Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

En route pour Nans 2012 (7)

La broderie pour le concours de Nans-sous-Sainte-Anne en 2012, 7, des petits motifs Pour le prochain concours de Nans-sous-Sainte-Anne, que j’ai déjà annoncé ici, les 28 et 29 avril 2012 (à la fin de la semaine!), je vous dévoile peu à peu les broderies qui composent ma participation, un assemblage de différents motifs de plusieurs ouvrages… J’ai mêlé les deux thèmes avec un rouge que j’aime (DMC 115) et les vaches de nos verts pâturages…

Voici des petits motifs et une frise pour compléter ma broderie, à nouveau tirés de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang, dans lequel j’ai déjà réalisé plusieurs ouvrages, deux broderies alsaciennes finitionnées en marque-page, un oiseau brodé sur un lange, deux oiseaux pour une manique.

Plus de renseignements sur le salon de Nans-sous-Sainte-Anne chez Marlie.

Vous pouvez aussi revoir le motif brodé inspiré des bannières de Cluny terminé en trousse à deux compartiments pour le concours d’idées de Nans-sous-Saint-Anne en 2011 et les cadeaux reçus.

Voici les détails de ce projet maintenant terminé…

– un petit morceau du contours

– un premier abécédaire, un deuxième abécédaire et de petits motifs tirés de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Fabienne Bassang

– une vache à lire tirée des Broderies à lire, de Battybat (Cécile Dourlens), dans laquelle je vous ai déjà montré un loup et sa finition, la grenouille et sa finition en trousse, l’abeille offerte lors de la sortie du livre

deux premières vaches qui entourent un vacher, et aujourd’hui deux autres vaches précédées de celui-ci, tous tirés de Les poyas à broder et à coudre de Bernadette Baldelli

– la vue d’ensemble

– et bientôt la finition

– le cadeau en retour… désormais brodé

Couverture de Broderies au point de croix et traditions en Alsace de Bassang

Dans ce livre, j’ai déjà réalisé:

L’Enfant d’en haut d’Ursula Meier

Affiche de L'Enfant d'en haut d'Ursula Meier Deux gros mois sans cinéma, ça ne pouvait pas durer… Le cinéma, si on n’y va pas pendant une semaine ou deux, on ne voit pas de présentation et on y va de moins en moins… Après avoir lu et entendu plusieurs critiques sur ce film, je suis allée le voir, même si j’avais eu du mal avec le précédent film d’Ursula Meyer, Home, vu dans le cadre du festival télérama 2009.

Le film : dans les Alpes suisses, de nos jours. Simon (Kacey Mottet Klein), 12 ans, habite dans un HLM dans la vallée avec sa sœur, Louise (Léa Seydoux), plus ou moins présente entre deux aventures masculines, plus ou moins sans travail… Alors Simon prend régulièrement la télécabine pour se rendre dans la station huppée au-dessus… Là, anorak et sac à dos, chaussures de ski au pied, il profite de la négligence des riches touristes pour voler de quoi déjeuner, des lunettes de soleil, des casques, des skis… Il revend aux gamins de son quartier, aux saisonniers, au bord de la route, et organise un trafic de skis avec l’un des saisonniers du resto d’altitude. Un trafic qui prend de plus en plus d’ampleur, c’est désormais lui qui permet à sa sœur de vivre…

Mon avis : ça serait bien si les saisons étaient respectées dans les films… Apercevoir en début de film des feuilles d’arbre en train de sortir alors qu’on est en début de saison de ski, ça me gène… un détail, me direz-vous, mais cela arrive de plus en plus souvent au cinéma… J’avais eu le même problème il y a quelques mois avec Toutes nos envies de Philippe Lioret. Ceci dit, j’ai bien aimé le film, le rebondissement sur Louise (mais cela, il faudra que vous alliez voir les film pour comprendre), l’excellent jeu de l’adolescent (qui jouait déjà dans Home), le scénario (qui a eu l’Ours d’argent au dernier festival de Berlin), qui rappelle la grande tradition des films sociaux francophones (haro sur les riches, les pauvres font ce qu’ils peuvent pour survivre)…

SAL de noël 2011 chez Défi de Toile (10)

SAL de noël 2011, dixième étape, détail Et voici la dernière étape du SAL pour noël 2011, poursuivi sur 2012, organisé par Défi de toile. J’avais choisi de prendre le kit proposé, avec une toile à plus ou moins 12 fils par cm (en fait, la toile déforme suite à une erreur de constitution du kit) et un fil rouge et doré, et un fil de coton perlé rouge acheté à l’AEF en début d’année 2010.

