Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

De la critique…

logo pour la liberté d'expression Avant-propos un peu long mais indispensable : certains lecteurs ont subi des pressions à propos de critiques négatives ou mitigées sur leur blog, de la part d’éditeurs, d’auteurs et d’autres lecteurs. Je vous invite à lire ce billet chez Théoma/Audouchoc. Cela ne m’est pas arrivé pour des lectures, mais pour des critiques de cinéma (de la part d’un acteur) et d’art contemporain (de la part d’un pseudo artiste qui ne supporte pas certains artistes), j’ai laissé et les commentaires, et mes articles, en ajoutant un post-scriptum sur le premier. Vous remarquerez que dans les deux cas, ils ne laissent pas leurs coordonnées, pas de réponse possible. Tant qu’il n’y a pas d’injures ou de propos diffamatoires, je me refuse à supprimer un commentaire (d’ailleurs, les deux seuls que j’ai supprimés étaient des invitations à visiter des blogs pornos qui n’avaient rien à voir avec mon article). J’ai aussi eu des commentaires d’auteurs… contents des critiques, en cinéma, en lecture classique ou en BD… Il y aura sans doute des réactions (négatives) à mon prochain article sur Hey Girl, de Castellucci (programmé pour le 15 avril, j’ai attendu pour le rédiger que passe un peu mon ressenti à la sortie du spectacle et avoir l’occasion de le modifier avant parution, si jamais je m’amadouais sur le sujet). Si je n’aime pas un livre, un film, une exposition, je continuerai à le dire, même si ce livre m’a été envoyé gratuitement, rien ne m’engage à en faire une critique positive, si l’éditeur ou l’organisme tiers n’est pas content, qu’il n’envoie plus rien par la suite, libre à lui aussi, bien sûr. Je signale aussi toujours ce que je reçois gratuitement, pour ne pas vous induire en erreur, un don pourrait entraîner même involontairement une certaine indulgence. Les livres reçus pour critique ne sont pas égaux dans la démarche. Les services de presse des éditeurs ou des intermédiaires comme Chez les filles.com lisent nos critiques et peuvent se faire une idée de nos goûts littéraires, cibler les envois. Dans l’offre que j’avais reçue de Alapage, il s’agissait de choisir un livre jusqu’à un certain prix dans une sélection. Chez Babelio, l’opération masse critique propose de sélectionner des livres dans une liste collectée auprès des éditeurs, qui envoient ensuite l’ouvrage (je dois en recevoir un vers mi avril). Les démarches sont différentes. Je signale aussi quand j’emprunte un livre à la médiathèque, pas pour lui faire de la publicité (le lien renvoie à ma présentation de la médiathèque et pas directement sur le site de celle-ci), parce que je pense que ce n’est pas la même chose de lire un livre que l’on a acheté, un livre que l’on nous a donné (pour critique ou offert en cadeau), un livre que l’on m’a prêté ou un livre emprunté à la bibliothèque. Je vous ai déjà parlé de la manière dont je choisis mes lectures. Par ailleurs, vous l’avez probablement remarqué, j’organise mes articles de lecture en trois parties distinctes, la première donne les informations sur le livre (titre, auteur, traducteur, éditeur avec quand c’est pertinent et que je n’oublie pas un lien vers son site), un résumé personnel du début du livre (jamais la 4e de couverture), mon avis, bien identifié, et parfois, des liens utiles ou qui me semblent tels, signalés par un « Pour aller plus loin ». Il faudrait que je reprenne ainsi les tout premiers articles de lecture, il y a un peu plus de deux ans… J’essaye aussi de le faire pour le cinéma ou les spectacles.

Je devrais peut-être aussi rappeler systématiquement lorsque je ne paye pas une entrée de musée ou d’exposition? Mais c’est le cas en général, avec ma carte de l’Icomos, réservée aux professionnels du patrimoine (et pas gratuite, elle, juste pour information!). Les lecteurs réguliers le savent, mais pas les lecteurs occasionnels qui arrivent par un moteur de recherche.

Si une ville n’entretient pas un monument qui lui appartient, je le signale aussi.

Vous trouverez donc régulièrement ce logo, pour la liberté d’expression, je m’engage à mon tour.

 

Le poisson mouillé de Volker Kutcher

Couverture du poisson mouillé de Kutcher
J’ai reçu ce polar de la part du site Chez les filles.com (merci à lui et notamment à Suzanne).

