La semaine dernière, c’était l’anniversaire de la Petite fée Nougat, 30 ans tout rond. Alors, quand j’avais feuilleté le n° 156 (septembre 2009) des Idées de Marianne, je ne pouvais que craquer pour les modèles de fées… J’ai choisi celui-ci en changeant les fils, en prenant en DMC le vert 987, des fils à variation n° 69 et 90, et pas mal de 801 pour les cheveux… et le point arrière… La finition est ici et la carte là.
Archives de l’auteur : Véronique Dujardin
D’autres vies que la mienne, d’Emmanuel Carrère
J’ai lu Mon vieux de Thierry Jonquet avant Mango/Liratouva, mais il a lu le dernier Emmanuel Carrère avant moi… enfin, peut-être pas, car mon père me l’a prêté il y a déjà un moment, mais je n’avais pas pris le temps de rédiger cet article plus tôt [voir aussi mon avis sur l’adaptation au cinéma, Toutes nos envies de Philippe Lioret].
Le livre : D’autres vies que la mienne, d’Emmanuel Carrère, éditions POL, 2009, 310 pages, ISBN : 978284682-250-3.
L’histoire : en décembre 2004. Au Sri-Lanka, la petite Juliette, 4 ans, a été emportée par la terrible vague du tsunami… Ses parents et grands-parents venaient souvent ici, comment survivront-ils à cet événement ? 2005, une autre Juliette, 33 ans, mère de deux enfants, juge à Vienne en Isère, meurt d’un cancer… C’était la belle-sœur du narrateur, d’Emmanuel Carrère. Avec un autre juge, Étienne, qui avait eu comme elle un cancer dans l’enfance, qui comme elle boitait, ils s’occupaient du tribunal d’instance de cette petite ville (a-t-il survécu à la réforme de la carte judiciaire, d’ailleurs ?), et notamment des affaires de surendettement et des abus des sociétés de crédits qui délivrent ces cartes à des taux usuraires…
Mon avis : les deux histoires semblent un peu juxtaposées. Mais le livre est poignant, aussi bien sur le cancer de l’enfant, la préparation de sa mort par cette mère de famille, ou l’hommage que lui rend post-mortem son ancien collègue… ou encore les abus des sociétés de crédit, la justice européenne, la recherche des corps au Sri-Kanka… Un livre commandé à Emmanuel Carrère, qui a recueilli les témoignages, mis du temps à l’écrire, à le soumettre aux deux familles. Parce que la maladie, la peine, la mort, le deuil font partie intégrante de la vie, ce livre est d’une lecture indispensable…
Ma saison 2009-2010 au TAP…
Vous vous souvenez de l’inauguration du théâtre auditorium de Poitiers (TAP) l’année dernière ? Mardi dernier, c’était la présentation de la nouvelle saison avec des artistes, des interviews en direct et des extraits de spectacles qui sont aussi en ligne sur le site officiel du TAP. J’ai fait mes choix en fonction de la programmation (moins bien que l’année dernière, je trouve), de mes disponibilités et des salles : pas question d’aller à Beaulieu (surtout pour la danse), le spectacle finit toujours après le dernier bus de nuit, je n’ai pas envie de faire une heure de marche en hiver ou d’attendre le taxi… Je n’ai rien pris en musique classique, ni en jazz.
J’ai donc choisi, en théâtre, deux pièces adaptées de l’œuvre d’Olivier Cadiot (vue la présentation, il faudra que je lise cet auteur) par Ludovic Lagarde du centre dramatique national de Reims) : le colonel des zouaves et Un nid pour quoi faire. J’ai aussi choisi La douleur de Marguerite Duras, mise en scène de Patrice Chéreau, avec Dominique Blanc dans le rôle principal. Je n’ai pas choisi Jackie d’après Elfriede Jelinek mise en scène par Anne Théron et Claire Servant, qui nous ont dit que le texte était… peu compréhensible. Je lirai la pièce si je la trouve en bibliothèque… mais je n’avais pas trop adhéré aux travaux précédents de ces metteur(e?)s en scène. Pour le titre et en onzième spectacle gratuit, j’ai opté pour La mélancolie des dragons, la présentation m’a confortée dans mon choix… Euh, les dragons ne sont ni dans la présentation vidéo, ni dans le texte de la brochure. Intermédiaire entre théâtre et danse sans doute, j’ai aussi pris Hey Girl de Romeo Castellucci, même si j’ai eu du mal avec son Paradis et n’avais pas pu voir L’enfer (PS : j’aurais mieux fait de m’abstenir…). Côté humour, j’ai pris Fellag (Tous les Algériens sont des mécaniciens), le québecois Fred Pellerin (Il faut prendre le taureau par les contes) et Stéphane Guillon (que je ne trouve pas toujours drôle sur France Inter le matin, mais vu le contexte des hommes et femmes politiques locales, ça peut décoiffer). Pour la danse, ce sera Petites histoires.com de Kader Attou. Côté arts du cirque, j’ai craqué pour les acrobates de la compagnie XY (Le grand C). Enfin, un BD-concert, Un homme est mort, d’après une BD de Kris et Davodeau, musique de Christophe Rocher, à la place des ciné-concerts pris les autres années.
