Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Au bonheur des Dames de Zola

Logo du défi J'aime les classiques Couverture de Au bonheur des Dames de Zola Le défi J’aime les classiques proposé par les Carabistouilles de Marie, s’est achevé fin 2010 mais j’ai décidé de le poursuivre avec une lecture chaque fin de mois. J’ai failli zapper février… Dans le cadre de ce défi, il me semblait indispensable de relire un livre d’Émile Zola… lequel choisir, L’assommoir? Germinal? Un moins connu, comme le docteur Pascal? Finalement, j’ai choisi un titre qui ne eut qu’intéresser les lectrices de ce blog et en particulier celles qui courent les grands magasins!

Le livre : Au bonheur des Dames (tome 11 des Rougon Macquart), d’Émile Zola, première édition en 1883 (lu en livre de poche n° 228, 1979, 504 pages 😉 Si vous avez la flemme de le relire, vous pouvez le télécharger sur ce site de littérature audio (c’est un site gratuit d’une association qui veut faire partager la littérature): il y en a pour un peu plus de 17h en tout, mais vous pouvez l’écouter chapitre par chapitre sur votre MP3!

L’histoire : de 1864 à 1869, sous le Second Empire, dans un Paris en pleine restructuration (avec notamment le percement des grands boulevards). Après la mort de sa mère puis de son père, Denise Baudu quitte sa Normandie pour s’installer à Paris, où l’a invité son oncle, qui possède une petite boutique de « nouveautés ». Elle prend donc le train avec ses deux frères, Jean et Pépé. Mais très vite, il lui faut survenir à leurs besoins, la boutique de son oncle connaît des difficultés, concurrencée par l’émergence des grands magasins. Fascinée par l’un de ceux-ci, Au bonheur des Dames, sur les grands boulevards, elle réussit à s’y faire embaucher. Mais le travail des vendeuses est pénible, le patron, un vrai tyran… Denise, qui vient de sa Normandie, a du mal à s’intégrer. Elle est cependant remarquée par le directeur, Octave Mouret. Très vite (il fait tout vite, agrandir sa boutique jusqu’à en faire un grand magasin, tuer le petit commerce du quartier), il souhaite l’épouser et lui donner la seconde place dans la direction du magasin. Venant du même milieu que les employés, sera-t-elle plus humaine avec eux?

Mon avis : Le débarquement à la gare Saint-Lazare et la description des Grands Magasins du boulevard Hausmann (même si les modèles de Zola sont le Bon Marché et les Grands Magasins du Louvre, devenus la Samaritaine avant qu’elle ne ferme il y a quelques années), ne dépayseront pas certaines d’entre vous, même s’ils ont vieilli depuis… la société de consommation naissante vaut de relire ce grand Zola! Tout y est déjà, l’achat m’as-tu-vu (pas pour une rollex, mais c’est pareil…), l’exploitation des vendeuses… et la lutte du petit commerce de proximité face aux gros nouveaux requins (les grands magasins, transposez aujourd’hui comme vous voulez). À lire ou relire absolument!

Pour aller plus loin : je vous conseille d’aller voir la très belle exposition virtuelle réalisée par la bibliothèque nationale de France.

La sculpture 15e siècle, façade de Sainte-Radegonde à Poitiers (1)

Poitiers, église Sainte-Radegonde, le portail avec les parties des 19e et 21e sièclesEn ce dimanche midi, nous retournons voir le portail de l’église Sainte-Radegonde à Poitiers. Nous descendons donc sur le parvis de justice, traversons la partie pavée et regardons la façade. Sur le clocher-porche roman a été plaqué, à la fin du 15e siècle (lors des derniers travaux de restauration, les vantaux du portail ont pu être datés par dendrochronologie : les bois ont été abattus vers 1490, voici qui date à peu près le portail et le parvis) un portail gothique flamboyant. Je vous remets la photographie de la semaine dernière, il vous faut donc faire abstraction des rectangles bleus (copie de gargouilles en matériau polymère) et le grand rectangle rouge (sculptures de la fin du 19e siècle (Vierge à l’Enfant, saintes Agnès, Radegonde, Disciole, saint Hilaire). Cette église a une longue histoire, que je ne reprends pas ici, reportez-vous aux articles précédents, et aussi à ceux-ci sur le chevet et le tombeau de Radegonde, ainsi que pour un chapiteau qui porte Daniel dans la fosse aux lions et la Tentation d’Adam et Ève.

