lent, j’ai fini par bien retenir qui étaient les personnages d’une séance de lecture (30 à 40 minutes maximum) à l’autre… et j’ai alors mieux apprécié l’histoire et la partie d’échecs qui se joue entre Eden et les autres personnages dans cette atmosphère « so british » de Cambridge. Je vous recommande ce thriller psychologique où il n’y a pas de sang à toutes les pages mais un vrai labyrinthe à suivre pour comprendre l’histoire et les personnages.

Avec du fromage de chèvre, une tatin au céléri et une soupe froide de betterave

Les ingrédients pour la soupe de betterave et la tatin de céleriCe week-end, j’ai décidé de tester de nouvelles recettes. La tatin aux poireaux, jambon et curry d’Emmanuelle (blog cuisine) (testée et approuvée par Nini 79) me tentait bien, mais j’avais aussi envie de tester une autre tatin, au céleri rave, proposée il y a peu par l’IRQUA  (Institut Régional de la QUalité Agroalimentaire) Poitou-Charentes. J’ai réussi à sentir le céleri la semaine dernière, certes avec le nez juste au-dessus du robot qui râpait, mais c’est déjà ça et je voulais ré-essayer cette semaine. J’ai profité d’avoir du chèvre frais pour essayer aussi la recette de qui était dans la dernière proposition de menus du site manger bouger. J’ai bien sûr un peu modifié les recettes!

Crème de betteraves au chèvre

Crème de betterave au chèvreJe l’avais envoyée à Maryse, qui l’a testée avant moi et à trouvé qu’il y avais trouvé que ça avait trop le goût de chèvre, bien qu’elle est mis mi-chèvre, mi crème. Étant donné mes problèmes d’odorat, j’ai laissé le chèvre (sans doute plus « frais » que celui utilisé, j’ai pris un fromage blanc de chèvre à mon producteur préféré, car il n’est pas salé) et forcé sur la dose de ciboulette, je prendrai la suite avec de la coriandre fraîche, dont j’ai retrouvé l’odeur (mais pas celle du persil, acheté en même temps…). Par ailleurs, je ne sais pas où ils prennent leurs betteraves pour avoir « des » betteraves avec 500g! Sans doute au supermarché, car la « petite » betterave crapaudine cuite au feu de bois pesait quand même 650g!

Ingrédients
500 g de betterave rouge cuite
80 g de chèvre frais
Sel, poivre
1 cuiller à soupe de vinaigre balsamique et 1 d’huile d’olive
1 cuiller à soupe de ciboulette

La recette

Couper les betteraves (cuites) en petits morceaux (vraiment en petits morceaux, sinon, ça coince) et émietter le fromage de chèvre frais directement dans le blender (inutile d’ajouter de la vaisselle!), ajouter l’huile et le vinaigre. Mixer jusqu’à obtenir une texture bien lisse. (Inutile de transvaser dans un saladier comme dite la recette!). Ajouter la ciboulette ciselée, un peu de poivre, mélanger puis rectifier l’assaisonnement en sel si nécessaire (pas pour moi!).
Répartir dans des verrines (gourmande, j’ai carrément pris un verre), les recouvrir de film alimentaire et réserver au réfrigérateur jusqu’au moment de servir.
Servir bien frais.

Tatin au céleri rave

La recette force beaucoup trop sur les matières grasses:  » 2 dl d’Huile vierge de tournesol Signé Poitou-Charentes et 50 g de Beurre Charentes-Poitou AOP », d’accord, c’est l’IRQUA  (Institut Régional de la QUalité Agroalimentaire) Poitou-Charentes qui propose, mais c’est trop. Et pour ma part, il est hors de question que j’utilise du beurre Charentes-Poitou tant que l’AOP (définie par le décret du 29 août 1979 publié au Journal officiel du 31 août 1979) n’est pas revue! Elle demande juste que les vaches soient vaccinées (c’est la moindre des choses) et élevées (sans contrainte) dans une très large zone de production. Rien ne les empêche de se repaître de tourteau de soja OGM, burk, j’en veux pas (voir dans mon précédent article).

