Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Zafon ou pas Zafon ?

J’avais beaucoup aimé L’Ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón. Du coup, quand est sorti pour la rentrée Le jeu de l’ange (El juego del angel), j’ai failli l’acheté… Il fait quand même plus de 750 pages, l’éditeur, Robert Laffont, a parié gros dessus (1,5 million d’euros, ai-je entendu), il est éreinté par la critique… ce qui est peut-être bon signe puisque, à l’inverse, j’ai calé sur Les Veilleurs de Vincent Message, que les libraires et la critique semblent avoir aimé. Si quelqu’un l’a lu, qu’en avez-vous pensé ? À acheter maintenant, ou attendre qu’il sorte en poche ou soit acheté par la médiathèque ?

Chaumont (3) : Méchain et les artistes exposés dans les écuries

L'arbre aux échelles de François Méchain à Chaumont-sur-Loire Après le le domaine de Chaumont-sur-Loire et un premier jardin, j’aborde aujourd’hui le centre d’arts et de nature. Chaque jour à 14h30, une médiatrice propose de présenter les différentes œuvres dispersées sur le domaine, j’étais sa seule auditrice ce jour-là, c’est bien dommage. J’avais fait un tour de ces œuvres avant, pour ressentir les émotions sans a priori.

Deux installations de François Méchain, artiste charentais, sont présentées à Chaumont-sur-Loire. Dans le parc, L’Arbre aux échelles est un grand arbre qui domine la Loire et aux branches duquel des dizaines d’échelles sont suspendues… L’auteur dit d’être inspiré du Baron perché d’Italo Calvino. Je l’ai à nouveau photographié en 2010 et en 2011.

La seconde installation se trouve dans le petit manège des enfants et carrément flippante, je trouve. Un très gros tronc d’arbre calciné est couché au sol, tout rouge (brique pilée ?), et hérissé de couteaux… qui lui valent son titre d’Arbre aux couteaux. Vous pouvez voir ces œuvres jusqu’au 31 décembre 2009. Je n’ai pas pris de photos des différentes expositions des écuries…

Il a créé en 2012 une nouvelle œuvre dans la grange aux abeilles.

Dans la nouvelle galerie des écuries, j’ai adoré La racine des légumes de Jacqueline Salmon (à voir jusqu’au 16 octobre 2009). Dans chaque salle, des photographies de légumes pris à maturité, photographiés comme « en pied », en fait posés à plat sur une dalle de béton, de la racine (nettoyée) au bout des feuilles… Il s’agit d’une série réalisée de 1998 à 2000 par Jacqueline Salmon et Robert F. Hammerstiel, qui l’a assisté dans ce travail difficile (attendre la mâturité des légumes, et prendre vite les photos, avant que les feuilles ne flétrissent.

Dans la cour des écuries, une installation assez curieuse de Patrick Blanc. Elle est composée comme un mur végétal (il en est l’un des promoteurs), en feutre avec des poches qui reçoivent des plantes, un arrosage au goute à goutte depuis le haut… un peu comme le mur végétal du musée du quai Branly qu’il a aussi créé. Sauf que le feutre ici à une forme hélicoïdale, avec plein de contre-dépouilles (des parties en creux et rentrantes, que l’on ne peut pas démouler lors d’un moulage, et qui ici prennent difficilement l’eau). Vous pouvez voir son évolution en 2010 (pas en forme) et en 2011 et 2012 (mieux).

Lien vers les sites des artistes :
François Méchain
Jacqueline Salmon
Patrick Blanc

Retrouvez mes visites à Chaumont en 2009…, les liens sont peut-être plus jour sur la page consacrée à Chaumont

Merci Véro bis (4)

ATC, série bigoudine de Véro bis Lundi, grande surprise, une enveloppe est arrivée de la part de Véro bis… et a dû croiser la mienne ! Dans l’enveloppe ? La mienne ? Pas question, vous devrez patienter ! Celle de Véro bis ? D’abord, cette très belle ATC d’une série bigoudine n° 5. J’adore, le très bel effet du vernis-colle ne rend pas trop sur la photo…

Cartes à pub envoyées par Véro bis Et une série de cartes à pub… Alors, vous en dites quoi ? Pour moi, c’est un grand merci à Véro bis !

Pour l’occasion, j’ai créé une nouvelle catégorie pour les ATC et le mail-art et ai déplacé les articles qui s’y rapportent…

Marque-page aux moutons néozélandais

Marque-page moutons Dans l’envoi de Lakhdar et Robyn, il n’y avait pas que la bannière Newzealand… (brodée en ZEA, LAND et NEW) et le magnifique kiwi Il y avait aussi un kit pour un marque-page avec des moutons. Le voici après quelques heures de broderie..