SAL de noël 2011, dixième étape, tout Je suis contente d’être arrivée au bout, il me reste à prévoir la finition…

Toutes les étapes de ce SAL

Pièce détachée de Pieter Aspe

Couverture de Pièce détachée de Pieter Aspe

pioche-en-bib.jpgUn livre trouvé à la médiathèque parmi les nouvelles acquisitions.

Le livre : Pièce détachée de Pieter Aspe, traduit du néerlandais (Belgique) par Emmanuelle Sandron, éditions Albin Michel, 2011, 300 pages, ISBN 978-2226238290.

L’histoire : à Bruges en 2002 (année de Bruges capitale européenne de la culture). Le commissaire Van In épluche les faits divers de la nuit, un exhibitionniste et un cambriolage chez le « pape du théâtre flamand ». Justement, Hannelore, la juge et Van In hébergent Muriel, la cousine d’Hannelore, et son ami, Max, le metteur en scène de Purgatoire, la pièce de théâtre d’avant-garde qui doit lancer le nouveau théâtre. Quelques jours plus tard, un auriculaire tranché est retrouvé dans le parking du nouveau théâtre. Alors qu’il se rend dans un centre hippique voisin pour les besoins de l’enquête (il recherche leur employé), Van In se retrouve pris dans un incendie, vraisemblablement criminel, un corps est retrouvé dans les décombres… auquel il manque un doigt, justement… Fait troublant, la plupart des protagonistes viennent ou ont séjourné au Chili, sous la dictature de Pinochet. Et justement, un de ces criminels de la dictature est recherché en Belgique. A coup de demis (de bière) et de cigarettes (malgré une tentative d’arrêt), le commissaire et la juge vont tenter de débrouiller ces faits entremêlés… jusqu’à ce qu’un nouveau cadavre fasse irruption, mais je ne vous en dis pas plus.

Mon avis : pas facile de s’y retrouver au début du livre, beaucoup de personnages arrivent, se mettent en place, tantôt appelés par leur prénom, tantôt par leur nom… La lecture demande une grande concentration pour ne pas s’y perdre…(la confusion de la traduction par moment n’aide pas, il m’a fallu un instant pour comprendre que l’injonction de la page 168 était une injection…). Et puis on entre dans Bruges et dans le monde du théâtre contemporain d’avant-garde gentiment moqué. Un bon moment de lecture.

La banque de France à Poitiers

Poitiers, la banque de France, 1, façade rue Jean Jaurès

Je réédite cet article paru pour la première fois le 3 octobre 2010, car j’ai reçu un cliché de G.V. d’un modèle en plâtre des consoles, conservé dans une collection particulière. je pensais avoir quelque part une photo de détail des consoles telles qu’on peut les voir en place, mais impossible de remettre la main dessus ce matin… et je ne peux pas sortir la faire, je surveille en même temps ma poule au pot sur le coin du feu!

À Poitiers, la banque de France occupe deux immeubles. Le premier, en bordure du plateau, à la sortie de la grande passerelle, était le Grand Séminaire de Poitiers et encore avant le couvent des Carmélites, je vous en reparlerai (bon, mes articles sur Poitiers ne sont pas terminés). L’autre se situe dans l’îlot formé par la rue de l’Ancienne-Comédie, le haut de la rue Jean-Jaurès, la rue Henri Oudin et la rue de l’Éperon. Côté façade (oups, à droite de la photographie, le centre commercial des Cordeliers qui a massacré le magasin Vannier), la façade d’une maison à deux étages et six travées irrégulières…

Poitiers, la banque de France, 2, rue Oudin Mais quand on tourne rue Oudin, surprise, cela ressemble à autre chose… Un immeuble de rapport ?

