Archives par étiquette : polar

Enlèvement avec rançon de Yves Ravey

Couverture de Enlèvement avec rançon de Yves Ravey pioche-en-bib.jpglogo du chalenge 1% rentrée littéraire 2010Je continue d’emprunter les livres nouvellement acquis par la médiathèque, et ainsi poursuivre le challenge du 1 % rentrée littéraire 2010, repris par Schlabaya.

Le livre : Enlèvement avec rançon de Yves Ravey, Editions de minuit, 2010, 140 pages, ISBN 9782707321251.

L’histoire : aujourd’hui dans les Alpes, en hiver, côté français mais à la frontière avec la Suisse. Jerry, qui vient de passer vingt ans en Afghanistan, revient clandestinement dans la maison familiale occupée par son frère Max (son père est mort, sa mère perd la tête en maison de retraite). Max est comptable dans une entreprise d’emboutissage, et il va accepter de participer au plan de son frère : enlever Samantha, la fille du patron, réclamer au près, Salomon Pourcelot, une grosse rançon avec laquelle Jerry financera ses activités en Afghanistan et Max partira avec sa mère… Le plan réussira-t-il ?

Mon avis : un polar court, dont la dernière page permet de comprendre les tenants et aboutissants. Un polar bien mené, et pourtant, je ne sais pas, il ne restera pas comme un grand instant de lecture pour moi… Tragédie ou comédie ? On hésite au fil des pages… Surtout que l’otage, Samantha, semble bien sympathique alors que son père, le patron, ne semble pas très net, emploie (et ne paye pas) des ouvriers syriens, utilise d’autres ouvriers comme gros bras, dispose d’une grosse partie de la rançon dans son coffre… Le point de vue est bien sûr un peu biaisé, dans la bouche de Max… qui est aussi le narrateur!

Drôle de chantier à Saint-Nazaire de Le Bourhis

Couverture de Drôle de chantier à Saint-Nazaire, de Le Bourrhis Je l’ai acheté chez un bouquiniste au marché du dimanche aux Sables-d’Olonne, pour le lire sur la plage (euh, avec un ciré, assise sur un rocher), juste après le salon de Moncoutant

Le livre : Drôle de chantier à Saint-Nazaire de Firmin Le Bourhis, collection Enquêtes et suspense, Éditions Alain Bargain, 2006, 302 pages (numérotées une page pour le feuillet gauche et droit), ISBN 978-2914532806.

L’histoire : Quimper, le 12 janvier… (2005 ou par là). Une voiture est repêchée à la sortie du port du Corniguel, dans les eaux de l’Odet, un cadavre côté passager, le capitaine François Le Duigou et le lieutenant Phil Bozzi sont chargés de l’enquête… Premier obstacle, le corps a séjourné un moment dans l’eau, et aucun élément pour l’identifier… La voiture appartient à une société de location, mais l’occupant n’est pas le locataire, un Polonais qui travaille comme co-réalisateur aux chantiers navals de Saint-Nazaire, mais celui-ci a signalé la disparition de sa voiture suite à une soirée en marge du chantier, où étaient présents trois types d’employés, ceux des chantiers, les intérimaires et les co-réalisateurs (des étrangers qui font le même travail, mais payé selon les salaires de leur pays d’origine). Très vite, une vieille dame arrive à Quimper, elle croit avoir reconnu son fils… ingénieur, chômeur, il est depuis quelques mois responsables des mêmes intérimaires à Saint-Nazaire, mais il est sensé être parti en voyage avec sa nouvelle petite amie en Asie le lendemain de la soirée où la voiture a disparu.. Qui était sa mystérieuse petite amie que ses collègues ne semblent pas connaître? Que s’est-il passé à cette fameuse soirée? L’enquête est transférée à Saint-Nazaire…

Mon avis : si ce polar permet de comprendre le fonctionnement des chantiers de Saint-Nazaire, la partie polar et enquête est vraiment trop lente et trop approximative à mon goût… Le recours à l’odorat pour identifier le meurtrier (qui finalement a commis un autre crime…), pourquoi pas, mais les multiples allusions à cette techniques sont un peu lourdes. Bref, avis très mitigé pour ce livre côté intrigue et enquête, il y a des polars beaucoup mieux écrits, qui permettent à la fois de découvrir un milieu (ici les chantiers) et de suivre une enquête avec moins de lourdeur… Et puis, si j’ai retrouvé un peu l’ambiance des chantiers, que j’ai visités il y a quelques années dans le cadre de ma formation pour les grues protégées monument historique (et le musée à l’extérieur de l’enceinte), puis de loin lors de Estuaire 2008, je trouve que cela manque un peu du chantier par lui même, si impressionnant, notamment le transport interne à vélo pour les employés…