Les ingrédients

– 1 boule de céleri-rave
– 2 cuiller à soupe d’huile
– 200 g de miel (celui de la récolte 2013 de la ruche que je parraine), j’ai mis 175g, je trouvais que ça faisait beaucoup
– 1 chabichou (pour moi le reste de la barquette de 250g de fromage frais, donc un peu moins de 200g)
– un peu de sel (pas pour moi…)
– 1 pâte feuilletée
– du papier sulfurisé

Découpe du céleri raveÉplucher et couper le céleri-rave en 4 et en fines lamelles (si comme moi, vous prenez un céleri bio, brossez le bien et réservez les épluchures pour faire du céleri en poudre (à mélanger éventuellement avec du sel). Gare aux doigts, pour ma part, j’épluche et coupe sur une planche à découper en poussant le couteau, une méthode plus sûre.

Faire revenir le céleri en deux ou trois fois dans un peu d’huile dans une poêle, jusqu’à les colorer légèrement (j’ai poursuivi 8 minutes à couvert, histoire de pré-cuire le céleri).

Pendant ce temps, tapisser le fond du moule à tarte avec le papier
sulfurisé pour pouvoir le déposer au fur et à mesure de la pré-cuisson (j’aurais pu couper les angles…). Saler, poivrer et verser le miel par dessus. Couper le chabichou en rondelles ou comme moi émietter le fromage frais. Couvrir de pâte feuilletée, bien fermer les bords. Enfourner à 200°C pendant 30 min (pour moi un peu plus fort pendant les 10 premières minutes car je mets toujours un cake à cuire à côté de la tarte, question de rentabilisation de la chaleur du four).

Tarte tatin au céleriA la sortie du four, retourner la tarte sur un plat et retirer le papier… attention, pour moi, ça a coulé un tout petit peu.

Exhibit B de Bett Bailey à Poitiers

Flux de Rainer Gross à Poitiers, mai 2014, dans la cour du muséeDans le cadre de Peaux de tigre et de pouilleux, Du colonisé à l’étranger, organisé par le théâtre et auditorium / TAP et l’université de Poitiers du 12 au 16 novembre 2014, j’ai juste vu:

– « l’exposition » proposée par la  fondation pour l’éducation contre le racisme de  Lilian Thuram (des panneaux aux textes beaucoup trop denses, qui doivent à peu près reprendre ceux de Exhibitions, exposition au musée du quai Branly à Paris en 2012, sans les objets) dans le foyer du théâtre

– et, dans le cadre de ma saison 2014-2015 au  théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, Exhibit B de Bett Bailey présenté au musée Sainte-Croix.

Le spectacle: 12 « tableaux humains » organisés par Bett Bailey, metteur en scène sud-africain qui a connu l’apartheid, avec des « performeurs », artistes professionnels ou non : Machita Doucoure, Alexandre Fandard, Guillaume Mivekannin, Éric Abrogoua, Jelle Samminadin, Jean-Philippe Mpeng-Backot aka « Soon », quatre chanteurs de Namibie – Marcellinus Swartbooi, Chris Nekongo, Lelsey Melvin Du Pont, Avril Nuuyoma – etc. Les douze tableaux vivants reproduisent les zoos humains ou les spectacles des expositions coloniales, mais aussi d’autres scènes comme les têtes coupées (envoyées par les colons allemands pour étudier les « races ») ou le sort des immigrés dans les centres de rétention.

