Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

Esthétique et filatures de Mandel et Tanxxx

Couverture de Esthétique et filatures de Mandel et Tanxxx pioche-en-bib.jpgLogo BD for WomenJ’avais noté cette bande dessinée chez Audouchoc et je l’ai fait venir d’une annexe de la médiathèque

Le livre : Esthétique et filatures de Lisa Mandel (scénario), Tanxxx (dessin), collection : KSTR, éditions Casterman, 2008, 120 planches , ISBN 978-2-203-00399-6.

L’histoire : quelque part de nos jours. Un agriculteur veuf a trouvé, avec l’aide de sa fille Marie, 16 ans, sa nouvelle femme, Tatiana, grâce à internet en Ukraine. Pas d’amour, juste un intérêt, avoir une main d’œuvre complémentaire pour sa ferme. Un matin, revenant à l’improviste de son champ, il trouve Tatiana au lit avec Marie. Furieux, il va chercher un fusil, dans la bagarre, un coup part, il est laissé pour mort par les deux jeunes femmes qui s’enfuient à mobylette. Tatiana abandonne Marie en plein bois. Celle-ci trouve refuge en ville chez Adrienne, une esthéticienne célibataire et bourrée croisée à la sortie d’un bar… ou plutôt dans l’appartement de sa mère. Celle-ci leur donne un ultimatum: elles ne garderont l’appartement quelques mois de plus que si elles découvrent les moyens de subsistance apparemment importants du fils…

Mon avis : dans une dominante sombre du fait du graphisme en noir et blanc assez chargé, l’album ne manque pas d’humour… noir donc. Le métier du frère (star du porno gay) va faire évoluer le métier de sa sœur Adrienne – esthéticienne, elle devient maquilleuse de porno… Quant à Marie la paumée, elle va devenir une pro de la filature, d’où le titre de l’album. Ceci dit, je ne suis pas complètement convaincue par cet album. Je pense qu’il y a trop de personnages, que le scénario est parfois un peu brouillon, certains passages auraient gagnés à être plus condensés, les transitions entre les parties au contraire plus développées.

Logo top BD des blogueurs 2011 Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Défi photo: un projet de badge

Proposition de badge pour le défi photo de bidouillette Le nouveau défi photo de Monique / Bidouillette / Tibilisfil consistait à proposer un projet pour un badge d’identification… histoire que l’on ne soit plus pris pour des fous à photographier des boîtes aux lettres ou des poubelles! Je suis partie de photographies de Poitiers faites pour les précédents défis. Il faudrait creuser un peu plus ma proposition, je n’ai pas eu trop le temps… Format prévu pour être glissé dans un porte-badge à épingler comme pour les colloques et conférences…

Echange d'été de Miss Fil, l'ensemble reçu avant ouverture Pour l’échange d’été organisé par Miss Fil, mon enveloppe n’est pas arrivée à destination (elle est partie il y a une grosse semaine, mais très loin…), mais j’ai reçu hier une grosse enveloppe de… Miss Fil qui était ma binomette secrète! Vous devrez attendre demain pour voir le contenu de ces paquets!

Les halles couvertes de Confolens

Lien vers le blog de Véronique D, la halle de Confolens, 1, vue générale Confolens avait des halles que l’on voit bien sur le cadastre ancien, mais qui avaient des problèmes de salubrité. Plusieurs projets se succèdent dans la seconde moitié du 19e siècle et finissent par se fixer sur le terrain où s’étaient trouvés les anciens abattoirs, à la confluence de la Vienne et du Goire. Les terrains sont achetés à partir de 1890 et confiés à l’architecte Wiart, qui eut des difficultés à convaincre la municipalité du bien-fondé de son choix d’une structure métallique (voir la correspondance transcrite dans le dossier de l’inventaire du patrimoine culturel).

Lien vers le blog de Véronique D, la halle de Confolens, 2, la signature de Legrand entrepreneur Les travaux sont finalement adjugés à l’entrepreneur Legrand à Bellac (voir l’inscription sur une poutre, « J. Legrand / Entrepreneur / de travaux publics / et constructeur / Bellac – H[au]te Vienne / 1893 ».

