Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Un nouveau marque-page en frivolité

Marque page en frivolité pour Pat à bois Aujourd’hui, la loi du 9 décembre 1905 de séparation des églises et de l’État a 105 ans… ce qui n’empêche pas la laïcité d’être souvent menacée. Des rassemblements auront lieu pour rappeler l’importance de cette loi dans de nombreuses villes en France. À Poitiers, le rendez-vous est fixé à midi et quart devant la copie de la statue de la Liberté (j’y serai, bien sûr, sauf empêchement de dernière minute) et il y aura une conférence à 19h30 à la MJC Aliénor d’Aquitaine (je n’y serai pas). Le seul site où j’ai trouvé le plus de lieux et heures de rassemblement, c’est ici (ils ont oublié le rassemblement de 12h15… mais vous aurez confirmation ici). Partout à travers la France seront aussi plantés des arbres de la laïcité… Voilà un excès de politique pour mon blog cette semaine… Revenons à la frivolité… à la navette!

Je ne pouvais pas envoyer à Pat-à-Bois seulement un cordon à la lucette, même si cela lui donne une idée de ce que je voulais faire avec ce petit objet, ce n’est pas très fun… J’ai choisi un modèle pour frivolité à la navette créé par Jon Yusoff, qui nous propose plusieurs modèles gratuits sur son blog écrit depuis la Malaisie, ici, c’est Two-by-two bookmark (merci à Monique / Bidouillette / Tibilisfil pour l’idée du marque-page). J’ai utilisé deux fils assez fin de Défi de toile acheté à l’AEF en début d’année 2010. Je l’ai réalisé avec une seule navette et la bobine de fil. Un ou deux anneaux ne sont pas assez serrés, le fil a tournicoté, e une fois, en voulant mieux serrer, il a cassé… J’ai oublié de mettre une échelle sur la photo, désolée… je dirais qu’il mesure une douzaine de centimètres de long…Et pour qu’Odine ne se sente pas délaissée, j’ai ajouté des ciseaux avec leur petite pendouille et leur étui.

Apocalypse bébé de Virginie Despentes

Couverture de Apocalypse bébé, de Despentes pioche-en-bib.jpglogo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010Ce livre a reçu le prix Renaudot 2010, mais je l’avais réservé avant à la médiathèque, ayant vu qu’il revenait souvent dans les critiques dans les revues et sur les blogs… avec des avis très contrastés, certains ont adoré, d’autres détesté… Il rentre aussi dans le cadre du challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya.

Le livre : Apocalypse bébé de Virginie Despentes, Éditions Grasset, 2010, 343 pages, ISBN 978-2246771715.

L’histoire : à Paris aujourd’hui. Lucie, employée dans une agence de détectives privés spécialisée dans la surveillance d’ados paumés et de nettoyage de pages web, prend un savon par une cliente dans le bureau de son chef… Elle a perdu la trace de Valentine, 15 ans, qu’elle surveillait depuis 15 jours, et sa grand-mère n’est pas contente… mais lui demande quand même de retrouver sa petite-fille. Pas formée à ce type de recherche, Lucie demande l’aide de la Hyène, un mythe du milieu des détectives, free lance, lesbienne militante (Lucie a peur de tomber entre ses griffes). Très vite, il apparaît que Lucie a changé ces derniers mois, changement vestimentaire, rejet du portable, des copains (en fait, elle n’en a pas vraiment, dans sa nouvelle école pour riches paumés)… Son père, avec qui elle vit, écrivain sur le déclin, ne pense qu’à son nouveau livre qui vient de sortir, sa grand-mère est trop intrusive. Sa mère l’a abandonnée quand elle était bébé, mais il apparaît vite de Valentine a retrouvé ses cousins et son autre grand-mère… Enlèvement, fugue? En passant par Bourges, l’enquête mène les deux femmes à Barcelone…

Mon avis : trop trash à mon goût… les scènes de partouses bissexuelles sont de trop! Comme le père de la jeune disparue, j’imagine l’auteure… Je cite, page 41 :