Mon avis: interdit à Londres, faisant l’objet de pétitions contre sa présentation à Paris, ici, il n’y avait aucune polémique, pas un flic à l’horizon alors que j’avais un billet pour la toute première présentation du vendredi. J’ai bien apprécié la « mise dans l’ambiance ». Les groupes de 30 personnes (répartis au moment de la réservation des billets) sont rassemblés dans le hall du musée et emmenés en groupe avec des consignes de silence vers un autre espace du musée pour se mettre à l’aise, laisser sacs et manteaux. Tous les téléphones, pour une fois, semblaient bien éteints (enfin, un a sonné assez tôt pour un rappel à l’ordre). Montée du groupe au premier étage, dans ce qui ressemble à une « salle de classe », sans pupitres. Des chaises par rangs de trois, des numéros sur les chaises, un pupitre devant, une dame (« maîtresse d’école? »). Nous sommes appelés un à un par ces numéros, départs toutes les minutes environ. Ensuite, il faut suivre le parcours dans l’ordre, mais chacun à son rythme, en silence, enfin, avec en bruit de fond de très beaux chants qui se précisent au fur et à mesure qu’on s’approche [la chorale namibienne, composée de Marcellinus Swartbooi, Chris Nekongo, Lelsey Melvin Du Pont et Avril Nuuyoma, a donné la semaine suivante un concert-sandwich au TAP]. L’installation s’accompagne aussi de la mise en valeur ou le rebond sur des œuvres du musée, mises en valeur par l’éclairage (par exemple la Baigneuse de Pierre-Marie Poisson) ou laissées volontairement dans la pénombre (Les Nymphes de la prairie ou Les Trois grâces, d’Aristide Maillol, œuvre en dépôt faisant partie des spoliations de la Seconde guerre mondiale et donc des Musées nationaux récupération). L’ensemble, le tableau proposé, le cartel qui donne des informations qui interpellent (genre « technique mixte, personne noire, spectateur », etc.) ou qui expliquent des épisodes sombres de la colonisation, comme les têtes coupées, à la fois par la chorale dont les têtes émergent de caisses blanches, surmontées de photographies des têtes réellement coupées (le cartel explique ce qu’était « le cabinet de curiosités du Dr Fischer »), ou par la femme qui nettoient l’un des crânes, prisonnière derrière des barbelés. A chaque tableau, les performeurs tentent de capter droit dans les yeux le regard du spectateur. Avant de revenir, sonné, au monde réel, le spectateur passe par une salle ou les performeurs sont présentés, avec une photographie et leur motivation pour participer à cette expérience, puis une grande table avec des feuilles blanches et des crayons permet de laisser son impression, et surtout de ne pas repartir sans cette « transition ». Un spectacle dont personne ne ressort sans interrogations sur la nature humaine…

La grimolle, spécialité locale (poitevine?)

Ma grimolleJe réédite cette recette publiée en 2012 et le 1er octobre 2013… mais c’est une merveille en cette saison avec les bonnes pommes si vous en trouvez des non traitées (raisins et pommes sont les fruits qui reçoivent le plus de produits chimiques). Si vous êtes sûrs de leur provenance, vous pourrez garder les trognons et les épluchures pour la gelée d’épluchures et de trognons de pomme ou pour une boisson que j’ai vue (et pas encore testée) dans les recettes antigaspi proposées par de grands chefs pour La ruche qui dit oui et la région île de France, en partenariat avec Marmiton, dans le cadre de la semaine de la réduction des déchets (clic sur la pomme). Et pour les Poitevins, vous pouvez encore aller glaner des idées de recettes – et autres – aujourd’hui (23 novembre 2014) au salon Bien vivre Bio respire la vie au parc des expositions, j’ai participé hier à un atelier savon par saponification à froid (par Savondou), un sur les cosmétiques naturels maison (par Flore de Saintonge) – j’ai laissé mes coordonnées pour éventuellement un stage d’été – et un atelier autour des huiles essentielles (oui, je sais, je suis toujours quasi à zéro côté odorat, sur les quatre huiles essentielles qu’elle a utilisée, j’ai à peine perçu quelque chose avec le petit grain bigarade) animé par Alexia Blondel, qui fait également des stages au CHU, en cancérologie mais que j’aimerais pouvoir suivre… Dommage que ce genre de salon mêle stands sérieux et d’autres qui semblent vraiment relever de l’exploitation des gens trop crédules.