Lien vers le blog de Véronique D, la halle de Confolens, 3, sgnature de J. Guérin fondeur, 1892 La fonte des piliers revient à J. Guérin, fondeur à Niort. Comme dans cette ville (où il y a des halles à structure métallique, dont la fonte avait été confiée vingt ans plus tôt à un fondeur lillois), chaque pièce de fonte porte la signature du fondeur, engagement de qualité. Ici « J. GUERIN / NIORT / 1892 ».

La halle est organisée avec un lanterneau central (une partie plus élevée qui permet l’éclairage de la halle). La structure intérieure (c’était fermé ce jour de mars 2010 où je suis repassée à Confolens, reportez vous au dossier documentaire pour voir des images (clic sur les vignettes pour les agrandir) laisse en revanche une vaste halle dégagée de tout support intermédiaire, pas de poteau au centre…

Ré-ouverture de la place d’Armes à Poitiers

Poitiers, le 21 juin 2011, 1, apéro au milieu du Clain au pont Joubert Grosse journée pour moi hier à Poitiers… Bain de pied le midi dans le Clain avec traversée de la rivière au niveau du gué du pont Joubert, avec apéro au milieu de l’eau, presque à pied sec, organisé par Europe Écologie Les Verts, petite vidéo ici sur France 3, je vous mets juste une petite photo, j’en ai d’autres en stock… pantalon un peu mouillé quand même au bureau l’après-midi (j’avais oublié de prévoir du rechange!).

Poitiers, le 21 juin 2011, 2, la fin des travaux place d'armes, la fontaine Mais la grande nouvelle, c’est la disparition des barrières lundi sur la place d’Armes, de son vrai nom place Leclerc. Déjà en sortant du cinéma, j’avais vu que la ridicule fontaine servait de banc, seule partie tolérable pour les yeux à l’ombre… Je n’avais pas mon appareil photo, je les ai donc prises hier matin.

Poitiers, le 21 juin 2011, 3, les branchages sur la place d'armes pour la soirée Un peu ridicules, ces branches d’arbres pour cacher les plots de support du câble du funambule, mais ça mettait quand même un peu de verdure sur la place minérale…Mais rassurez-vous, il y a toujours plein de barrières en ville, dans toutes les rues adjacentes et dans le quartier de Sainte-Radegonde, des bruits fatiguants, épuisants même, d’engins travaillant en permanence, et le « boulevard circulaire » reste encombré à souhait : vendredi dernier pour aller à Parthenay, je suis partie à 15h45 de la rue de l’Ancienne Comédie, il m’a fallu plus de 30 minutes pour arriver au niveau de la rocade… soit juste 5 ou 6 km…Qu’on ne vienne pas me dire que c’était déjà la débauche.

Poitiers, le 21 juin 2011, 4, à 18h, le public massé à l'ombre Si minérale qu’à 18h, les premiers visiteurs de la place s’étaient réfugiés dans les seules zones à l’ombre…

Poitiers, le 21 juin 2011, le funambule avec ses lunettes de soleil Et hier soir, pas d’inauguration officielle de la place, mais un superbe spectacle de funambule par la compagnie DAVASI (d’autres photos en fin d’article, et si j’ai le temps, je vous ferai un diaporama un de ces jours. ai préparé un diaporama ici..). La place est si éblouissante que même le funambule portait des lunettes de soleil…

Poitiers, le 21 juin 2011, 16, orchestre de Poitou-Charentes …puis un concert de l’orchestre de l’école de musique du CEP et celui du Jeune Orchestre d’Harmonie du Conservatoire à Rayonnement Régional de Poitiers, malheureusement inaudible devant la mairie, puis à l’autre bout de la place, sous un auvent et avec amplification, l’orchestre Poitou-Charentes, avec des musiques populaires inspirées de l’Amérique Latine (trois morceaux de Astor Piazzolla, Camille Saint-Saëns et Darius Milhaud.Bon, les amis, j’ai beaucoup de retard pour aller vous rendre visite sur vos blogs, j’essaye de passer aujourd’hui!

