Archives de l’auteur : Véronique Dujardin

La mort d’Hilaire

Poitiers, église Saint-Hilaire, chapiteau de la mort d'Hilaire, 1, vu de face Hilaire, né à Poitiers vers 315, élu évêque de Poitiers vers 350, docteur de l’Église, est mort en 367 ou 368. Il est mort dans une maison située plus près du baptistère et du quartier cathédral, un prieuré a été construit sur ce lieu supposé de décès, Saint-Hilaire-de-la-Celle, où a été érigé un cénotaphe. La mort de saint Hilaire est figurée sur un chapiteau de l’église Saint-Hilaire, dont la dédicace date de 1049. Ce chapiteau est situé du côté nord de l’église, non loin de l’ancien clocher qui contenait le cénotaphe d’Hilaire jusque son effondrement en 1590, à l’angle sud-ouest du transept nord. Le relief est très marqué. Dans la partie inférieure, Hilaire, habillé, est sur son lit de mort, veillé par des moines (reconnaissables à leur tonsure), certains debout, d’autres assis, tous tiennent un livre entre les mains. Si vous regardez bien (sur place, parce que ma photo n’est pas terrible, cet été, avec plus de lumière, je retournerai en faire avec un pied), vous pouvez voir les détails des montants du lit très travaillés, un chandelier, les fauteuils avec des accoudoirs. Au-dessus, Hilaire nu (enfin, l’âme d’Hilaire dans cette symbolique) est porté par deux anges vers le ciel où Dieu (symbolisé par une main) l’attend.

Poitiers, église Saint-Hilaire, chapiteau de la mort d'Hilaire, 2, vu de trois quarts gauche Peut-être que l’on voit cela un peu mieux en tournant vers la gauche (enfin, en faisant un assez grand tour dans l’église, puisque la première photographie est faite depuis le choeur, beaucoup plus haut que la nef).

Poitiers, église Saint-Hilaire, chapiteau de la mort d'Hilaire, 3, vu de trois quarts (droite) Si on tourne de l’autre côté, on voit deux disciples debout qui viennent assister à l’enterrement.

Le 14 janvier 1096, le pape  (celui qui a prêché la première croisade) fête la saint Hilaire dans cet édifice. Depuis Vatican II, la saint Hilaire a été avancée au 13 janvier. L’occasion si vous êtes à Poitiers de faire un petit détour pour voir ce très beau chapiteau.

Poitiers, le chapiteau de la mort d'Hilaire, carte postale ancienne Finalement, on le voit peut-être mieux sur cette carte postale ancienne…

L’église est inscrite depuis 1998 sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, parmi 77 édifices au titre des  » chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle en France « . Je vous reparlerai de cette église, en particulier de ses peintures murales.

L’église Saint-Hilaire-le-Grand à Poitiers

Dragons en frivolité

Dragon en frivolité, étape 1Il y a quelques semaines, j’ai repéré chez la fée poète un très joli dragon en frivolité qu’elle était en train de réaliser.

Dragon en frivolité, étape 2Elle avait vu le modèle chez Lauramuse.

Le premier dragon en frivolité terminé Le modèle, Minor Norwegian Dragons, a été créé par Anne Bruvold et est disponible ici. J’ai choisi un fil de coton pas trop fin, orange.

Et j’en ai fait deux identiques, pour qu’il n’y ai pas de jalouse au pays des dragons, puisqu’ils sont maintenant chez Cath / Cathdragon et Zazimuth. Je vous montrerai une prochaine fois comment je les ai présentés, pour les impatient(e)s, ils sont sur le blog des destinataires… (maintenant, vous pouvez les retrouver ici)

Hier soir, le compteur des commentaires affichait 2967… Les 3000 seront-ils pour aujourd’hui ou pour demain?

Darwinisme et sciences sociales

Après la soirée contre le créationnisme, je voulais vous signaler à Paris – si vous êtes par là et que le sujet vous intéresse – la séance qui aura lieu demain 12 janvier 2009 de 11h à 15h à l’école des hautes études en sciences sociales / EHESS (105 Bd Raspail ) dans le cadre de l’année Darwin sur le thème « Darwinisme et sciences sociales ». Retrouvez le programme complet sur le site de l’EHESS. Je ne pourrai pas y aller, mais c’est vraiment tentant.