Le livre : Le poisson mouillé, de Volker Kutcher, traduit de l’allemand par Magali Rigault, collection Seuil policier, éditions du Seuil, 566 pages, 2010, ISBN 9782020962599.

L’histoire : Berlin, de fin avril à fin juin 1929. Le commissaire Gereon Rath, fils de commissaire, qui a un frère ainé mort au chemin des dames et un autre qui a déserté en fuyant aux États-Unis, a été muté à Berlin suite à une bavure qu’il a commise à Cologne. Il est affecté à la brigade des mœurs et plonge vite dans le monde de la pornographie… Parallèlement, Berlin est en effervescence, avec de violentes manifestations (interdites) de communistes pour le 1er mai, et une répression abusive de la police. En même temps, le service voisin doit s’occuper du cadavre d’un inconnu repêché dans un canal. Accompagnant les cadavres de deux femmes tuées par la police, il reconnaît cet inconnu qu’il l’a croisé quelques jours plus tôt, cognant brillamment de nuit à sa porte. Il décide de ne pas révéler cette information et d’enquêter seul, espérant ainsi intégrer la brigade criminelle. Sur fond de police politique, d’agitation de communistes et d’émergence des SA et des nazis, il mène l’enquête non sans se livrer à nouveau à des actes violents.

Mon avis : si le Berlin de la fin des années 1920 me semble bien décrit, j’ai trouvé que ce polar manquait parfois de rythme. Dès le début, la scène de l’arrestation puis de l’interrogatoire des artistes pornos arrêtés chez un photographes, en tenues ridiculisant le régime impérial, m’a paru d’une longueur exagérée. Peut-être qu’un récit plus condensé (le roman fait plus de 550 pages) aurait servi le propos… Mais je ne regrette pas de l’avoir lu.

Il s’agit, d’après la quatrième de couverture, du premier roman d’une série mettant en scène le commissaire Gereon Rath. L’un des prochains volumes sera-t-il consacré à la crise de 1929, qui se déclencha en octobre ?

Logo de Chez les filles J’ai reçu ce polar de la part du site Chez les filles.com (merci à lui et notamment à Suzanne)., qui m’a déjà envoyé d’autres livres, que j’ai parfois aimés, parfois pas du tout. Retrouvez-les sur la page des livres reçus pour critique.

logo tour du monde en lecture J’ai sélectionné ce livre pour le tour du monde en lecture proposé par Livresque.

L’amphithéâtre de Périgueux

L'amphithéâtre de Périgueux, à l'extérieur La ville de Périgueux ne met pas mieux en valeur son amphithéâtre romain que la ville de Poitiers. Il va falloir que j’aille à Saintes vous faire des photographies d’un amphithéâtre mieux entretenu et mis en valeur… À Périgueux donc, l’amphithéâtre se trouve à quelques minutes à pied de la villa aménagée en le musée de Vésunna (qui en présente une maquette) et de la tour de Vésonne. Il était situé en périphérie de la ville romaine, comme la plupart des amphithéâtre, qui nécessitent de vastes espaces périphérique pour l’école des gladiateurs, la logistique (le pacage des animaux, etc.).

L'amphithéâtre de Périgueux, le jardin public Un square a pris place à l’intérieur de ce qui était l’arène et les gradins. Il a probablement été construit au cours du 1er siècle de notre ère. Sa maçonnerie imposante a fait qu’au début du Moyen-Âge, il a été remblayé et aménagé en motte castrale… Il reste donc plusieurs mètres de remblais sous le jardin (la ville a installé ici un jardin-école en 1875, confié à la Société d’horticulture) pour atteinte l’arène.

L'amphithéâtre de Périgueux, détail Seules dépassent quelques structures massives qui sont la partie supérieure qui supportait les gradins…

L'amphithéâtre de Périgueux, détail … et quelques vomitoires.

Les fouilles de 1821, puis 1877, reprises entre 1963 et 1982, ont montré qu’il pouvait accueillir 18.000 spectateurs dans un édifice de 80 travées, réparties du 141m de long pour 118 de large. Sa hauteur est estimée à 25 mètres.

L'amphithéâtre de Périgueux, détail Il mériterait sans doute d’être mis en valeur, c’est plus facile qu’à Poitiers, puisque, ici, il ne reste pas d’habitations à l’intérieur, mais un jardin public propriété de la commune.