Article d’origine

Quand je trouve une recette que je veux tester, je la mets de côté dans la cuisine… et elle peut y rester longtemps avant que je ne me décide à la faire. C’est le cas pour la grimolle, découpée dans un magazine de présentation du département de la Vienne il y a plusieurs années… et que j’ai testée avec succès, pour changer du quatre-quarts aux pommes (nouvelle récolte qui arrive sur le marché). La recette, reprise ci-dessous (avec une ou deux adaptations…), ne précisait pas s’il s’agissait de cuillères à soupe rases ou bombées, j’ai fait entre les deux… Il y est dit qu’il s’agit d’une spécialité poitevine… à vérifier auprès d’authentiques poitevins.

Les ingrédients:

– 4 pommes
– 2 œufs
– 6 cuillères à soupe de sucre [la prochaine fois, j’en mettrai un peu moins]
– 7 cuillères à soupe de farine
– 3 cuillères à soupe d’huile
– 5 cuillères à soupe de lait
– 1 sachet de levure

La recette

Mélanger la farine, la levure et le sucre. Incorporer en mélangeant au fur et à mesure les œufs, puis l’huile, puis le lait.

Éplucher, vider et couper en grosses lamelles les pommes, les incorporer dans la pâte [petit rappel: vous pouvez congeler les épluchures et trognons, et quand vous en aurez suffisamment, préparer de la gelée d’épluchures et de trognons de pomme].

Si vous êtes « joueur », verser sur des feuilles de chou (il paraît que ça se faisait comme ça), sinon, dans un moule à gâteau (huilé ou beurré, à votre convenance), enfourner 20 à 30 minutes (30 pour mon four) à 180° / thermostat 6 (7 chez moi, question d’adaptation à mon four).

Verdict: délicieux, désolée, il n’en reste plus, mais j’en referai!

PS : lisez les différents commentaires ci-dessous, vous y trouverez des liens intéressants…

PPS: dès le samedi suivant, Anne-Marie / Brodstitch a testé la recette avec succès, voir ici!

 

Je tricote, tu tricotes, Maryse tricote… un snood mousse!

Maryse a beaucoup tricoté ces derniers temps! Elle alterne , et je crois bientôt un pull! Je lui laisse la parole!

Snood mousse

Snood vert pâle de Maryse, avec deux types de laineLanas Stop: Reina, vert mousse. 2 pelotes (72°/° mohair, 28°/° polyamide)
Anny Blatt: Victoria, vert olive foncé. 1 boninot (100°/° polyamide)

Je n’aime pas trop les écharpes qui s’accrochent partout et qui pendouillent, et je leur préfère les qui peuvent se porter très près du cou ou un peu plus lâche selon les goûts.

Ce snood est assez haut et peut faire cagoule quand il fait très froid.

Le tricot en mohair est en double fil: 4 rangs en jersey.

Le galon vert foncé est en point mousse: 4 rangs.

J’ai alterné mohair et galon: mousse et jersey jusqu’à la fin des pelotes de laine mohair.

Snood vert pâle de Maryse, avec deux types de laineTrès confortable et ne gratte pas le cou.

Inconvénient: un peu cher (22€) mais si confortable!

Un conseil: pour un temps un peu frisquet!
Vraiment très mousse, tant pour la couleur que pour le point employé.

M. Mouton, ce n’est pas prudent de s’enfoncer un sapin de noël dans les fesses!

Mouton avec un plug anal vert face à Paul McCarthyDe nouveaux moutons (revoir l’index) sont apparus en fin de semaine dernière à Poitiers. Le premier n’a pas eu l’air d’interpeler les passants, qui ne le voyaient même pas sur sa gouttière. Un mouton avec un plug anal vert dans les fesses, déguisé en taureau  face à un homme barbu / toréador, allusion au « sapin de noël » érigé par Paul McCarthy (dont c’est à peu près un portrait) lors de la dernière biennale d’art contemporain place Vendôme à Paris. L’artiste avait été agressé et blessé le 16 octobre 2014 puis avait utilisé comme un exorcisme des phrases entendues lors de cette agression dans son exposition Chocolate Factory à l’hôtel de la monnaie. Il est accompagné de cette légende: « To plug or not to plug. Merci pour cette démo qui met en lumière l’intransigeance et la dangerosité de nos intégristes religieux ».