Mais il y avait eu Internet. Aujourd’hui, il devait faire un effort constant pour ne pas passer ses journées à tourner en rond sur la toile, hagard et accablé. Les commentaires. Cet anonymat crapuleux, litanie d’insultes obstinées, délivrées par des incompétents. […] Les commentaires de la toile. Il ne s’y faisait même pas insulter. Il aurait voulu pouvoir s’affoler, s’offusquer, se plaindre du traitement qui lui était réservé. Mais il n’était même pas jugé assez intéressant pour que les veaux tarés lui fassent l’aumône d’un mauvais sort. Il en était réduit à écrire, lui-même et sous pseudonyme, quelques phrases de louange subtilement critique sur les forums et blogs littéraires.

Les lecteurs incompétents de la toile, peut-être, mais ils disent ce qu’ils pensent des livres, genre j’aime / j’aime pas, sans se laisser corrompre comme les critiques littéraires ou les jurés de prix littéraires… (vous pouvez relire ma position sur la critique ici). Alors sur ce coup là, moi, je n’ai pas aimé! Pas seulement à cause des pages de sexe trash, aussi pour le manque de consistance des personnages, le style qui ne me convient pas, l’histoire improbable (avec la bonne-sœur à Barcelone, la fin du roman, par exemple). Passer du point de vue d’un narrateur à l’autre ne me gène pas, d’habitude, mais là, c’est un peu trop hermétique entre chaque point de vue. Le portrait d’une époque, conclut la quatrième de couverture… j’espère bien que ce n’est pas le cas!

Un cordon à la lucette… et débat ma santé et moi

La lucette et le cordonJe n’ai pas été très présente sur les blogs des amis et fidèles lecteurs ces deux derniers jours… Lundi soir, je suis allée à l’inauguration d’une exposition au conseil général de la Vienne sur les presses à copier réalisée par la MJC de Chauvigny, un sujet sur lequel je reviendrai dans mon article « sortie » samedi prochain. Et non, je n’étais pas hier soir à la leçon de cinéma de Nicolas Saada aux rencontres Henri Langlois à Poitiers (qui devait pourtant être un grand moment de cinéma… j’en verrai le résultat dans quelques semaines avec la scène d’Hitchcok reconstitutée), mais à une rencontre « Ma santé et moi » organisée par la mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), en présence du président, Thierry Beaudet, avec des adhérents, des militants, mais aussi 1/3 de non adhérents de la mutuelle, des acteurs de la santé (ARS, caisse primaire d’assurance maladie, CHU, médecins généralistes, prothésiste, acteurs de quartiers, etc.), et au total environ 300 personnes intéressées par l’avenir de l’assurance maladie et le rôle des mutuelles dans un contexte de privatisation de plus importante de la santé. Promis, je ne vous reparlerai plus du sujet, (enfin, pas tout de suite…) mais si vous souhaitez contribuer d’une manière ou d’une autre à ce grand débat national lancé par la MGEN, chacun peut écrire sur le site dédié « Ma santé et moi ». Je suis d’ailleurs en train de préparer un texte de contribution sur un sujet qui me tient à cœur et qui n’a pas été abordé, celui du parcours de soin et dans le cas des maladies rares, sur le recours (trop souvent ignoré) aux centres de référence créés pour coordonner les maladies rares par grande famille à travers toute la France…

Revenons au sujet de ce matin… Il y a quelques mois, je vous parlais d’une envie de lucette et vous présentais alors l’engin et un lien vers une vidéo… Finalement, je trouve qu’elle est beaucoup trop rapide et je vous en ai trouvé une plus lente, plus facile à suivre. Cet été, Pat-à-Bois avait eu la très grande gentillesse de venir m’apporter en main propre, avec , Odine, au Grand-Bornand où j’étais avec mon père, une magnifique lucette. Je l’ai tout de suite essayé, avec un coton assez fin arlequin de DMC, voici ce que cela donne… La lucette fonctionne parfaitement.