Retrouvez ici mes saisons 2010-2011, 2011-2012 et 2012-2013.
Des pochettes… à ATC !
Je suis absente, mais je pense que mes envois sont arrivés à destination… Pour fêter l’automne, j’ai confectionné des pochettes en papier, sur le modèle envoyé par Muriel. J’ai utilisé des tampons anciens achetés l’année dernière.
Ces pochettes, je les ai utilisées pour ranger trois séries d’ATC…
Oups, vous les voyez mal… Chaque série de 4 est confectionnée avec du papier maison, cuvée 2008. De gauche à droite, elles s’appellent Nostalgie (pour le printemps), été 2009 (à base de fleurs séchées) et automne 2009 (avec des feuilles séchées)… La première pochette est partie chez Véro bis et a croisé la semaine dernière son envoi. J’y avais joint quelques cartes à pub et un Parcours du patrimoine sur Confolens, dont je suis co-auteure, pour me faire pardonner ma faible présence cette année… Véro bis m’a beaucoup gâtée, encore merci à toi !
Et les trois autres envois ? Et bien, vous devrez patienter un peu, na !
Visages sur fond de feuillage
Pour annoncer l’automne, je vous propose deux visages qui se détachent sur un feuillage. Ils viennent des stalles nord de la cathédrale de Poitiers, datées du 13e siècle.
Le premier, situé dans le douzième écoinçon qu’il envahit complètement, est composé à partir de feuilles.
Le second se détache sur un lit de feuilles dans le huitième écoinçon.
Avec ses yeux fermés, il ressemble à un masque funèbre. Le visage est barbu et moustachu, la tête couverte d’une capuche (d’un linceul ?) d’où dépassent quelques cheveux. Je le trouve assez sinistre…
Photographies remplacées en septembre 1914 et cartes postales anciennes d’après des clichés de Jules Robuchon.
Les écoinçons des dorsaux des stalles nord, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’ouest (à gauche quand on les regarde), je vous les montrerai tous un jour ou l’autre :
écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes
écoinçon 2 : un coq
écoinçon 3 : une Vierge à l’Enfant retaillée dans l’ange d’origine, dont il subsiste les deux couronnes
écoinçon 4 : une chauve-souris
écoinçon 6 : un chat et une belette ou un rat (selon les auteurs)
écoinçon 8 : une tête d’homme barbu coiffé d’une capuche
écoinçon 10 : deux dragons affrontés, aux cous entrelacés
écoinçon 12 : une tête feuillue
écoinçon 14 : le phénix dans les flammes
écoinçon 16 : un animal fantastique, plus ou moins un griffon avec un buste et une tête d’oiseau et un arrière-train de cheval
écoinçon 18 : un centaure sagittaire
écoinçon 20 : deux étranges dragons
Les écoinçons des dorsaux des stalles sud, rangée supérieure de la cathédrale Saint-Pierre de Poitiers, numérotés à partir de l’est (à gauche quand on les regarde)
- écoinçon 1 et tous les écoinçons impairs, des anges, le premier à gauche porte une seule couronne, le dernier à droite a été coupé lors du rétrécissement des stalles, les autres portent deux couronnes, comme sur la rangée nord
écoinçon 2 : un lion mange un dragon- écoinçon 4 : deux avants-corps de chien
- écoinçon 6 : deux lutteurs
écoinçon 8 : un charcutier avec ses outils et une tête de cochon
écoinçon 10 : un architecte
écoinçon 12 : l’avarice
écoinçon 14 : l’orgueil
écoinçon 16 : la gourmandise- écoinçon 18 : un basilic ou un cocatrix
- écoinçon 20 : un homme assis et un animal fantastique
Pour aller plus loin :
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un schéma de stalles et un vocabulaire normalisé de description des stalles en français et en anglais, ont été établis par l’université Paris 4-Sorbonne (mais il manque les écoinçons…).
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Un article ancien, mais intéressant : Amédée Boinet (1913) – Les stalles de la cathédrale de Poitiers, Compte-rendu du LXXVIIIe Congrès archéologique de France tenu en 1912 à Angoulême, 1913, p. 325-338. Consultable dans la bibliothèque numérique / Gallica de Bibliothèque nationale de France par ce lien
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un beau livre récent avec quelques éléments sur les stalles : Collectif (Claude Andrault-Schmitt, Christian Barbier, Yves Blomme, Jean-Pierre Blin, Bernard Brochard, Marie-Thérèse Camus, Robert Favreau, François Jeanneau, Françoise Perrot, Yves-Jean Riou, Albert Rouet, Jean-Pierre Roussel), La cathédrale de Poitiers, éditions Le Temps qu’il fait, 2007, 176 pages (ISBN : 978-2-86853-415-6).
Un peu de préhistoire pour les JPAT ?