Pour aller plus loin : je vous conseille la lecture du guide archéologique de la France, Périgueux antique, par C. Girardy-Caillat (il date de 1998 mais doit encore se trouver, aux éditions du centre des monuments nationaux, ISBN 978-2-85822-225-4).

SAL de Laureline (1)

Première étape du SAL de Laureline Comme je vous l’ai déjà annoncé, j’ai été soumise à la tentation par Claudine / Cloeti pour un bienvenue très printanier, avec des jolies poules, organisé par Laureline Broderie. Il y aura six étapes jusqu’au 7 juin, voici la première. J’ai pris une toile Aïda écrue et les fils recommandés, sauf le 3865 remplacé par le 3866 de DMC.

Toutes les étapes de ce SAL :

Boutons de fleurs

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une fleur blancheIl y a quelques semaines, mes passions les orchidées et les hoyas a ouvert une nouvelle communauté, boutons de fleurs. Entre deux giboulées samedi, je suis allée faire un saut au parc de Blossac pour prendre quelques photographies et encourager les femmes d’agriculteur qui y manifestaient… Mais comme j’ai aussi été taguée en blanc par Cythère / la maille au doigt, je commence par des fleurs blanches (je ferai mieux dans les prochains jours, article programmé, mais chut…), désolées, avec l’hiver, les étiquettes des arbres et plantes se sont détachées, et les jardiniers n’ont pas encore remis de nouvelles indications… Mais Emmanuelle m’a donné la réponse pour celui-ci, c’est un Viburnum tinus (ou laurier tin).

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une fleur blanche, le pied en entier Pour chacune, je vous mets le bouton de fleur et l’arbuste ou la fleur en entier, si vous avez des précisions, je les mettrai, je n’ai pas eu le temps de chercher dans mes livres de jardinage…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, mahonia en gros boutons Le mahonia est à peine fleuri,

Parc de Blossac le 3 avril 2010, mahonia en entier même si de plus loin, il est déjà tout jaune.

Parc de Blossac le 3 avril 2010, bouton de tulipier du JaponL’un des tulipiers du Japon est en gros boutons…

bParc de Blossac le 3 avril 2010, boutons et fleurs de tulipier du Japon Son voisin, plus au soleil, a déjà des fleurs épanouies…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, boutons et fleurs de tulipier du Japon … le voici en entier.

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une euphorbe Je poursuis avec une euphorbe…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une autre euphorbe … une autre différente… Mais je n’ai pas les noms de leurs espèces…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une plante inconnue à fleurs jaunes Parc de Blossac le 3 avril 2010, une plante inconnue à fleurs jaunes Une autre plante dont certaines fleurs sont en boutons, d’autres ouvertes…

La même de plus loin…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, narcisse Je poursuis avec un narcisse double (une fleur et le bouton caché dans le feuillage de l’arrière-plan)…

Parc de Blossac le 3 avril 2010, une tulipe et une tulipe qui a résisté à la précédente averse de grêle… Et bonne nouvelle, aujourd’hui, le soleil est de retour, même si de gros nuages le cachent encore parfois.

Les autres articles sur le parc de Blosssac

SAL brodeuse de Défi de toile (3)

SAL brodeuse de Défi de toile, la troisième étape Voici la suite du SAL organisé chez Défi de toile. La grille proposée par Sacha and Co a été découpée en six morceaux, nous poursuivons par celui en haut à gauche, très court encore. Il s’agit toujours d’une toile de lin jaune achetée chez Toto et de fils Rubis étoilé et Cristal de grenat, des fils de morphée, que j’ai acheté il y a déjà plus d’un an au salon de Moncoutant.

Les Toutes les étapes de ce SAL :

En avril, ne perds pas le fil (1)

Les contours du SAL en avril, ne perds pas le fil Pour avril, Petite fée Nougat nous propose une nouvelle grille mystère sur le thème En avril, ne perds pas le fil. Nous commençons par les contours, j’ai choisi un fil bleu soutenu sur une toile de lin jaune qui déforme un peu les motifs car les fils de trame et de chaînes ne sont pas exactement de la même grosseur. C’est le même que celui que j’avais utilisé pour février, je fais du ski

Toutes les étapes de ce SAL :