Marque-page moutons sans le fil noir Le point arrière au fil noir fait toute la réussite de ce marque-page, avec les bouclettes et les contours des moutons… Juste une petite vue avant de broder la couleur noire… Vous trouverez ce kit chez Craftco… en Nouvelle-Zélande ! Et pour la Nouvelle-Zélande, vous pouvez aussi retourner voir le marque-page kiwi (le fruit). Encore un grand grand merci à Robyn et Lakhdar pour ce fabuleux cadeau !

Neuilly sa mère !

Affiche du film Neuilly sa mère Pour la rentrée du cinéma (vous pouvez encore y aller ce soir et demain, 4 euros la séance dans tous les cinémas qui participent), j’ai hésité sur le film à aller voir… Et puis, finalement, les films sérieux, en art et essai, c’est ce prix là à toutes les séances puisqu’il me reste des séances sur ma carte, après, ça sera 5 euros (quelle augmentation, au TAP cinéma !), du coup, direction le cinéma commercial… J’ai un peu hésité avant de me décider pour une comédie qui fait le buzz en ce moment… Neuilly sa mère, de Gabriel La Ferrière.

L’histoire : Samy Benboudaoud, 14 ans, vit avec sa mère dans une cité de Châlons-sur-Saône. Son père est mort d’une crise cardiaque lors de la coupe du monde de football en 1998… Son cœur n’a pas résisté à Zidane… Sa mère doit partir travailler sur un paquebot, et le confie à sa sœur qui habite en banlieue parisienne… Sauf que ce n’est pas le 9-3, comme il fait croire à ses copains, mais l’enfer de… Neuilly-sur- Seine ou Djamila, sa tante, a épousé Stanislas de Chazelle… dont le fils d’un premier mariage, Charles, 15 ans, se rêve en… Président de la République. Samy doit faire face aux préjugés raciaux, de ses camarades de classe comme de ses professeurs qui ne font pas l’effort d’apprendre à bien prononcer son nom, bref, s’intégrer dans le chic et riche collège privé Saint-Exupéry.

Mon avis : un agréable moment de détente, même si ça ne vaut pas La vie est un long fleuve tranquille, qui abordait finalement un sujet voisin… mais din ch’nord… Samy Seghir, qui joue Samy, est un grand acteur… Si vous avez du temps et de l’argent, allez le voir en salle, vous pouvez aussi attendre qu’il sorte en DVD ou à la télévision, aucune scène ne sera dénaturée vraiment par le petit écran…

Pour aller plus loin : le site officiel de Neuilly sa mère.

Des marionnettes ?

Marionnettes en tissu J’ai commencé à chercher des idées pour noël… Du coup, j’ai ressorti de vieilles photos et suis tombée sur ces petites marionnettes, que j’avais réalisées en 2002 ou 2003… Elles étaient toutes simples, avec un trou dans les bras et la tête pour passer les doigts.

J’avais aussi réalisé des marionnettes à fil beaucoup plus complexes pour mes parents, mais je n’ai pas retrouvé de photo…

Mais cela ne me donne pas d’idée pour cette année, je vais me plonger plus sérieusement dans mes revues

Nous les filles, de Marie Rouanet

Couverture de Nous les filles, de Marie Rouanet pioche-en-bib.jpgPour percer le secret de l’antipetitserpentigraphe, j’ai sorti de la médiathèque ce livre, sur la recommandation de Michel, responsable de Belvert/l’ethnoblogue

Le livre : Nous les filles, de Marie Rouanet, éditions Payot , 365 pages, 1990, ISBN 2-228-88272-0.

L’histoire : dans un quartier modeste de Béziers, dans les années 1950. La narratrice nous raconte son enfance, ses jeux entre filles, la tenue du dimanche, la tenue de la semaine qu’il faut faire durer, l’école (celle des sœurs où elle est admise dans un quota de « pauvres »), les clans qui se font et se défont, les jeux sans jouets (jeux de mots, dînettes offertes par les ressources de la nature, etc.), le groupe lointain des garçons, le patronage, la colonie de vacances, le passage à l’adolescence, quand certaines entre en apprentissage, sont contraintes de se marier alors qu’elle entre au lycée.

Mon avis : un texte un brin nostalgique peut-être, mais superbement écrit, je l’ai dévoré au jardin, par un chaud après-midi de fin août… J’ai bien apprécié aussi, pour ceux qui veulent aller plus loin, les règles et variantes de certains jeux d’enfants, plutôt de fillettes, de la marelle, des osselets (joués différemment des garçons), etc. Assurément un témoignage qui servira dans le futur aux ethnologues (il y en a toujours aujourd’hui qui étudient les relations entre filles et entre garçons dans les cours d’école…). Et j’ai appris le secret de l’antipetitserpentigraphe, dans le jeu des métiers (faire deviner par un mime ou des questions un métier), mais chut… la signification est réservée aux initié(e)s. Il vous faudra donc lire ce livre !