Un privé dans la nuit de René Pétillon

COuverture de Un privé dans la nuit de Pétillon, édition de 2004 pioche-en-bib.jpgJe reprends la lecture des Jack Palmer, dont je vous ai déjà un peu parlé (voir liste ci-dessous). J’ai emprunté ce volume à la médiathèque.

Le livre : Un privé dans la nuit (les aventures de Jack Palmer, tome 10, de René Pétillon (scénario, dessins et couleurs), éditions Albin Michel, 55 planches, 1993, ISBN 978-2-226-06367-6 (je l’ai lu dans l’édition de 2004, avec la couverture que vous voyez ci-contre).

L’histoire : le volume rassemble plusieurs petites histoires de quelques planches. Dans la première histoire, une affaire soignée, Jack Palmer a découvert l’homéopathie pour soigner tous ses troubles anxieux. Dans Murder Party, il doit organiser un jeu pour la cohésion d’une entreprise, façon cluedo, etc.

Mon avis : ce n’est pas le meilleur Palmer, je pense… Sans doute parce que les histoires sont trop brèves pour approfondir les sujets qui sont à peine esquissés… Je préfère nettement les histoires sur un album, comme dans L’enquête corse ou l’affaire du voile.

Retrouvez la série Jack Palmer de Pétillon
1. Pétillon, Éditions du Fromage, 1976. Réédité les Éditions du Fromage sous le titre Gourous, derviches and co en 1979 et par Albin Michel sous le titre Une sacrée salade en 1983.
2. Mister Palmer et Docteur Supermarketstein, Éditions du Fromage, 1977.
3. La dent creuse, Éditions du Fromage, 1978.
4. Les disparus d’Apostrophes, Dargaud, 1982.
5. Le chanteur de Mexico, Dargaud, 1984.
6. Le prince de la BD, Dargaud, 1985.
7. Le pékinois, Dargaud, 1987.
8. Un détective dans le yucca, collection L’Écho des Savanes, Albin Michel, 1989.
9. Narco-dollars, collection L’Écho des Savanes, Albin Michel, 1990.
10. Un privé dans la nuit, Albin Michel, 1993. (voir ci-dessus)
11. L’affaire du top model, Albin Michel, 1995.
12. L’enquête corse, Albin Michel, 2000.
13. L’affaire du voile, Albin Michel, 2006.
14. Enquête au paradis, Dargaud, 2009.

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

La débauche, de Tardi et Pennac

La débauche de Tardi et Pennac pioche-en-bib.jpgUne BD elle aussi empruntée à la médiathèque.

Le livre : La débauche, de Jacques Tardi (dessins et couleurs) et Daniel Pennac (scénario), collection One-shot !, éditions Futuropolis, 76 pages, 2000, ISBN 978-2070788002.

L’histoire : au jardin des plantes à Paris, à une époque assez indéterminée (mais après l’apparition des téléphones portables). Justin, un flic, est accusé par ses collègues de mal faire son travail car il est obnubilé par son amour pour Lili, la vétérinaire de ce jardin. Avec un aide baraqué, elle pratique des opérations loufoques, comme récupéré le chat dans la gueule du tigre. Un jour, un homme décide de s’enfermer avec de la nourriture pour animaux dans la cage près des signes. Qui est-il? Un chômeur au bout du rouleau? Le public afflue, le débat fait rage… jusqu’à ce que la cage, un matin, soit vide et qu’il soit retrouvé mort à proximité.

Mon avis : le dessin fouillé de Tardi, une histoire loufoque de Pennac, mais pour moi, la mayonnaise n’a pas vraiment pris. Je n’ai pas trop mordu à cette BD, même si j’ai passé un assez bon moment à la lire jusqu’au bout. Une BD sur la débauche, le chômage, la manipulation des boîtes de publicité, mais j’aurais préféré des personnages avec plus de profondeur, je pense.