Le printemps de Mausimom… le superbe colis de Mariette

Echange de printemps, l'envoi de Mariette, l'ensemble fermé Avec Mariette, nous poursuivons l’échange organisé par Amandine / Xermaandco autour des grilles de Mausimom. Mon colis est parti chez Amandine, vous le découvrirez dans les prochains jours, je vous montre aujourd’hui le contenu du magnifique colis que m’a envoyé Mariette. D’abord, le tout dans l’emballage… bien plus qu’un emballage… une vraie merveille…

Echange de printemps, l'envoi de Mariette,l'ensemble ouvert … et le tout déballé, mais patience, je vous montre tout de suite le détail…

Echange de printemps, l'envoi de Mariette,le sac bleu D’abord le superbe sac tout bleu, tout doublé, avec la grille de printemps adaptée au cadre, une poche à l’avant très pratique. Je sens qu’il va vite m’accompagner au jardin, dès que le temps le permettra (de belles averses de grêle encore aujourd’hui).

Echange de printemps, l'envoi de Mariette, la boîte en fer Pour la gourmandise, elle était dans cette jolie boîte lorraine… et contenait (non, je n’ai pas tout mangé, juste goûté) de délicieuses madeleines.

Echange de printemps, l'envoi de Mariette, les graines et le livre de recettes Pour fêter le printemps, il était aussi prévu de joindre à l’envoi des graines (miam, que de bonnes choses à semer prochainement, mais tu exagères, Mariette, nous avions convenu d’un paquet de graines!) et un livre de recettes de légumes.

Echange de printemps, l'envoi de Mariette, la carte Pour finir, voici la carte… Pas de doute, Mariette habite en Lorraine, a des doigts de fée et un cœur gros comme ça ! Un grand merci à toi !

Nous avions commencé avec l’automne, vous pouvez revoir mon envoi et le colis que j’ai reçu de Mariette… Nous avons poursuivi avec la grille d’hiver, que j’ai finitionné en trousse, Amandine m’a envoyé son hiver maintenant (et elle a ajouté en plus le printemps), elle a pris du retard à cause d’un déménagement… Le récapitulatif de mon envoi se trouve ici.

Retour sur la fontaine Belle-Paule à Toulouse

Toulouse, fontaine Belle Paule, deux crapauds en bronzeVous avez été nombreux à réagir à mon article sur la fontaine Belle-Paule à Toulouse. Amaryllis, Dianou / Claudiane et Virjaja ont notamment parlé des petits animaux, grenouilles et autres au pied du socle… En cherchant de la documentation sur une autre fontaine avec Clémence Isaure, aujourd’hui disparue (Les Gloires de Toulouse), et son sculpteur, Paul Ducuing, dont je vous parlerai dans quelques mois (patience !), je suis tombée sur cet article du journal des débats politiques et littéraires n° 176 du 25 juin 1912 (que vous pouvez lire en entier sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Je vous livre donc ce texte, paru peu après l’inauguration de la fontaine dont le chroniqueur n’aime pas la modernité, et notamment pas ces petits animaux… J’ai mis en avant quelques passages en caractères gras.

 » […] M. Laporte Blairzy, autre enfant du pays, a été désigné pour  » ériger sur une place publique de Toulouse une fontaine monumentale à la mémoire de Clémence Isaure  » et on ne saurait lui reprocher d’avoir démesurément grandi un bibelot pour en faire un monument. Je lui reprocherais peut-être bien aussi, ayant coiffé Clémence Isaure du hennin d’Isabeau de Bavière, l’avoir juchée sur un socle modern style qui, n’étant pas très beau en soi, produit, par la juxtaposition brusque et le contraste, un effet de surprise assez déplaisant. Aux pieds de Clémence Isaure, au lieu des gloires de Toulouse, c’est ici un chœur de grenouilles qui apparaît. Et les exégètes de l’avenir découvriront peut-être dans la présence de ces batraciens un symbolisme très profond  » (extrait du journal des débats politiques et littéraires n° 176 du 25 juin 1912). Les goûts et les couleurs, la position face à l’art contemporain… mieux accepté presque cent ans après. Toutes les photos sont dans cet article.

Des frivolités pour Défi de toile (14)

Etoile blanche en frivolité Pour le fil blanc (n° 8) de Défi de toile, j’ai choisi l’étoile tirée du livre Frivolité de Bernadette Baldelli, Pierre Zech éditeur, 1999.

Retrouvez toutes les frivolités réalisées pour Défi de toile :