Le cordon réalisé à la lucetteEnsuite, j’ai laissé le cordon de côté, je ne savais pas quoi en faire… Finalement, je l’ai transformé en tour de cou avec un bidule pour suspendre ce que l’on veut… et il est parti chez Pat-à-Bois (si la poste daigne le distribuer, à retrouver ici et ou encore ) !

La gare de Tours (4), des céramiques peintes

Les anciens guichets de la gare de Tours, carte postale ancienneLes anciens guichets ont disparu…

Tours, la gare, l'intérieur, 01, vue ancienne … mais dans la gare de Tours, dont vous pouvez voir les deux grandes nefs sur cette carte postale ancienne, se trouve une série de 18 panneaux de céramique peinte. Chaque panneau est composé de 120 carreaux de 15 cm de côté , 8 carreaux dans le sens de la largeur et 15 dans le sens de la hauteur. Ils représentent des sites touristiques de Touraine, de Bretagne, d’Auvergne, du Sud-Ouest et des colonies. Ils ont été placés sur les murs nord et sud de la gare, sur chaque pilier qui soutient l’imposante charpente métallique.

Tours, la gare, l'intérieur, 15, Amboise déposéIl s’agit bien de céramique peinte, et non de fresque, comme le laisserait supposer cette affichette de la SNCF apposée devant le panneau de la ville d’Amboise. La fresque a un sens très précis, il s’agit d’une technique particulière de peinture murale réalisée sur un enduit (appelé intonaco) quand il est encore frais (a fresco) et humide. Nous avons donc ici non pas des fresques, mais des carreaux de céramique peinte puis cuite. Cette technique était très prisée pour décorer l’intérieur comme l’extérieur de certaines demeures et lieux publics au tournant du 20e siècle et jusqu’à la Première Guerre Mondiale.

D’après le dossier documentaire établi par le service de l’inventaire du patrimoine culturel de la région Centre et les inscriptions portées sur les panneaux, celles-ci ont été réalisées à Sarreguemines. Il porte sur 16 des 18 panneaux, mettant à part Langeais et Chinon.

Tours, la gare, l'intérieur, 08, Chinon, signature J’ai en revanche un problème pour l’un des auteurs des peintures sur céramique. D’après le dossier documentaire, elles seraient de Eugène Martial Simas. Mais sur le panneau de Chinon porte la signature  » Alain Mothes / le 20.01.[18]92 [? 8] « . Je lis 92, mais il doit plus probablement s’agir de 1898, comme pour les autres panneaux datés et les sculptures de la façade. En 1892, le projet de gare de Tours n’était de toute façon pas arrêté. Ou alors, c’est du recyclage d’un panneau prévu pour un autre projet…. La même signature, sans date, se trouve sur le panneau de Langeais.

Tours, la gare, l'intérieur, 24, Biarritz signature Pour mieux comprendre les signatures, il faut reconstituer l’histoire des productions de Sarreguemines, très bien exposée sur le site de l’association Sarreguemines Passion, sur le site du musée de Sarreguemines et sur celui du musée de Digoin. Je résume ici juste ce qui permet de comprendre les œuvres de la gare de Tours. Fondée par Utzschneider, la guerre de 1870 (voir sur ce sujet mon article de l’année dernière, à propos du monument aux morts de 1870 de Poitiers, l’histoire de ce conflit et des monuments érigés quelques années plus tard). L’héritier de la manufacture, Alexandre de Geiger, bavarois naturalisé français en 1843, s’exile à Paris et confie la gestion du site de Sarreguemines à son fils Paul. Cela explique les marques AJG 172 avenue de Choisy à Paris, que l’on retrouve sur les sept premiers panneaux à droite quand on rentre dans la gare, soit ceux consacrés à Azay-le-Rideau, aux gorges du Tarn, à Loches, à Biarritz (la photo), à Belle-Ile, au château de Josselin et à Erdeven (pas d’inquitétude, vous les verrez bientôt en grand).