Poitiers, le 21 juin 2011, 5, le funambule debout Prêts pour le spectacle de funambule? Sans filet et sans cable de sécurité, c’est parti…

Poitiers, le 21 juin 2011, 6, le funambule sur un pied De face, de dos, sur un pied…

Poitiers, le 21 juin 2011, 8, le funambule allongé sur son fil Sur le dos…

Poitiers, le 21 juin 2011, 9, le funambule avec la perche sur la tête La perche sur la tête…

Poitiers, le 21 juin 2011, 7, le funambule sur une roue En marchant dans une roue…

Poitiers, le 21 juin 2011, 10, le funambule assis sur une chaise Sur une chaise…

Poitiers, le 21 juin 2011, 11, le funambule debout avec sa chaise et sa perche Puis la chaise à la main, perche un peu penchée pour compenser le poids en déséquilibre…

Poitiers, le 21 juin 2011, 12, le funambule en équilibre La perche sur le câble et les pieds sur la perche… Je vous rassure, il n’est pas tombé! C’est juste que j’ai déclenché un peu trop tôt l’appareil, il était en train de se redresser…

Poitiers, le 21 juin 2011, 13, le funambule à plat ventre Allongé sur la perche en équilibre sur le câble…

Poitiers, le 21 juin 2011, 14, le funambule sur la tête Puis en équilibre sur la tête… avec la perche en travers…

Poitiers, le 21 juin 2011, 15, le funambule disparaît par la lucarne Et voilà, plus de vingt minutes de spectacle, il disparaît par la lucarne… Très beau, très fort…

Le funambule Davasi le 21 juin 2011 à Poitiers

Et voici un test avec le diaporama que j’ai fait avec le spectacle du funambule Davasi, à retrouver aussi sur Dailymotion ou cette vidéo.Vous pouvez revoir mes commentaires de la soirée ici avec la ré-ouverture de la place d’Armes (21 juin 2011).

PS: mon hébergeur de photos a fermé… il faut que je reconstitue ce diaporama…

La folie Verdier de Michel Quint

Couverture de La folie Verdier de Michel Quint pioche-en-bib.jpgJ’ai trouvé ce livre à la médiathèque parmi les nouvelles acquisitions …

Le livre : La folie Verdier de Michel Quint, collection Histoire courte, Les Éditions du moteur, 2011, 42 pages (numérotées une page pour le feuillet gauche et droit), ISBN 9782918602101.

L’histoire : de nos jours quelque part dans le nord de la France. Un promoteur immobilier, le narrateur, négocie avec une vieille dame de 80 ans, Maire-Madeleine Gheysels, l’achat de sa demeure familiale qui comprend un château (genre château de capitaine d’industrie du début du 20e siècle), avec son parc et au fond, une petite « folie » (ces petites annexes que l’on trouve souvent dans ces propriétés). Justement, cette folie cacherait un trésor… à la chasse auquel part Thierry Sauvage, le gigolo (enfin, pas présenté comme ça) de la vieille dame qui, un peu médium, ressent de mauvaises ondes dans le château. Sauf qu’alors que la vente n’est pas achevée, il saute sur des munitions entreposées dans la folie. Quels secrets s’y cachent?

Mon avis : un petit livre à lire rapidement si vous avez une demi-heure à perdre (dans une salle d’attente?), sinon, vous pouvez vous en dispenser. Même s’il y a beaucoup trop de coquilles (deux fautes de grammaire pour la seule page 6, il y en a d’autres dans les pages suivantes, un format approximatif d’apostrophe, qui varie d’un signe à l’autre…). Un thème récurrent dans l’œuvre de Michel Quint, la Seconde Guerre mondiale et la collaboration. Sans oublier le promoteur immobilier, un peu à l’image de celui de Avec des mains cruelles.

Pour aller plus loin : dans la même collection, mais dans un format deux fois moins haut (les pages restant numérotées par double page), je vous ai parlé de et de La longue nuit d’un repenti de Yasmina Khadra et de La photographe de Christophe Ferré

Du même auteur, Michel Quint, je vous ai parlé de Effroyables jardins et Aimer à peine ; Avec des mains cruelles.; La folie Verdier (ci-dessus) ; Close-up, L’espoir d’aimer en chemin, Et mon mal est délicieux ; Fox-trot