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Hypothermie de Arnaldur Indridason

Couverture de Hypothermie de Indridason pioche-en-bib.jpgJ’ai mis du temps à récupérer ce livre, réservé depuis longtemps à la médiathèque… mais j’étais loin dans la liste.

Le livre : Hypothermie de Arnaldur Indridason, traduit de l’islandais par Eric Boury, éditions Métailié, « Noir », 2010, 296 pages, ISBN 978-2-86424-723-4.

L’histoire : au bord du lac de Thingvellir, aujourd’hui. Alors qu’une femme vient passer le week-end pour décompresser dans un chalet d’été, elle y découvre son amie Maria pendue. Le légiste conclut au suicide, mais quelque chose fait tiquer le commissaire Erlendur. Comme la période est creuse, il va mener une enquête sur le mari, Baldvin, et rouvrir en parallèle des histoires anciennes de disparition, tout en continuant à s’interroger sur la disparition de son frère dans la lande quand ils étaient petits (histoire récurrente de romans en romans). Maria avait elle-même assisté quand elle était enfant à la noyade accidentelle (mais l’était-elle?) de son père ? Quel rôle a joué l’histoire fusionnelle avec sa mère, qui s’était immiscée jusque dans son couple ? Au décès de celle-ci, elle a sombré dans la dépression, voulu entrer en contact avec elle via des médiums… De son côté, Baldvin avait mené, en tant qu’étudiant, une dangereuse expérience sur l’un de leurs camarades. Que s’est-il passé dans ce chalet, et autrefois, avec ces disparitions?

Mon avis : ce n’est pas mon préféré d’Indridason, loin de là. Peut-être à cause de la première scène et son écho personnel ? Ou plutôt l’imbrication improbable des histoires, les relations enlisées du commissaire avec son ex-femme et ses enfants ? Le manque de profondeur et d’analyse sociale qui m’avaient plu dans les tomes précédents ? Une phrase par ci par là sur les désastreux investissements financiers du médecin, sur la spéculation immobilière, sur les superstitions, mais rien de plus… Ah, encore une chose, le correcteur de l’éditeur s’est endormi page 114 (« Elle vous avez » pour avait..).

Du même auteur, je vous ai parlé de La voix ; la Cité des jarres ; La femme en vert ; L’homme du lac ; Hiver arctique ; Étranges rivages.

Le top model de René Pétillon

Couverture du Top model de Pétillon pioche-en-bib.jpgJe reprends la lecture des Jack Palmer, dont je vous ai déjà un peu parlé (voir liste ci-dessous). J’ai emprunté ce volume à la médiathèque.

Le livre : Le top model (les aventures de Jack Palmer, tome 11, de René Pétillon (scénario, dessins et couleurs), éditions Albin Michel, 58 planches, 1995, ISBN 978-2-226-07685-9.

L’histoire : ce volume rassemble trois histoires de Jack Palmer. Le Top model couvre la moitié de l’album. Sonia souhaite engager un détective pour la protéger de la secte Zoustich. Elle choisit Jack Palmer, gaffeur et mal habillé par rapport aux autres prétendants, à cause de son thème astral. La secte veut la tuer car elle a porté une tenue semblable à la leur lors d’un défilé. Palmer arrivera-t-il à déjouer leurs complots?
Dans Tout faux, Palmer est engagé par une grande marque pour débusquer des contrefacteurs. Dans Pizza fatale, n’ayant plus assez de travail comme détective, Palmer est livreur de pizza…

Mon avis : ces trois histoires contiennent des passages bien vus, un agréable moment de détente sans que ce soit ma BD préférée…

Retrouvez la série Jack Palmer de Pétillon
1. Pétillon, Éditions du Fromage, 1976. Réédité les Éditions du Fromage sous le titre Gourous, derviches and co en 1979 et par Albin Michel sous le titre Une sacrée salade en 1983.
2. Mister Palmer et Docteur Supermarketstein, Éditions du Fromage, 1977.
3. La dent creuse, Éditions du Fromage, 1978.
4. Les disparus d’Apostrophes, Dargaud, 1982.
5. Le chanteur de Mexico, Dargaud, 1984.
6. Le prince de la BD, Dargaud, 1985.
7. Le pékinois, Dargaud, 1987.
8. Un détective dans le yucca, collection L’Écho des Savanes, Albin Michel, 1989.
9. Narco-dollars, collection L’Écho des Savanes, Albin Michel, 1990.
10. Un privé dans la nuit, Albin Michel, 1993.
11. L’affaire du top model, Albin Michel, 1995.
12. L’enquête corse, Albin Michel, 2000.
13. L’affaire du voile, Albin Michel, 2006.
14. Enquête au paradis, Dargaud, 2009.