Et si, pour les journées du patrimoine (JPAT pour les intimes…) ce week-end, vous alliez voir un peu de préhistoire ? Les journées du patrimoine, c’est plutôt des sites et des monuments historiques que des musées, mais quelques-uns proposent des activités particulières à cette occasion (attention, pas forcément gratuits, plus souvent à tarif réduit)…
Je vous propose d’aller au musée de préhistoire du Grand Pressigny, en Indre-et-Loire, mais pas loin de La Roche-Posay. Le musée, agrandit par l’architecte Bernd Hoge, rouvrira ses portes dimanche 20 septembre. Le site internet montre une vue panoramique du musée, donne les informations pratiques et peu d’autres choses pour l’instant (Paléolithique avec une faute, peut-être corrigée depuis ma visite du 11/09).
Pas très loin, vous pouvez aller dans la Vienne à Angles-sur-l’Anglin, avec son beau château, son village, ses jours (technique de broderie…) et bien sûr son site d’interprétation de la frise sculptée magdalénienne du Roc-aux-Sorciers. Le village baptisera aussi ce week-end une place au nom du sculpteur Aimé Octobre, né dans ce village. Il ne vous dit rien ? Mais je vous ai déjà montré certaines de ses oeuvres, comme la grande poste de Poitiers ou, à quelques centaines de mètres, le monument aux morts de la Vienne en 1914-1918. Le monument d’Angles est aussi de lui, une belle victoire monumentale, dont une miniature se trouve dans la main du soldat grec du monument de Châtellerault… Si vous ne pouvez pas aller les voir, vous pouvez toujours aller voir l’inventaire des monuments aux morts portant l’allégorie de la République ou lire le Parcours du patrimoine de C. Pon sur le même sujet.
Sinon, en Charente-Maritime, le Paléosite à Saint-Césaire (pas loin de Saintes, ni de Cognac, côté Charente) proposera plein d’activités pendant tout le week-end, et dimanche 20 septembre, le premier concours départemental de tir au propulseur.
Trousse de couture
Et voilà, je m’envole cet après-midi pour la Corse, en vous laissant la clef des commentaires… et les articles programmés (dont le millième annoncé !).
J’emporte avec moi cette petite trousse à couture que m’avais faite ma soeur l’année dernière, avec un peu de matériel pour broder de petites choses…
Et voici l’intérieur…
… et un détail.
Au jardin hier…
Hier au jardin, je ne pensais pas que les framboises auraient résisté à la pluie… Mais en plus d’une belle petite poignée de framboises, des pommes, des noisettes (celles que l’écureuil m’a laissées sont probablement vides), j’ai cueilli deux fraises, une figue, des tomates-cerises… et un hameçon, en plein milieu de la pelouse. Il faudra que je prenne des ciseaux la prochaine fois, pour enlever la ligne emmêlée dans le grillage. Heureusement que je l’ai vue quand j’avais des chaussures, vous imaginez quand je suis pieds nus sur la couverture ?
À mon retour de Corse, toutes les tomates qui resteront, vertes ou pas, finiront en confiture…
L’Exode, le chat du rabbin, de Sfar
Le livre : L’Exode, de Joann Sfar, colorisé par Brigitte Findakly, tome 3 de la série du chat du rabbin, paru en 2003 (lu dans l’édition intégrale 1, collection Poisson pilote, éditions Dargaud, 2008, ISBN 978-2205062533).
L’histoire : le rabbin a finalement gardé son poste à Alger, mais sa fille a épousé son jeune rival et est partie vivre chez lui. Le chat est triste, d’autant plus qu’il perd la parole… Il ne peut plus parler qu’aux animaux, pour les autres, ce ne sont que des miaulements qu’ils entendent. Le jeune homme emmène Zlabya en voyage de noce à Paris, dans sa famille. Le rabbin décide de les accompagner (à leur grand désespoir), avec ses malles, ses livres et son chat. Il trouve Paris triste, sous la pluie. Déprimé, il décide de transgresser les interdits religieux, fait un festin un soir de Shabbat. Devra-t-il affronter la vengeance divine ?
Mon avis : toujours plein d’humour, mais avec un discours à l’arrière-plan, le choc des générations, la place des interdits dans les religions, la transgression de ceux-ci.
Retrouvez toute la série du chat du rabbin de :
- tome 1 : la Bar-Mitsva (2002) ;
- tome 2 : le Malka des lions (2002) ;
- tome 3 : l’exode (2003) ;
- tome 4 : le paradis terrestre (2005) ;
- tome 5 : Jérusalem d’Afrique (2006)
- l’adaptation au cinéma
- et j’ai aussi lu dans la série La vallée des Merveilles le tome 1, Chasseur cueilleur
Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.
Une pochette…
Vous vous souvenez de la pochette en papier que m’avait envoyée Muriel ? Je l’ai reproduite en plusieurs exemplaires, mais pas question de vous montrer tout de suite sa déco et son usage… J’attends qu’elles arrivent toutes à destination !