Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Rencontre avec Petite-Fée Nougat au Futuroscope…

Le tableau offert par Petite-Fée Nougat Le mois de mars a été riche en rencontres pour moi, après avoir passé un après-midi avec Cathdragon à Toulouse puis Jardin zen samedi dernier à Poitiers, et un peu avant Brigitte / Brigitbrod au dernier salon de l’AEF, c’est Petite fée Nougat qui est venue en famille au Futuroscope hier… Nous nous sommes tous retrouvés à l’entrée, avons filé voir à l’ouverture Arthur 4D (pas de queue à 10h, quand nous sommes sortis, c’était une autre histoire…), vu un autre film avec une queue, un autre sans attente, déjeuner ensembles, puis je suis allée voir l’un des nouveaux films de l’année qui n’aurait pas convenu à Océane, pendant qu’ils allaient découvrir les attractions que j’avais déjà vues l’année dernière ou les précédentes. Je vous fais un petit papier ce midi sur le Futuroscope et ses nouveautés 2009/2010.

Petite Fée Nougat et moi à la cafét du Futuroscope Petite fée Nougat n’est pas venue les mains vides, elle m’a offert l’un de ses superbes tableaux magnétiques, tout en papillons et en bleu ! Zut, j’aurais dû ajouter l’aimant qu’elle m’a offert à noël… De mon côté, je lui ai donné le cadeau qu’elle avait gagné pour les deux ans du blog et que je ne lui avais pas envoyé… Vivent les rencontres !

Il faut prendre le taureau par les contes de Fred Pellerin

Le parvis du théâtre ausitorium de PoitiersHier, j’étais de sortie au théâtre de Poitiers (oui, j’en entends certain(e)s, encore !) pour un spectacle très particulier, Hey Girl ! de Romeo Castellucci. Mais la semaine dernière, j’ai aussi vu Le grand C de la compagnie XY (pour une autre chronique) et Il faut prendre le taureau par les contes de Fred Pellerin, jeune conteur québecois déjà connu de la scène poitevine : il y est venu l’année dernière avec Arracheuse de temps, le spectacle qu’il fait tourner cette année et qui sera présenté en juin à Paris, puis à l’automne à Châtellerault, détail de la tournée sur le site personnel de l’artiste Fred Pellerin. Même si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas aller voir son spectacle, allez sur son site, vous verrez comment aller dans son village du Québec et découvrirez son univers, un site comme on en voit peu…

Le récit : Saint-Elie de Caxton, au Québec… La grand-mère de Fred lui racontait des histoires… Babine était le fou du village, le personnage expiatoire, exécuté en place publique régulièrement, le sot dont on se moque mais qui crée le lien entre chacun… Toute la vie d’un village ressurgit.

Mon avis : un spectacle tout en finesse, en conte, en musique et en chanson… La salle était ravie, bien pleine. Fred Pellerin s’est dit impressionné par ce TAP et ses 900 spectateurs, mais je n’ai pas vu beaucoup de places vides, à part celles des quelques conducteurs qui ont désespérément cherché des places de stationnement, la capacité officielle de l’auditorium où nous étions est de 1050 places, contre 720 dans la salle de théâtre (les chiffres officiels sont ici).

Du stationnement les soirs de spectacle… Revenons sur la question du stationnement un soir où les deux salles sont pleines… Je vous rappelle que les gens qui n’habitent pas le « plateau » (le centre-ville, minuscule et plus ou moins plat) de Poitiers sont obligés de venir en voiture, car le bus de nuit ne passe qu’une fois par heure jusqu’à minuit, et jamais à un horaire pratique par rapport aux spectacles. Et un bus de 20 places assises et 40 debout, (un peu plus si c’est un double) pour 1800 personnes, ça fait un peu juste. Il serait peut-être possible d’envisager des bus spéciaux les soirs de spectacle ? Les parkings ne sont absolument pas dimensionnés pour deux salles fonctionnant ensembles, ça marche quand il y a seulement l’auditorium ou seulement le théâtre, sinon, c’est la pagaille… Nos brillants politiques et urbanistes n’ont en effet prévu sous le TAP qu’un parking de 326 places (pour 1800 spectateurs, même si certains viennent à pied et les autres à deux, pas facile…), plus 632 places pas très loin, à Toumaï, à côté de la gare (chiffres officiels ici), mais où il y a aussi de nombreux abonnés, sans compter les clients des hôtels de la gare qui y ont un tarif préférentiel… Avec l’opération cœur de pagaille… (pardon, officiellement, ça s’appelle Poitiers cœur d’agglomération), il y aura encore moins de place en surface et plus d’abonnés dans les parkings, les soirs de spectacle, ça sera sportif, tout le monde à pied, c’est bon pour la santé… le maire l’a dit lors d’une réunion publique en octobre, mais cela risque aussi de décourager les abonnés, à force, et encore plus les spectateurs occasionnels.