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, 1, la clef de voûte La voussure (l’arc qui entoure le portail) est composée de quatre rouleaux. Nous allons faire abstraction de celui qui est complètement à l’extérieur. Pour les trois autres rouleaux, au centre, le Christ, sur la clef de voûte, est encadré du collège apostolique (l’ensemble des douze apôtres), je vous les montrerai en détail la semaine prochaine et la suivante. Les rouleaux qui l’encadrent portent un riche décor de feuillages très découpés, une prouesse de sculpture.

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, 2, la partie gauche de la voussure Dans ce feuillage se cachent de petits monstres incarnés dans des singes… Vous ne les voyez pas bien?

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 1, la base à gauche Vous êtes prêts pour la visite de détail? Je commence par la gauche et vais peu à peu vers la droite… en commençant par la base de la voussure. Mon préféré est le dernier!

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 2, premier singe Vous le voyez mieux si je me place plus en-dessous? Il a perdu la tête, mais ce monstre (un singe sans doute, comme les suivants) a capturé un animal qu’il a tué et tient entre ses pattes…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 3, deuxième singe On remonte un peu… un petit singe? On dirait qu’il s’agit d’une représentation de sacrilège de l’hostie, regardez le petit rond sur sa langue…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 4, troisième singe Le suivant est aussi un singe qui semble dégringoler dans les feuillages…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 5, quatrième singe On monte un peu plus, celui-ci semble carrément se moquer du passant… Ah, pour ceux qui se posent des questions, les fils à droite sont un dispositif contre les pigeons, un peu de courant qui circulent et les empêchent de se poser (c’est un peu le même principe que les fils à vaches). Je vous ai montré un dispositif du même genre sur l’hôtel de ville.

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 6, cinquième singe On passe de l’autre côté du rouleau… Celui-ci a presque la même position…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 7, sixième singe Le suivant a plus souffert des outrages du temps…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 8, septième singe Comme l’avant-dernier, qui a perdu la tête et les bras…

Poitiers, portail de Sainte-Radegonde, rouleau externe, 9, huitième singe Le dernier est mon préféré! Tête en bas, toutes griffes et dents dehors! En le prenant un peu en contre-plongée, il a un air féroce!

SAL Mary Glover (3)

SAL Marie Glover, troisième étape Ça y est, je suis à jour dans le marquoir de Marie Glover, SAL organisé par Emmanuelle / le Marquoir d’Élise… Une étape un peu longue à broder en 1/1, mais j’adore le résultat! Trois lignes d’un poème de Isaac Watts, toutes les axplications sont sur cet article d’Emmanuelle.

SAL Marie Glover, troisième étape, détail Ah, pour les curieuses, voici une photo de détail de cette étape…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

15000e commentaire

15000e commentaire posté par Cathdragon Et le 15000e commentaire a été posté pendant que j’étais au marché par… Cathdragon! Un petit cadeau pour toi très bientôt (à voir ici), et merci à chacun et surtout chacune pour votre fidélité sur mon blog! Le prochain petit cadeau sera pour le 20000e commentaire… qui était dans la même minute Dalinele et Milkinise / Anne-Lise qui a posté 2 minutes avant recevront un lot de consolation, à découvrir respectivement ici et .

Une balance brodée, merci Véro bis!

Signe de la bance brodée, première étape, avec les fils normaux Pour mon anniversaire, Véro bis m’avait offert un kit à broder sur carte plastifiée de Royal Paris, une balance… comme mon signe astrologique. La matière est un peu surprenante… mais le résultat sympa, voyez en plusieurs étapes… D’abord la broderie avec les fils de coton…

Signe de la bance brodée, deuxième étape, avec les fils dorés En ajoutant le fil métallique dans les derniers trous et pour dessiner les supports des plateaux, c’est mieux, non?