Alexandre de Geiger décide de construire en 1876 une usine à Digoin en Saône-et-Loire, ouverte en 1877. Elle sera rejointe un peu plus tard par une autre usine à Vitry-le-François dans la Marne, qui produira les poêles en faïence à partir de 1899, puis, après la mort d’Alexandre en 1891, son fils Paul fit construire une usine aux portes de Paris, à Saint-Maurice près de Sceaux, avec pour signature Saint-Maurice à Paris.

Tours, la gare, l'intérieur, 12, Cahors, signature À partir des années 1880 et surtout 1890, Sarreguemines (sur place et celle exilée à Digoin et Paris) produit des céramiques du bâtiment et notamment des panneaux décoratifs qui sont exportés dans le monde entier. Et voilà pourquoi on retrouve la mention Sarreguemines Digoin Paris sur les panneaux de Carcassone, Cahors (la photo) et Fontarabié.

Tours, la gare, l'intérieur, 14, le Mont-Dore, signature Sur les panneaux d’Arcachon et du Mont-Dore (la photo), on lit UC Digoin Paris, UC pour Utzschneider et Compagnie.

Tours, la gare, l'intérieur, 34, Fontarabie, signature Simas Par ailleurs, les modèles sont peints dans l’atelier de la Porte Blanche à Paris par des peintres décorateurs qui acquièrent une certaine notoriété, comme Eugène Martial Simas (retrouvez ses œuvres dans la base Joconde, dont on retrouve la marque isolée sur le panneau de Luchon ou associée aux précédentes pour Arcachon, Cahors, le Mont-Dore, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie (la photo) où elle est dans le coin opposé à la marque de fabrique. Il a aussi réalisé la décoration du pavillon Lefèvre-Utile (LU) à l’Exposition universelle de 1900 ou un décor pour le château Laurens à Agde.

Et Alain Mothes, alors? Et bien, mystère… Il devait être un autre peintre de l’atelier.

Gare de Tours, panneaux en céramique déposés en 2016

PS: lors d’un passage dans la gare en novembre 2016, j’ai vu que les panneaux peints ont été déposés pour restauration…

Tous les articles sur la gare de Tours : l’ancien embarcadère, la façade par le sculpteur Henri Varenne et le projet de l’architecte Victor Laloux, les allégories de Limoges et Nantes par Jean Hugues, allégories de Bordeaux et Toulouse par Jean-Antoine Injalbert, les céramiques peintes du côté nord (Carcassonne, Langeais, Chinon, Arcachon, Cahors, Luchon et, pas photographiés, Vicq-sur-Cère et Amboise), du côté sud (Azay-le-Rideau, les gorges du Tarn, Loches, Biarritz, Belle-Isle -en-Mer, Josslin, Erdeven, Saint-Jean-de-Luz et Fontarabie) et leurs signatures (Utzschneider et Compagnie, Alexandre de Geiger, Digoin, Paris, Sarreguemines, Simas, Alain Mothes).

Décembre, fêtons noël (1 à 3)

SAL décembre de Petite fée Nougat, étapes 1 à 3, les contours, un bonnet et des étoiles Et voici déjà le dernier mois du calendrier de Petite fée Nougat. En décembre, fêtons noël… pour les contours, j’ai été un peu folle, j’ai brodé avec le fil métallique que je déteste… Puis j’ai choisi le bonnet du père noël et des attaches parisiennes en forme d’étoile… Toile DMC aïda vert pâle, même si ça ne se voit pas trop sur la photo… Me voilà à jour avec même une étape d’avance! Et bon repos à Petite Fée, qui fait une petite pause blog pour s’occuper calmement de sa famille et de ses élèves…

Retrouvez toutes les étapes de ces SAL

Drôle de chantier à Saint-Nazaire de Le Bourhis

Couverture de Drôle de chantier à Saint-Nazaire, de Le Bourrhis Je l’ai acheté chez un bouquiniste au marché du dimanche aux Sables-d’Olonne, pour le lire sur la plage (euh, avec un ciré, assise sur un rocher), juste après le salon de Moncoutant

Le livre : Drôle de chantier à Saint-Nazaire de Firmin Le Bourhis, collection Enquêtes et suspense, Éditions Alain Bargain, 2006, 302 pages (numérotées une page pour le feuillet gauche et droit), ISBN 978-2914532806.