Des giboulées de mars (6)

Le SAL de mars de Petite fée terminé Ce matin, je rejoins Petite fée Nougat et une partie de sa famille au Futuroscope, et je crains que les giboulées ne soient d’actualité… Hier, grêle, averses de pluie et timides rayons de soleil… et ça semble parti aussi ainsi aujourd’hui. En attendant, je vous montre la dernière étape du mois de mars, en attendant avril…

Toutes les étapes de ce SAL :

Biscornu de pâques

Biscornu de Pâques, la broderie Il y a déjà quelques semaines que Carmela nous a proposé une grille pour un biscornu de Pâques… Vous l’avez peut-être déjà vu chez elle, j’ai oublié de le montrer ici.

Biscornu de Pâques, face avec lapins et oeufs Deux lapins et des œufs sur la première face…

Biscornu de Pâques, face avec coeurs et poules … du point de croix et du point arrière pour cette deuxième face aux motifs géométriques avec des coeurs et des poules…

Rahan, nouvelle série, Le combat de Pierrette.

COuverture de Pierrette, série rahan Le livre : Le combat de Pierrette, Rahan, nouvelle série tome 7, scénario de Jean-François Lécureux, dessin d’André Chéret, couleurs de Chantal Chéret, Editions Lécureux, 2006, 56 pages (plus deux de textes), ISBN 2-913567-30-4.

L’histoire : Depuis plusieurs tomes, Rahan est à la recherche d’Oukaou. Tout semble bien aller jusqu’à ce qu’il rencontre le petit Malik, qu’il sauve de la noyade. C’est alors qu’il tombe sur une tribu de Néandertaliens…
Mon avis : ce tome a été rédigé en lien avec le Paléosite, à Saint-Césaire, en Charente-Maritime, entre Saintes et Cognac, où a été trouvé il y a une trentaine d’années le squelette relativement bien conservé d’un Néandertalien dans un niveau contenant une culture, le Châtelperronien, que les archéologues, jusqu’à présent, avaient du mal à situer. Il s’agit du plus récent Néandertalien Homo Neanderthalensis) trouvé à ce jour en France (pas en Europe), quelque part vers 36000 ans, alors que l’homme moderne (Homo sapiens, nous en un mot) était déjà présent sur le même territoire. Mais je reviendrai une autre fois sur la question, à propos du dernier livre de Grangé que je viens d’achever… Pour la bande dessinée, je trouve que ce n’est pas le meilleur Rahan, mais l’histoire se laisse lire… Et même si je sais bien que Rahan a fait beaucoup de tort à l’image de l’homme préhistorique (pour ceux qui viennent ici pour la première fois, j’ai une formation de préhistorienne et est travaillé justement sur des sites châtelperroniens et aurignaciens), en véhiculant de nombreux préjugés, il a aussi fait rêver des milliers de garçons (moins les filles, je pense), avec les accessoires de Pif gadget. J’ai la collection ancienne presque complète dans de vieilles collections, glanées ici et là…

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Fenêtres sur…

Trois fenêtres encadrées Dimanche dernier, c’était donc la journée de Fil Avanton 2010, très beau temps, peu de visiteurs à l’heure où je suis passée au château d’Avanton où je présentai une broderie au concours (chut, je ne vous l’ai pas montrée) sur le thème Fenêtre sur. Je me suis inspirée d’un modèle du n° 121 (juin 2006) de la revue Les idées de Marianne, en changeant la position de trois fenêtres et en adaptant les couleurs à la toile bleue pour doubles rideaux que j’ai choisie. J’ai pris un cadre du commerce et mis un petit molleton sous la broderie.

Trois fenêtres brodées Voici la broderie de plus près. Dans ce numéro de la revue, j’ai déjà réalisé trousse de couture brodée et un phare et une cabine de plage montées en pochette.

Les dix mots de la semaine de la langue française 2010

Bandeau des dix mots de la semaine françaiseCette année, je vous ai présenté tôt les dix mots de la semaine de la langue française (organisée par le ministère de la culture), qui a lieu cette année du 20 au 27 mars 2010. Vous pouvez relire ma participation en 2008 et en 2009… et maintenant aussi celles de 2011 et de 2012.

Il faut dire que cette année, les dix mots ne sont pas faciles à placer dans un seul texte, en prose ou en vers… Vous pouvez aussi proposer des définitions loufoques de tous ces mots, ou participer à des ateliers d’écriture ou de slam jusqu’à la fin du prochain week-end (le week-end dernier, j’ai oublié de vous signaler le week-end au musée Télérama…).

Je vous redonne donc les dix mots de l’année… et vous livre un texte qui ne me convient pas parfaitement, mais l’assiette de petits gâteaux qui accompagnait le thé est vide…

Les dix mots 2010 : crescendo / remue-méninges / mobile / variante / galère / baladeur / cheval de Troie / mentor / escagasser / zapper

En dépit d’un remue-méninges
autour d’un thé,
les multiples variantes

du texte ne convenaient toujours pas.
L’appel au mentor

ne fut d’aucun secours.
Quelle galère !
Aucun message sur le mobile,
personne ne répondait au SOS.
L’angoisse montait crescendo
zapper sur le baladeur

n’était d’aucun secours…
Le poète avait beau s’esgasser,
Rien ne lui convenait…
Un cheval de Troie allait-il sauver le texte ?