J’ai aussi lu Du côté des hommes et Le crin de Florence de Marie Rouanet.

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

L’hôtel de ville de Poitiers nettoyé…

La façade de l'hôtel de ville de Poitiers nettoyée Après quelques semaines passées sous bâches, l’hôtel de ville de Poitiers nous révèle sa nouvelle façade, à temps pour les journées du patrimoine, la semaine prochaine… tout le programme par ce lien. Les côtés sont encore recouverts d’échafaudage, mais je trouve le résultat pas mal…

[PS: dommage qu’ensuite, à l’intérieur, la mise en place d’un sas vite démonté ait endommagé le sol en marbre, et les spots en plastique bas de gamme ne sont pas du meilleur effet…].

L'hôtel de ville de Poitiers avant restauration En tout cas, il n’y a pas photo par rapport à sa saleté antérieure

Poitiers, façade de l'hôtel de ville, 03, l'horloge encadrée d'allégories Avant de vous détailler, voici quand même une vue des deux allégories de Barrias qui encadrent l’horloge et la date (MDCCCXXV/1875)…

Allégorie de la ville de Poitiers sous la forme d'un visage sur la clef de la porte de l'hôtel de ville …ainsi qu’un détail de la tête sur la clef de l’arc de la porte d’entrée et qui est une allégorie de la ville de Poitiers…

Voir mes articles sur l’hôtel de ville de Poitiers :  avant rénovation, en cours de rénovation et après rénovation, l’ancien musée dans l’hôtel de ville, la science et l’agriculture de Louis Ernest Barrias sur le fronton, les tigres chimères d’Auguste Cain, les plafonds peints de Émile Bin (salle du blason), de Jean Brunet (salle des fêtes) et de Léon Perrault (salle des mariages, plafond et cheminée)

Le granny de Miss Fil (2)

Les deux premières étapes du SAL Granny de Miss Fil Miss Fil nous a livré hier la deuxième étape de son SAL… Très rapide à broder, la voici déjà… Pour la troisième étape, ça sera à mon retour de vacances… J’ai hâte de partir saedi prochain en Corse pour une semaine de repos !

Toutes les étapes de ce SAL :

Chaumont (2), graine de conscience 2

Chaumont, festival des jardins 2009, jardin 6 de Florence Mercier, vue 1 Après le domaine de Chaumont-sur-Loire, voici un de mes jardins préférés de l’édition 2009 du festival des jardins, sur le thème, les jardins de couleur… Sur le plan de visite, il s’agit du jardin n° 6, intitulé Graine de conscience 2. Sur un tout petit espace (le même pour chacun), Florence Mercier a poursuivi son projet commencé en 2008. J’ai beaucoup aimé accéder à ce jardin par deux entrées différentes, et le découvrir ainsi sous plusieurs facettes…

Cette vue, vous l’avez si vous franchissez, au bout d’une allée, trois gros pots qui barrent en partie le chemin…

Chaumont, festival des jardins 2009, jardin 6 de Florence Mercier, vue 2 Devant le mur minéral…

Chaumont, festival des jardins 2009, jardin 6 de Florence Mercier, vue 3 … des messages suspendus par les visiteurs sur des fils…

Chaumont, festival des jardins 2009, jardin 6 de Florence Mercier, vue 4 L’autre facette, c’est en passant de l’autre côté du mur, une allée étroite et végétalisée (que vous pouvez aussi trouver par l’autre entrée…)

Chaumont, festival des jardins 2009, jardin 6 de Florence Mercier, vue 5 Encore une autre vue, avec les reflets dans ce grand miroir. C’est un des jardins préférés cette année… Si vous lisez l’explication de la créatrice, vous devez retrouver une forêt tropicale qui évoque l’Océanie, un champ de fleurs pour l’Europe et un jardin shinto inspiré du Japon… Mais je préfère visiter le jardin sans lire ces textes très Bo-bo devant chaque jardin.

D’après le dossier en ligne, vous pouvez retrouver ses jardins sur les berges de la Seine à Épinay-sur-Orge, à Villiers-sur-Orge, à Ballainvilliers, dans le parc de l’université d’Orléans-La-Source, la zone de référence de Saint-Dizier, ou encore le jardin Vallon à Cachan ou le parc Songis à Troyes. Je n’en connais aucun, et vous ?

Retrouvez mes visites à Chaumont en 2009…, les liens sont peut-être plus jour sur la page consacrée à Chaumont