Sinon, il a fait très beau aujourd’hui, froid encore, mais ça commence à fondre…

Pochette edelweiss.

Pochette Edelweiss Vous vous souvenez de cette fleur d’edelweiss ? J’ai ajouté les deux boutons à la place des lettres O et l’ai monté en pochette fermée par une coulisse. Elle est partie chez Milkinise / Anne-Lise, qui organise le SAL études de plantes. Le modèle vient de la revue De fil en aiguille, n° 68, novembre-décembre 2008.

Boutons de Tara, lot 10 Elle contenait un lot de boutons (j’ai composé des petits lots avec un pain d’épice, un cadeau, un sucre d’orge et un quatrième qui change, ici un sapin), achetés dans la boutique de Tara, et une carte maison.

Dans la même revue, j’ai aussi brodé des rennes finitionnés en ATC et un renne avec point de chausson pour le concours 2012 de Moncoutant.

Merci Laury et Muriel

La carte de Laury J’ai reçu cette semaine deux très belles cartes maison. La première vient de Laury que j’ai rencontrée sur le forum de cartes et de scrap du forum scrap et les cartes diverses de Thalie.Elle était accompagnée d’empreintes colorisées de tampons Magnolia. N’hésitez pas à retourner voir la carte d’anniversaire qu’elle m’avait envoyée.

La carte de Muriel De son côté, Muriel, qui avait organisé le SAL des bonbons m’a envoyé cette seconde carte en remerciement (c’est écrit sur le petit tag) du petit cadeau de noël… que vous verrez plus tard.

Merci à Laury et à Muriel !

Ulysse from Bagdad de Éric-Emmanuel Schmitt

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.comCouverture de Ulysse from Bagdad de SchmittJ’ai reçu la semaine dernière un livre par l’intermédiaire de l’opération Masse critique, organisée par le site Babelio, où l’on peut enregistrer aussi sa bibliothèque, ses livres, ses critiques, échanger sur le forum, etc. Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel.

  Le livre : Ulysse from Bagdad de Éric-Emmanuel Schmitt, éditions Albin Michel, 2008, 310 p., ISBN 978-2-226-18861-8.

L’histoire : Saad Saad, le nom du narrateur, ça veut dire espoir espoir en arabe ou triste triste en anglais. Il a vécu son enfance à Bagdad, sous la dictature. Il raconte la difficulté de l’embargo, qui a rendu la vie impossible aux habitants, pas au dictateur. Les maris de ses jeunes sœurs sont tués à la guerre. Il est étudiant en droit, courtise Leila. Puis les Américains arrivent. L’immeuble de Leila et ses parents est pulvérisé par un obus. Un peu plus tard, deux de ses beaux-frères sont sur le marché avec son père, un kamikaze se fait sauter, ses deux beaux-frères explosent avec lui. Son père se précipite vers un poste américain voisin chercher de l’aide, mais ils le prennent pour un autre terroriste et le fusillent… Puis une de ses nièces meure d’une infection faute de médecin resté à Bagdad. Trop, c’est trop, il décide de fuir. Comment ? Il songe d’abord à se faire terroriste, puis opte pour une autre méthode. Il devient Ulysse, voyageur, clandestin, esclave, victime de mille brimades, mais veut une seule chose, aller à Londres. La voix de son père l’accompagne tout au long de ce périple de plusieurs années. Parviendra-t-il en Angleterre ?

Mon avis : une dénonciation aussi bien de la dictature irakienne, de l’embargo qui est une méthode absurde (ici, mais aussi ailleurs, demandez aux Cubains…) pour faire plier les dictateurs, puis des réseaux parfois maffieux qui exploitent les clandestins, avec quand même quelques notes d’espoir, comme des réseaux associatifs… Le récit à la première personne entraîne une identification et la compassion du lecteur. Plutôt réussi, même si ce n’est pas de la grande littérature, une langue simple et agréable, parfait pour la détente… Et je parie que ce livre aura une suite…

Et faites donc un petit tour sur le site officiel de l’auteur Éric-Emmanuel Schmitt, avec, entre autres, tous les lieux où ses pièces de théâtre sont jouées. Depuis ce livre, j’ai aussi lu Le sumo qui ne pouvait pas grossir.