L’histoire : Quimper, le 12 janvier… (2005 ou par là). Une voiture est repêchée à la sortie du port du Corniguel, dans les eaux de l’Odet, un cadavre côté passager, le capitaine François Le Duigou et le lieutenant Phil Bozzi sont chargés de l’enquête… Premier obstacle, le corps a séjourné un moment dans l’eau, et aucun élément pour l’identifier… La voiture appartient à une société de location, mais l’occupant n’est pas le locataire, un Polonais qui travaille comme co-réalisateur aux chantiers navals de Saint-Nazaire, mais celui-ci a signalé la disparition de sa voiture suite à une soirée en marge du chantier, où étaient présents trois types d’employés, ceux des chantiers, les intérimaires et les co-réalisateurs (des étrangers qui font le même travail, mais payé selon les salaires de leur pays d’origine). Très vite, une vieille dame arrive à Quimper, elle croit avoir reconnu son fils… ingénieur, chômeur, il est depuis quelques mois responsables des mêmes intérimaires à Saint-Nazaire, mais il est sensé être parti en voyage avec sa nouvelle petite amie en Asie le lendemain de la soirée où la voiture a disparu.. Qui était sa mystérieuse petite amie que ses collègues ne semblent pas connaître? Que s’est-il passé à cette fameuse soirée? L’enquête est transférée à Saint-Nazaire…

Mon avis : si ce polar permet de comprendre le fonctionnement des chantiers de Saint-Nazaire, la partie polar et enquête est vraiment trop lente et trop approximative à mon goût… Le recours à l’odorat pour identifier le meurtrier (qui finalement a commis un autre crime…), pourquoi pas, mais les multiples allusions à cette techniques sont un peu lourdes. Bref, avis très mitigé pour ce livre côté intrigue et enquête, il y a des polars beaucoup mieux écrits, qui permettent à la fois de découvrir un milieu (ici les chantiers) et de suivre une enquête avec moins de lourdeur… Et puis, si j’ai retrouvé un peu l’ambiance des chantiers, que j’ai visités il y a quelques années dans le cadre de ma formation pour les grues protégées monument historique (et le musée à l’extérieur de l’enceinte), puis de loin lors de Estuaire 2008, je trouve que cela manque un peu du chantier par lui même, si impressionnant, notamment le transport interne à vélo pour les employés…

Une feuille d’automne…

Feuille d'automne brodée Oui, je sais, c’est l’hiver qui s’est invité sur une bonne partie de l’Europe cette semaine (enfin 23° à Athènes mercredi quand même… mais -19° au Pays-de-Galle). De mon côté, j’en suis toujours à l’automne avec cette feuille tirée d’un modèle de la revue Anna, n° 36 (octobre 2010), brodée sur de la toile à double rideau qui déforme un peu avec les fils lune de miel et terre brûlée, de Annick Abrial / les fils de morphée, acheté au salon de Moncoutant 2010. Les couleurs ne rendent pas très bien sur la photo… Pour la finition, c’est par là.