Logo du classement BD de Yaneck Cette BD sera soumise pour le classement du TOP BD des blogueurs organisé par Yaneck / Les chroniques de l’invisible. Mes chroniques BD sont regroupées dans la catégorie pour les BD et par auteur sur la page BD dans ma bibliothèque.

Meurtres à la table de billard de Glen Baxter

Couverture de meurtre à la table de billard de Glen Baxter pioche-en-bib.jpgAprès le cycle autour de Glen Baxter à Poitiers, je suis passée à la médiathèque voir s’il y avait d’autres ouvrages et j’ai emprunté ces Meurtres à la table de billard.

Le livre : Meurtres à la table de billard de Glen Baxter, éditions Hoëbeke, 2000, 254 pages, ISBN 978-2842300906.

L’histoire : à une époque indéterminée, à travers le monde, en Angleterre et ailleurs… Quand un premier cadavre est découvert, l’inspecteur Trubcock est perplexe. mais très vite, les morts se multiplient, avec un point commun, ils ont tous mangé des cannellonis, tous ont été les amants de la redoutable Gladys Babbington Morton et des éléments d’une table de billard apparaissent à chaque fois. L’inspecteur se lance à la poursuite de la redoutable Gladys à travers le monde…

Mon avis : un récit complètement loufoque, avec de nombreuses illustrations (pas vraiment des bandes dessinées, le livre est rangé en BD à la médiathèque mais considéré comme un roman illustré). Entre humour anglais et pataphysique, ce livre m’a bien plu, mais je suis bien consciente qu’il doit déranger et ne pas plaire à tout le monde par son anti-conformisme et sa narration déjantée…

Retrouvez tous mes articles sur Glen Baxter

Nightfall de David Goodis

Coffret de huit polars réédités par Télérama en 2010 Il y a quelques mois, Télérama a réédité une série de polars. Après J’étais Dora Suarez, de Robin Cook, et Rouge est ma couleur de Marc Villard, j’attaque le tome 8 du coffret.

Le livre : Nightfall de David Goodis, traduit de l’anglais (États-Unis) par Christophe Mercier, Télérama / Rivages / noir, 2010 , 239 pages, ISBN 978-2-7436-1985-5 (première édition de cette nouvelle traduction chez Rivages en 2009, première édition originale en 1950).

L’histoire : à Manhattan, à la fin des années 1940. James Vanning, dessinateur pour la publicité, est hanté par un cauchemar où il se voit avec un revolver à la main, dans une scène de meurtre qu’il ne se souvient pas avoir commis. Il y a quelques mois, il s’est enfui dans des circonstances obscures avec les 300 000 dollars d’un hold-up. Il travaillait à Chicago, où a eu lieu le braquage, un homme est mort à Denver, il se cache maintenant à New-York. Il ne se souvient pas de ce qu’il a fait de la mallette, ou de ce ‘qu' »on » en a fait, ce qui est sûr, c’est qu’il ne l’a pas en sa possession. Aujourd’hui, il est surveillé depuis l’appartement d’en face par un policier et par le groupe de criminels qui a commis le hold-up, tous à la recherche du fric…

Mon avis : un polar pas trop noir, où l’on alterne le point de vue de Vanning et celui du policier, le second ne pouvant pas croire qu’il a commis le hold-up, mais persuadé qu’il sait où se trouve la mallette. Vanning cherche désespérément à retrouver la mémoire de ces instants tragiques, reconstitue peu à peu cette journée où tout à basculé alors qu’il ne veut que dessiner, fournir les planches promises à son éditeur. Plus un roman psychologique qu’un polar, agréable à lire…

Retrouvez tout le coffret Télérama

Requiem pour une cité de verre de Donna Leon

Couverture de Requiem pour une cité de verre de Donna Leon pioche-en-bib.jpgJ’ai déjà lu plusieurs aventures du commissaire Brunetti à Venise, en français et aussi en anglais. Je vous ai déjà parlé de L’affaire Paola et de Mort à la Fenice de Donna Leon [voir aussi depuis La femme au masque de chair]. J’avais réservé celui-ci depuis un bon moment à la médiathèque, même si ce n’est pas le tout dernier, il y a beaucoup d’amateurs…

Le livre : Requiem pour une cité de verre de Donna Leon, traduit de l’anglais par William Olivier Desmond, éditions Calmann-Lévy, 284 pages, ISBN 9782702139950.