Des frivolités pour Défi de toile (12)

Trèfle en frivolité verte Le fil à variations vertes n° 8, coloris PM 05 de Défi de toile était tout désigné pour ces modèles de fleur et feuille de trèfles en frivolité proposés sur son blog par Monique / Bidouillette / Tibilisfil.

Retrouvez toutes les frivolités réalisées pour Défi de toile :

Les cinq cents millions de la Bégum de Jules Verne

verne_begum.jpg Après la Princesse de Clèves, de Madame de Lafayette le mois dernier, pour le défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie, j’ai relu Les cinq cents millions de la Bégum de Jules Verne. En fait, je ne m’en souvenais pas vraiment, j’ai lu tout Jules Verne dans la voiture entre la maison et le collège en classe de cinquième… J’aurais bien aimer lire aussi la nouvelle de Paschal Grousset dont Jules Verne s’est inspiré…

Le livre : Les cinq cents millions de la Bégum, de Jules Verne, première édition en 1879 dans la Bibliothèque d’éducation et de récréation de Jules Hetzel, il en existe de très nombreuses éditions sur le marché… J’ai pris le volume paru dans la collection lecture clé en français facile chez Nathan… Je ne suis pas très d’accord, pour comprendre ce récit, il faut un minimum de notions d’histoire…

L’histoire : dans les années 1870, à Londres. Le Dr François Sarrasin, un médecin français (ch’ti de Douai) présente une communication sur l’hygiène… Un avoué l’identifie comme un héritier des 525 millions de francs de la riche Bégum Gokool, en Inde. Quelques jours plus tard, un autre héritier se fait connaître, le professeur Schultze, un Allemand. Ils se partagent la fortune et s’en vont tous deux dans la très libérale Amérique naissante au capitalisme. Le premier construit une ville utopique, Franceville, avec les principes d’urbanisme et d’hygiène pour le confort de chacun. De son côté, Schultze construit Stahlstadt, avec une mine de charbon, de fer et une usine de métallurgie. Marcel, l’ami alsacien du fils de Sarrasin, réussit à s’y faire embaucher. Réussira-t-il à percer le secret de Stahlstadt et ses formidables canons ?

Mon avis : ce livre doit être replacé dans le contexte qui a suivi la guerre de 1870/1871, dont je vous ai un peu parlé ici. La perte de l’Alsace-Lorraine par la France, la course à l’armement qui précéda la guerre de 1914-1918 sont le fond de ce récit écrit en 1879. Les chiffres des bienfaits de Franceville sont biaisés, les chercheurs ayant sélectionné les habitants, il est impossible de les comparer à la population générale d’Amérique (elle aussi biaisée par l’immigration) ou d’Europe… Au passage, Jules Verne invente quand même les trop fameuses et meurtrières bombes à sous munitions (BASM, plus d’informations ici) et la téléconférence… Un petit livre à lire ou à relire…

Pour aller plus loin : voir Jules Verne à Nantes.


Logo du défi J'aime les classiques Je l’ai lu dans le cadre du défi J’aime les classiques (attention, nouveau blog) proposé par les Carabistouilles de Marie. Le mois prochain, un livre d’Albert Camus

Logo du challenge ABC critique de BabelioJ’ai sélectionné ce livre pour le défi ABC critique organisé par Babelio.

Périgueux, la tour de Vésonne

Périgueux, la tour de Vésonne, vue généraleLors de mon dernier voyage à Périgueux, j’ai pris quelques photographies, que je partage avec vous aujourd’hui… Après le musée de Vésunna, je vous emmène juste à côté, pour vous montrer la tour de Vésone.

Périgueux, la tour de Vésonne, vue avec la brèche dans le mur En fait, il ne s’agit pas d’une tour, mais de la cella (la partie sacrée) d’un temple romain construit dans la deuxième moitié du 2e siècle de notre ère. Ce temple était dédié à Vésonne, patronne de la ville. Situé à l’époque dans les murs de la cité, il s’est retrouvé hors-les-murs lorsque l’enceinte a été resserrée au 3e siècle (pour faire face aux invasions dites barbares). Construite en petit appareil très soigné en parement extérieur, mais en blocage de pierres liées avec le célèbre et très solide béton romain dans l’épaisseur des murs, la tour a survécu aux outrages du temps… Elle est quand même conservé sur 23 mètres de haut, environ 20 mètres de diamètre.

Périgueux, la tour de Vésonne, la partie basse À la base, les murs font plus de deux mètres d’épaisseur. Elle était recouverte e plaques de marbre, dont certaines ont été retrouvées lors des fouilles, comme le plan des autres pièces du temple et son péristyle (enceinte avec des colonnes).

Périgueux, la tour de Vésonne, la partie haute Encore une petite vue, il faisait très beau en ce début septembre 2009.

Pour aller plus loin : je vous conseille la lecture du guide archéologique de la France, Périgueux antique, par C. Girardy-Caillat (il date de 1998 mais doit encore se trouver, aux éditions du centre des monuments nationaux, ISBN 978-2-85822-225-4).