Chamber Music de Ballaké Sissoko et Vincent Segal

Le parvis du théâtre auditorium de PoitiersJe poursuis ma saison au TAP. Il va y avoir un grand trou jusque début février, puis ça va se bousculer côté spectacles… je vais profiter de la trêve pour retourner au cinéma, que j’ai un peu trop délaissé ces derniers mois. Je suis donc allée voir Chamber Music de Ballaké Sissoko et Vincent Segal. Je les avais entendu l’année dernière (en octobre 2009) au Pont les artistes sur France Inter, je n’ai pas hésité une seconde pour leur sélection dans mon abonnement… et je ne suis pas la seule, la salle était comble! Et je suis ravie de ma soirée avec deux artistes qui avaient une pêche d’enfer, une grande complicité que l’on sentait passer du joueur de kora à celui de violoncelle, sur des musiques majoritairement d’influence africaine, écrits par le Malien Ballaké Sissoko, avec des sonorités que l’on n’imaginerait pas du violoncelle de Vincent Segal (qui a lui aussi écrit quelques morceaux d’influence française). Je regrette vraiment de ne pas avoir pu assister à 18h30, avant le spectacle, à leur leçon de musique… Alors, s’ils passent près de chez vous, foncez. Sinon, dans les bacs de votre disquaire (ou autre vendeur de produits culturels, ou en téléchargement légal), vous pouvez retrouver l’album du même titre, Chamber Music, qu’ils ont enregistré à Bamako au Mali, dans les studios fondés par Salif Keita. Vous pouvez aussi découvrir un extrait sur Dailymotion ou lors d’un enregistrement d’Arte à l’occasion festival des suds à Arles. FIP leur a aussi consacré récemment un article où vous trouverez d’autres liens…

PS: Vincent Segal a depuis réalisé la musique du film La Vierge, les coptes et moi, de Namir Abdel Messeeh.

Bravo à Isabelle Marchetti!

Isabelle Marchetti, présidente fondatrice de l'association Valentin Apac, femme formidable 2010 Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques, dont je suis secrétaire, et notamment à l’occasion de la dernière journée des associations de Poitiers, ou il y a trois semaines pour vous demander de voter pour le prix des lectrices décerné dans le cadre des femmes formidables du magazine Femme actuelle. Les résultats ont été rendus publics cette semaine (un tout petit article en ligne et dans le magazine daté de lundi 29 novembre 2010). Grâce à vous, aux lectrices et aux adhérents et sympathisants de l’association, Isabelle a reçu le premier prix des lectrices!!! Soit une belle reconnaissance et un joli chèque de 10.000 € pour l’association, l’assemblée générale de janvier prochain sera l’occasion de décider de nouvelles actions. Un grand merci à vous tous et bravo à Isabelle (surtout, bon courage à toi et à JB, vous êtes dans une période difficile d’attente de diagnostic… et merci à Thierry pour la photo pour laquelle Isabelle a posé spécialement pour mon blog…). Et chut… je vais trahir un secret: elle brode aussi! Il y aura un plus grand article dans le numéro de lundi prochain (daté du 6 décembre 2010) de femme actuelle.

Logo de l'association Valentin ApacPour rappel, l’association Valentin Apac s’occupe d’anomalies chromosomiques, qu’elles soient des anomalies de nombre (trop de chromosomes présents comme les trisomies 21 et surtout pour nous plus rares, 13 et 21, ou le syndrome de Klinefelter, qui concerne des hommes avec deux chromosomes X et un Y, ou encore pas assez de chromosome comme pour les filles et femmes avec syndrome de Turner qui ont n seul chromosome X), ou des anomalies de structure (quand des fragments de chromosomes permutent, manquent ou sont en surnombre, comme dans les délétions, les translocations, les insertions, les inversions, etc.). N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez plus d’information sur l’association Valentin Apac, association de porteurs d’anomalies chromosomiques (ou contactez directement l’association par le dernier lien). C’est une association sérieuse, le site a le label Honcod (Health on the web), les informations sont validées par un comité scientifique.

Une boîte pour ATC (3)

Boîte à ATC, 03, finie, de face Me voici donc maintenant avec une solide boîte pour ranger mes ATC, et huit fausses ATC pour décorer cette boîte. Je n’ai donc plus eu qu’à faire un peu de collage et voici ce que ça donne de face…

Boîte à ATC, 04, finie, de dos … et de dos! Le vernis colle, bien que mat, brille un peu, mais cette boîte me plaît bien, quelque soit la face qui apparaîtra, je saurai ce qu’elle contient!

Quoi, vous voulez aussi voir ce que cela donne avec les ATC? Bon, peut-être dans les prochains jours…