Une séparation de Asghar Farhadi

Affiche de Une séparation de Asghar Farhadi On parle beaucoup de ce film, Une séparation de , qui a reçu au dernier festival de Berlin l’ours d’or du meilleur film et les ours d’argent pour les meilleurs rôles masculins et féminins [depuis cet article, il a reçu d’autres prix, dont l’Oscar 2012 du meilleur film en langue étrangère et le César 2012 du meilleur film étranger ; j’ai aussi vu du même réalisateur les enfants de Belle Ville, Le passé et Le client]. L’interview du réalisateur il y a quinze jours à Cosmopolitaine de Paula Jacques sur France Inter m’avait convaincue d’aller voir ce film pour lequel le réalisateur a été contraint d’arrêter le tournage non pas à cause de la censure, mais pour avoir soutenu d’autres cinéastes iraniens emprisonnés. Depuis, le 12 juin 2011, le journaliste iranien Reza Hoda Saber, emprisonné depuis le mouvement de 2009, serait mort d’une crise cardiaque alors qu’il avait entamé une grève de la faim depuis une dizaine de jours en prison.

Le film : en Iran de nos jours. Simin (Leila Hatami) et Nader (Peyman Moadi) sont dans le bureau d’un juge. Simin, qui a bataillé pendant 18 mois pour obtenir un visa de sortie, obtenu il y a six mois et encore valable 40 jours, veut à tout pris aller à l’étranger, Nader ne veut pas partir, il veut rester près de son vieux père atteint de la maladie d’Alzheimer, et refuse que leur fille Termeh, âgée de onze ans, suive sa mère. En attendant que le divorce soit prononcé, Simin part vivre chez sa mère, tandis que Nader embauche Razieh, une femme pauvre et profondément croyante, portant le nikab, pour s’occuper de son père. Razieh a pris ce travail sans en parler à son mari, y vient avec sa petite fille, et se retrouve dès le premier jour confrontée à un grave dilemme pour lequel elle va appeler les autorités religieuses: peut-elle laver le vieil homme qui s’est fait pipi dessus et est incapable de se changer… Ayant besoin d’argent, elle reste malgré tout, jusqu’au jour où Nader rentre plus tôt du travail, trouve son père enfermé, tombé en bas de son lit, Razieh n’est pas chez lui… Il s’énerve, elle tombe dans l’escalier et perd le bébé qu’elle attendait… Cela s’est-il vraiment passé comme ça? Nader sera-t-il condamné pour meurtre, le fœtus ayant 4 mois et demi et étant considéré comme une personne en Iran?

Mon avis : un très beau film qui aborde des questions universelles, le divorce, l’adolescent objet de chantage de la part de ses deux parents, la prise en charge de parents âgés et malades, la lutte des classes (ou au moins, les riches et les pauvres), etc. En apparence, les juges, que ce soit aux affaires familiales (pour le divorce) ou au pénal et au civil (pour la fausse-couche), semblent assez libres de mener l’enquête. Tous les acteurs sont excellents, mais l’adolescente encore plus… A voir absolument, et pour une fois, un film d’art et essai, en persan sous-titré, semble rassembler un large public!

Ce film était sélectionné pour le festival télérama 2012. Voici les dix films que j’ai vus dans cette sélection de quinze films:

SAL coquelicot de juin de Brodstitch (3)

SAL coquelicot de juin 2011, troisième étape, deux nouvelles fleurs En ce mois de juin 2011, Brodstitch organise un nouveau SAL pour réaliser un porte-clef aux coquelicots. Voici la troisième étape, avec deux coquelicots au centre, point de croix, point arrière et point de noeud au programme…

Retrouvez toutes les étapes de ce SAL :

La suite de l’aventure de ma broderie du 1er janvier

Finition de la petite mercerie : le couvercle avec le ruban J’ai repris la finition de ma broderie du premier janvier… Si vous vous souvenez, j’en étais restée à un ruban trop court du kit, pour avoir trouvé un pot d’un cm plus large que celui recommandé (dont le diamètre de 9,5 cm n’existe plus)… J’ai trouvé un ruban similaire (pour les poitevines, chez Tiss’Affaire près de la porte de Paris). J’ai donc d’abord collé un contour en lin posé sur une cartonnette (le tissu du couvercle étant un peu court, je l’avais imprudemment coupé avec un couvercle de pot de confiture standard, heureusement avec une bonne marge, mais donc de 8 cm de diamètre, la broderie débordait).