Mouton Art terroristToujours dans le domaine de l’art, cette tête de mouton « Art / ter / ror /ist ».

Des moutons de l'ORTFPour changer de média (M. Mouton a beaucoup attaqué la publicité et la télévision), cette affichette en couleur (j’ai failli ne pas l’identifier de loin comme une affichette à moutons) avec des moutons noirs et blancs devant un micro « ORTF L’ORTF bouge… 7h-7h30 LE MATIN » (avec le pouce de Maryse!).

Moutons noirs et blancs Je ne suis pas raciste mmmêêêêêD’autres moutons blancs font face à des moutons noirs: « Je ne suis pas raciste mmmêêêêê… ». Comme ils étaient collés sur un panneau qui indiquait la direction du théâtre et auditorium de Poitiers / TAP, j’y ai vu, peut-être à tort, une allusion à la manifestation Peaux de tigre et de pouilleux, Du colonisé à l’étranger, qui y avait lieu au même moment.

Un mouton obèse qui stresse et consommeA nouveau, il dénonce la société de consommation, soit avec des modèles antérieurs, soit avec ce nouveau modèle de mouton obèse « Plus je stresse plus je consomme, plus je consomme plus je stresse ».

Des moutons face à des maisons pavillonaires et leur ossatureLa consommation de masse toujours avec ces pavillons préfabriqués et leur ossature…

Deux vitrines avec un mouton face à un panneau publicitaireDes modèles anciens sont aussi réapparus sur des vitrines de magasins abandonnés…

Deux grands moutons sur le même magasin fermé… parfois même sur les deux vitrines, même si la première avait été partiellement nettoyée.

Enlèvement des dernières cabines téléphoniques de PoitiersAvec l’enlèvement des dernières cabines téléphoniques du centre-ville ont disparu un support d’affichage sauvage…

Meuble pour tampons, première étape

La boîte de tampons à l'achat

J’ai envie de refaire des cartes personnelles, même si je manque d’inspiration… Première étape, ressortir mes tampons, bien rangés dans leur meuble en carton.

Article du 19 juillet 2008

Il y a quelque temps, j’ai acheté un lot de tampons d’écoliers. Mais impossible de les utiliser correctement si je les laisse dans cette boîte à chaussure.

Lot de tamponsAlors, j’ai décidé de leur faire un meuble spécial en carton, structure en carton et tiroirs de quelques centimètres de haut. Voici le début de cette réalisation. Il va y avoir des temps de séchage un peu long… 8 tablettes, 9 tiroirs de 28 sur 38 cm… Je vous expliquerai le montage une prochaine fois.

Meuble à tampons terminé Voir la suite: les tablettes, le premier tiroir, les autres tiroirs, le meuble terminé.

Mon sac à ouvrage avec des phares

Sac avec des pharesJe réédite aujourd’hui l’un des premiers articles de mon blog, publié le 13 janvier 2008, avec la photographie reprise sur une vieille carte mémoire… Comme je me sers toujours de ce sac (réserve de laine), je pourrai d’ailleurs faire des photos de détail!

Article du 13 janvier 2008

J’utilise ce sac depuis plusieurs années, il est toujours prêt à côté de mon canapé.

Le modèle
: un kit DMC.

Les matériaux : ils sont tous dans le kit.

La réalisation : il n’y a qu’à suivre la grille de point de croix, facile !

PS: J’en profite pour faire un petit récapitulatif des phares que j’ai bordés (ou cousu!), clic sur les liens ou les vignettes.

Une miniaturure rouge estivale une miniature sur le thème de la plage tirée du livre Miniatures au point de croix de Françoise Prax, finie en trousse

Echange d'été de Miss Fil, mon envoi, 1, la broderie : un phareUne pochette avec un phare d’après un modèle des Idées de Marianne, n° 91, de juillet/août 2003

Un marque-page avec un phareLe phare de Pointe Vénus d’après un modèle de Nadège Richier paru dans Motifs de polynésie à broder (j’ai aussi changé la photo)

Livre en tissu ouvert, pages ouvertesEt il y  a aussi un phare dans un livre en tissu tiré de Idées Bébé, n° 7, mai-juin-juillet 2006.