Les livres reçus dans le cadre de Masse critique de Babelio

livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com

Couteau en blackwork

Je vous ai montré l’autre jour mes fleurs pour mes débuts en blackwork. J’ai utilisé le même livre, Blackwork, technique et modèles, de Sonia Lucano, aux éditions Marabout (paru en août 2008, ISBN 978-2-501-05715-8), pour broder ce couteau sur une serviette de table offerte à noël. J’ai un peu simplifié le motif du remplissage du couteau.

J’ai donc réalisé quatre serviettes de table en blackwork :

Une deuxième grenouille brodée

Grenouille de Cathdragon brodée pour Emmanuelle

Pour faire le pendant de la première grenouille brodée sur un modèle de Hélène/ Mahelia, j’en ai brodé une seconde, dont le modèle m’avait été envoyé il y a quelques mois par Cathdragon, qui l’a réalisée une première fois pour la Fée 36 et une seconde fois pour Vanilleco.

La mienne, montée en trousse, est arrivée bien sûr avec la première chez Emmanuelle. J’ai respecté le choix des fils proposés par Cath.

93 000 litres de cheval contemporain

l'installation 93 000 litres de cheval contemporain sur le parvis du TAP, Poitiers, côté ville 93 000 litres de cheval contemporain… Vous vous demandez certainement ce que je veux dire… et bien, moi aussi ! C’est une opération proposée il a quelques semaines sur le parvis du TAP à Poitiers par le québécois Jocelyn Robert et son collectif transitoire Cabinet de Furiosité, coproduite par théâtre auditorium de Poitiers (voir le lien direct sur cette manifestation), l’école européenne supérieure de l’image/EESI, et l’espace culture multimédia de l’espace Mendès France.

l'installation 93 000 litres de cheval contemporain sur le parvis du TAP, Poitiers, côté gare Concrètement, il y a eu un atelier (workshop de création pour faire moderne, monté avec la Spirale-Cie Jean Boillot), et une installation dans des algécos. D’abord, on entre, on nous demande une signature (parce qu’il va y avoir une photo), puis une voix nous demande d’approcher d’un siège, photo, passage dans une deuxième pièce avec une projection, sortie, 3 minutes, rien compris…

Si en passant par les différents liens, vous comprenez quelque chose à ce projet, ou si vous y avez participé, je suis preneuse d’informations…

Janvier de Jo et Grand’Rue plage à Poitiers

Janvier des fantaisies de Jo Comme je vous l’ai dit avant-hier, j’ai succombé à la tentation, je me suis engagée dans le SAL organisé par Jo du Québec / les fantaisies de Jo. Elle nous propose une toute petite grille chaque mois… donc janvier cette fois. J’ai choisi le fil, 815 de DMC, la toile Edinburgh 14 fils en ton bis. Et la pelle et les bottes sont toujours d’actualité à Poitiers.

Si vous avez vu Les Plages d’Agnès, d’Agnès Varda, vous avez vu la plage de la Rue Daguerre à Paris. Et bien à Poitiers, nous avons plein de grandes plages aujourd’hui, les rues en pente non déneigées ont été sablées et interdites à la circulation, voici donc la Grand’Rue, hier à 13h… Bon, le sable n’est pas fin, l’épaisseur est mince, et dessous, c’est la patinoire, mais au moins, les piétons peuvent l’emprunter presque sans risque.

La grand-rue le 7 janvier 2009 à 13h Aujourd’hui, la ville a investi dans des pelles à neige et des raclettes, j’ai croisé enfin des employés municipaux avec des outils tout neufs… Que de badebets dans les rues face à une telle situation ! En particulier un couple de Québecois croisé sur le parvis de Notre-Dame ce midi, guide vert à la main, vraiment ébahis devant la pagaille… Enfin, ce matin, les rues piétonnes avaient quand même été dégagées, les trottoirs ont été sablés au fur et à mesure de la journée, il y a encore des rues fermées. Ce soir, la Grand’Rue a été rouverte à la circulation, mais comme elle était fermée aux voitures, seule la chaussée avait été traitée, donc maintenant, trottoirs-patinoires pour les piétons… Les poubelles ont quand même enfin été ramassées.

Toutes les étapes de ce SAL :