Finition de la petite mercerie : le couvercle terminé Pour cacher la cartonnette, j’ai posé tout autour sur le dessus ce galon en épi. Il me reste à terminer l’étiquette…

Toute l’aventure de ma broderie du 1er janvier 2011

La couleur des sentiments de Kathryn Stockett

Couverture de La couleur des sentiments de Kathryn Stockett logo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010pioche-en-bib.jpgOn a beaucoup parlé de ce livre après la rentrée littéraire (il a d’ailleurs reçu le grand prix des lectrices de Elle), je l’ai lu après une longue attente sur la liste de la médiathèque.

Le livre : La couleur des sentiments de Kathryn Stockett, traduit de l’anglais par Pierre Girard, éditions Jacqueline Chambon, 2010, 526 pages, ISBN 978-2742792910.

L’histoire : de 1962 à 1964, à Jackson dans le Mississipi. D’un côté, un quartier blanc avec de grandes maisons et des femmes blanches qui s’occupent d’œuvres de charité pendant que les maris travaillent. De l’autre, un quartier noir avec des petites maisons bien tenues aussi par des femmes noires… qui écoutent les sermons du pasteur à la radio et fréquentent d’autres paroisses. Ces femmes sont aussi souvent bonnes chez les blanches, assurant le ménage et la garde des enfants, et pouvant être remerciées à tout moment. Du côté des blancs, une femme tente de mettre en place des toilettes séparées pour leurs bonnes noires (et aussi les jardiniers noirs). De l’autre, la progression des revendications des droits civiques, au péril de leur vie, parfois (un jeune homme est battu et reste aveugle pour avoir utilisé par erreur les mauvaises toilettes). Trois femmes mènent alternativement ce récit… Aibileen vit seule après la mort de son fils d’un accident de travail. Elle est bonne depuis quarante ans et essayent d’inculquer à la nouvelle petite fille qu’elle élève à la place de sa mère des notions d’égalité des blancs et des noires… Minny est sa meilleure amie. Elle a deux enfants, un mari alcoolique et une grande gueule. Elle n’arrête pas de se faire virer de chez ses patrons pour leur avoir dit ce qu’elle pense, malgré les recommandations de sa mère, jadis. Elle retrouve une place chez une femme blanche isolée dans sa communauté. Enfin, Skeeter Phelan, qui revient chez ses parents après ses études supérieures et rêve d’être journaliste et écrivain. outre la lettre de la paroisse, elle trouve un petit emploi dans un journal local, où elle doit tenir une chronique ménagère… domaine où elle ne connaît rien. Constantine, la bonne qui l’avait élevée, ayant brusquement disparu dans des circonstances étranges (partie, renvoyée?), elle s’adresse à Aibileen pour avoir les réponses. C’est alors que naît un projet fou et dangereux pour toutes, interviewer les bonnes pour raconter de leur point de vue leurs conditions de travail et de vie… Qui, à part Aibileen, va accepter de prendre le risque?

Mon avis : la forme de ce récit à trois voix m’a beaucoup plu. Même s’il est parfois rédigé dans une langue familière et parlée, et desservi (et oui, encore) par trop de coquilles… Cette fois, c’est dû je pense au traducteur, car il s’agit de fautes de grammaire (singulier/pluriel) récurrentes, plus il y a de fautes au départ, plus il en reste après le passage du correcteur, mais voyant cela, l’éditeur aurait pu commander une autre lecture… Voir en fin d’article mon relevé des fautes pour la fin du livre (agacée, j’ai fini par noter)… Cette forme littéraire est un très bon moyen pour partager la montée de la lutte pour les droits civiques, faire prendre conscience des humiliations continuelles dont sont victimes les bonnes. Les événements nationaux sont à peine signalés, l’assassinat de Kennedy, la grande marche de Martin Luther King (pour l’éditrice, le livre doit paraître en fonction de cette marche). Au fil des pages, quelques progrès quand même, la bibliothèque des blancs s’ouvre aux noirs… Un récit sensible, émouvant, que j’ai dévoré sur deux jours… Sur un sujet proche mais un point de vue différent, je vous conseille aussi Chien blanc de Romain Garry.

Les fautes que j’ai relevées dans les 150 dernières pages, je n’ai pas noté avant et j’en ai sans doute laissé passer: elle pour elles page 372, il pour ils p. 397, ait pour ai p. 398, il pour ils p. 474, on pour ont p. 523. Il faudrait peut-être offrir un petit Bled au traducteur?