Ré-éduquer l’odorat, est-ce possible?

La rondelle de ma crâniotomie, radiographie du 13 novembre 2014A quelques jours près, il y a juste un an, j’étais opérée d’un méningiome qui écrasait mon nerf optique et menaçait la tige pituitaire (par où passent, entre autres, des neurotransmetteurs et des hormones). Extérieurement, il n’y a aucune trace de la grande couture, à la limite des cheveux, elle ne se voit pas. En revanche, il vaut mieux que j’évite encore les coups sur la tête, car la rondelle de crâniotomie (réalisée à gauche) n’est pas complètement consolidée, une rigole se sent nettement aux doigts et est bien visible sur la radio de la semaine dernière (à l’IRM, le titane des deux barres, des deux rondelles -rouelles plutôt?- et des quatre vis est invisible).

Visioagrandisseur maison avec plateau mobileDu point de vue des séquelles, la vue est loin d’être parfaite: il reste de nombreux trous dans le nerf optique à gauche et bien sûr l’exophtalmie de grade II due à l’ossification du fond de l’orbite par le second méningiome pas opéré. Un oiel à sa place et un pas à sa place et qui voit mal, ça donne une vision loin d’être parfaite mais bien meilleure qu’avant l’opération. Avec mon visioagrandisseur maison, j’ai pu reprendre le plaisir de lire un peu au lit le matin. Avec son plateau mobile, je peux facilement déplacer la feuille et donc reprendre un peu de bibliographie préhistorique (à petite dose). Mon équipement au bureau s’améliore aussi et est désormais pas mal. Avec beaucoup de lumière, ma vision est meilleure.

La 13e étape de mon alphabet arabeEn revanche, mon cerveau peine et fatigue encore vite pour trier les informations de « vision fine » ou nécessitant la coordination des deux yeux: la broderie (en monochrome, voir mon alphabet arabe) reste un exercice de rééducation plus qu’un plaisir, même s’il est plus agréable que faire entrer des oiseaux dans la cage de l’orthoptiste! Mon cerveau fait aussi des « bugs », je fais beaucoup plus de fautes d’orthographe (c’est bien la peine d’avoir relu des milliers de pages du Bulletin de la Société préhistorique française quand je le coordonnais) et je n’arrive pas à comprendre certains homophones. Quant à la perte de mémoire de certains noms propres, il paraît que ça arrive à tout le monde et que je ne devais pas y faire attention « avant ». Pourtant, il m’arrive souvent de chercher un nom propre, de personne ou de lieu, sans pouvoir le dire, je sais comment identifier la personne (contexte de rencontre, par exemple, ou un article publié si c’est un collègue préhistorien) ou le lieu (une carte me permet de résoudre le problème), je pense donc que c’est un trouble spécifique et non un simple « trou de mémoire » commun [après un peu d’errements, il semble que je soufre d’une prosopagnosie – incapacité à reconnaître les visages / prosopon en grec – partielle].

Il me reste quelques troubles de l’équilibre (atteinte labyrinthique): trébuchement au réveil, mal-être sur des tabourets hauts sans contact des pieds au sol. Globalement, je compense quand même très bien tant que j’ai « les deux pieds sur terre » (les capteurs proprioceptifs et la vue permettent de garder l’équilibre), et j’échappe à un nouveau passage sur la « chaise à vertiges » (un test avec des lunettes-caméras qui enregistre les mouvements des yeux pendant que la chaise bouge ou qu’ils envoient de l’air chaud ou froid dans les oreilles).