Voici l’enfilade, au premier plan, les graminées qui ont poussé après l’abattage des arbres de la place d’Armes (les branches broyées servent de paillage), et au fond, une enfilade de voitures en stationnement interdit et sans PV, c’est devenu un sport local. Sauf que pour passer par là vendredi soir en voiture (pour garer le véhicule de service), il fallait se faufiler littéralement entre ces voitures envahissantes.

Poitiers, la banque de France, 3, signature Bon, revenons à cet immeuble du début du 20e siècle, qui décidément m’intrigue depuis longtemps. Il porte une signature qui m’est bien connue, H[ilaire] Guinet, architecte DPLG. Je vous ai déjà montré un de ses immeubles, la grande poste de Poitiers (avec des sculptures de Aymé Octobre).

Modèle en plâtre d'une console de l'immeuble de la banque de France Voici donc le modèle de console en plâtre, qui a servi aux tailleurs de pierre pour le décor.

Poitiers, la banque de France, 4, angle des rues Oudin et de l'Eperon Voici l’angle étroit du bâtiment entre les rues Henri Oudin et de l’Éperon. J’étais très intriguée par ce style un peu trop monumental pour un immeuble de rapport de cette époque sur Poitiers…

Poitiers, la banque de France, 5, angle des rues Oudin et de l'Eperon, partie haute Regardez en haut le soin apporté au bâtiment, pas de grand décor, mais une mise en oeuvre et des ferronneries soignées.

Pour ce même angle entre la rue Henri Oudin et la rue de l’Éperon, voici une carte postale ancienne que je viens de trouver récemment avec la mention Chambre de commerce, décidément, elle a beaucoup bougé dans le quartier…

Poitiers, ancienne chambre de commerce, carte postale ancienne Sur une autre carte postale est portée une mention publicitaire,  » Grande maison de blanc, P. Régeard fils, toiles trousseaux, layettes, corsets, bonneterie, le plus important rayon de lainages noirs de la région « . Il semble que le magasin se trouvait au rez-de-chaussée et peut-être à l’entresol. Devant l’entrée monumentale, il n’y a pas encore l’horrible immeuble qui était la librairie laïque quand je suis arrivée à Poitiers en 1992 (on l’aperçois sur la première photographie, au second plan). Il existe d’autres vues, dont une avec un tramway au niveau de la foule que l’on voit ici massée (regardez bien vers la gauche, le tramway vient de partir sur cette vue), de ce même immeuble, j’en ai repéré dans des boutiques en ligne.

Poitiers, ancienne chambre de commerce, avec magasin, carte postale ancienne Il me reste une question, quand la banque de France a-t-elle investi cet immeuble et la maison de ville devant ? Impossible de trouver la réponse, les recherches sur banque de France aboutissent immanquablement à des sites sur le surendettement… Alors, si quelqu’un a la réponse… merci de m’en faire part. Dès le déménagement de la chambre de commerce en 1935 ?

 

Pour en savoir plus, un article de Grégory Vouhé paru dans l’Actualité Poitou-Charentes n° 94 (automne 2011) : Le chef-d’oeuvre d’Hilaire Guinet, p. 20-23.

Un gilet pour mon père (5) : l’assemblage

Un gilet pour mon père, 5, le gilet terminé Je me suis lancée dans le tricot d’un gilet pour mon père. Laine grise, aiguilles n° 3,5 (2,5 pour les côtes), modèle d’un vieux Phildar créations spécial hommes (n° 269, automne/hiver 1995), dans lequel j’ai déjà réalisé plusieurs modèles avant ce blog… Et voilà, l’assemblage est fini, les boutons posés…

Un projet à suivre…

 

– le dos

– le premier devant

– le deuxième devant

– les manches

– l’assemblage

Quand les livres s’amusent à Lyon

Façade du musée de l'imprimerie à Lyon Le musée de l’imprimerie à Lyon organise en ce moment et jusqu’au 24 juin 2012 une exposition intitulée Quand les livres s’amusent (clic pour les infos pratiques dans le dossier de presse). Attention (les lecteurs habituels de mon blog connaissent ma sensibilité au sujet), le musée, situé dans un immeuble Renaissance (en partie l’ancien hôtel de ville), n’est absolument pas accessible aux personnes à mobilité réduite et je pense difficilement aux handicapés visuels s’ils ne sont pas accompagnés (il y a plein d’escaliers, de marches isolées entre les pièces, de couloirs étroits).