Signe de la bance brodée, troisième étape, le tout terminé Maintenant, le moins drôle à réaliser avec le fil doré, le tour au point de gribiche après avoir coupé le surplus de plastique autour… Bon, j’ai pris les photographies sur plusieurs jours différents, d’où les changements d’éclairage…

Signe de la bance brodée, quatrième étape, le reste du kit Finalement, le kit était très généreux, il reste beaucoup de fil à l’issue de la broderie! Un grand merci à Véro bis!

Semaine de la langue française 2011

Affiches des 10 mots de la langue française 2011Voici le retour de la semaine de la langue française, ça sera cette année du 13 au 20 mars 2011 sur le thème dix mots qui nous relient. Vous pouvez tous jouer, en ligne, dans les médiathèques et plein d’autres lieux à découvrir sur le site officiel, etc. Ah, voici les mots :

accueillant, fil, avec, cordée, harmonieusement, agapes, réseauter, chœur, complice, main.

Pour moi, comme en en 2008, en 2009 et en 2010, ça sera un texte où j’essayerai de tous les caser! Réseauter (créer ou entretenir un réseau de relations), ça ne va pas être facile… mais j’ai quand même fait cette proposition. Retrouvez aussi la version 2012.

SAL mystère de Brodstich, janvier 2011 (4)

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, étape 4, détail En ce début 2011, Brodstich organise un SAL mystère. Voici le motif de la quatrième étape. Je continue à le broder avec des cotons de Défi de toile.

SAL mystère de janvier 2011 de Brodstich, étape 4, l'ensemble Toutes les étapes du SAL :

Geronimo (3) de Davodeau et Joub

Couverture du tome 3 de Geronimo, de Davodeau et Joub pioche-en-bib.jpgJ’ai vu l’autre jour à la médiathèque le tome 3/3 de la série Geronimo de Davodeau et Joub (voir ici le tome 1 et le tome 2).

Le livre : Geronimo, tome 3 d’Étienne Davodeau et Joub (scénario et dessin), éditions Dupuis, 2010, 56 pages, 9782800146874.

L’histoire : Geronimo (voir tomes précédents) avait été élevé en dehors de la société de consommation. Alors que ses amis Ben, Malo et Virgile testent des bêtises d’ado (marcher sur le parapet d’un pont…), Geronimo traîne sur un chantier mené par un entrepreneur qui exploite des travailleurs clandestins, les payant mal, leur imposant un travail infaisable… L’un d’eux partage avec lui un sandwich, lui leur donne un coup de main. Et voilà qu’un accident arrive, l’un des travailleur est hors-jeu, le patron furieux, il embauche Géronimo comme les autres, sans rien lui demander. Un jour, c’est la descente de police, ils sont tous arrêtés… Que va faire Geronimo?

Mon avis : comme le reste de la série (et des titres écrits par Davodeau seul), sous une histoire en apparence banale sont abordés des thèmes importants, ici l’exploitation des travailleurs clandestins dans le milieu du bâtiment.

Pour découvrir l’auteur : voir le site d’Étienne Davodeau, que je trouve très riche… et le récapitulatif dans l’article écrit pour la venue à Poitiers de l’auteur.

Pour rappel, je vous ai parlé de nombreux albums d’Étienne Davodeau

de Kris et Davodeau

et de Davodeau et Joub

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Confolens et les crues…

Confolens, les crues de la Vienne, 1, la confluence de la Vienne et du Goire Confolens doit son nom à la confluence du Goire et de la Vienne, et justement, la voici au niveau du square Jules Halgand (où se trouve le monument aux morts). La Vienne coupe la ville en deux, chaque rive, au Moyen-Âge, dépendait d’un diocèse différent… La rive gauche, avec Saint-Barthélemy, au diocèse de Poitiers et la rive droite, avec Saint-Maxime, au diocèse de Limoges. La confluence était protégée par un rempart, dont on voit une tour arasée tout au bout du square (pour mieux comprendre cette organisation, voir le dossier des fortifications de la rive droite). Vous voyez aussi les halles (à droite de la photo) et le monument aux morts (le truc blanc qui dépasse des arbres taillés en têtard) au niveau de cette confluence.