Un anti-épileptique prescrit au centre anti-douleur contrôle assez bien mon allodynie / hyperesthésie / paresthésie (en gros sensations douloureuses ou anormales, en limite du « scalp »/ décollement de la peau). Je gère aussi très mal le bruit, mon cerveau ne filtre pas comme il devrait, impossible au restaurant par exemple de bien distinguer la conversation en cours à ma table de celle de derrière. Cela peut aussi me donner des maux de tête; ce problème de gestion du bruit étant lié au traumatisme crânien, je cherche des pistes avec l’association des traumatisés crâniens. J’ai repris le travail « presque » à plein temps, même si je n’arrive pas encore à tenir 7h/jour (les heures en moins sont cumulées en congé en fin de mois) et si je saute très peu la sieste et peux « m’endormir debout » (presque au sens propre, avec des micro-endormissements, j’ai jeté la feuille de mots-croisés où c’était assez impressionnant). Je n’ai pas repris la conduite automobile: il me faudrait une évaluation sérieuse avant de reprendre le volant, je me renseigne.

Cake aux clémentines confites de MaryseCe qui me gène actuellement beaucoup, c’est l’anosmie (absence d’odorat) et l’agueusie (absence de goût). Plus de goût (sauf acide, sucré, salé et amer) ni d’odorat, plus de plaisir pour préparer les repas ou manger… et beaucoup de plats brûlés,faute d’être alertée par l’odeur ! Maryse a essayé de me stimuler avec  son baeckeoffe et son cake aux clémentines confites et chocolat. J’ai aussi suivi un cours de cuisine et vais essayer la relaxation…

La cause de l’anosmie est identifiée: pour passer et enlever le méningiome (la boule au centre sur cette IRM avant opération), le neurochirurgien était obligé de pousser l’ethmoïde et notamment sa plaque criblée pour atteindre le jugum du sphénoïde (… poétiques, les noms des os du crâne). Ce faisant, il a soit étiré, soit rompu les petites terminaisons du nerf olfactif, qui ne conduit plus l’information. L’ORL dit que tout n’est pas perdu, qu’il peut y avoir des récupérations jusqu’à 18 à 24 mois. J’ai de très rares sensations olfactives (même pas une odeur par jour, pas toujours les mêmes) depuis quelques semaines, elles sont inconstantes et seulement à de fortes concentrations.

Mini pots à confiture avant et après recouvrementMême si l’ORL est sceptique, j’ai vu grâce à ce site consacré à l’anosmie qu’il existe une consultation spécialisée à Garches, avec un programme expérimental de stimulation de l’odorat chez des traumatisés crâniens même après plusieurs années d’anosmie. J’ai envoyé un message, sans réponse depuis 15 jours, je vais essayer d’appeler. En attendant, j’ai fouillé mes tiroirs et retrouvé de petits pots, restes de cadeaux de noëls personnalisés il y a quelques années. J’ai confié les trois pots en céramique colorée à une collègue qui va me mettre des « surprises » dedans. Pour les autres, je les ai recouverts de papier crépon rouge collé au Primal, un produit pour professionnels de la conservation-restauration, comme le paraloïd B 72, il s’enlève à l’acétone (sous hotte chimique ou au grand air!) et je pourrai récupérer les pots. Ainsi, je vais pouvoir tester et tenter de reconnaître des choses sans être influencée par la vue. Pour l’instant, j’ai juste mis à sécher des peaux de clémentine, une des rares odeurs que j’arrive à sentir. J’hésite pour les autres pots. Il faut qu’il reste de l’air, dans lequel se concentreront les odeurs, et éviter les huiles essentielles, trop concentrées et qui peuvent avoir des actions sur les neurotransmetteurs, à éviter au maximum, comme l’encens, les polluants intérieurs ou extérieurs, il faut stimuler mais éviter de perturber le cerveau par des substances chimiques.

Il me reste aussi à gérer l’incertitude sur l’avenir: il reste deux méningiomes partiellement ossifiés dans mon crâne (ci-contre celui de la faux du cerveau), sous surveillance, ils poseront sans doute des problèmes à l’avenir, cela sera variable suivant l’orientation qu’ils prendront (et donc des zones comprimées).

En tout cas, point positif, j’ai appris plein de choses en neuro-sciences, sur le fonctionnement du cerveau et ses « bugs ».