Elle présente les livres animés sous toutes ses formes, avec en tout premier les livres scientifiques animés de divers dispositifs pour mieux comprendre le cosmos ou diverses machines… puis sont arrivés les livres pour enfants, ou plutôt des livres destinés aux enfants mais à manipuler par des adultes (pas comme tous les livres actuels fabriqués en Chine et plus ou moins costauds… ces premières versions sont assez fragiles). Un petit espace est réservé aux flipbooks (sur le sujet, le mieux est de visiter ce site qui leur est exclusivement consacré, flipbooks, le collectionneur avait réalisé il y a quelques années une magnifique exposition à Rennes, et a prêté certains de ses ouvrages à Lyon). Un autre espace est consacré au livre-théâtre animé, mais point de zootropes comme ceux que j’ai vus en 2010 à Strasbourg dans l’exposition Des mondes de papier, l’imagerie populaire de Wissembourg). Le dernier espace est dédié aux livres d’artistes, avec de très belles et astucieuses réalisations… Pour ceux qui passent à Lyon, la visite s’impose… pour les autres, il y a un beau petit catalogue (pas cher… 10 euros!).

Des enveloppes de récupération

Des enveloppes avec de la récupération de revues Opération rangement et notamment rangement de revues ces derniers temps… Avec les pages utilisables, j’ai confectionné toute une série d’enveloppes d’avance pour de prochains envois, cette fois pour des formats 10×15, et non des enveloppes pour ATC comme la dernière fois… Me voici équipée! Et la réutilisation est toujours préférable au recyclage… ce qui n’empêche pas celui-ci à l’arrivée du courrier!

Trois étiquettes ou marque-pages…

Trois étiquettes ou marque-pages Trois petites broderies pour une même finition… Toutes trois (la dentelle de Chantilly, la dentelle de Tulle et la pagode) viennent du livre Marque-pages au point de croix, par Catherine Auguste et Odile Baudron, chez Edisud (2006), la finition plus ou moins aussi. Mais au lieu d’utiliser de la colle, j’ai cousu au dos un tissu jaune (celui qui fait le fond de la photo), inséré un ruban (du coup, en deux morceaux et non un comme dans le modèle)… Elles sont parties chez Criquette, chez Evelyne et chez Cagouille.

Trois ATC minimalistes, juste une image et un message... Je les ai accompagnées chacune d’une ATC (Art tradind card, cartes de 2,5 sur 3,5 pouces ou 6,4 sur 8,9 cm) minimaliste, une image de la Loire avec le message approprié (bon anniversaire ou merci)…

Dans ce livre, j’ai réalisé:

Tueur de monde de Moebius

Couverture de Tueur de monde de Moebius

pioche-en-bib.jpgCet auteur, décédé il y a peu (le 10 mars 2012) était chaleureusement recommandé par Étienne Davodeau à Richard Leroy (voir les ignorants), ils ont visité ensemble l’exposition que lui a consacrée la fondation Cartier pour l’art contemporain d’octobre 2010 à mars 2011 (un lieu que je fréquente parfois, je vous ai parlé des expositions César et Patti Smith). L’auteur de bande dessinée n’avait pas réussi à séduire le vigneron avec le monde de Moebius… J’ai trouvé cet album dans les bacs de la médiathèque.

Le livre : Tueur de monde de Moebius (dessin et scénario), mise en couleur collective, éditions Casterman, réédition 1988 (première édition en 1979), 47 pages, ISBN 978-2-203-34681-7.

L’histoire : Fildegar, un humain perdu au milieu de l’espace visite la planète Bar-Jona.

Mon avis : pas vraiment une bande dessinée, plutôt une sorte de conte illustré…Et décidément, je n’ai jamais beaucoup aimé la science fiction ni les dessins de Moebius… et ne suis pas plus rentrée dans cet album que dans les précédents, lus il y a fort longtemps, bien avant ce blog. De cet auteur, il n’y a que la série Blueberry que j’ai appréciée…

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