L’histoire : de nos jours à Venise. Au printemps. Vianelllo vient demander à son patron, le commissaire Brunetti, de l’aider à libérer un de ses anciens camarades de classe, Ribetti, arrêté suite à une manifestation écologiste contre la pollution des eaux de la lagune. À la sortie du poste de police, ils sont pris à partie par le beau-père de celui-ci, propriétaire d’une verrerie à Murano. Le commissaire décide d’enquêter sur ce dernier, de comprendre la raison de sa haine, pourquoi il veut vendre son usine pour que sa fille (et donc son gendre) n’en hérite pas. Au cours de l’enquête, il va voir le gardien de nuit, qui a des jumeaux… Si le garçonnet de deux ans n’a pas de problèmes, la fillette est gravement polyhandicapée, la faute à un accouchement à domicile qui a mal tourné, pour les médecins, la faute à la pollution, dit le père… Et voilà que celui-ci est retrouvé mort près de l’un des fours de la verrerie. Que s’est-il passé?

Mon avis : j’adore cette ambiance sombre de Venise et de ses environs, dont la peu reluisante zone industrielle de Marghera. La question de la pollution a déjà été abordée dans les romans précédents, et surtout la question de l’élimination des déchets. Ici, c’est le sujet principal, ainsi que le monde des célèbres verreries de Murano, ou plutôt l’aspect qu’on préfère ne pas voir : les colorants utilisés pour teinter le verre sont des métaux lourds hautement polluants, que l’on retrouve en particulier dans les boues issues du polissage des pièces. Le mort n’est qu’un prétexte, il n’arrive d’ailleurs qu’au milieu du livre, page 143.

Pour aller plus loin : aller visiter le site officiel de Donna Leon (créé et mis à jour par son éditeur). Quant à l’adaptation des romans sur France 3 depuis quelques semaines, j’en ai vu deux et trouve que cela ne rend pas l’humidité, les bistrots et la gastronomie de Venise, omniprésents dans les romans…

De cette auteure, je vous ai parlé de:

Requiem pour une cité de verre ;

– L’affaire Paola ;

Mort à la Fenice

Rouge est ma couleur de Marc Villard

Coffret de huit polars réédités par Télérama en 2010 Il y a quelques mois, Télérama a réédité une série de polars. Après J’étais Dora Suarez, de Robin Cook, j’attaque le tome 6 du coffret.

Le livre : Rouge est ma couleur de Marc Villard, Télérama / Rivages / noir, 2010 , 185 pages, ISBN 978-2-7436-0040-2 (première édition chez Rivages en 1996).

L’histoire : le volume est composé de deux parties. La première, Rouge est ma couleur, occupe une grosse moitié du volume. Il s’agit d’une longue nouvelle ou d’un court roman. Il se passe à Paris et en proche banlieue, dans les années 199O. David Nolane, le meilleur flic de Barbès, voit son co-équipier abattu sous ses yeux au cours d’une opération anti-drogue. De retour chez lui, sa femme lui avoue qu’elle avait une relation avec ce co-équipier… et le quitte. David décide de sortir de la clinique psychiatrique sa fille Zoé, droguée et qui a failli assassiner sa mère il y a un an. Alors qu’il sombre dans l’alcool tout en cherchant le coupable du meurtre de son co-équipier, sa fille tente de se sortir de la drogue tout en montant un groupe de musicien… et en dealant pour le patron qui leur prête la salle. Comment cela va finir?

Dans la deuxième partie, l’homme est un animal, sont regroupées des nouvelles brèves, de quelques pages, qui se passent presque toutes dans une cité de Colville, en banlieue parisienne, entre drogues, viols, flics pourris, etc..

Mon avis : une série de récits tous plus noirs les uns que les autres, sans aucun espoir en l’Homme, tous dealers, tous pourris, flics compris… À ne lire que si vous avez le moral au plus haut!

Pour aller plus loin : aller visiter le site officiel de Marc Villard.

Retrouvez tout le coffret Télérama