Confolens, les crues de la Vienne, 2, une maison avec la mémoire des crues La Vienne est une rivière capricieuse. Sur cette maison sur le quai Alcide Pautrot sont reportées les hauteurs de crues. Pas d’inquiétude, au rez-de-chaussée, ce sont des dépendances, et l’habitation est à l’autre bout de la parcelle, bien plus haut (à voir ici).

Confolens, les crues de la Vienne, 3, marque de la crue de 1923 Heureusement, voyez le niveau atteint en 1923…

Et ce fut pire en 1896, comme on le voit sur cette carte postale ancienne. Vous trouverez d’autres images de cette crue sur les figures 63 à 66 de la présentation de la commune de Confolens.

Confolens, les crues de la Vienne, 4, près de la porte du Gué, tracées de la crue de mars 2010 Début mars 2010, je suis passée juste après une petite crue dont on voit la boue en train de sécher ici près de la porte du Gué (à découvrir ici porte du Gué en attendant de voir les photographies)… d’où l’on pouvait franchir la Vienne à gué l’été ou en bac quand il y avait plus d’eau. Pourtant, la Vienne disposait du Moyen-Âge jusqu’au 19e siècle d’un pont fortifié, dit le Vieux-Pont, puis d’un second, le pont Babaud-Larribière, construit dans les années 1850, il y avait aussi plusieurs ponts sur le Goire (pont Larréguy, pont de l’Écuyer, pont du Goire), mais promis, je vous reparlerai de ces ponts… Quant aux crues du Clain à Poitiers, vous pouvez revoir ici celles d’hier (février 1904) et aujourd’hui (décembre 2010) (toute petite, cette dernière).

Des violettes à Confolens, vues de prèsQuelques précisions : en mars 2010, j’ai profité d’une belle journée printanière à Confolens (pour un colloque) pour faire une série de photographies et partager avec vous quelques-une d’entre elles, comme ces violettes près de l’église Saint-Barthélemy (revoir ici sa façade). Pour plus d’informations sur Confolens et la communauté de communes du Confolentais, deux livres sont toujours en librairie, Parcours du patrimoine n° 325 consacré à Confolens, ou encore l’image du patrimoine Le Confolentais : entre Poitou, Charente et Limousin.

De nouvelles cartes de Capucine!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 1 J’ai reçu trois nouvelles livraisons de cartes à publicité de la part de Capucine O. Le premier était accompagné d’une nouvelle fiche de visite de la ville de Paris… Atlantes et cariatides, sur la rive droite, super, des ballades en vue pour ma prochaine visite à Paris (bon, j’ai déjà quelques centaines de photographies en stock de l’automne dernier… à trier et rédiger les articles)!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 2 Je vous ai fait un premier assemblage très coloré…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 3 … et un deuxième tout en rose! Décidément, Les monologues du vagin continuent à avoir du succès et à être joués au fil des ans!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 4 Le second envoi comprenait, en plus des cartes à publicité classiques, un grand format (tiers de A4) et deux jolis marque-pages, celui au centre est pour la prévention de la maltraitance en général…

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 5 Un premier assemblage dans des tons majoritairement clairs… que les parisiens ont de la chance de pouvoir voir toutes ces pièces de théâtre!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 6 … un peu de musique aussi (sauf la carte au centre en haut)… Les deux autres du haut sont pour le même festival à Paris et dans le Gard… mais finalement, on retrouve aussi des couleurs proches pour la carte au milieu en bas… J’ai mis de côté une des cartes, photographiée avec l’envoi suivant, pour des questions d’harmonie… mais après, je les range par thème, musique, théâtre, etc., pas par couleur comme pour les photos!

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 7 Le dernier envoi comporte quatre grandes cartes, que du comique, la fin de l’hiver serait-elle longue et aurions-nous envie de rire???

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 8 Plein de couleurs aussi, du bleu, du rose, du vert vif! En haut à droite, une pièce de Dario Fo, prix Nobel de littérature, que j’ai découvert récemment en lisant Mystère bouffe, jonglerie populaire, et que j’aimerais bien voir au théâtre (ça me semble très difficile à jouer, au moins pour la pièce que j’ai lue).

Envoi reçu de Capucine O, cartes à publicité, février 2011, 9 Le noir continue à être utilisé, mais décidément, la couleur revient dans la palette des graphistes! Un grand merci à toi, Capucine O!