Retour sur la fontaine Belle-Paule à Toulouse

Toulouse, fontaine Belle Paule, deux crapauds en bronzeVous avez été nombreux à réagir à mon article sur la fontaine Belle-Paule à Toulouse. Amaryllis, Dianou / Claudiane et Virjaja ont notamment parlé des petits animaux, grenouilles et autres au pied du socle… En cherchant de la documentation sur une autre fontaine avec Clémence Isaure, aujourd’hui disparue (Les Gloires de Toulouse), et son sculpteur, Paul Ducuing, dont je vous parlerai dans quelques mois (patience !), je suis tombée sur cet article du journal des débats politiques et littéraires n° 176 du 25 juin 1912 (que vous pouvez lire en entier sur le site de la Bibliothèque nationale de France. Je vous livre donc ce texte, paru peu après l’inauguration de la fontaine dont le chroniqueur n’aime pas la modernité, et notamment pas ces petits animaux… J’ai mis en avant quelques passages en caractères gras.

 » […] M. Laporte Blairzy, autre enfant du pays, a été désigné pour  » ériger sur une place publique de Toulouse une fontaine monumentale à la mémoire de Clémence Isaure  » et on ne saurait lui reprocher d’avoir démesurément grandi un bibelot pour en faire un monument. Je lui reprocherais peut-être bien aussi, ayant coiffé Clémence Isaure du hennin d’Isabeau de Bavière, l’avoir juchée sur un socle modern style qui, n’étant pas très beau en soi, produit, par la juxtaposition brusque et le contraste, un effet de surprise assez déplaisant. Aux pieds de Clémence Isaure, au lieu des gloires de Toulouse, c’est ici un chœur de grenouilles qui apparaît. Et les exégètes de l’avenir découvriront peut-être dans la présence de ces batraciens un symbolisme très profond  » (extrait du journal des débats politiques et littéraires n° 176 du 25 juin 1912). Les goûts et les couleurs, la position face à l’art contemporain… mieux accepté presque cent ans après. Toutes les photos sont dans cet article.

9 réflexions au sujet de « Retour sur la fontaine Belle-Paule à Toulouse »

  1. amaryllis

    Tant pis pour ce mauvais coucheur… moi ça me plait. Par contre j’ai essayé de trouver et de lire sur ton autre lien mais

    1 je ne suis pas douée, j’ai pas trouvé

    2 de toute façon quand j’agrandis ce n’est pas lisible chez moi

    Bisous et merci pour ta réponse Véronique.

     

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    1. Véronique D

      Ah, c’est écris très petit sur ce journal… Il faut que tu trouves les promenades aux salons, le bas de la première colonne et le haut de la seconde concerne ce que je cherchais sur la fontaine du Grand Rond, la suite la fontaine Belle Paule…

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  2. dianou

    bonjour, merci pour l’article, comm quopi celui qui a mis là les grenouilles était très en avance sur l’art à venir, quand au  » critique  » encore une vieille garde qui ne veut pas évoluer! elles sont pourtant bien belles ces grenouilles , hihi merci gros bisous et bonnes fêtes de pâques , dianou

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  3. Alain

    Ce n’est pas la fontaine de « la Belle Paule », son nom est « la Poésie romane ». On utilise souvent le nom plus familier de Clémence Isaure, prévu au moment de la conception, mais refusé au moment de l’inauguration le 3 mai 1913 car le personnage représenté n’était pas conforme à l’idée qu’on s’en faisait alors. C’est d’autant plus curieux que Clémence Isaure est un personnage fictif (rien à voir avec la Belle Paule) qui a servi à justifier autrefois la provenance de grosses sommes finançant l’académie de la Gaye Science.
    Octave Sage n’était pas négociant mais pharmacien sur la placette de la Concorde.
    Cette statue est maintenant très appréciée des habitants du quartier des Chalets qui doivent en fêter le centenaire le 26 mai 2013.
    Il y a ici quelques photos supplémentaires : ///Lien wikipedia supprimé par l’administratrice du blog, voir la réponse au commentaire ///.

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    1. Véronique Dujardin Auteur de l’article

      Ce blog n’accepte pas les liens vers wikipedia, dont les sources ne sont pas vérifiées et susceptibles d’être modifiées à tout moment. Je n’accepte que les articles vers des sources historiques ou des revues à comité de lecture. Pour l’accueil de l’œuvre, il fut très mauvais lors du salon des artistes français de 1912, voir cet article du journal des débats politiques et littéraires n° 176 du 25 juin 1912 que vous pouvez lire en entier sur le site de la Bibliothèque nationale de France.

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